Roblette m'a envoyé un mail il y a quelsues jours, je prend le temps de lui répondre aujourd'hui.
Voici ce qu'elle m'écris :
Nous avons 2 petits garçons, Enzo 4 ans et Ethan 10 mois, tous prématurés. J
ai
surtout besoin de conseils par rapport à Enzo. Il est né à 33 sa et a fait
une
entérocolite nécrosante à une semaine de vie. Nous avons failli le
perdre
plusieurs fois en 4 mois, mais une fois rentré à la maison, nous avons
essayé d
éviter de le mettre dans un cocon, faire comme ci tout allait bien.
Il a évolué
très vite : à 9 mois, il avait ses premières dents, rampait,
marchait à 4 pattes
et se tenait debout dans le parc. Il est entrée à l école
l année dernière et a
des difficultés de langage (il est suivi par une
orthophoniste). Cette année,
depuis le début jusqu au vacances de novembre,
nous avons eu de grosses
difficultés avec les maitresses : Enzo bouge
beaucoup, attrape les enfants par
le coup ou les pousse (c est le seul moyen
qu il a pour avoir contact avec eux
puisqu il a du mal à se faire
comprendre), n arrive pas du tout à travailler en
autonomie, et a apparemment
besoin d etre absolument suivi par un pédopsy parce
qu il a un soucis, ce que
réfute mon médecin. Elles ont demandé à la psychologue
scolaire de venir l
observer début décembre et nous n avons eu aucune
nouvelle... Et pourtant,
lorsque je parle avec d autres parents, Enzo est le
chouchou des filles, fait
des câlins, et plus gentil que les autres garçons,
donc j ai du mal à
comprendre. C est vrai qu il a du mal à comprendre lorsqu on
lui dit quelque
chose, s énerve vite, nous hurle dessus en ce moment (jalousie
vis a vis de
son frère !), fait pipi la culotte sans arrêt mais seulement quand
on
est là... On s énerve tous à la maison pour la moindre chose parce que rien
ne va et
je ne sais pas quoi faire... Je ne sais pas si je dois l envoyer
vers un
pédopsy, je ne sais pas comment me comporter avec lui, quelles
activités faire
avec lui sachant qu il ne reste pas en place, qu il boude
facilement, et que j ai tellement de choses à faire à la maison que j ai tres
peu de temps pour mes enfants, je suis pourtant en congé parental.
J
espère que vous pourrez me guider un peu.
D'abord Roblette, merci de la confiance que vous m'accordez. Ce que vous vivez n'est pas simple. Partagée entre ce que vous connaissez de votre enfant chez vous, ce que les maitresses vous rapportent et donc les besoins de chacuns, vous pouvez difficilement vous positionner.
Ce que je comprend de votre questionnement, c'est qu'il est compliqué pour vous d'identifier réélement le besoin d'Enzo et ses difficultés à l'école. Mais surtout comment l'accompagner au mieux.
Travailler en collaboration avec l'école est souvent compliqué. Les instits n'ont que rarement les mêmes observations sur l'enfant que le parent. Il est donc parfois difficile de se comprendre.
Cependant pour Enzo, il pourrait être important de répondre à la demande des instits. Non pas parce que vous pensez qu'il a besoin d'un pédopsy mais pour satisfaire leur demande et qu'elles restent ouverte à la compréhension des besoins d'Enzo. Malheureusement la relation à Enzo est aussi dépendante de celle que vous entretenez avec les maîtresses.
La rencontre avec le pedopsy (en votre présence) devrait vous permettre d'évaluer si vous oui non Enzo a besoin d'un suivi. qu'il s'agisse d'un suivi psy ou autre. Un psychomotricien pourra par exemple l'accompagner dans ses mouvements, lui permettre de canaliser ses gestes, ralentir son rythme. Le pedo psy vous orientera peut-être dans une autre direction. A vous de juger ou non à ce moment si vous trouvez son raisonnement adapté. Vous pouvez toujours rencontrer un autre psy. Mais il est vrai que dans un premier temps pour aider Enzo à l'école, il serait judicieux de répondre aux demandes des maîtresses.
Pour aider Enzo dans son quotidien, verbaliser est très important. Vous entendre mettre des mots sur tout et rien va l'aider considérablement. Apprendre à reconnaitre ses emotions ect. Par exemple, lorsque vous reperez qu'il est en colère ou triste, signifiez lui ce qu'il peut ressentir. Faites lui répeter au maximum lorsque les mots ne sont pas prononcer correctement. Si vous pouvez prendre un moment avec l'orthophoniste, elle pourrait vous donner quelques clefs pour soutenir Enzo au quotidien au niveau du langage et de la compréhension
.
Les livres sont aussi pour lui le moyen de se concentrer sur les mots lorsque vous les lui lisez, mais aussi un moyen de se concentrer calmement avec vous. apprendre à se poser.
Vous dites qu'il a besoin de "bouger". pourriez-vous lui trouver une activité extra scolaire? piscine, gym? foot? Quelques chose qui lui permette d'exprimer ce besoin? Avec vous, sans vous, comme vous le pouvez, le souhaitez.
le pedopsy pourra tout de même vous "servir" à vous aussi, dans le sens, où il vous permettra de saisir le niveau de compréhension d'Enzo et surtout de vous y adapter.
Il m'est difficile de vous eclairer plus précisémment sur le comprtement à adopter avec Enzo dan scertaine situation plus précises de conflit, ou d'opposition. si vous le souhaitez, nous pouvons échanger de manière plus pointu sur un comportement à adapté à une situation particulire qui vous questionne.
N'hésitez pas à me demander des précisions.
J'invite également les lectrices et lecteurs à donner leur soutien à Roblette dans les commentaires.
Bonne journée
(Je voudrais rajouter, qu'il est indispensable que vous ayez accès au compte rendu de la visite du psychologue scolaire... )
Affichage des articles dont le libellé est Soutien à la parentalité. Afficher tous les articles
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mercredi 16 janvier 2013
Le coucher à 18 mois
Aujourd'hui je vais tenter de répondre au mieux à Rachel.
Voici ce qu'elle m'écrit :
"Jusqu'à présent ma fille qui a 18 mois dans 2 jours, s'endormait sur moi le
soir après son biberon et je la posait ensuite dans son lit et elle dormait
généralement toute la nuit. Or, il se trouve qu'elle ne veut plus de biberon le
soir. Elle veut "participer" à table avec nous (mais ne mange presque rien et
descend de table au bout de 5 min maxi). Cela ne me dérange pas du tout qu'elle
veuille manger avec nous, au contraire ! Le problème c'est que maintenant ça
devient TRÈS difficile de la coucher. Elle ne veut rien savoir de dormir dans
son lit, hurle et comme je ne peux pas l'entendre hurler et pleurer, je cède et
la sort de son lit...
Je la met donc entre mon mari et moi dans notre lit et là, elle lutte encore mais je la raisonne en lui disant que stop, c'est l'heure de dormir, qu'elle est fatiguée et que tout le monde fait dodo et elle fini par s'endormir ...
Je la met donc entre mon mari et moi dans notre lit et là, elle lutte encore mais je la raisonne en lui disant que stop, c'est l'heure de dormir, qu'elle est fatiguée et que tout le monde fait dodo et elle fini par s'endormir ...
on la pose ensuite dans son lit mais elle fini toujours par se réveiller au
milieu de la nuit en hurlant et on fini par la reprendre ...
Je viens de lire que 18 mois c'est la peur du noir et je crois bien qu'elle
a peur du noir puisqu'elle nous dit "appuie" en nous montrant la lumière ... On
allume donc la salle de bain qui est à coté notre chambre et là elle fini par
s'endormir (en luttant souvent)
Je précise aussi qu'elle a dormi 1 semaine avec nous (jusqu'à hier) car
elle a été bien malade (bronchiolite + otite en même temps)
Je sais bien que ma méthode n'est pas bonne mais je ne trouve vraiment pas
de solutions !!! Je veux pas la voir hurler mais en même temps, il faut qu'elle
ait des limites
Je me dis aussi que c'est pas bon pour elle de dormir avec nous ...
J'entend tellement de "c'est de mauvaises habitudes"
Je ne veux pas la voir lutter mais j'ai l'impression d'être trop
"laxiste"
enfin je me remet (trop) en question et je sais plus ce qui est bien ou pas
...
Des fois je me dis qu'il faut pas la forcer à dormir mais d'un autre coté
il lui faut des limites et une heure de coucher raisonnable surtout que le
lendemain le réveil est tôt ... (je dois l'amener chez sa mamie puisque je
travaille à 8h ...)
En gros, je suis un peu perdue :(
Donc si vous pouvez m'aider, ça serait super !"
Merci Rachel pour la confiance que vous m'accordez encore une fois. Etre parent est un ajustement quotidien et lorsque l'enfant grandi ce qui fonctionnait la veille peut échouer le lendemain.
A 18 mois beaucoup de changement ce sont opérés et le passage bébé/bambin est bien passé.
Les habitudes s'en voit changées.
Votre fille vous montre d'ailleurs qu'elle veut que cela evolue.
Vous vous adaptez déjà sans vous en rendre compte. Il manque très peu de chose pour aider votre fille à passer ce nouveau cap du coucher sans biberon.
Pour beaucoup de bébés/bambins, le coucher et parfois même l'endormissement se faire au sein ou avec un biberon de lait. Il n'y a d'ailleurs rien à dire là dessus à part que cela fonctionne très bien pour tout le monde.
Arrivé à un certain âge (différent pour tous les enfants), l'enfant demande à faire evoluer ces habitudes, en voulant autre chose pour le repas, en repoussant les anciennes habitudes de coucher.
En écoutant le besoin de changement de votre fille pour les repas vous vous adaptez à son nouveau besoin, c'est parfait. Maintenant, il pourrait être interessant du faire evoluer le coucher et de lui proposer un autre "rituel" que le biberon.
Le rituel est important pour l'enfant. Il doit être le même chaque soir. Il commence après le repas.
Voilà à quoi il peut ressembler à 18 mois.
- Repas
- lavage de mains et des dents
- changement de couche
- lecture d'un livre (le mieux est de trouver un livre et de lire le même chaque soir)
- une chanson
- un calin, des bercements, des bisous
- soit vous continuez l'endormissement sur vous si vous en avez l'envie, soit vous accompagnez votre fille dans le sommeil en vous allongeant à côté d'elle, en chantant, en lui carressant la joue ou le dos, vous pouvez aussi convenir qu'après le calin vous la laissé s'endormir seule.
Si vous souhaitez qu'elle s'endorme seule dans son lit, il est possible que cela prenne du temps. Il est important de ne pas en faire un conflit et un moment désagréable pour vous comme pour elle.
Lorsque vous l'installez dans son lit et que vous quittez la pièce elle ne doit pas pleurer, elle peut "râler" un peu et vous dire qu'elle n'est pas d'accord, mais ça ne doit pas durer plus de deux minutes (montre en main).
pour que ce moment de séparation soit plus facile, il peut être iteressant que votre fille soit occupée dans son lit. qu'elle y trouve des jouets qu'elle ne voit pas la journée. Qu'elle aprenne à aimer y être.
pour l'aider à apprécier ce lieu, vous pouvez la journée, créer des moments de jeux avec elle dans son lit. Jouer toutes les deux sans la quitter, sans qu'elle n'y dorme.
Le soir lorsque vous la déposez dans son lit, tant que possible, essayez qu'elle ne pleure pas. Jouez, riez, "ohhhh mais regardes tu vas t'envoler jusque ton lit, ahhhh un monsieur lapin, bonjour monsieur lapin, comment allez -vous......" faites lui oubliez que l'objectif premier est le coucher. (ce doit être très théatral!!)
Pour la nuit, les reveils nocturnes sont très fréquent à son âge et ne sont pas préoccupants bien que fatiguant pour tout le monde. dormir avec vous, peut-être votre solution. "habitudes", "c'est mauvais pour elle", sont des jugements qu'il est important de ne pas intégrer. Vos solutions, sont vos solutions. vos réponses sont celles qui sont adaptées à votre fille. La laisser pleurer ne lui apportera aucunement un sentiment de sé&curité qui ets ce qu'elle réclame actuellement. Rituels, respect de son rythme, de ses demandes, sont des pistes bien plus interessante que d'essayer de la "forcer" à dormir.
