Avant j'avais un super pouvoir.
Je l'ai utilisé presque deux ans la nuit et un an de plus le jour, avec PetiteFleur. Je n'avais même pas conscience de ma chance!
Il me servait à la rassurer, à calmer ses pleurs, calmer une douleur, il me permettait aussi de la sortir de conflit avec les autres, d'apaiser sa faim, sa soif, n'importe où, n'importe quand.
Et surtout, il me permettait de dormir. Ooooooh oui, dormir. Ça me fait presque des frissons de l'écrire tellement j'en rêve!
Avant j'avais un super pouvoir, je pouvais mettre PetiteFleur au sein.
Elle se réveillait beaucoup, chaque nuit, de 3 à 20 fois. Et notre solution miraculeuse c'était le sein. Elle s'y blottissait et nous pouvions nous rendormir paisiblement. Bien sur, je trouvais ça difficile et laborieux tout ces réveils, mais rien à voir avec vivre ces nuits sans ce super pouvoir!
PetitFlocon ne s'accroche toujours pas. Et après 10 mois, j'ai peu d'espoir qu'il le fasse un jour. De toute façon, je suis lassée d'essayer. Lassée, fatiguée c'est un peu le leitmotiv du moment!
Cette nuit, en plus des reveils toutes les heures depuis 20h, j'ai passé trois heures à rendormir PetitFlocon, de 3h à 6h, coincée entre endormissements, réveils, et pleurs.
Je n'ai plus de super pouvoir. Mes bras ne sont pas aussi rassurants, aussi apaisants que pouvait l'être mon sein.
Je fais avec. J'avais même l'impression d'avoir accepter que PetitFlocon ne tète pas. Et puis, finalement, cette incapacité à le soulager fait remonter des sentiments d’échec, de culpabilité de tristesse tout simplement. J'accueille tout ça sans trop savoir quoi en faire à part le déposer ici.
Je me rassure en me disant que malgré tout il a encore mon lait, durement récolté, chaque jour, depuis presque un an.
Bientôt PetitFlocon sera aussi grand que sa sœur et tout ce manque de sommeil sera bien loin.
Je suis sure que ça me manquera et que je ne me rappellerai que de ce sentiment si doux qu'est celui de sentir son bébé s'endormir dans ses bras.
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mardi 10 février 2015
mardi 23 décembre 2014
La nuit et le jour...
Nous sommes aux portes de Noël. Et cette année, nous le fêterons juste nous quatre.
PetitFlocon passe encore de trop mauvaises nuits pour pouvoir prétendre à un Noël en dehors de notre maison.
Ces dernières semaines sont clairement estampillées "manque de sommeil".
PetitFlocon se réveille au minimum toutes les heures, ce peut-être tout les quarts d'heures pour certaines nuits. Il a d’énormes difficultés à trouver le sommeil la nuit. La peur, une douleur plus forte dans la position allongé, des tensions? Je ne sais pas vraiment.
L'ostéo dit qu'effectivement il a des tensions au niveau des membranes. Nous avons donc rendez-vous pour une séance vendredi. J'espère que ça va l'aider.
Personnellement, même si je ne comprend pas vraiment ce qu'il se passe lors de ces nuits de veille, je pense quand même que l'angoisse est une des sources du problème, se couplant sans doute à la douleur.
Je me souviens que lors de sa première chirurgie, il avait déjà été très fort insécurisé et que l'on avait mis du temps à l'apaiser.
Là, c'est encore pire. Il refuse même de manger liquide la nuit. Lui qui buvait encore plusieurs fois, n'accepte plus du tout de lait. Mais il a faim. Me voilà donc contrainte à lui donner à manger à la cuillère la nuit. J'ose dire que ça pique, franchement!!!
Et puis les réveils sont suivis d'endormissements chaotiques, de pleurs interminables, de bercements longs et parfois inefficaces pendant parfois plusieurs heures.
Il pleure dans mes bras, pleure dans son lit, pleure dans les bras de son Papa, pleure couché, pleure debout et assis. La nuit réveille quelque chose en lui, c'est indéniable.
Nous, on est épuisés. Le manque de sommeil ça te ruine un cerveau trèèèèès rapidement. Je n'en suis pas encore à ce stade, mais je comprend aisément comment une mère, ou un père au bout du bout peut secouer son enfant juste pour le faire taire. Partagé entre l'envie de soutenir son enfant et celui de dormir. La limite à franchir lorsque l'on a dormi à peine 5 heures en trois jours, est très fine, vraiment.
Heureusement les vacances sont là et nous offrent un peu de calme dans le rythme de la journée. On retrouve du plaisir, et du bonheur, on se remplie d’énergie d'amour, toutes simples, sans pression aucune liée au quotidien! Même si ça ne remplace pas le sommeil, ça comble tout de même.
Et puis, il ne faut pas oublier que même si nous avons perdu quelques beaucoup d'heures de sommeil, PetitFlocon a gagné un palais.
Et ce n'est pas rien!!!
Depuis il mange! plus de fausse route, plus d'aliment coincé dans le nez.
Il croque, mâchouille, goute à tout, et en redemande!
C'est merveilleux de le voir pouvoir vivre ces instants à presque 9 mois (déjà).
Et puis il a la chance d'être le deuxième (on lâche bien prise pour le deuxième, tu verras!) et surtout d'être autorisé à manger comme il veut, ce qu'il veut, le principal étant qu'il mange!
Du coup, danette, biscotte, fromage, brioche au chocolat sont au menu, il se fait plaisir!! Laissant de côté les légumes et même parfois les compotes, préférant clairement les morceaux de bananes ou de pommes.
C'est une nouvelle étape dans sa petite vie, et pas des moindres, certainement tout aussi importante que les autres.
Reste maintenant à l'aider à se réassurer, à se sentir apaisé. Je n'ai pas encore le mode d'emploi, mais je ne perds pas le courage, le plus dur est derrière nous. Et même si, comme j'ai l'habitude de dire, rien ne doit être minimisé par une comparaison, ça fait parfois du bien de relativiser de cette manière!