Vous pouvez cependant consulter un ostéopathe (à 18 mois, le corps de l'enfant à déjà subit de grand boulversements qui peuvent être à l'origine de blocages troublant le sommeil) et un homéopathe.
En attendant vous pouvez d'hors et déjà vous procurer "passiflora composé" 9 ch et lui donner 3 granules à au début du rituel et 3 granules au coucher.
L'heure du coucher doit être adapté à ce que vous comprenez de sa fatigue. Sachant que le rituel doit durer au moins une vingtaine de minutes pour apaiser suffisemment votre fille, il est important de commencer au bon moment. Ne vous inquiètez pas vis-à-vis du lever du lendemain. Votre fille se rattrapera à la sièste si elle en a le besoin.
Pour la lumière, il se peut effectivement que votre fille commence à être troublée par le noir. Vous pouvez vous procurer une veilleuse qu'elle pourra avoir auprès d'elle dans son lit. Il en existe à tous les prix (chez ikea par exemple) une musicale peut être un atout pour l'aider à s'apaiser lorsqu'elle se reveille la nuit.
si vous ne souhaitez plus la ramener dans votre lit la nuit lorsqu'elle se reveille la veilleuse musicale pourra vous y aider. tout en la mettant en marche, des petits calins sur le dos ou le visage pourront l'apaiser.
J'espère vous avoir donné quelques pistes pour améliorer votre quotidien; J'invite les les lectrices et lecteurs du blog à apporter leur point de vue.
si vous avez d'autres questions n'hésitez pas à venir les poser.
Bonne journée
vendredi 19 octobre 2012
Gestion du conflit chez la nounou
Aujourd'hui, je reçois Héloïse qui a une question au sujet de sa fille Marie-Lou 15 mois.
Voici ce qu'elle m'écrit:
Elles ont le même age mais Alice est + petite et + fine que ML. Elle a un caractère très passif, elle se laisse faire et est très calme.
Du coup Marie-Lou est terrible avec elle. Elle lui pique sa tétine et la jette par terre, son doudou, elle lui tire les cheveux, etc..
D'un côté ça me fait super mal au coeur pour cette pauvre petite et je me met à la place des parents (ils ne sont pas trop au courant pour l'instant) et d'un autre côté j'ai du mal a réaliser que c'est mon "adorable" puce qui peux avoir un tel comportement..
Que puis-je faire? Elle est seule à la maison donc impossible de lui dire de ne pas faire ci ou ça avec d'autres enfants...
Voici ce qu'elle m'écrit:
"Bonjour,
j'aurais 3 questions à vous poser.
J'ai de
petits soucis avec ma petite puce Marie-Lou de 15 mois :
1) Hier la
nounou m'a dit que Marie-Lou mettait la misère à Alice (l'autre petite que
garde la nounou).
Elle est arrivée il y a 1
mois chez la nounou pour repmplacer une autre petite mais qui était + grande
que Marie-Lou.
Elles ont le même age mais Alice est + petite et + fine que ML. Elle a un caractère très passif, elle se laisse faire et est très calme.
Du coup Marie-Lou est terrible avec elle. Elle lui pique sa tétine et la jette par terre, son doudou, elle lui tire les cheveux, etc..
D'un côté ça me fait super mal au coeur pour cette pauvre petite et je me met à la place des parents (ils ne sont pas trop au courant pour l'instant) et d'un autre côté j'ai du mal a réaliser que c'est mon "adorable" puce qui peux avoir un tel comportement..
Marie-Lou n'a jamais eu de
problèmes particuliers. J'ai eu une belle grossesse, un super accouchement,
elle pleure très peu, est très indépendante et bien (il me semble) dans ses
baskets.
Que puis-je faire? Elle est seule à la maison donc impossible de lui dire de ne pas faire ci ou ça avec d'autres enfants...
2) Par
ailleurs, j'ai beaucoup de mal a lui faire entendre raison lorsque je lui dit
NON. Je lui explique beaucoup les choses, mais elle "n'obéit" pas, a
tel point que je me demande si elle comprends vraiment le NON? (Elle ne le dit
jamais et ne fais pas le signe de la tête).
Lorsque
qu'elle fait de grosses bêtises, j'aimerais "marquer le coup" mais je
ne sais pas quoi faire (biensur, hors de question de lui mettre une tape). Que
puise-je faire??
3) C'est
parfois la croix et la bannière pour la changer, elle se tortille et hurle dans
tous les sens.. J'ai essayer de lui détourner l'attention ; ce qui fonctinnait,
mais là, ça ne fonctionne plus. Avez-vous des petits trucs??!!
Merci
beaucoup"
Héloïse, Merci pour votre confiance. Etre parent employeur n'est jamais simple et la question de l'éducation chez la "nounou" est souvent compliquée.
Ici, si je comprend bien, vous vous posez la question de la relation que Marie-Lou peut avoir avec Alice. Tout d'abord pour vous rassurer, à son âge, ce que fait Marie-Lou est totalement normal. Ce type de comportement ne peux être enrayé et fait partie des apprentissages du "vivre ensemble". Cependant, la réponse qui est donnée est très importante. Comme vous le dites, vous n'avez pas vraiment la possibilité d'accompagner Marie-Lou dans ces moments malheureusement. C'est à la nounou de gérer. Selon sa réponse, le comportement va soit s'apaiser soit s'amplifier.
L'important est de ne pas stigmatiser ce comportement pour ne pas enfermer Marie-Lou et Alice dans ce type d'échanges. Ainsi, provoquer l'empathie chez Marie-Lou, "regardes Marie-Lou, Alice a eu mal, a eu peur, est triste parce que tu lui a pris sa tétine", "lorsque tu lui tapes sur la tête, ça fait mal", "JE ne veux pas que tu fasses mal à Alice" (le JE est très important dans la relation). Unbe fois l'empathie provoquée, permettre à Marie-Lou de réparer me semble indispensable. Ainsi, de lui demander de dire pardon, soit en parlant, soit en câlinant Alice. Bien évidemment réparer, en lui demandant de ramasser la tétine et de la rendre à Alice.
C'est aussi possible que Marie-Lou refuse. il ne sert à rien de l'obliger. Se retourner vers l'enfant qui a eu mal et lui dire, Marie-Lou n'avait pas le droit de te faire mal, tu dois lui dire "non" quand elle essaie de te prendre ta tétine, ou de te taper, bien évidemment il faudrait passer plus de temps auprès de l'enfant qui vient d'être "embêté". Lui porter plus d'attention, de gestes.
Dans la description, tout ça peut paraître long, mais au contraire, ceci doit se faire dans un temps assez court pour que la situation ne dure pas, et ne soit pas stigmatisée comme plus intéressante en terme d'attention qu'un jeu. Il est important d'enchaîner rapidement avec autre chose, un jeu, une histoire, quelque chose que l'on fait en commun. Ou chacun à sa place.
Dire à l'enfant que c'est bien, ou pas bien, ne veut pas dire grand chose. Employer des mots du type, "Je ne suis pas d'accord", "je t'interdis de "...
Je pense qu'il est important de parler avec la nounou de la réponse qu'elle apporte lors des conflits. Et surtout lorsque vous récupéré votre fille et la nounou vous explique tout cela de ne pas en rajouter auprès de Marie-Lou à ce sujet. L'action est passée, ça ne prendra pas sens pour elle.
Pour votre seconde question, effectivement vous avez raison, le "non" est très difficilement comprit par les enfants, il paraît plus pertinent d'utiliser le "stop" pour arrêter une action. Mais surtout de proposer une autre action de remplacement. De plus, il faut savoir que l'enfant de mois, lorsque vous lui interdisez quelque chose, va vous signifier qu'il a comprit l'interdiction. par exemple, vous lui demander de ne pas ouvrir le placard, dans la seconde il va ouvrir le placard. Les parents ont tendance à interprêter cela comme de la provocation lors que l'enfant montre qu'il a bien comprit l'interdiction, il dit par ce geste "oui, je ne dois pas ouvrir ce placard", c'est important de lui dire, oui tu as bien compris c'est cela que je ne veux pas que tu fasses.
pour ce qui est des "bêtises", je pense qu'à mois, elle sont découverte. dans notre echange de mail vous m'ecrivez : "J'entends par bêtises : jeter par terre des objets fragiles, déranger la
bibliothèque chez des amis, décoller des stickers au murs, toucher les prises,
etc.."
Pour les objets fragiles, si vous y tenez, alors rangez les, vous les retrouverez dans quelques années. pour la bibliothèque, c'est super de la vider, c'est d'ailleur un très bel apprentissage, il est important de la féliciter "bravo tu as vidé la bibliothèque" et d'enchainer sur la réparation, "viens nous allons maintenant remettre tout ces livres ensembles".
Vider est une activité très prisée par les enfants de l'âge de Marie-Lou, offrez lui un placard avec des objets qui ne craignent rien avec une boite où vous mettrez d'autre boîtes...
Lorsque vous allez chez des amis, c'est pour elle un nouveau terrain de jeu, plein de nouveaux apprentissages possible. Vous ne pourrez pas l'empêcher, mais vous pourrez l'accompagner. Le regard des amis peut-être parfois pesant, il vous faudra vous en détacher un maximum pour vous concentrer sur Marie-Lou. emportez avec vous un sac de jeu à chaque sortie et jouez avec elle.
Pour les prises, mettez des caches prises. Je sais la réponse semble bête, mais c'est aussi un moyen d'eviter des conflits inutiles et disproportionnés parce que la peur vous anime. Quand vous voyez votre fille essayé de toucher aux prise, dites un stop, et venez proposer autre chose à Marie-Lou.
J'ai beaucoup aimé cette phrase lu au cours de mes pérégrinations sur le net au sujet des bêtises:
"si dans 10 ans vous pourriez rire de la bêtises, alors prenez le parti d'en rire de suite..."
Pour le changement de couche, je vous rassure, tous les parents passent par là. il n'y a pas de solution miracle mais que des adaptations à chaque fois. De petites idées comme faire le change debout, comme mettre des couches qui s'enfilent, comme demander à l'enfant de participer. jouer en même temps, faire la course, détourner l'attention est bel et bien ce qu'il faut faire, juste il faut se renouveler!
Je vais vous donner un petit exemple qui fonctionne très bien chez nous et que j'ai découvert un matin par hasard en riant avec ma fille. Je lui demande si elle a un petit lapin dans sa couche. Il nous faut donc aller vérifier.. ça fonctionne très bien.
N'allez pas au conflit, n'allez pas forcer votre enfant, jouez, amusez vous, vous aussi, même si je sais parfaitement que certain jour, on a besoin que le changement de couche se fasse simplement et s'enchaine.
J'espère que ma réponse vous conviendra et vous aura aidé.
Si vous avez besoin de précision, n'hésitez pas.
mardi 4 septembre 2012
L'autonomie à 14 mois.
J'ai reçu ce matin un mail de Rachel.
Voici sa question :
[...]"Ma fille a beaucoup de mal à se détacher de moi et ce, même à la maison. Elle me suit partout ou je vais, délaissant ses activités pour me rejoindre, réclame que je joue tout le temps avec elle (elle joue seule mais ça ne dure que très peu de temps, 5 minutes maximum) et il m'est impossible de faire mon ménage en sa présence (elle me réclame encore ...)
Je me dis que c'est ma faute, puisque je l'ai habituée de toute petite à rester auprès d'elle et a jouer très longtemps avec elle.
J'agis comme ça parce que je travaille le matin, et elle est donc chez sa mamie toute la matinée et j'essaye donc de profiter d'elle l'après midi en restant avec elle mais je me demande si mon comportement ne l’empêche pas de devenir autonome ou si tout simplement elle est encore petite et a besoin de moi et que finalement elle va finir par devenir indépendante par elle même ?
Si vous pouvez apporter une réponse à ma question (ça m'inquiète un peu je l'avoue) ça serait génial !" [...]
"j’oubliais ! J'ai aussi une autre petite question :
Mon bébé n'arrive pas à s'endormir dans son lit seule, uniquement dans les bras, et ce depuis sa naissance
Est ce grave ? Que faut il faire ?"
Mon bébé n'arrive pas à s'endormir dans son lit seule, uniquement dans les bras, et ce depuis sa naissance
Est ce grave ? Que faut il faire ?"
Bonjour Rachel, merci pour mail et votre confiance.