Joyeux Noël à toi!!
Plein de douceurs...
Libellés :
fente labio palatine
mardi 16 décembre 2014
9 mois fois deux...
Il a grandi neuf mois dans mon ventre,
protégé, attendu, imaginé, projeté dans ce qu'il pourrait être
alors que nous savions déjà qu'il aurait ce petit truc en plus, ou
en moins.
Il a suffit d'une visite prénatale
pour comprendre que rien ne se passerait normalement.
"Il a une fente labio palatine"...
C'est tombé, comme ça. Surement de la
meilleure façon qu'il soit. Simplement.
Dans l'instant, un peu abasourdie, mais
totalement dans la concience, j'acceuille, je reçois l'information,
je m'en détache presque. Remonte à moi le souvenir de mes cours à
ce sujet.
Et puis nous rentrons chez nous.
Neuf mois vont s'écouler lentement. Je
vais chercher, penser, construire tout un projet autour de lui, de
notre allaitement, des soins de cette malformation.
Mon corps se prépare à le découvrir.
Mais mon inconscient repousse cette rencontre. Je ne lâche pas
prise. Quatre jours s'écoulent après terme avant que l'on choisisse
de déclencher l'accouchement. En moins d'une heure les contractions
arrivent. J'accepte enfin son arrivée. Chaque contraction me
rapproche de lui. De ce nouveau "nous" à quatre. Je
marche, je gravie les marches de la maternité, je fais du ballon, je
l'aide, je veux l'aider.
Le gel qui doit déclencher
l'accouchement est posé depuis 3h, mais mon col bouge peu... Puis en
une heure, après cette phase de désespérance, il se dilate
complétement en moins d'une heure, bébé s'engage. Quelques
poussées et nous le découvrons. En une minute nous avons déjà
oublié son visage si particulier.
C'est aussi le début des angoisses au
sujet des chirurgies.
Jour après jour, semaine après
semaine. Pris dans "le faire", je ne vois pas qu'il grandi.
Je ne profite pas vraiment. L'attente des chirurgies m'empêche de
lâcher prise. Le rythme des tirages de lait me tient dans ce
quotidien, il est l'objectif de chaque jour.
Première chirurgie en mai. Il a mal,
il ne mange pas mieux. L'allaitement est toujours impossible.
Il a fallu que je le laisse, que
j'arrive à faire confiance à ce monde médical si austère. Son
petit corps me crit sa douleur, ses peurs. Je culpabilise, je ne
supporte plus mon impuissance, mon incapacité à contrôler. Je tire
mon lait, c'est tout ce qui me réassure sur mes compétences.
L'été passe, dans un rythme quotidien
de tirage de lait toutes les deux ou trois heures, puis les bib
toutes les deux heures. Le nez dans le guidon, je ne pense qu'à ça,
je ne vis que ça. Le prochaine chirurgie va arriver tellement vite.
Chaque jour je le met au sein, chaque jour je vis cet échec, chaque
jour je vis son rejet. A la fin de l'été je décide de ne plus lui
proposer quotidiennement, d'arrêter de me faire du mal. Je lui
propose uniquement une fois par semaine. Puis doucement j'oublie.
Il sourit. Il rit. Il commence le
quatre pattes, à se mettre debout.
Je le remet au sein. Il ne me rejette
plus. Il ne tète pas non plus. Une petite victoire. Un peu d'espoir.
Mais je suis fatiguée. Je n'ai plus la
force de tenter, de ressortir mes accessoires.
La neige est là.
Sa seconde chirurgie a lieu en
décembre. Il a huit mois.
Ça y est son palais est reconstruit.
Mais lui, il va mal. Il pleure
beaucoup. Toute sa sécurité est ébranlée. Et mon sein qui ne peut
être un refuge. Je n'ai pas réussi à l'allaiter. Comme on me
l'avait prédit. Cette déception est si forte. Il refuse parfois
même de boire mon lait que je peine à tirer. La nuit, avant la chirurgie il buvait plusieurs fois, et depuis notre retour, il refuse
son biberon, il accepte uniquement de manger un petit suisse à la
cuillère en pleine nuit, plusieurs fois. J'ai presque oublié la
sensation de s'endormir avec son bébé au sein. Comme si cet
allaitement avait recouvert celui que j'ai vécu avec sa sœur.
Pourtant il avait duré 4 ans...
Il va avoir 9 mois. Et je me rends
compte que j'ai beaucoup subit mon impuissance face à tout ça.
Dix huit mois. C'est ce qu'il aura
fallu comme temps pour reconnaitre que je dois accepter. Tenter de
vivre simplement. Oublier ce petit morceau de vie qui ne définira
jamais ce qu'il est et ce que nous sommes.
Faire le deuil de ce bébé attendu, de
cette grossesse rêvée, de ce second allaitement qui n'est qu'un piètre ersatz d'allaitement me laissant un goût amer.
Arrêter de tenter, sans avoir le
sentiment de renoncer. Je dois être fière de tenir ce tire
allaitement et parvenir à me contenter de ça.
Notre tout petit est arrivé chez nous
avec sa différence, ce petit truc en plus ou en moins.
J'ai choisi l'action, j'ai choisi
l'immersion, et puis j'en ai oublié de juste le regarder. De juste
profiter, m’émerveiller. Cependant, j'oublie les regrets. J'ai fais
comme je pouvais. C'est ce qui m'a, sans nul doute, permis d'avancer
et de continuer à ses côtés.
Aujourd'hui, j'ai envie de profiter, de
prendre le temps de le regarder. De vivre notre vie de famille le
plus normalement possible. De prendre le temps de le voir grandir,
changer, découvrir, apprendre. Je veux retrouver le bonheur de notre
famille. Comme avant.
Je n'ai rien à réparer, mais tout à
construire autrement.
Je suis cette mère qui, 9 mois fois
deux après, est enfin prête à lâcher prise...
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fente labio palatine
lundi 15 décembre 2014
L'opération du palais
Presque quinze jours que PetitFlocon a été opéré de sa fente palatine.
Je trouve seulement maintenant un peu de temps pour venir déposer, ici, quelques mots.
Oui, je cours après le temps. PetitFlocon en consomme énormément.
La chirurgie s'est ben déroulée et ce qui devait être réparé l'a été. C'est ce qu'on peut appeler une chirurgie "réussie".
J'ai encore une fois laissé PetitFlocon dans les bras d'un infirmier. David, un barbu souriant qui a tout de suite plu à PetitFlocon qui lui a doucement caressé la barbe en nous regardant nous éloigner.
Quand les portes du bloc se sont refermées, mon petit coeur de maman, s'est brisé en mille millions de morceaux. Les jambes coupées, la douleur au ventre et les larmes aux yeux, l'attente a commencé; une longue attente. Et puis le reveil a appelé, on pouvait allé le chercher, le retrouver.
Mon tout petit, les yeux fermés, allongé dans dans son lit à barreaux, qui pleure dans le sas qui sépare la salle d'attente ambulatoire et la salle de réveil. Et moi qui n'ose pas avancer, l'infirmière qui attend son tour, et mon bébé qui pleure. Quelques minutes interminables se sont écoulées.
De retour dans la chambre j'ai enfin pu le prendre dans mes bras. Branchés un peu partout, c'était peu confortable pour lui, mais mieux que dans son lit.
Il a pleuré en continue pendant de nombreuses heures, à dire vrai toute la première nuit. Parvenant parfois à plonger dans le sommeil quelques instants, pour être réveillé par la douleur lors de la déglutition.
Mon PoiluChéri devait rentrer pour s'occuper de PetiteFleur, mais impossible de nous laisser, PetitFlocon souffre trop, c'est trop compliqué pour moi de gérer toute la nuit sans dormir. Il faut dire que les nuits précédentes n'ont pas été reposantes, PetitFlocon a sorti sa première dent, tu imagines bien que ça n'a pas été de tout repos.
Cette nuit là, dans notre chambre, PetitFlocon passe de mes bras à ceux de son Papa. L'infirmière est très présente. PetitFlocon, malgré tout les médicaments a très mal. Il a aussi faim. Nous tentons même de lui donner une glace à la vanille fraise. Mais il n'en veut pas.
La nuit passe, une journée encore difficile aussi. Puis une autre nuit à peine mieux que la précédente. PetitFlocon remange enfin. Après l'avoir reperfusé deux fois parce que le cathé se bouchait, avec le médecin on décide de dé-perfuser et de passer en per os. Nous sortons en milieu d'aprem. Il n'est plus utile de rester à l’hôpital.
Nous passons quelques jours chez mes parents. PetitFlocon passe de longues journées, mais ce sont les nuits les plus dures. Il a mal. Il a peur, il pleure beaucoup et met longtemps à se rendormir dans nos bras.
Il ne sourit plus beaucoup, et surtout a du mal à quitter mes bras.
Nous sommes rentrés chez nous il y a presque une semaine. Depuis chaque jour ça va un peu mieux. Mais les nuits sont toujours chaotiques.
Le temps me manque pour te raconter.
Je reviendrai plus tard.
Belle journée à toi!
Je trouve seulement maintenant un peu de temps pour venir déposer, ici, quelques mots.
Oui, je cours après le temps. PetitFlocon en consomme énormément.
La chirurgie s'est ben déroulée et ce qui devait être réparé l'a été. C'est ce qu'on peut appeler une chirurgie "réussie".
J'ai encore une fois laissé PetitFlocon dans les bras d'un infirmier. David, un barbu souriant qui a tout de suite plu à PetitFlocon qui lui a doucement caressé la barbe en nous regardant nous éloigner.
Quand les portes du bloc se sont refermées, mon petit coeur de maman, s'est brisé en mille millions de morceaux. Les jambes coupées, la douleur au ventre et les larmes aux yeux, l'attente a commencé; une longue attente. Et puis le reveil a appelé, on pouvait allé le chercher, le retrouver.
Mon tout petit, les yeux fermés, allongé dans dans son lit à barreaux, qui pleure dans le sas qui sépare la salle d'attente ambulatoire et la salle de réveil. Et moi qui n'ose pas avancer, l'infirmière qui attend son tour, et mon bébé qui pleure. Quelques minutes interminables se sont écoulées.
De retour dans la chambre j'ai enfin pu le prendre dans mes bras. Branchés un peu partout, c'était peu confortable pour lui, mais mieux que dans son lit.
Il a pleuré en continue pendant de nombreuses heures, à dire vrai toute la première nuit. Parvenant parfois à plonger dans le sommeil quelques instants, pour être réveillé par la douleur lors de la déglutition.
Mon PoiluChéri devait rentrer pour s'occuper de PetiteFleur, mais impossible de nous laisser, PetitFlocon souffre trop, c'est trop compliqué pour moi de gérer toute la nuit sans dormir. Il faut dire que les nuits précédentes n'ont pas été reposantes, PetitFlocon a sorti sa première dent, tu imagines bien que ça n'a pas été de tout repos.
Cette nuit là, dans notre chambre, PetitFlocon passe de mes bras à ceux de son Papa. L'infirmière est très présente. PetitFlocon, malgré tout les médicaments a très mal. Il a aussi faim. Nous tentons même de lui donner une glace à la vanille fraise. Mais il n'en veut pas.
La nuit passe, une journée encore difficile aussi. Puis une autre nuit à peine mieux que la précédente. PetitFlocon remange enfin. Après l'avoir reperfusé deux fois parce que le cathé se bouchait, avec le médecin on décide de dé-perfuser et de passer en per os. Nous sortons en milieu d'aprem. Il n'est plus utile de rester à l’hôpital.
Nous passons quelques jours chez mes parents. PetitFlocon passe de longues journées, mais ce sont les nuits les plus dures. Il a mal. Il a peur, il pleure beaucoup et met longtemps à se rendormir dans nos bras.