Lorsque l'on est parents, de nombreuses questions habitent notre quotidien. Pas facile chaque jours d'accompagner son enfant tout en se sentant persuadé que l'on fait "bien". Finalement, il est parfois important de se détacher de cette idée de perfection tant rechercher. Isabelle Filiozat le dit très bien : "il n'y a pas de parents parfaits!" Cependant, il est très positif de réfléchir aux actions, aux gestes et mots que l'on adresse à ses enfants. Ils seront une part importante de l'education que vous saurez leur offrir.
Aujourd'hui, Rachel, vous me dites que votre fille "a du mal à se détacher de vous", quelle vous suit partout, joue très peu seule, semble inquiète lorsque vous vous eloignez. Vous attribuez l'attitude de votre fille à votre absence du matin et votre "sur-présence" de l'après midi. Vous me parlez également de l'endormissement de votre fille.
A 14 mois, l'enfant s'est bien différencié de sa maman/de son parent. Il est maintenant capable de choisir, de vouloir des choses. Son autonomie s'accroit. Mais à son âge elle est tout de même restreinte. Jouer seule est encore un peu compliqué. Si des periodes de jeu solitaire commencent à apparaitrent, elles sont très courtes. Les 5 minutes dont vous parlez sont tout à fait acceptables!
Elle "réclame" votre présence, parfois un peu trop pour vous. C'est aussi normal. Elle vérifie que vous êtes là, mais surtout elle voudrait faire tout avec vous.
Si vous pouvez, à son niveau, essayez de l'impliquer dans ce que vous faite. Par exemple, vous faite à manger, vous pouvez l'installer dans sa chaise haute à vos côtés et lui expliquer ce que vous faite, ou vous pouvez lui donner deux bols avec une cuillère et quelques pâtes crues, elle pourra s'entrainer à vider et à remplir. Toujours juste à côté de vous. Vous pouvez donner lui une casserole et un chiffon pour qu'elle "frotte". Tant que c'est possible encouragez la à vous "aider". Elle est curieuse d'apprendre tout, à vos côté elle découvre, elle comprend, la vie quotidienne est le meilleur des apprentissage!
Mais si vous ne pouvez pas l'impliquer, alors (et si vous le pouvez), reporter votre séance de nettoyage ou faites la en plusieurs fois!
Rassurez-vous en jouant avec elle vous ne l'empêcher pas d'être autonome. Vous l'aidez à grandir, vous lui apprenez de nombreuses choses, elle remplie au contraire son "reservoir" d'autonomie. "L'indépendance" dont vous parlez arrivera bien plus tard. Progressivement, son temps de jeu,seule, va augmenter. Mais il ne faut pas imaginer que cela puisse durer des heures même à 2 ans.
Vous me parlez également de son endormissement.
Plusieurs écoles s'affrontent à ce sujet. Pour ma part je fais partie de ceux et celles qui pensent qu'il est normal de s'endormir dans les bras de ses parents. Que c'est d'ailleurs le meilleur endroit pour pouvoir être suffisamment rassuré et "lâcher prise" pour s'endormir.
Vous n'êtes pas la seule à vivre cela au quotidien.
Je ne le fais pas d'habitude, mais pour exemple rassurant je vais vous parlez de notre experience. Nous avons endormis notre fille jusqu'à ses 15 mois dans nos bras, puis progressivement dans son petit lit en restant à côté d'elle, et aujourd'hui elle s'endort seule dans son lit de grande. Parfois il lui arrive de me dire, "maman, je suis trop fatiguée, je voudrais m'endormir dans tes bras", je l'endors alors avec bonheur tout contre moi.
Si pour le moment cela vous convient, il n'y a pas de raison de vouloir faire évoluer la situation. Elle va progressivement changer. Si par contre vous trouvez la situation pesante, il est possible d'engager un changement progressif. Nous pourrons en discuter ensembles si vous le souhaitez.
Si vous avez d'autres questions n'hésitez pas à les poser. Je suis disponible pour y répondre. J'invite également toutes les personnes qui liront ce post à compléter mon point de vue pour aider au mieux Rachel.
| TiteFleur 13 mois... Je nettoie comme papa et maman! |
lundi 4 juin 2012
BABI
Aujourd'hui, nous recevons AZ qui nous demande du soutien au sujet de sa fille de 19 mois qui serait un BABI. (Bébé Aux Besoins Intenses)
Voici le premier message qu'elle nous a fait parvenir :
Bonsoir steff et a vous autres ....
Je vous ecrie aujourdhui dans le but d 'avoir vos conseils.
Voila , je suis la maman de deux petites filles une de 6 ans adorable depuis toute petite et ma « deuz » bebe et aujourdhui petite fille de 19 mois difficile, qui pleurait tous le temps qui ne dormait jamais, encore aujourdhui elle se reveille plusieurs fois la nuit.
Mon probleme fut dabord que jai eu du mal a etablir une relation avec elle , c triste a dire mais jai eu parfois des regrets de l avoir concu......
Vous imaginez l ambiance a la maison, un bebe qui est constament en demande , jetait et suis encore epuisee.
A l a toute les caracteristique dune BABI , je naime pas trop les « tampons » , mais bon c tout de meme le cas.
Aujourdhui ca va un peu mieux puisqu ' elle arrive a se faire comprendre , mais elle encore turbulante , crie beaucoup , le parc, la poussette c toujours un drame !
Comment faire pour rester une bonne maman quand on vit un quotidien aussi fatiguant ?
Comment faire pour garder« cette passion » pour nos enfants quand les journees sont dures?
Et puis comment un jour avoir a nouveau envie dun autre enfants quand on a vecu cela?
Mon recit va un peu ds tous les sens mais c difficile d expliquer une situation difficile de maniere concise.
Merci davance a.toutes.
Puis celui qui est arrivé peu de temps après :
Bonjour Steff et a vous toutes,
Jespere avoir rapidement quelques conseils concernant ma petite fille.
Aujourdhui encore je l ai emmene a la PMI , et elle ma fait une crise terrible car elle voulait jouer ds la salle dattente, dc evidement le medecin la regarde avec un air plutot inquiet , du genre enfant capricieux.
Donc elle ma pose plein de questions concernant son comportement a la maison et avec les autres... Vous imaginez qu elle detenait , dapres elle une enfant turbulant ,j avoue que jetais genee.
Et puis bien sur son conseil recurant etait : laissez la pleurer .
A vos conseils.
Bonjour AZ, merci de nous faire confiance et d' être venus jusqu'à nous pour trouver du soutien. Je vais faire de mon mieux pour vous aider.
Être maman, ça n'a rien de simple. C'est une perpétuelle remise en question. Ce sont des efforts quotidien pour offrir le meilleur à ses enfants. Et il est impossible de nier que parfois c'est épuisant. De nombreuses mamans sont épuisées, se sentent dans l'incapacité de gérer diverses situations avec leur enfant. Pour autant elles ne sont ni mauvaises mères ni anormale. S'occuper des ses enfants EST fatiguant. Dans votre situation, ça l'est encore plus puisque votre seconde fille semblerait être effectivement un BABI.
J'ai envie de commencer par extrait du livre "vivre sa grossesse et son accouchement" d'Isabelle Brabant qui pour moi, même si elle ne solutionne pas les difficultés des parents de BABI a le mérite de souligner l'importance d'être entendu, soutenus, reconnu dans ce quotidien si compliqué. Mais surtout d'affirmer que ces enfants ne deviendront pas des enfants "moins bons" que les autres.
A 19 mois, le fait de, par exemple, ne plus vouloir aller dans la poussette ou dans le parc est tout à fait normal. Votre fille vous signifie qu'elle a envie d'autre chose. Marcher, courir, développer sa motricité, découvrir.
Il est compliqué de vous aiguiller sur des situations plus précisément, ce que vous décrivez sont des ressentis, non des observations.
Je lis surtout votre difficulté à accompagner votre plus petite fille. Le sentiment de ne l'avoir pas désiré, de ne pas vous être suffisamment attaché à elle. J'aurais plutôt l'envie de vous diriger vers une compréhension de vos propres sentiments. Mais, non pas en allant regarder pourquoi vous ne souhaitiez pas cette enfant, mais pourquoi à l'heure actuelle vous ne parvenez pas à l'accompagner de la même manière que votre première fille. Quelle enfance avez-vous vécue, quelle place aviez-vous dans votre fratrie, que vous rappelle votre seconde fille? Pour accompagner son enfant il faut comprendre celui que l'on été.
Je vais tout de même vous recommander une lecture essentielle pour vous permettre d'alléger votre quotidien sous tenson avec votre fille. "J'ai tout essayé" d'Isabelle Filiozat". Ce livre devrait vous donner des idées, des solutions pour adapter votre comportement à celui de votre fille.
Je vous invite également à nous ré-écrire pour préciser les situations qui vous préoccupent plus précisément, il sera plus facile de vous apporter du soutien et des pistes de réflexions.
J'invite également les lecteurs et lectrices à donner avis, conseils, idées pour aider AZ.
Voici le premier message qu'elle nous a fait parvenir :
Bonsoir steff et a vous autres ....
Je vous ecrie aujourdhui dans le but d 'avoir vos conseils.
Voila , je suis la maman de deux petites filles une de 6 ans adorable depuis toute petite et ma « deuz » bebe et aujourdhui petite fille de 19 mois difficile, qui pleurait tous le temps qui ne dormait jamais, encore aujourdhui elle se reveille plusieurs fois la nuit.
Mon probleme fut dabord que jai eu du mal a etablir une relation avec elle , c triste a dire mais jai eu parfois des regrets de l avoir concu......
Vous imaginez l ambiance a la maison, un bebe qui est constament en demande , jetait et suis encore epuisee.
A l a toute les caracteristique dune BABI , je naime pas trop les « tampons » , mais bon c tout de meme le cas.
Aujourdhui ca va un peu mieux puisqu ' elle arrive a se faire comprendre , mais elle encore turbulante , crie beaucoup , le parc, la poussette c toujours un drame !
Comment faire pour rester une bonne maman quand on vit un quotidien aussi fatiguant ?
Comment faire pour garder« cette passion » pour nos enfants quand les journees sont dures?
Et puis comment un jour avoir a nouveau envie dun autre enfants quand on a vecu cela?
Mon recit va un peu ds tous les sens mais c difficile d expliquer une situation difficile de maniere concise.
Merci davance a.toutes.
Puis celui qui est arrivé peu de temps après :
Bonjour Steff et a vous toutes,
Jespere avoir rapidement quelques conseils concernant ma petite fille.
Aujourdhui encore je l ai emmene a la PMI , et elle ma fait une crise terrible car elle voulait jouer ds la salle dattente, dc evidement le medecin la regarde avec un air plutot inquiet , du genre enfant capricieux.
Donc elle ma pose plein de questions concernant son comportement a la maison et avec les autres... Vous imaginez qu elle detenait , dapres elle une enfant turbulant ,j avoue que jetais genee.
Et puis bien sur son conseil recurant etait : laissez la pleurer .
A vos conseils.
Bonjour AZ, merci de nous faire confiance et d' être venus jusqu'à nous pour trouver du soutien. Je vais faire de mon mieux pour vous aider.
Être maman, ça n'a rien de simple. C'est une perpétuelle remise en question. Ce sont des efforts quotidien pour offrir le meilleur à ses enfants. Et il est impossible de nier que parfois c'est épuisant. De nombreuses mamans sont épuisées, se sentent dans l'incapacité de gérer diverses situations avec leur enfant. Pour autant elles ne sont ni mauvaises mères ni anormale. S'occuper des ses enfants EST fatiguant. Dans votre situation, ça l'est encore plus puisque votre seconde fille semblerait être effectivement un BABI.
J'ai envie de commencer par extrait du livre "vivre sa grossesse et son accouchement" d'Isabelle Brabant qui pour moi, même si elle ne solutionne pas les difficultés des parents de BABI a le mérite de souligner l'importance d'être entendu, soutenus, reconnu dans ce quotidien si compliqué. Mais surtout d'affirmer que ces enfants ne deviendront pas des enfants "moins bons" que les autres.