Il ne sourit plus beaucoup, et surtout a du mal à quitter mes bras.
Nous sommes rentrés chez nous il y a presque une semaine. Depuis chaque jour ça va un peu mieux. Mais les nuits sont toujours chaotiques.
Le temps me manque pour te raconter.
Je reviendrai plus tard.
Belle journée à toi!
![]() |
| Mon bébé sourire, juste avant de partir au bloc |
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fente labio palatine
mardi 25 novembre 2014
Procrastination du matin...
Je devrais déjà être entrain de préparer les valises. Mais je n'y arrive pas.
J'ai bien commençé la liste des choses à mettre dedans, mais je ne parviens pas à m'y mettre.
Alors bien sur, je n'ai pas vraiment le courage de me lancer, comme à chaque fois qu'il faut tout préparer. Mais là, c'est pire que d'habitude.
Préparer toutes nos affaires c'est sentir se rapprocher encore plus la chirurgie de PetitFlocon... Penser à prendre telle ou telle chose, spécialement pour l'hôpital, en prévision de ça ou de ça... Arf... Je n'ai pas envie du tout. Ça me stresse, ça m'angoisse, ça me fatigue.
Ma liste est presque aussi longue que celle que j'avais faite pour la maternité!!
Mais j'avoue, je suis bien moins motivée à tout préparer.
Aller, il faut que je me motive! Par quoi commencer?
Je crois que je vais remplir la valise de PetiteFleur, elle est petite, ça n'est pas un gros challenge!
D'ailleurs, je ne t'en ai jamais parlé, mais elle a depuis peu une trunki gruffalo, elle est top!!!Solide, pratique, PetiteFleur l'adore!! J'ai hâte de la tester à l'aéroport cet été! En plus pour une fois elle a choisi autre chose que du rose!!!
Je traine, je traine, je repousse.. PetitFlocon vient de se réveiller.. Je ferais ça cet après-midi... De toute façon, je vais finir par être obligée de la faire!!
Bon avant la chir il y a une belle surprise pour PetiteFleur, qui devrait lui faire très plaisir! J'ai acheté des billets pour Peter Pan à Bobino. Je pense que cette surprise devrait faire son petit effet! PetiteFleur choisira avec qui elle veut y aller.. (j'ai le droit de dire que j'aimerais qu'elle me choisisse?? )
Depuis toute petite elle est fan de Peter Pan!
Souvenirs- souvenirs... (qu'elle était petite!! )
Le spectacle a l'air super!!
J'ai hâte qu'elle me choisisse!!! looooool
Je pense que c'est important que pendant cette semaine elle ait ce moment rien qu'à elle. Ce ne doit pas être simple d'avoir un petit frère comme PetitFlocon! Ce qui me rassure c'est qu'elle parvient à le dire!! "c'est nul d'être une grande sœur!", "mais bon, on garde quand même PetitFlocon parce qu'il fait tout le temps des sourires!" ... ti chou... <3
J'arrête de procrastiner.. Il me reste le repas à préparer et mon habituel tirage de lait d'avant l'heure des mamans!!
Belle journée à toi!! ;)
J'ai bien commençé la liste des choses à mettre dedans, mais je ne parviens pas à m'y mettre.
Alors bien sur, je n'ai pas vraiment le courage de me lancer, comme à chaque fois qu'il faut tout préparer. Mais là, c'est pire que d'habitude.
Préparer toutes nos affaires c'est sentir se rapprocher encore plus la chirurgie de PetitFlocon... Penser à prendre telle ou telle chose, spécialement pour l'hôpital, en prévision de ça ou de ça... Arf... Je n'ai pas envie du tout. Ça me stresse, ça m'angoisse, ça me fatigue.
Ma liste est presque aussi longue que celle que j'avais faite pour la maternité!!
Mais j'avoue, je suis bien moins motivée à tout préparer.
Aller, il faut que je me motive! Par quoi commencer?
Je crois que je vais remplir la valise de PetiteFleur, elle est petite, ça n'est pas un gros challenge!
D'ailleurs, je ne t'en ai jamais parlé, mais elle a depuis peu une trunki gruffalo, elle est top!!!Solide, pratique, PetiteFleur l'adore!! J'ai hâte de la tester à l'aéroport cet été! En plus pour une fois elle a choisi autre chose que du rose!!!
Je traine, je traine, je repousse.. PetitFlocon vient de se réveiller.. Je ferais ça cet après-midi... De toute façon, je vais finir par être obligée de la faire!!
Bon avant la chir il y a une belle surprise pour PetiteFleur, qui devrait lui faire très plaisir! J'ai acheté des billets pour Peter Pan à Bobino. Je pense que cette surprise devrait faire son petit effet! PetiteFleur choisira avec qui elle veut y aller.. (j'ai le droit de dire que j'aimerais qu'elle me choisisse?? )
Depuis toute petite elle est fan de Peter Pan!
Souvenirs- souvenirs... (qu'elle était petite!! )
Le spectacle a l'air super!!
J'ai hâte qu'elle me choisisse!!! looooool
Je pense que c'est important que pendant cette semaine elle ait ce moment rien qu'à elle. Ce ne doit pas être simple d'avoir un petit frère comme PetitFlocon! Ce qui me rassure c'est qu'elle parvient à le dire!! "c'est nul d'être une grande sœur!", "mais bon, on garde quand même PetitFlocon parce qu'il fait tout le temps des sourires!" ... ti chou... <3
J'arrête de procrastiner.. Il me reste le repas à préparer et mon habituel tirage de lait d'avant l'heure des mamans!!
Belle journée à toi!! ;)
samedi 22 novembre 2014
Choisir d'accepter...
Dans un mois, je pourrais dire, "ça y est c'est fait"...
PetitFlocon aura subit sa plus grosse chirurgie. Celle qui doit reconstruire son palais, le voile de son palais et sa luette. Et il ira bien mieux.
Dans dix jours, il rentrera au bloc. J'ai peur, j'ai mal au ventre. Tout mon corps me cri de le retenir.
J’essaie depuis le début de la semaine de me raisonner pour ne pas trop angoisser. Mais je n'y parviens pas. J'ai trop peur ; peur de l’anesthésie, peur de sa douleur, de cette seconde séparation.
PetitFlocon commence tout juste à se remettre psychologiquement de sa première chirurgie.
Il va de nouveau devoir porter ses manchettes pendant trois semaines et surtout ne pas boire de bib ou sucer sa tétine pendant 3 mois...
Nous allons nous adapter, mais je pense que ça va être compliqué.
J'espère que tout va bien se passer. Je sais que le "travail" sera bien fait, j'ai plus que confiance en la chir qui s'est déjà occupée de sa lèvre. Elle a fait, on peut le dire, du travail d’orfèvre.
Mais tout le folklore médical m'angoisse au plus haut point.
L'idée de laisser de nouveau PetitFlocon dans les bras de l'infirmier ou de l'infirmière de bloc est juste insoutenable.
Depuis déjà quelques jours il commence une angoisse de séparation. Accordage affectif à mon angoisse? Angoisse du 8ème mois? Tout se superpose et ne m'aide pas à relativiser. De toute façon je crois que je suis bien incapable de me raisonner. Les cauchemars exprimant ma peur de la séparation, de l'inconnu, mon incapacité à contrôler sont de retour. Ils me réveillent la nuit. Ils sont de plus en plus puissants, il y a quelques jours, je me suis mise à hurler de terreur en plein milieu de la nuit, tremblements, impossibilité de parler, j'ai mis plus de 10 minutes à reprendre mes esprits. Heureusement mon PoiluChéri est là.
PetitFlocon sent bien mon angoisse et s'y accorde lui aussi. Les soins de sa cicatrice redeviennent compliqués.
J'ai déjà pris le temps de lui exprimer toutes mes peurs, mais également le déroulement de la chir.
Je parviens peu à peu à culpabiliser moins de ne pas pouvoir être avec lui. J'accepte de ne pouvoir garder le contrôle. J'accepte de ne pouvoir rien y faire. J'accepte d'accepter...
PetitFlocon aura subit sa plus grosse chirurgie. Celle qui doit reconstruire son palais, le voile de son palais et sa luette. Et il ira bien mieux.
Dans dix jours, il rentrera au bloc. J'ai peur, j'ai mal au ventre. Tout mon corps me cri de le retenir.
J’essaie depuis le début de la semaine de me raisonner pour ne pas trop angoisser. Mais je n'y parviens pas. J'ai trop peur ; peur de l’anesthésie, peur de sa douleur, de cette seconde séparation.
PetitFlocon commence tout juste à se remettre psychologiquement de sa première chirurgie.
Il va de nouveau devoir porter ses manchettes pendant trois semaines et surtout ne pas boire de bib ou sucer sa tétine pendant 3 mois...
Nous allons nous adapter, mais je pense que ça va être compliqué.
J'espère que tout va bien se passer. Je sais que le "travail" sera bien fait, j'ai plus que confiance en la chir qui s'est déjà occupée de sa lèvre. Elle a fait, on peut le dire, du travail d’orfèvre.
Mais tout le folklore médical m'angoisse au plus haut point.
L'idée de laisser de nouveau PetitFlocon dans les bras de l'infirmier ou de l'infirmière de bloc est juste insoutenable.
Depuis déjà quelques jours il commence une angoisse de séparation. Accordage affectif à mon angoisse? Angoisse du 8ème mois? Tout se superpose et ne m'aide pas à relativiser. De toute façon je crois que je suis bien incapable de me raisonner. Les cauchemars exprimant ma peur de la séparation, de l'inconnu, mon incapacité à contrôler sont de retour. Ils me réveillent la nuit. Ils sont de plus en plus puissants, il y a quelques jours, je me suis mise à hurler de terreur en plein milieu de la nuit, tremblements, impossibilité de parler, j'ai mis plus de 10 minutes à reprendre mes esprits. Heureusement mon PoiluChéri est là.
PetitFlocon sent bien mon angoisse et s'y accorde lui aussi. Les soins de sa cicatrice redeviennent compliqués.
J'ai déjà pris le temps de lui exprimer toutes mes peurs, mais également le déroulement de la chir.
Je parviens peu à peu à culpabiliser moins de ne pas pouvoir être avec lui. J'accepte de ne pouvoir garder le contrôle. J'accepte de ne pouvoir rien y faire. J'accepte d'accepter...
Petit trésor, tu pars,
Tu pars mais j'ai confiance,
Confiance en toi, en ta force et ton courage.
Tout notre amour te suivra là où tu iras.
Je ne pourrais pas te tenir la main à chaque instant,
mais je serais là, tu seras avec moi,
dans mon cœur de maman qui ne battra que pour toi.
Pars sans crainte mon amour,
Papa et Maman t'aime pour toujours.
vendredi 4 juillet 2014
La goutte d'eau
La goutte d'eau, tu sais celle qui fait tout déborder. Celle qui brise tout les remparts que tu avais construit pour te protéger.
Elle vient de goutter.
En plein dans ce vase bien trop plein. Trop plein de larmes retenues et contenues. Et je pleure, je pleure parce que je suis fatiguée, je pleure parce que je ne peux pas me retenir. Je pleure pour une erreur que j'ai faite. Un détail sans doute dans une vie normale, qui roule, mais pour moi c'est l'erreur de trop.
Comme prévu depuis plus d'un mois, je me suis rendu au rendez-vous chez l'étiothérapeute pour PetitFlocon. J'avais rendez-vous à 14h aujourd'hui.
J'en étais tellement persuadée.
Et puis dans la salle d'attente, j'ai vu arriver la thérapeute et me dire que nous avions rendez-vous hier. Pas moins, pas plus. Je lui demande vaguement si elle est sérieuse. Elle vérifie son agenda, oui, c'était bien hier, d'un ton plein de reproches. Complètement abrutie par l'annonce, je n'ai su répondre qu'un "et bien désolée" et elle a quitté la pièce. Quelques secondes se sont écoulées et j'ai quitté la salle d'attente pour rejoindre ma voiture et pleurer.