"Certains bébés ont des besoins accrus par rapport à tous les autres (qui en ont déjà beaucoup). Vivre avec l'un de ces bébés demande une patience et une endurance exceptionnelles ainsi qu'une compréhension de [la part de] l'entourage qui n'est pas toujours facile à obtenir. On croit souvent que c'est un comportement fautif des parents qui crée le comportement du bébé. Bien que des ajustements dans leur façon de répondre aux besoins de n'importe quel bébé soit parfois nécessaire, les parents d'un bébé à besoins accrus (en anglais high-need babies) souffrent du manque de compréhension de ce qu'ils vivent. Plusieurs de ces bébés hypersensibles souffrent de coliques importante et répétitives. Les solutions simplistes ne fonctionnent tout simplement pas avec ces bébés. Les laisser pleurer, ne pas "les gâter" et autres conseils bien intentionnés ne servent qu'à renforcer le sentiment d'isolement et d'inaptitude des parents qui luttent tous les jours pour trouver un façon juste et viable de répondre aux besoins de leur bébé. Certains parents ont trouvé un soulagement à l'hypersensibilité de leur bébé en ayant recours à l'homéopathie, l'ostéopathie ou la chiropratique. De bons livres existent au sujet des bébés aux besoins accrus et le seul fait de savoir qu'ils ne sont pas seuls aide plusieurs parents à traverser les périodes critiques, confiants qu'à la longue leur bébé "difficile" deviendra un enfant et un adolescent éveillé, curieux, sensible et attachant."Lorsque que je regarde votre situation, d'après ce que vous me dites. Je ne suis pas sure que tout soit imputable au statut de BABI de votre fille.
A 19 mois, le fait de, par exemple, ne plus vouloir aller dans la poussette ou dans le parc est tout à fait normal. Votre fille vous signifie qu'elle a envie d'autre chose. Marcher, courir, développer sa motricité, découvrir.
Il est compliqué de vous aiguiller sur des situations plus précisément, ce que vous décrivez sont des ressentis, non des observations.
Je lis surtout votre difficulté à accompagner votre plus petite fille. Le sentiment de ne l'avoir pas désiré, de ne pas vous être suffisamment attaché à elle. J'aurais plutôt l'envie de vous diriger vers une compréhension de vos propres sentiments. Mais, non pas en allant regarder pourquoi vous ne souhaitiez pas cette enfant, mais pourquoi à l'heure actuelle vous ne parvenez pas à l'accompagner de la même manière que votre première fille. Quelle enfance avez-vous vécue, quelle place aviez-vous dans votre fratrie, que vous rappelle votre seconde fille? Pour accompagner son enfant il faut comprendre celui que l'on été.
Je vais tout de même vous recommander une lecture essentielle pour vous permettre d'alléger votre quotidien sous tenson avec votre fille. "J'ai tout essayé" d'Isabelle Filiozat". Ce livre devrait vous donner des idées, des solutions pour adapter votre comportement à celui de votre fille.
Je vous invite également à nous ré-écrire pour préciser les situations qui vous préoccupent plus précisément, il sera plus facile de vous apporter du soutien et des pistes de réflexions.
J'invite également les lecteurs et lectrices à donner avis, conseils, idées pour aider AZ.
mercredi 30 mai 2012
Ritualiser le quotidien
Il y a quelques jour est arrivée une question d'Emmanuelle.
N'ayant que peu de temps pour lui répondre à ce moment là, je lui ai demandé de préciser un peu sa situation. Voici l’échange qui s'en est suivi.
Bonsoir Steff,
tout d'abord merci pour cette rubrique qui va peut-être m'éclairer ;0)
Je suis Maman de 4 Princesses (Cassandre et Lou-Anne auront 6ans fin Aout,Ninon aura 4 ans le 12 Juin et Louison 8 mois dans 2 jours).
Ma question concerne l'autorité ou plutôt mon absence totale d'autorité (quoique je n'aime pas ce mot). Je suis en congé parental depuis la naissance de mes premières puces et donc à la maison en permanence (j'adore ça!!!). Je suis anti-fessée mais je ne sais pas comment faire pour qu'elles m'écoutent et respectent ce qui est bien (je pense) pour elles. J'ai tendance à répéter 10 fois la même chose sans effet,du coup,je hausse la voix et rien n'y fait.
A l'inverse,mon Chéri pense que la fessée peut aider et là est notre seule divergence. Il me fait remarquer que ma méthode "douce" (comprendre,discuter,expliquer) est vaine!!!! Que faire?
Sinon,une de mes grandes a tendance à s'isoler devant sa télé (limite elle zappe le repas ou le dessert) et si j'éteins la télé de force,c'est la crise! Elle dénigre son autre soeur en la rabaissant et se braque facilement,nous sommes désemparées face à son attitude! A l'école,c'est l'élève modèle . Que me conseillez vous?
Merci beaucoup de votre aide,bonne soirée.
Emmanuelle
Bonsoir Emmanuelle,
Merci pour votre message ,
Je prends le temps de vous répondre dès demain. J'avoue ce soir être bien au
bout de ma journée!
Pourriez-vous me préciser un peu la situation (d'autorité) s'il vous plait.
A quel moment avez-vous du mal à obtenir ce que vous souhaitez de vos
enfants?
Comment vous y prenez vous? (si possible avec un exemple.)
Dans le quotidien , où avez vous l'impression de manquer d'autorité?
N'hésitez pas à développer votre ressenti vis-à-vis de tout ça, ça pourrait
nous être utile pour réfléchir ensembles.
Merci
Steff
Bonjour Steff,
Alors, je dois avouer que ce n'est pas simple de donner mon ressenti. J'ai quand même remarqué que mes Princesses se sont quand même un peu calmées si je repars 1 an-2 ans en arrière ,période pendant laquelle j'étais vraiment plus que désemparée.
Mais,elles me connaissent bien et elles en jouent (j'ai l'impression). Cela est au quotidien.
Par exemple,il leur arrive de ne pas vouloir ranger leur chambre. Je vais leur redire plusieurs fois et finalement,au bout d'un moment,ça m'agace et je le fais avec ou sans elles.
Il leur arrive de me répondre ou de se faire mal entre elles,du coup,je les punis mais elles font comme si de rien n'était. En fait,je ne sais pas quoi faire pour les calmer (le coin:elles n'y vont pas,dans une pièce isolée:elles sortent direct),l'explication (dur quand elles crisent)...
Mais,en ce moment,le point fort,c'est l'avant-coucher:excitation maximale quand leur Papa travaille (il n'a que dimanche soir de repos!!!!).
Pour commencer,elles ne veulent pas monter,ensuite,elles courent-sautent,ne viennent pas se laver les dents,puis passent d'une chambre à l'autre. Quand la tempête est passée,qu'elles sont au lit,je dois remonter en moyenne 5-6 fois ou plus pour leur dire d'éteindre la lumière,de retourner au lit,d'arrêter de se lever...
Voilà,quelques exemples qui je l'espère sont assez clairs!
En général,je me sens dépassée,nulle et comme je m'énerve,je culpabilise un max!!!!
A cela s'ajoute le fait qu'étant à la maison,je rêverai de pouvoir donner à mon Chéri et mes Princesses le maximum de confort et de bien-être dans une maison nickel mais je n'arrive pas à faire tout ce que je souhaite. Je crois que je me mets (inconsciemment) une pression et du coup,je me sens (parfois) un peu bonne à rien. Je me dis que je n'ai pas le droit de me poser et quand je le fais ,je culpabilise. Je crois que j'ai peur de ce que les autres pensent de moi qui suis toujours en vacances dixit une "copine"!!!!
Désolée de la longueur mais j'aurai plein de choses à dire et je vous remercie d'avance!
Bonne journée,
Emmanuelle
Merci pour toutes ces précisions. Je vais maintenant tenter de vous apporter pistes de réflexions et soutien.
Être maman au foyer, c'est un job à temps plein. Très enrichissant, mais aussi épuisant. Par rapport aux enfants, la personne qui reste à la maison devient la figure d'attachement principale, mais aussi celle à qui les enfants vont s'opposer le plus. Pas facile à vivre lorsque l'on a l'impression d'être celle ou celui qui donne le meilleur de soi au quotidien pour eux. Une sorte "d'ingratitude" qui peut pousser à baisser les bras, et à perdre pieds dans la relation à ses enfants.
Prenons le dans un tout autre sens, voyons le sous un autre angle. Celui de la confiance inconditionnelle que mettent vos enfants en votre amour. Oui, ils peuvent se permettre d'explorer, de s'exprimer, de s'opposer, de crier, de pleurer, se permettre de créer leurs propres identités, grâce à vous, parce qu'ils sont certains que, quoi qu'ils fassent, quoi qu'ils disent, vous serez là pour les soutenir, les accompagner et les aimer.
Parlons un peu de cette fameuse "autorité" dont on nous rabats les oreilles. Quelle est-elle? Celle dont tout le monde parle, celle qu'il faut avoir selon les critères de notre socièté, est celle de la violence, celle de la discipline bête et méchante, parce un enfant, doit obéir, un enfant doit suivre les consignes de son parent, parce qu'il n'est qu'un enfant. L'autorité est devenu le mot banalisé, pourtant dans la réalité du quotidien de nombreux enfants, il n'est qu'autoritarisme et soumission à des règles absolues dictées par la toute puissance de l'adulte.
Pour ma part, quand je parle d’éducation des enfants, je parle d'accompagnement, de soutien, de limites et de repères, mais surtout de respect de l'enfant.
Je pense que pour accompagner son enfant, il est important de ne pas viser l’obéissance, mais la confiance. La relation s'en verra totalement changée.
Bien sur, changer ses habitudes, même si l'on est convaincu du principe même de l’éducation non violente et respectueuse de l'enfant n'est pas simple. Il faut sans cesse lutter contre soi, contre des années d'habitudes culturelles. Mais je vous assure c'est possible!
Mais passons au concret et à ce que vous vivez. Je vais m’intéresser aux situations que vous avez évoquées et tenter de réfléchir avec vous à ce qu'il est possible de faire pour que vous viviez au mieux la relation avec vos enfants. Trouver des petites astuces pour ces situations vous permettra sans doute d'en trouver d'autres pour adapter votre comportement lors de nouvelles situations qui vous paraissent compliquées.
Dans votre premier mail, vous parlez de rangement de chambres. "Par exemple,il leur arrive de ne pas vouloir ranger leur chambre. Je vais leur redire plusieurs fois et finalement, au bout d'un moment,ça m'agace et je le fais avec ou sans elles. " A l'âge de Lou-Anne et Ninon, ces moments peuvent être ritualisés. Ainsi, être prévus, comme une habitude. Avec elles, vous pouvez tout d'abord définir d'un jour de rangement, et faire, par exemple du mercredi matin le jour du rangement. Vous pourrait grâce à cela anticiper auprès elles le mardi soir par exemple. Demain, c'est le jour du rangement de vos chambres. Elles sont prévenues et peuvent anticiper ce chamboulement dans leur univers. Parce qu'il est aussi important de comprendre qu'il s'agit là d'un bouleversement dans leur lieu de vie, leur lieu à elles. Il est aussi important de le respecter et de ne pas tenter de leur imposer un rangement quotidien complet et obligatoire. Si certain jouet ou jeux trainent au sol. Ils sont peut-être encore là pour être utilisé le lendemain. Peut-être pouvez vous négocier de ranger tels ou tels jeux qui risquent d'être abimés, ou que vous ne supportez pas de voir trainer. Ainsi, demander à votre enfant de vous aider (en premier lieu) à ranger un jeu bien précis. Il est important d'accompagner son enfant dans le rangement. Pas seulement en rangeant avec lui, mais en lui indiquant la marche à suivre. "Tu ramasses ce morceau et le mets ici. Il reste encore un morceau ici.." Il peut être déroutant pour l'enfant et abstrait de devoir "ranger". Pour entrevoir tout le sens de ce mot, il faut pratiquer et comprendre que le rangement est différent pour chaque jeux ou jouet. Il faut aussi imaginer que pour l'enfant ranger toute une chambre peut être un objectif bien trop grand et très angoissant. Face à l'immensité de la tâche, il ne sait ni par où commencer ni si il va y parvenir. Face à un possible echec, il tentera puis se découragera.