J'attendais tellement de ce rendez-vous, presque un mois d'attente pour moi, mais surtout pour PetitFlocon et c'est bien ça qui me fait si mal.
J'ai raté LE rendez-vous qui devait lui permettre de se sentir mieux. Je me sens encore plus lamentable qu'hier.
Je suis si fatiguée... Les nuits sont si courtes, les journées si longues. Les tirages de lait si laborieux et douloureux. J'ai mal... Dans moins d'une demie heure il faudra que je retire encore une fois mon lait alors que j'ai l'impression de l'avoir fait il y a cinq minutes tellement je sens encore la douleur de l'aspiration. Le simple frottement d'un tee shirt devient insupportablement douloureux.
Bref, ce rdv manqué c'est juste la goutte d'eau qui fait tout déborder et il fallait que je vienne ici le déposer.
Elle vient de goutter.
En plein dans ce vase bien trop plein. Trop plein de larmes retenues et contenues. Et je pleure, je pleure parce que je suis fatiguée, je pleure parce que je ne peux pas me retenir. Je pleure pour une erreur que j'ai faite. Un détail sans doute dans une vie normale, qui roule, mais pour moi c'est l'erreur de trop.
Comme prévu depuis plus d'un mois, je me suis rendu au rendez-vous chez l'étiothérapeute pour PetitFlocon. J'avais rendez-vous à 14h aujourd'hui.
J'en étais tellement persuadée.
Et puis dans la salle d'attente, j'ai vu arriver la thérapeute et me dire que nous avions rendez-vous hier. Pas moins, pas plus. Je lui demande vaguement si elle est sérieuse. Elle vérifie son agenda, oui, c'était bien hier, d'un ton plein de reproches. Complètement abrutie par l'annonce, je n'ai su répondre qu'un "et bien désolée" et elle a quitté la pièce. Quelques secondes se sont écoulées et j'ai quitté la salle d'attente pour rejoindre ma voiture et pleurer.
J'attendais tellement de ce rendez-vous, presque un mois d'attente pour moi, mais surtout pour PetitFlocon et c'est bien ça qui me fait si mal.
J'ai raté LE rendez-vous qui devait lui permettre de se sentir mieux. Je me sens encore plus lamentable qu'hier.
Je suis si fatiguée... Les nuits sont si courtes, les journées si longues. Les tirages de lait si laborieux et douloureux. J'ai mal... Dans moins d'une demie heure il faudra que je retire encore une fois mon lait alors que j'ai l'impression de l'avoir fait il y a cinq minutes tellement je sens encore la douleur de l'aspiration. Le simple frottement d'un tee shirt devient insupportablement douloureux.
Bref, ce rdv manqué c'est juste la goutte d'eau qui fait tout déborder et il fallait que je vienne ici le déposer.
Libellés :
fente labio palatine
jeudi 3 juillet 2014
L'espoir fou
L'abandon n'est pas loin.
J'ai tout essayé, et ce n'est pas juste le titre d'un livre de Filiozat.
PetitFocon a eu trois mois il y a quelques jours. Oui, déjà. Le temps a filé à vitesse grand V.
Depuis sa chir, il va de mieux en mieux, et sa cicatrice est de plus en plus jolie. Nous commençons les massages la semaine prochaine pour éviter qu'il y ai des adhérences et que sa lèvre ne se rétracte pas plus. Il est toujours très insécurisé et ne dort encore qu'emballé dans son lange.Je vois une étiothérapeute vendredi pour l'aider.
Plus haut je disais donc que j'ai tout essayé. Tout essayé pour le mettre au sein. Je pensais que la chirurgie nous offrirait un nouvel élan, de nouvelles possibilités. Mais non. C'est pire.
Après la chirurgie, j'ai du attendre presque une semaine pour pouvoir le remettre au sein.
Alors qu'avant son opération, il se mettait au sein, tentait de s'accrocher, depuis, il se jette en arrière, cri et refuse clairement de s'en approcher. Il recrache même le lait que j'envoie par la seringue.
La seule position qu'il accepte et qui pourrait nous permettre un allaitement au sein, c'est la BN.
Mais même cette position n'a rien de miraculeux.
Nous avons tellement tenté que je suis fatiguée.
Bout de sein de taille différentes,différentes positions, mais aussi avant le bib, au milieu d'un bib, après... Dans le bain, en demi sommeil. Cet allaitement invaliderait presque toutes mes connaissances et me ferait largement douter de mes compétences en la matière. Sans parler du fait que je me sens vraiment lamentable de ne pas parvenir à l'allaiter au sein. Et pire encore de devoir lui donner un bib de LA de temps en temps parce que ma lactation ne suit pas.
Oui, parce que ma lactation a du mal à suivre. Le premier mois tout allait très bien, des quantités qui me permettait même de faire des réserves! Et puis l'arrivée d'enoOOormes crevasses a tout bouleversé.
J'ai du reprendre à la main le tirage pour permettre la cicatrisation. Et après cicatrisation, je n'ai jamais plus réussi à reprendre le tire lait. Un blocage psychologique certainement. Un rejet tout bêtement. Pas une goutte ne sort lorsque je l'utilise, même après 20 minutes, même après avoir lancé mon réflexe d’éjection manuellement. Rien, nada. Alors pendant presque deux mois j'ai continué à la main. Laborieux? Oui, je te le confirme!
Sans compter que doucement ma lactation en a pris un coup. Est arrivée la poussée de croissance des trois mois. Et là, quand j'ai vu que j'étais obligé d'ajouter plus qu'un bib par jour, j'ai ressorti le tire lait manuel. Avec douleur, mais au moins le lait coule. Crevasses au bout de deux jours. Mais j'ai su rectifier et ça va déjà bien mieux. Je me gave de fenugrec et de chardon béni ainsi que de tisanes. Ma lactation repart un peu, mais rien de fabuleux.
Je suis également allé voir une orthophoniste qui travaille sur les troubles de l'oralité. Et chaque maman qui voudrait allaiter un bébé avec une fente devrait en rencontrer une. J'ai le regret immense de ne pas l'avoir vu à mon accouchement. Elle m'a clairement dit qu'avec un accompagnement quotidien pendant au moins deux semaines lse chances de réussir l'allaitement au sein sont clairement multipliées. Elle est même persuadée que nous aurions réussi. Tu imagines ma déception. C'est pour ça que je mitige un peu son propos...
Elle m'a conseillé de mettre PetitFlocon au sein à chaque bib, mais j'avoue, je ne trouve plus le temps, plus l’énergie, et la déception est telle à chaque fois que mon moral en pâti trop. Alors je le fais toujours au moins une fois par jour, même si pour le moment ça ne fonctionne jamais.
J'ai comme l'espoir fou, oui complétement fou, qu'un jour, d'un coup, il s'accroche et tète. J'en rêve la nuit, je l'imagine, je le projette. Tout en sachant que ça n'arrivera jamais malheureusement. Son réflexe de succion a disparu. Mon cœur saigne d'écrire ces mots.Mais c'est la réalité. Malgré tout nos efforts et notre envie c'est notre réalité. Tout ça me fait énormément de peine, me culpabilise, et me fait me sentir nulle.
Je ne suis pas loin de l'abandon. Parfois, en colère, je me dis que je vais laisser tomber, que je me fatigue pour rien. Je suis en colère après moi, après la vie. Toujours cette sensation d'injustice que je n'arrive pas à effacer malgré, là encore, beaucoup d'efforts pour rejeter ce sentiment si négatif et empêchant. Mais l'esperance est là. Et une fois reposée, je reprend force et courage. A moi de regarder en avant, de choisir de voir les choses de manière positive.
L'espoir fou, c'est d'y croire, toujours, encore. C'est ce qui fait durer mon allaitement, c'est ce qui motive ce tirage de lait douloureux, chronophage, désagréable,et frustrant.
Non je ne lâcherai pas. PetitFlocon a besoin de mon lait. Et si je dois finalement me contenter de lui donner dans un machin en plastique alors je le ferais. Le voir grandir, aller bien, et surtout voir qu'il n'a pour le moment aucun soucis ORL est une victoire. Nul doute que mon lait y soit pour beaucoup.
Alors, le regard plongé dans le sien, dans ses grands yeux bleus, je puise la force, je puise tout l'amour qu'il me renvoi, qu'il m'offre chaque jour et je dépasse mes limites. Pour lui, pour nous, parce que je l'aime et que je l'aimerais toujours, chaque jour, plus fort, plus intensément.
J'ai tout essayé, et ce n'est pas juste le titre d'un livre de Filiozat.
PetitFocon a eu trois mois il y a quelques jours. Oui, déjà. Le temps a filé à vitesse grand V.
Depuis sa chir, il va de mieux en mieux, et sa cicatrice est de plus en plus jolie. Nous commençons les massages la semaine prochaine pour éviter qu'il y ai des adhérences et que sa lèvre ne se rétracte pas plus. Il est toujours très insécurisé et ne dort encore qu'emballé dans son lange.Je vois une étiothérapeute vendredi pour l'aider.
Plus haut je disais donc que j'ai tout essayé. Tout essayé pour le mettre au sein. Je pensais que la chirurgie nous offrirait un nouvel élan, de nouvelles possibilités. Mais non. C'est pire.
Après la chirurgie, j'ai du attendre presque une semaine pour pouvoir le remettre au sein.
Alors qu'avant son opération, il se mettait au sein, tentait de s'accrocher, depuis, il se jette en arrière, cri et refuse clairement de s'en approcher. Il recrache même le lait que j'envoie par la seringue.
La seule position qu'il accepte et qui pourrait nous permettre un allaitement au sein, c'est la BN.
Mais même cette position n'a rien de miraculeux.
Nous avons tellement tenté que je suis fatiguée.
Bout de sein de taille différentes,différentes positions, mais aussi avant le bib, au milieu d'un bib, après... Dans le bain, en demi sommeil. Cet allaitement invaliderait presque toutes mes connaissances et me ferait largement douter de mes compétences en la matière. Sans parler du fait que je me sens vraiment lamentable de ne pas parvenir à l'allaiter au sein. Et pire encore de devoir lui donner un bib de LA de temps en temps parce que ma lactation ne suit pas.
Oui, parce que ma lactation a du mal à suivre. Le premier mois tout allait très bien, des quantités qui me permettait même de faire des réserves! Et puis l'arrivée d'enoOOormes crevasses a tout bouleversé.
J'ai du reprendre à la main le tirage pour permettre la cicatrisation. Et après cicatrisation, je n'ai jamais plus réussi à reprendre le tire lait. Un blocage psychologique certainement. Un rejet tout bêtement. Pas une goutte ne sort lorsque je l'utilise, même après 20 minutes, même après avoir lancé mon réflexe d’éjection manuellement. Rien, nada. Alors pendant presque deux mois j'ai continué à la main. Laborieux? Oui, je te le confirme!
Sans compter que doucement ma lactation en a pris un coup. Est arrivée la poussée de croissance des trois mois. Et là, quand j'ai vu que j'étais obligé d'ajouter plus qu'un bib par jour, j'ai ressorti le tire lait manuel. Avec douleur, mais au moins le lait coule. Crevasses au bout de deux jours. Mais j'ai su rectifier et ça va déjà bien mieux. Je me gave de fenugrec et de chardon béni ainsi que de tisanes. Ma lactation repart un peu, mais rien de fabuleux.
Je suis également allé voir une orthophoniste qui travaille sur les troubles de l'oralité. Et chaque maman qui voudrait allaiter un bébé avec une fente devrait en rencontrer une. J'ai le regret immense de ne pas l'avoir vu à mon accouchement. Elle m'a clairement dit qu'avec un accompagnement quotidien pendant au moins deux semaines lse chances de réussir l'allaitement au sein sont clairement multipliées. Elle est même persuadée que nous aurions réussi. Tu imagines ma déception. C'est pour ça que je mitige un peu son propos...