Le rangement peut aussi être ludique, et amusant. En musique par exemple. Proposer ainsi de ranger pendant 3 chansons et quand la troisième chanson sera terminée, peu importe où en est le rangement, il devra s'arrêter. Une grand course peut s'engager. "Je ramasse tous les jouets de ta cuisine et toi tous les vêtements de tes poupées, c'est toi ou c'est moi qui vais avoir fini en premier? attention, feu-prêt-partez!!! ". Vous pouvez aussi créer une "carte du rangement" avec vos enfants. Un dessin de la chambre, en leur expliquant que vous allez commencer par telle ou telle partie de la pièce. Puis revenir à la carte et leur demander de choisir une autre partie de la pièce. Objectifs par objectifs, ce devrait être plus simple. Si vous êtes dans un moment où vous n'avez pas envie d'accompagner vos enfants (vous avez le droit d'être fatiguée, de ne pas avoir envie) alors rangez la chambre si pour vous c'est important. Si ça ne l'est pas cela peut attendre... Ne forcez pas vos enfants à ranger si c'est juste parce que le désordre vous agace.
De manière pratique. Pour permettre à vos enfants de vous satisfaire, il leur faut également des lieux faciles pour ranger, ainsi de grosses caisses qui se fermes et où ils peuvent sans soucis de tri mettre leurs jouets et ranger de manière rapide et efficace en refermant les caisses. Le vide se faisant rapidement, la satisfaction de l'enfant est là. Progressivement les caisses pourront être estampillées plus précisément pour permettre un tri par objets ou type d'objets.
L'avant coucher de vos filles semble aussi vous poser un soucis. Là encore, les rituels et habitudes peuvent vous aider à faire évoluer la situation.
Dans la journée, Il s'agira pour vous de prendre un temps avec vos filles autour de la table. D'apporter une grande feuille et des feutres. Une fois installées, vous allez leur proposer de créer une liste des habitudes du soir. Elle peut prendre la forme que vous souhaitez, photos de vos filles dans l'action, dessins, découpage d'images dans les magasines. Ce qui est incontournable, c'est l'écrit qui est la base de tout.
Introduire avec vos filles, que chaque soir il se passe les mêmes choses et que vous allez les écrire pour pouvoir se le rappeler chaque soir.
Exemple de liste :
Les disputes entre sœurs.
Ces disputes sont inévitables, tout comme la violence qui peut s'en suivre. Votre rôle est de permettre à chacune d'être reconnues tant dans sa violence que dans sa douleur. De proposer à celle qui a "taper" de réparer et à celle qui a été tapée de pardonner. Plus clairement de demander à celle qui a taper de s'excuser, et de faire un bisous ou une caresse par exemple tout en disant je suis désolée de t'avoir fait mal. Et de demander à celle qui a été taper de dire, oui je te pardonne. Il est aussi important de demander à celle qui a été dans la violence d'exprimer le pourquoi de cette violence. De l'encourager à verbaliser pour lui permettre de remplacer les coups par des mots. "tu sais, plutôt que de taper ta sœur, il faut utiliser des mots, dire que tu n'es pas d'accord, expliquer ce que tu souhaites."
Pour finir, votre ressentie de maman est tout à fait compréhensible. Être la responsable de tout à la maison vous donnes l'envie d'être irréprochable. Il va vous falloir lâcher prise pour être plus détendue. Vous consacrer à certaines choses que vous ferez à fond, et d'autres que vous pourrez laisser couler et reprendre plus tard.
Ne lâchez pas prise sur l'idée d'un éducation sans violence auprès de votre conjoint. Pour vous aider, des extraits de livres peuvent vous aider à appuyer votre propos auprès de lui.
Je vous recommande aussi plusieurs livre qui pourront vous aider dans votre quotidien de maman.
Si vous avez besoin de précisions, ou que vous avez d'autres questions n'hésitez pas.
J'invite les lecteurs ou lectrice du blog à partager avec nous leurs quotidien, leurs astuces, leurs idées!
N'ayant que peu de temps pour lui répondre à ce moment là, je lui ai demandé de préciser un peu sa situation. Voici l’échange qui s'en est suivi.
Bonsoir Steff,
tout d'abord merci pour cette rubrique qui va peut-être m'éclairer ;0)
Je suis Maman de 4 Princesses (Cassandre et Lou-Anne auront 6ans fin Aout,Ninon aura 4 ans le 12 Juin et Louison 8 mois dans 2 jours).
Ma question concerne l'autorité ou plutôt mon absence totale d'autorité (quoique je n'aime pas ce mot). Je suis en congé parental depuis la naissance de mes premières puces et donc à la maison en permanence (j'adore ça!!!). Je suis anti-fessée mais je ne sais pas comment faire pour qu'elles m'écoutent et respectent ce qui est bien (je pense) pour elles. J'ai tendance à répéter 10 fois la même chose sans effet,du coup,je hausse la voix et rien n'y fait.
A l'inverse,mon Chéri pense que la fessée peut aider et là est notre seule divergence. Il me fait remarquer que ma méthode "douce" (comprendre,discuter,expliquer) est vaine!!!! Que faire?
Sinon,une de mes grandes a tendance à s'isoler devant sa télé (limite elle zappe le repas ou le dessert) et si j'éteins la télé de force,c'est la crise! Elle dénigre son autre soeur en la rabaissant et se braque facilement,nous sommes désemparées face à son attitude! A l'école,c'est l'élève modèle . Que me conseillez vous?
Merci beaucoup de votre aide,bonne soirée.
Emmanuelle
Bonsoir Emmanuelle,
Merci pour votre message ,
Je prends le temps de vous répondre dès demain. J'avoue ce soir être bien au
bout de ma journée!
Pourriez-vous me préciser un peu la situation (d'autorité) s'il vous plait.
A quel moment avez-vous du mal à obtenir ce que vous souhaitez de vos
enfants?
Comment vous y prenez vous? (si possible avec un exemple.)
Dans le quotidien , où avez vous l'impression de manquer d'autorité?
N'hésitez pas à développer votre ressenti vis-à-vis de tout ça, ça pourrait
nous être utile pour réfléchir ensembles.
Merci
Steff
Bonjour Steff,
Alors, je dois avouer que ce n'est pas simple de donner mon ressenti. J'ai quand même remarqué que mes Princesses se sont quand même un peu calmées si je repars 1 an-2 ans en arrière ,période pendant laquelle j'étais vraiment plus que désemparée.
Mais,elles me connaissent bien et elles en jouent (j'ai l'impression). Cela est au quotidien.
Par exemple,il leur arrive de ne pas vouloir ranger leur chambre. Je vais leur redire plusieurs fois et finalement,au bout d'un moment,ça m'agace et je le fais avec ou sans elles.
Il leur arrive de me répondre ou de se faire mal entre elles,du coup,je les punis mais elles font comme si de rien n'était. En fait,je ne sais pas quoi faire pour les calmer (le coin:elles n'y vont pas,dans une pièce isolée:elles sortent direct),l'explication (dur quand elles crisent)...
Mais,en ce moment,le point fort,c'est l'avant-coucher:excitation maximale quand leur Papa travaille (il n'a que dimanche soir de repos!!!!).
Pour commencer,elles ne veulent pas monter,ensuite,elles courent-sautent,ne viennent pas se laver les dents,puis passent d'une chambre à l'autre. Quand la tempête est passée,qu'elles sont au lit,je dois remonter en moyenne 5-6 fois ou plus pour leur dire d'éteindre la lumière,de retourner au lit,d'arrêter de se lever...
Voilà,quelques exemples qui je l'espère sont assez clairs!
En général,je me sens dépassée,nulle et comme je m'énerve,je culpabilise un max!!!!
A cela s'ajoute le fait qu'étant à la maison,je rêverai de pouvoir donner à mon Chéri et mes Princesses le maximum de confort et de bien-être dans une maison nickel mais je n'arrive pas à faire tout ce que je souhaite. Je crois que je me mets (inconsciemment) une pression et du coup,je me sens (parfois) un peu bonne à rien. Je me dis que je n'ai pas le droit de me poser et quand je le fais ,je culpabilise. Je crois que j'ai peur de ce que les autres pensent de moi qui suis toujours en vacances dixit une "copine"!!!!
Désolée de la longueur mais j'aurai plein de choses à dire et je vous remercie d'avance!
Bonne journée,
Emmanuelle
Merci pour toutes ces précisions. Je vais maintenant tenter de vous apporter pistes de réflexions et soutien.
Être maman au foyer, c'est un job à temps plein. Très enrichissant, mais aussi épuisant. Par rapport aux enfants, la personne qui reste à la maison devient la figure d'attachement principale, mais aussi celle à qui les enfants vont s'opposer le plus. Pas facile à vivre lorsque l'on a l'impression d'être celle ou celui qui donne le meilleur de soi au quotidien pour eux. Une sorte "d'ingratitude" qui peut pousser à baisser les bras, et à perdre pieds dans la relation à ses enfants.
Prenons le dans un tout autre sens, voyons le sous un autre angle. Celui de la confiance inconditionnelle que mettent vos enfants en votre amour. Oui, ils peuvent se permettre d'explorer, de s'exprimer, de s'opposer, de crier, de pleurer, se permettre de créer leurs propres identités, grâce à vous, parce qu'ils sont certains que, quoi qu'ils fassent, quoi qu'ils disent, vous serez là pour les soutenir, les accompagner et les aimer.
Parlons un peu de cette fameuse "autorité" dont on nous rabats les oreilles. Quelle est-elle? Celle dont tout le monde parle, celle qu'il faut avoir selon les critères de notre socièté, est celle de la violence, celle de la discipline bête et méchante, parce un enfant, doit obéir, un enfant doit suivre les consignes de son parent, parce qu'il n'est qu'un enfant. L'autorité est devenu le mot banalisé, pourtant dans la réalité du quotidien de nombreux enfants, il n'est qu'autoritarisme et soumission à des règles absolues dictées par la toute puissance de l'adulte.
Pour ma part, quand je parle d’éducation des enfants, je parle d'accompagnement, de soutien, de limites et de repères, mais surtout de respect de l'enfant.
Je pense que pour accompagner son enfant, il est important de ne pas viser l’obéissance, mais la confiance. La relation s'en verra totalement changée.
Bien sur, changer ses habitudes, même si l'on est convaincu du principe même de l’éducation non violente et respectueuse de l'enfant n'est pas simple. Il faut sans cesse lutter contre soi, contre des années d'habitudes culturelles. Mais je vous assure c'est possible!
Mais passons au concret et à ce que vous vivez. Je vais m’intéresser aux situations que vous avez évoquées et tenter de réfléchir avec vous à ce qu'il est possible de faire pour que vous viviez au mieux la relation avec vos enfants. Trouver des petites astuces pour ces situations vous permettra sans doute d'en trouver d'autres pour adapter votre comportement lors de nouvelles situations qui vous paraissent compliquées.
Dans votre premier mail, vous parlez de rangement de chambres. "Par exemple,il leur arrive de ne pas vouloir ranger leur chambre. Je vais leur redire plusieurs fois et finalement, au bout d'un moment,ça m'agace et je le fais avec ou sans elles. " A l'âge de Lou-Anne et Ninon, ces moments peuvent être ritualisés. Ainsi, être prévus, comme une habitude. Avec elles, vous pouvez tout d'abord définir d'un jour de rangement, et faire, par exemple du mercredi matin le jour du rangement. Vous pourrait grâce à cela anticiper auprès elles le mardi soir par exemple. Demain, c'est le jour du rangement de vos chambres. Elles sont prévenues et peuvent anticiper ce chamboulement dans leur univers. Parce qu'il est aussi important de comprendre qu'il s'agit là d'un bouleversement dans leur lieu de vie, leur lieu à elles. Il est aussi important de le respecter et de ne pas tenter de leur imposer un rangement quotidien complet et obligatoire. Si certain jouet ou jeux trainent au sol. Ils sont peut-être encore là pour être utilisé le lendemain. Peut-être pouvez vous négocier de ranger tels ou tels jeux qui risquent d'être abimés, ou que vous ne supportez pas de voir trainer. Ainsi, demander à votre enfant de vous aider (en premier lieu) à ranger un jeu bien précis. Il est important d'accompagner son enfant dans le rangement. Pas seulement en rangeant avec lui, mais en lui indiquant la marche à suivre. "Tu ramasses ce morceau et le mets ici. Il reste encore un morceau ici.." Il peut être déroutant pour l'enfant et abstrait de devoir "ranger". Pour entrevoir tout le sens de ce mot, il faut pratiquer et comprendre que le rangement est différent pour chaque jeux ou jouet. Il faut aussi imaginer que pour l'enfant ranger toute une chambre peut être un objectif bien trop grand et très angoissant. Face à l'immensité de la tâche, il ne sait ni par où commencer ni si il va y parvenir. Face à un possible echec, il tentera puis se découragera.
Le rangement peut aussi être ludique, et amusant. En musique par exemple. Proposer ainsi de ranger pendant 3 chansons et quand la troisième chanson sera terminée, peu importe où en est le rangement, il devra s'arrêter. Une grand course peut s'engager. "Je ramasse tous les jouets de ta cuisine et toi tous les vêtements de tes poupées, c'est toi ou c'est moi qui vais avoir fini en premier? attention, feu-prêt-partez!!! ". Vous pouvez aussi créer une "carte du rangement" avec vos enfants. Un dessin de la chambre, en leur expliquant que vous allez commencer par telle ou telle partie de la pièce. Puis revenir à la carte et leur demander de choisir une autre partie de la pièce. Objectifs par objectifs, ce devrait être plus simple. Si vous êtes dans un moment où vous n'avez pas envie d'accompagner vos enfants (vous avez le droit d'être fatiguée, de ne pas avoir envie) alors rangez la chambre si pour vous c'est important. Si ça ne l'est pas cela peut attendre... Ne forcez pas vos enfants à ranger si c'est juste parce que le désordre vous agace.
De manière pratique. Pour permettre à vos enfants de vous satisfaire, il leur faut également des lieux faciles pour ranger, ainsi de grosses caisses qui se fermes et où ils peuvent sans soucis de tri mettre leurs jouets et ranger de manière rapide et efficace en refermant les caisses. Le vide se faisant rapidement, la satisfaction de l'enfant est là. Progressivement les caisses pourront être estampillées plus précisément pour permettre un tri par objets ou type d'objets.
L'avant coucher de vos filles semble aussi vous poser un soucis. Là encore, les rituels et habitudes peuvent vous aider à faire évoluer la situation.
Dans la journée, Il s'agira pour vous de prendre un temps avec vos filles autour de la table. D'apporter une grande feuille et des feutres. Une fois installées, vous allez leur proposer de créer une liste des habitudes du soir. Elle peut prendre la forme que vous souhaitez, photos de vos filles dans l'action, dessins, découpage d'images dans les magasines. Ce qui est incontournable, c'est l'écrit qui est la base de tout.
Introduire avec vos filles, que chaque soir il se passe les mêmes choses et que vous allez les écrire pour pouvoir se le rappeler chaque soir.
Exemple de liste :
- Lou-Anne, Cassandre et Ninon prennent leur bain à 18 h
- Lou-Anne, Cassandre et Ninon, font des dessins avant le repas
- 19h Lou-Anne, Cassandre et Ninon prennent leur repas
- 19h30 Lou-Anne, Cassandre et Ninon se lavent les dents
- Papa rentre
- Papa lit une histoire à Ninon, puis à Lou-Anne, puis à Cassandre dans leurs lits
- Maman vient faire des bisous et des câlins à Ninon puis à Lou-Anne, puis à Cassandre
- Ninon, Cassandre et Lou-Anne restent dans leurs lits
Les disputes entre sœurs.
Ces disputes sont inévitables, tout comme la violence qui peut s'en suivre. Votre rôle est de permettre à chacune d'être reconnues tant dans sa violence que dans sa douleur. De proposer à celle qui a "taper" de réparer et à celle qui a été tapée de pardonner. Plus clairement de demander à celle qui a taper de s'excuser, et de faire un bisous ou une caresse par exemple tout en disant je suis désolée de t'avoir fait mal. Et de demander à celle qui a été taper de dire, oui je te pardonne. Il est aussi important de demander à celle qui a été dans la violence d'exprimer le pourquoi de cette violence. De l'encourager à verbaliser pour lui permettre de remplacer les coups par des mots. "tu sais, plutôt que de taper ta sœur, il faut utiliser des mots, dire que tu n'es pas d'accord, expliquer ce que tu souhaites."
Pour finir, votre ressentie de maman est tout à fait compréhensible. Être la responsable de tout à la maison vous donnes l'envie d'être irréprochable. Il va vous falloir lâcher prise pour être plus détendue. Vous consacrer à certaines choses que vous ferez à fond, et d'autres que vous pourrez laisser couler et reprendre plus tard.
Ne lâchez pas prise sur l'idée d'un éducation sans violence auprès de votre conjoint. Pour vous aider, des extraits de livres peuvent vous aider à appuyer votre propos auprès de lui.
Je vous recommande aussi plusieurs livre qui pourront vous aider dans votre quotidien de maman.
- "J'ai tout essayé" d'Isabelle Filiation
- "Au cœur de émotions de l'enfant" et "il n'y a pas de parents parfait" du même auteur
- "Parents efficaces : Une autre écoute de l'enfant" de Thomas Gordon
- "Poser des limites à son enfant et le respecter" de Catherine Dumonteil-Kremer
Si vous avez besoin de précisions, ou que vous avez d'autres questions n'hésitez pas.
J'invite les lecteurs ou lectrice du blog à partager avec nous leurs quotidien, leurs astuces, leurs idées!
mardi 22 mai 2012
Reveils nocturnes et allaitement
Voici la question d'Aline :
Cependant, il est vrai que parfois, c'est compliqué à gérer. Il y a effectivement d'autres solutions que de laisser son enfant pleurer pour qu'il s'endorme autrement qu'au sein.
Accompagner son enfant dans le sommeil peut se faire d'une autre manière. Ainsi en s'installant à côté de ton enfant, lui proposer dans un premier temps des tétées allongées, puis avant qu'il ne s'endorme, le décaler juste à côté pour qu'il s'endorme seul à tes côtés.
Progressivement, la tétée se fera assis et tu poseras ton fils à tes côtés et tu t'allongeras avec lui pour qu'il s'endorme.Ton conjoint pourra aussi le faire.
En side ou dans son lit à lui, il est aussi important de faire de ce lieu, un lieu agréable. Donc de passer du temps et des moments de partages ensemble dans ces endroits. Ainsi,le jour d'aller jouer avec ton fils à cet endroit, lui lire une histoire, chanter, se câliner et puis repartir ensuite ensemble.
Ne plus compter les heures, ne pas se dire, "encore un réveil". Ne plus regarder son réveil! Viser un seul objectif : se rendormir. Lâcher prise. Un jour "mon enfant fera ses nuits, pour le moment, je répond à sa demande.. ça ne durera pas."
Je ne connais pas la configuration de votre sommeil à tous les deux. Sommeil séparé ou partagé? Mais je rajouterais que si ce n'est déjà fait, le sommeil partagé peut être très réparateur et rassurant pour l'enfant.
Ainsi installer un lit en side pourraient vous permettre de faire de meilleures nuits.
Dernières pistes :
"Je suis l heureuse maman d un ptit loup de 9 mois qui est allaité il est adorable sauf qu il ne fait pas ses nuits mais pas du tout ses nuits et c est de pire en pire il se reveille presque chaque heure et se rendort qu en tètant .En fait il s endort qu en tètant ou en promenade .Comment faire pour qu il se rendorme tout seul ?En sachant que je ne veux pas le laisser pleurer comme on me la suggérer.Merci par avance de votre aide"
Merci Aline pour ton message. Je te remercie également de me donner ta confiance, je vais faire de mon mieux pour t'apporter soutien et réflexions autour de ta question.
Nombreux sont les bébés de l'âge de ton fils à ne pas "faire leurs nuits".
Mais qu'entend t-on par "faire ses nuits". Il est important, je pense, pour toutes les mamans qui nous lirons, de faire ce petit écart vis-à-vis de ta question pour le préciser et ainsi rassurer de nombreux parents. Effectivement on considère qu'un bébé "fait ses nuits" quand il dort jusqu'à 5 heures d'affilée au moins 4 nuits par semaine. On est très loin de toutes les réflexions que l'on peut entendre quotidiennement sur l'idée même qu'un enfant doit dormir au moins 10h de suite pour être considéré comme un enfant qui fait ses nuits!
(Retournons à nos moutons.) A l'âge de 9 mois il est plutôt habituel et normal de ne pas dormir la nuit et de se réveiller surtout si les nuits n'ont jamais été complètes.
Quand je te lis, ce qui semble te déranger c'est le nombre de tétées et donc de réveils qui ont clairement augmentés. Et à son âge c'est aussi tout à fait normal.
Neuf mois chez un bébé peut-être significatif :
S'endormir en tétant dans les bras de sa maman est aussi tout à fait normal!! Quoi de mieux??- L'angoisse du huitième mois (angoisse de séparation) : Il se peut qu'elle ne soit pas totalement évacuée. Ton fils a besoin d'être rassuré sur ta présence et se réveille pour vérifier que tu es là. La tétée le rassure. Il est important de répondre à sa demande comme tu le fais.
- Pics de croissance : Chez l'enfant, on peut repérer des pics de croissance qui se font largement plus remarquer chez les enfants allaités. Ainsi les bébés augmentent les tétées à 10 jours, 3 semaines, 6 semaines, 3 mois, 6 mois, 9 mois et un an pour obtenir plus de lait. Ils se réveillent donc beaucoup plus pour téter. Il est important de répondre à ce besoin pour augmenter la quantité de lait, vérifier aussi les quantité alimentaire en journée, elles ont peut-être besoin d'être augmentées.
- Poussées dentaires : Il est aussi important de dire qu'à ces pics de croissance peuvent s'ajouter des poussées dentaires qui sont largement soulagées par les tétées. La tétée déclenche chez le bébé une sécrétion d'hormones qui soulage sa douleur. Il peut donc multiplier les tétées pour apaiser ses douleurs. Cela peut durer quelques temps.. Jusqu'à la fin des poussées dentaires. J'avoue, ce n'est pas très rassurant!!
- Apport alimentaire en journée : Il m'apparait aussi important de regarder comment ton fils mange la journée. Téte t-il autant? Les apports de la nuits sont peut-être indispensables pour lui, rattrapant ce qu'il n'a pas absorbé la journée. Avoir donc, si il mange et tète suffisamment.
Cependant, il est vrai que parfois, c'est compliqué à gérer. Il y a effectivement d'autres solutions que de laisser son enfant pleurer pour qu'il s'endorme autrement qu'au sein.
Accompagner son enfant dans le sommeil peut se faire d'une autre manière. Ainsi en s'installant à côté de ton enfant, lui proposer dans un premier temps des tétées allongées, puis avant qu'il ne s'endorme, le décaler juste à côté pour qu'il s'endorme seul à tes côtés.
Progressivement, la tétée se fera assis et tu poseras ton fils à tes côtés et tu t'allongeras avec lui pour qu'il s'endorme.Ton conjoint pourra aussi le faire.
En side ou dans son lit à lui, il est aussi important de faire de ce lieu, un lieu agréable. Donc de passer du temps et des moments de partages ensemble dans ces endroits. Ainsi,le jour d'aller jouer avec ton fils à cet endroit, lui lire une histoire, chanter, se câliner et puis repartir ensuite ensemble.
- A 9 mois les fameux "rituels du coucher" peuvent être mis en œuvre. Ils permettront à l'enfant de vivre de nouveaux instants repèrex autres que la tétée. La tétée pouvant toujours en faire partie. Mais étant disposée entre une lecture et une chanson par exemple. Il est très important dans un rituel de créer une suite d'événements se répétant de jour en jour, créant chez l'enfant sécurité. Par exemple. Le bain, un massage, une lecture, une tétée, une chanson dans son lit et l'endormissement avec une petite musique de nounours musical.
- Le doudou peut aussi aider. Tu peux l'aider à découvrir qu'un objet de ce type peut-être rassurant lors de son endormissement. En prévision vous pouvez dormir avec un doudou dans votre tee-shirt et lui proposer à la sieste par exemple de le câliner.
Ne plus compter les heures, ne pas se dire, "encore un réveil". Ne plus regarder son réveil! Viser un seul objectif : se rendormir. Lâcher prise. Un jour "mon enfant fera ses nuits, pour le moment, je répond à sa demande.. ça ne durera pas."
Je ne connais pas la configuration de votre sommeil à tous les deux. Sommeil séparé ou partagé? Mais je rajouterais que si ce n'est déjà fait, le sommeil partagé peut être très réparateur et rassurant pour l'enfant.
Ainsi installer un lit en side pourraient vous permettre de faire de meilleures nuits.
Dernières pistes :
- Rencontrer ou contacter une consultante en lactation
- Lire le livre D'Elizabeth Pantley : "un sommeil paisible et sans pleurs"
- Lire le livre "Etre parent le jour... et la nuit aussi" que l'on peut trouver auprès des groupes LLL ou sur amazon
J'espère avoir pu t'aider un peu.
N'hésites pas à poser d'autres questions.
Lecteurs et lectrices,vos commentaires, avis, idées sont les bienvenus.
Si tu as une question déposes là en commentaire de la rubrique ou envoie moi un mail à washou@free.fr
N'hésites pas à poser d'autres questions.
Lecteurs et lectrices,vos commentaires, avis, idées sont les bienvenus.
Si tu as une question déposes là en commentaire de la rubrique ou envoie moi un mail à washou@free.fr
Lætitia vient de m'envoyer une question. La voici :
"J'ai un bébé Manon de 8 mois, un grand Thibault de 5 ans et une grande Mathilde de 7 ans. Depuis la naissance de Manon,Thibault était super affectueux, mais depuis que Manon se met debout (c'est à dire depuis ses 6 mois et ...demi), Thibault est devenu insupportable, il colle sans arrêt Mathilde, Manon et moi même...se montre réfractaire à toute autorité, même avec sa maitresse...Je n'en peux plus j'ai l'impression de revivre sa période des 2/3 ans ou il disait non à tout bout de champs...Avant je tolérais car il n'avait pas totalement conscience de la portée de ses mots, mais ça devient du "tu es vilaine" "tu es un caca" "t'es méchante" et bien d'autres...C'est très dur d'entre ça constamment! Je ne sais pas quoi faire j'ai utilisé la méthode je l'ignore : mais il se met à me pousser voir me taper, la méthode je puni : il claque la porte de sa chambre et hurle à tout bout de champ, la méthode douce : il n'écoutes pas quand je lui parle, et quand je lui demande pourquoi il est comme ça il me dit des méchancetés..."
Lætitia, merci pour ton message et la confiance que tu me donnes en te confiant à moi, à nous.
Vivre en famille s'avère être chaque jour un réajustement de chacun, rien n'est simple, rien n'est acquis. A chaque nouveau membre qui s'ajoute, l'équilibre familial est remis en jeu.
Dans ce que tu écris, je lis plusieurs choses. Je vais tenter de reformuler pour y voir plus clair. Tu me diras si c'est juste. Il convient je pense de traiter chaque partie séparément avant de les relier. Et de bien comprendre votre situation en essayant de clarifier chaque point.
Je lis que Thibault est "insupportable" parce qu'il "vous colle". Et ce depuis que Manon se met debout. C'est donc le lien que tu établie. Pour autant est-ce le seul lien que tu puisses faire à cette époque? (autre changement de situation, dans la famille, dans le quotidien, à l'école).
Quand tu dit qu'il vous "colle", peux tu préciser un peu. Dans quel moment tu l'observe, quand tu es occupé? Le soir, le matin , la journée? Repérer si ce sont des moments bien précis pourra aussi aider à s'adapter à sa demande ou même à l'anticiper.
As-tu changer des choses dans leur quotidien lorsque Manon a commencé à se dresser pour marcher?
Tu parles également de refus de l'autorité. Qu'entends tu par là? et par autorité? Je lis qu'il serait de retour dans sa phase d'opposition ou d'affirmation, est-ce que tu as l'impression qu'il te dit non par principe? Il y at'il de la violence sur toi, tes filles??
Que dit Mathilde de tout ça, et comment réagi Manon face à son frère? Et leur Papa/ou seconde maman (les configurations peuvent être très différentes selon les familles..) tient quelle place dans tout ça.
Pour le moment, je vais attendre les précisions que tu auras à m'apporter, puis je te proposerai quelques petites choses à essayer à mettre en œuvre avec Thibault ou peut-être en famille.
Gérer la frustration du départ
Bonjour mon lecteur.
Une question est arrivée ce matin dans la rubrique soutien à la parentalité. Cynthia nous confie une difficulté qu'elle rencontre avec sa fille Lara de 22 mois. Voici ce qu'elle m'écrit :
"Bonjour,
Je suis la maman de Lara, 22 mois. Je l’emmène tous les jour au parc près de chez moi. Et tous les soir c'est pareil pour repartir c'est la crise. Elle hurle se roule par terre me tape. J'ai beau lui expliqué elle n'écoute rien. Je sais plus quoi faire parce qu'en plus maintenant elle commence à me faire ça aussi quand on va chez ma mère. Est-ce que vous avez des conseils à me donner?
Merci
Cynthia"
Bonjour Cynthia et merci de la confiance que vous m'accordez. Je vais tenter au mieux de répondre à votre question. J'espère que les lecteurs ou lectrices du blog compléteront si le besoin s'en fait sentir.
Lara a beaucoup de chance de pouvoir aller se dépenser au parc. Ce sont des moments très importants pour son développement, tant du point de vue moteur que du point du vue social. Les découvertes et les rencontres qu'elle peut y faire sont chargés d'apprentissages et sont pour elles des instants très agréables.
Il va de soit qu'il est très difficile pour l'adulte comme pour l'enfant de stopper une activité agréable.
La différence entre l'adulte et l'enfant se jouant dans la capacité à gérer la frustration de l'arrêt de cette dite activité.
L'adulte a appris à gérer et à se projeter dans l'idée que ce moment pourra être reproduit plus tard. L'enfant de 22 mois ne peut se projeter aussi loin et se "raisonner".
Passer de l'état d'actif dans une activité intéressante, plaisante, à celui de passif qui subit le choix de son parent est très difficile à vivre pour l'enfant qui l'exprime très souvent au travers de cri, pleurs.. La frustration pour un enfant de cet âge est très dure à gérer, elle ne peut être contenu par l'enfant.
Pour le parent, ces cris, pleurs, gestes "violents" sont souvent compliqués à accepter, il paraissent en premier lieu totalement disproportionnés, inadaptés, exagérés. Ces comportements sont pourtant un moyen d’extérioriser pour l'enfant, et ils sont très importants. Cependant, ils peuvent être diminués, supprimés, mais surtout entendus et compris.
Voici des petites astuces pour aider votre enfant à vivre au mieux ces situations.
Si il vous "tape", il est important d’intégrer qu'il ne vise absolument pas votre douleur, qu'il n'est pas entrain de vous provoquer. Il est seulement entrain de décharger sur vous sa frustration de manière physique et si il le fait c'est qu'il sait qu'en vous il trouvera toujours amour et sécurité affective malgré ses gestes "violents". Il convient de lui proposer un moyen d'exprimer sa frustration, cette décharge physique dont il a besoin, en tapant dans le sac à langer par exemple, en criant, en tapant dans ses mains, en tapant des pieds par terre. Ces comportements qui vous paraissent inappropriés et exagérés sont plutôt bénéfiques pour l'enfant qui extériorise sa difficulté. Une fois cette décharge physique effectuée, il saura trouver tout votre amour dans vos bras.
On peut penser que tout cela prend du temps, qu'il est l'heure de rentrer un point c'est tout, que ce n'est que caprice et colère. Je ne pense pas. Je pense qu'il s'agit plutôt d'offrir à son enfant la possibilité d'exister, d'être reconnu et entendu et que c'est bien le plus important.
Ces moments construisent son avenir. Sa capacité future à gérer frustrations et difficultés, à se sentir exister en tant qu'individu. Il est, je pense indispensable, que votre enfant reconnaisse en vous la personne qui est toujours là pour lui, à son écoute, respectueuse de sa personne, de son individualité.
J'espère avoir pu vous apporter un peu de soutien. Cynthia, si vous avez d'autres questions n'hésitez pas.
J'invite toutes les personnes qui auraient d'autre réflexions à apporter à les écrire en commentaires! Merci!
Et si toi aussi tu as une question, je t'invite à m'écrire un mail à washou@free.fr ou à me laisser un commentaire sous la page "soutien à la parentalité "
Une question est arrivée ce matin dans la rubrique soutien à la parentalité. Cynthia nous confie une difficulté qu'elle rencontre avec sa fille Lara de 22 mois. Voici ce qu'elle m'écrit :
"Bonjour,
Je suis la maman de Lara, 22 mois. Je l’emmène tous les jour au parc près de chez moi. Et tous les soir c'est pareil pour repartir c'est la crise. Elle hurle se roule par terre me tape. J'ai beau lui expliqué elle n'écoute rien. Je sais plus quoi faire parce qu'en plus maintenant elle commence à me faire ça aussi quand on va chez ma mère. Est-ce que vous avez des conseils à me donner?
Merci
Cynthia"
Bonjour Cynthia et merci de la confiance que vous m'accordez. Je vais tenter au mieux de répondre à votre question. J'espère que les lecteurs ou lectrices du blog compléteront si le besoin s'en fait sentir.
Lara a beaucoup de chance de pouvoir aller se dépenser au parc. Ce sont des moments très importants pour son développement, tant du point de vue moteur que du point du vue social. Les découvertes et les rencontres qu'elle peut y faire sont chargés d'apprentissages et sont pour elles des instants très agréables.
Il va de soit qu'il est très difficile pour l'adulte comme pour l'enfant de stopper une activité agréable.
La différence entre l'adulte et l'enfant se jouant dans la capacité à gérer la frustration de l'arrêt de cette dite activité.
L'adulte a appris à gérer et à se projeter dans l'idée que ce moment pourra être reproduit plus tard. L'enfant de 22 mois ne peut se projeter aussi loin et se "raisonner".
Passer de l'état d'actif dans une activité intéressante, plaisante, à celui de passif qui subit le choix de son parent est très difficile à vivre pour l'enfant qui l'exprime très souvent au travers de cri, pleurs.. La frustration pour un enfant de cet âge est très dure à gérer, elle ne peut être contenu par l'enfant.
Pour le parent, ces cris, pleurs, gestes "violents" sont souvent compliqués à accepter, il paraissent en premier lieu totalement disproportionnés, inadaptés, exagérés. Ces comportements sont pourtant un moyen d’extérioriser pour l'enfant, et ils sont très importants. Cependant, ils peuvent être diminués, supprimés, mais surtout entendus et compris.
Voici des petites astuces pour aider votre enfant à vivre au mieux ces situations.
- Anticiper : L'enfant vivra beaucoup mieux l'arrêt de l'activité qu'il est entrain de vivre si il est prévenu avant. Par exemple, si il est entrain de jouer au bac à sable, lui dire : "tu renverses encore trois fois ton seau et nous rentrerons à la maison", si elle est au toboggan, "encore 4 descentes et nous rentrons à la maison" ... L'anticipation, permet à l'enfant de se projeter dans l'action suivante tout en profitant de ses derniers instants. Parfois anticiper n'est pas suffisant. Mais il reste, je pense indispensable de le faire et d'y ajouter d'autres astuces pour compléter.
- Jouer : L'enfant est un joueur né, il regorge d'une imagination sans faille. A 22 mois, même si il ne l'exprime pas forcément. Il entre très facilement dans des petits jeux en situation. Par exemple : "oh, est-ce que tu vas réussir à m'attraper??" "Regardes, là-bas, une pomme de pin, est-ce que tu vas réussir à la ramasser?"
- Lui donner une responsabilité peut également le pousser à "avancer". par exemple : "Je te donne les clefs de la voiture, ou de la maison, c'est toi qui va ouvrir la porte, appuyer sur le bouton de l'ascenseur?" "ohlala, je suis très fière de toi!".
- Viser des objectifs intermédiaires : Rentrer à la maison, c'est parfois un objectif lointain. Pas forcément bien représenté dans la tête de l'enfant. Lui proposer d'atteindre la grille du parc, puis le poteau à côté de la voiture rouge, puis l'endroit où l'on aperçoit le chien, ........... pour enfin viser la boite aux lettres de la maison, peut être un moyen d'avancer progressivement.
Si il vous "tape", il est important d’intégrer qu'il ne vise absolument pas votre douleur, qu'il n'est pas entrain de vous provoquer. Il est seulement entrain de décharger sur vous sa frustration de manière physique et si il le fait c'est qu'il sait qu'en vous il trouvera toujours amour et sécurité affective malgré ses gestes "violents". Il convient de lui proposer un moyen d'exprimer sa frustration, cette décharge physique dont il a besoin, en tapant dans le sac à langer par exemple, en criant, en tapant dans ses mains, en tapant des pieds par terre. Ces comportements qui vous paraissent inappropriés et exagérés sont plutôt bénéfiques pour l'enfant qui extériorise sa difficulté. Une fois cette décharge physique effectuée, il saura trouver tout votre amour dans vos bras.
On peut penser que tout cela prend du temps, qu'il est l'heure de rentrer un point c'est tout, que ce n'est que caprice et colère. Je ne pense pas. Je pense qu'il s'agit plutôt d'offrir à son enfant la possibilité d'exister, d'être reconnu et entendu et que c'est bien le plus important.
Ces moments construisent son avenir. Sa capacité future à gérer frustrations et difficultés, à se sentir exister en tant qu'individu. Il est, je pense indispensable, que votre enfant reconnaisse en vous la personne qui est toujours là pour lui, à son écoute, respectueuse de sa personne, de son individualité.
J'espère avoir pu vous apporter un peu de soutien. Cynthia, si vous avez d'autres questions n'hésitez pas.
J'invite toutes les personnes qui auraient d'autre réflexions à apporter à les écrire en commentaires! Merci!
Et si toi aussi tu as une question, je t'invite à m'écrire un mail à washou@free.fr ou à me laisser un commentaire sous la page "soutien à la parentalité "
mardi 15 mai 2012
L'enfant et son chien
La première question est arrivée!!!! Wouhouuuuuu!! Non pas que je me réjouisse de la difficulté énoncée, mais je suis ravie que la rubrique aie sa première question!
La voici:
coucou,
moi j'ai une petite question, mon petit loulou de 18 mois, a pris une mauvaise manie : il lance tout ce qu'il trouve sous la main et le lance sur le chien, le poursuit sans arret, quand il fatigué, il fait mine de lui mettre des coups de pieds ou la pousser (je précise que nous ne tapons pas le chien... !) je sais bien qu'il n'a pas conscience du mal qu'il veut lui faire mais pour lui je vois bien que c'est un jeu ! as tu des idées pour qu'il la laisse un peu souffler ? merciiiiiii
angel et Louis
Coucou Angel et Louis!
Merci pour votre confiance! Et merci d'être les premiers à me poser une question!
Grandir avec un animal est une chance. Le chien est le parfait compagnon de l'enfant. Empathique, sociable, adaptable, il est le soutien parfait lors de jeux ou de difficulté.
Pour autant, hors des moments de jeux, ou de câlins, les enfants en bas âge ont tendance à ne pas toujours avoir un comportement adapté à l'animal.
Pour la sécurité de l'enfant et du chien ainsi que sa sérénité. Quelques petites techniques peuvent être essayés.
Responsabiliser l'enfant dans le quotidien du chien
Comme dans beaucoup de famille, le chien a généralement un espace bien à lui, un coussin, une couverture. Il est très important de lui permettre de ne pas y être dérangé. Ainsi, de limiter l’accès de l'enfant à cet endroit. A 18 mois. Il est compliqué de l'interdire. Je propose une solution plus "pratique", ainsi d’excentrer de la pièce où l'enfant vit son quotidien le lieu de repos du chien. autre solution proposer au chien un lieu fermé. Type cabane qui se ferme avec une fermeture éclair.
Ainsi lorsque l'animal est dans sa cabane, l'enfant doit le laisser tranquille : "Tu vois, notre chien est dans sa cabane, quand il est dans sa cabane, personne ne peut le toucher, il se repose".
C'est un moyen qui permet à l'animal de s'exclure lorsqu'il n'en peut plus.
Éviter les coups et "réparer"
Éviter les coups semble compliqué. Cependant, il est important à chaque fois de reprendre la situation avec l'enfant.
Pour les plus grands (2 ans et demi - 3 ans selon les enfants)
Pour les plus grands, il est très intéressant de prendre le temps de définir avec l'enfant ce qu'il est possible de faire ou non avec son chien. Et de le mettre par écrit. D'en faire un tableau par exemple que l'enfant pourra décorer.
Pour finir , dans des situations compliquées, tenter de transformer la situation, l'opposition en jeu semble être le plus adapté aux enfants en bas âge...
J'espère avoir pu t'apporter quelques idées. Si tu as des questions plus précises n'hésites pas.
J'invite les personnes qui auront d'autres trucs et astuces pour aider Angel à déposer leurs commentaires!
Merci à tous et toutes!
La voici:
coucou,
moi j'ai une petite question, mon petit loulou de 18 mois, a pris une mauvaise manie : il lance tout ce qu'il trouve sous la main et le lance sur le chien, le poursuit sans arret, quand il fatigué, il fait mine de lui mettre des coups de pieds ou la pousser (je précise que nous ne tapons pas le chien... !) je sais bien qu'il n'a pas conscience du mal qu'il veut lui faire mais pour lui je vois bien que c'est un jeu ! as tu des idées pour qu'il la laisse un peu souffler ? merciiiiiii
angel et Louis
Coucou Angel et Louis!
Merci pour votre confiance! Et merci d'être les premiers à me poser une question!
Grandir avec un animal est une chance. Le chien est le parfait compagnon de l'enfant. Empathique, sociable, adaptable, il est le soutien parfait lors de jeux ou de difficulté.
Pour autant, hors des moments de jeux, ou de câlins, les enfants en bas âge ont tendance à ne pas toujours avoir un comportement adapté à l'animal.
Pour la sécurité de l'enfant et du chien ainsi que sa sérénité. Quelques petites techniques peuvent être essayés.
Responsabiliser l'enfant dans le quotidien du chien
- Le laisser servir les croquettes et appeler le chien
- Aider à brosser l'animal
- Accompagner lors de la promenade (On peut par exemple, rajouter une seconde laisse pour que l'enfant puisse tenir le chien s'en risquer de se faire emporter et de tomber.)
- Jouer à la balle (l'enfant comprend très vite ce jeu et l'apprécie particulièrement). Il semble que Louis lance des objets sur le chien. Il sait donc bien lancer. Quand il s'apprête à lancer un objet, le remplacer par le jouet du chien. Et lui dire, "tu peux lancer ce jouet. Regardes, notre chien adore jouer avec toi!" (Dire ce qu'il est autorisé de faire fonctionne souvent mieux que de dire ce qui est interdit)
- Proposer à l'enfant des temps de câlin avec le chien. "Tu vois ton chien adore tes caresses, bravo, regardes il s'endort..."
Comme dans beaucoup de famille, le chien a généralement un espace bien à lui, un coussin, une couverture. Il est très important de lui permettre de ne pas y être dérangé. Ainsi, de limiter l’accès de l'enfant à cet endroit. A 18 mois. Il est compliqué de l'interdire. Je propose une solution plus "pratique", ainsi d’excentrer de la pièce où l'enfant vit son quotidien le lieu de repos du chien. autre solution proposer au chien un lieu fermé. Type cabane qui se ferme avec une fermeture éclair.
Ainsi lorsque l'animal est dans sa cabane, l'enfant doit le laisser tranquille : "Tu vois, notre chien est dans sa cabane, quand il est dans sa cabane, personne ne peut le toucher, il se repose".
C'est un moyen qui permet à l'animal de s'exclure lorsqu'il n'en peut plus.
Éviter les coups et "réparer"
Éviter les coups semble compliqué. Cependant, il est important à chaque fois de reprendre la situation avec l'enfant.
- Provoquer l'empathie de l'enfant est très intéressant pour qu'il comprenne. Ainsi, avant d'interdire, ou de dire non/stop/arrêtes/je ne veux pas. S'arrêter avec l'enfant près du chien, lui dire : "Regardes, je crois que notre chien ne va pas bien. Que lui arrive t-il? A-t-il mal? Pourquoi a t-il mal? (Bien évidemment, il convient d'adapter le questionnement aux compétences et aux habitudes de votre enfant.) Je crois que tu lui as fait mal en le poussant/tapant. Viens lui dire pardon, en lui faisant un petit câlin tout ira mieux.
- Si vous êtes à côté et que vous pouvez anticiper le coup, c'est encore mieux, ainsi attraper doucement la main qui s’apprête à taper et l'accompagner dans un câlin, une caresse. "Tu vois, notre chien aime tes câlins, oh, tout doux, câlin, calinou..." Il est très important de féliciter un comportement adapté.
- Pour la course dans le salon, proposer à l'enfant de courir ensembles. Ainsi lorsqu'il débute sa course, d'appeler le chien pour qu'il le rejoigne. Il est aussi possible d'organiser une course. (Le premier arriver à la porte d'entrée!)
Pour les plus grands (2 ans et demi - 3 ans selon les enfants)
Pour les plus grands, il est très intéressant de prendre le temps de définir avec l'enfant ce qu'il est possible de faire ou non avec son chien. Et de le mettre par écrit. D'en faire un tableau par exemple que l'enfant pourra décorer.
- Quand je veux jouer avec mon chien je lui lance la balle
- Quand mon chien est dans sa cabane, je le laisse se reposer
- Le matin et le soir, je lui donne à manger
- Je ne dois pas mettre les mains dans sa gamelle..........................................
Pour finir , dans des situations compliquées, tenter de transformer la situation, l'opposition en jeu semble être le plus adapté aux enfants en bas âge...
J'espère avoir pu t'apporter quelques idées. Si tu as des questions plus précises n'hésites pas.
J'invite les personnes qui auront d'autres trucs et astuces pour aider Angel à déposer leurs commentaires!
Merci à tous et toutes!
| Tite fleur et son chien "Vanille" |
lundi 14 mai 2012
Nouvelle rubrique : Soutien à la parentalité
Je suis peu présente ici ces derniers temps. Non pas que je t'oublie mais TiteFleur grandie de jour en jour et c'est vrai que je passe beaucoup de temps avec elle. Et j'en arrive à publier plus sur le nouveau blog. Dès son réveil, TiteFleur me demande une activité, un jeu, j'ai même parfois l'impression de ne plus avoir le temps de réfléchir à un sujet d'article.
Par contre, je trouve encore du temps pour répondre aux mamans qui cherchent du soutient sur différents groupe, forums. C'est du temps que je prends parce que j'aime partager avec elles, j'aime partager ce que j'ai appris en formation, dans mon quotidien de maman, ainsi que dans mes différentes lectures.
A la suite de divers échange par mail avec des lectrices du blog qui me demandaient du soutien, des "conseils", j'ai décidé de créer cette nouvelle rubrique. C'est en relisant les messages qu'elles m'envoient ensuite pour me donner des nouvelles, que l'idée s'est concrétisée.
Je ne m'improvise pas psy, ou super maman qui donne des leçons, juste je propose un peu de soutien, des trucs et astuces pour accompagner son enfant.
J'ouvre donc une nouvelle rubrique : "Soutien à la parentalité"
Il s'agira pour toi de venir poster une question dans les commentaires de la page "soutien à la parentalité"ou de m'envoyer un mail à washou@free.fr (intitulé "soutien à la parentalité").
A la suite de cette question, j'écrirai un article en réponse. Chacun sera libre de venir apporter son soutien dans les commentaire du dit article. J'espère que s'en suivront de constructifs échanges entre nous.
Par contre, je trouve encore du temps pour répondre aux mamans qui cherchent du soutient sur différents groupe, forums. C'est du temps que je prends parce que j'aime partager avec elles, j'aime partager ce que j'ai appris en formation, dans mon quotidien de maman, ainsi que dans mes différentes lectures.
A la suite de divers échange par mail avec des lectrices du blog qui me demandaient du soutien, des "conseils", j'ai décidé de créer cette nouvelle rubrique. C'est en relisant les messages qu'elles m'envoient ensuite pour me donner des nouvelles, que l'idée s'est concrétisée.
Je ne m'improvise pas psy, ou super maman qui donne des leçons, juste je propose un peu de soutien, des trucs et astuces pour accompagner son enfant.
J'ouvre donc une nouvelle rubrique : "Soutien à la parentalité"
Il s'agira pour toi de venir poster une question dans les commentaires de la page "soutien à la parentalité"ou de m'envoyer un mail à washou@free.fr (intitulé "soutien à la parentalité").
A la suite de cette question, j'écrirai un article en réponse. Chacun sera libre de venir apporter son soutien dans les commentaire du dit article. J'espère que s'en suivront de constructifs échanges entre nous.
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