Elle m'a conseillé de mettre PetitFlocon au sein à chaque bib, mais j'avoue, je ne trouve plus le temps, plus l’énergie, et la déception est telle à chaque fois que mon moral en pâti trop. Alors je le fais toujours au moins une fois par jour, même si pour le moment ça ne fonctionne jamais.
J'ai comme l'espoir fou, oui complétement fou, qu'un jour, d'un coup, il s'accroche et tète. J'en rêve la nuit, je l'imagine, je le projette. Tout en sachant que ça n'arrivera jamais malheureusement. Son réflexe de succion a disparu. Mon cœur saigne d'écrire ces mots.Mais c'est la réalité. Malgré tout nos efforts et notre envie c'est notre réalité. Tout ça me fait énormément de peine, me culpabilise, et me fait me sentir nulle.
Je ne suis pas loin de l'abandon. Parfois, en colère, je me dis que je vais laisser tomber, que je me fatigue pour rien. Je suis en colère après moi, après la vie. Toujours cette sensation d'injustice que je n'arrive pas à effacer malgré, là encore, beaucoup d'efforts pour rejeter ce sentiment si négatif et empêchant. Mais l'esperance est là. Et une fois reposée, je reprend force et courage. A moi de regarder en avant, de choisir de voir les choses de manière positive.
L'espoir fou, c'est d'y croire, toujours, encore. C'est ce qui fait durer mon allaitement, c'est ce qui motive ce tirage de lait douloureux, chronophage, désagréable,et frustrant.
Non je ne lâcherai pas. PetitFlocon a besoin de mon lait. Et si je dois finalement me contenter de lui donner dans un machin en plastique alors je le ferais. Le voir grandir, aller bien, et surtout voir qu'il n'a pour le moment aucun soucis ORL est une victoire. Nul doute que mon lait y soit pour beaucoup.
Alors, le regard plongé dans le sien, dans ses grands yeux bleus, je puise la force, je puise tout l'amour qu'il me renvoi, qu'il m'offre chaque jour et je dépasse mes limites. Pour lui, pour nous, parce que je l'aime et que je l'aimerais toujours, chaque jour, plus fort, plus intensément.
jeudi 5 juin 2014
L'envelopper... L'apaiser...
Une semaine déjà que PetitFlocon s'est fait opérer.
Physiquement il va de mieux en mieux. La douleur semble s'être estompée, la cicatrice est magnifique et son visage est changé tout en restant le même qu'avant.
Pourtant dans son corps, tout semble tendu.
Il ne dort plus comme avant et parait insécurisé.
Je n'en avais pas tellement pris conscience ces dernier jours, mettant cela sur le compte de la douleur. Puis c'est en constatant qu'il ne s'endort plus que solidement emmailloté, avec la tête recouverte par sa couverture, ou dans son cosy que je me suis questionnée.
Et c'est certain, il ne va pas bien.
Je ne sais pas ce qu'il s'est passé pendant notre absence, ce qu'il a pu vivre, ressentir au bloc, en salle de réveil. En tout cas, c'est inscrit en lui.
Il pleure, tente de s'enfouir dans mes bras, dans sa couverture, comme si il voulait rentrer dans une bulle sécurisante, enveloppante.
Ce matin, pour qu'il trouve le sommeil, j'ai du lui mettre sa combinaison pilote et l'installer dans le cosy. Même dans mes bras il ne sent pas suffisamment enveloppé.
Il y dort depuis presque 2h, et depuis deux trois jours c'est un petit miracle pour lui.
J'ai le sentiment d'un contre coup de l'opération. Comme si il revivait tout ça.
Je ne sais pas vraiment quoi faire.
Bien sur, je l'écoute, j'écoute ses pleurs, je lui dis que je l'entend, que je ne comprends pas forcément, mais que je suis là, que j’accueille ce qu'il a à me dire, à déposer. Parfois ça l'apaise. Je pose aussi des mots, enfin je tente. Comment savoir ce qu'il ressent vraiment?
A la fin de la grossesse j'avais commencé le livre d'Hélène Gerin et Fréderic Laloux, "j'ai tant de choses à te dire". Mais je ne trouve pas le temps de le terminer. Pourtant je suis persuadée qu'il pourrait nous aider.
"À partir de leur expérience de parents, Hélène Gérin et Frédéric Laloux ont développé la communication connectée. Cette technique, basée notamment sur la kinésiologie, permet des échanges d’une richesse insoupçonnée : le bébé peut exprimer ses ressentis, ses besoins et ses questionnements, sans nécessairement passer par les pleurs pour se faire entendre. La communication connectée ouvre les portes d’un quotidien fluide, où le bébé se sent compris et où les parents s’émerveillent de sa vie intérieure. Elle est à la fois rigoureuse et très accessible. Au fil des pages, vous découvrirez pas à pas comment prêter la parole à votre bébé, pour vous lancer à votre tour dans des échanges d’une nouvelle profondeur avec avec lui."
J'ai aussi pris rendez-vous chez l'ostéo par acquis de conscience, ainsi que chez l'étiothérapeute.
J'espère que ça pourra l'aider.

En attendant, parallèlement, je lui donne aussi des fleurs de Bach, Rescue kids (sans alcool), j'ai commencé ce matin, nous verrons ce que ça donne...
C'est vraiment difficile de sentir PetitFlocon tellement mal.
Je me sens impuissante face à tout ça. Et encore une fois, le fait de ne pas pouvoir le mettre au sein ne m'aide pas du tout. La chaleur d'un bib ça n'existe pas... Du coup, ça me ramène encore et toujours à cette déception (qui ne me quitte pas) de ne pas pouvoir le mettre au sein.
Et plus les semaines passent plus l'espoir s'efface et la force de lutter s'amenuise. Je suis fatiguée de tirer mon lait, à la main qui plus est puisque je ne parviens plus à obtenir une goutte au tire lait. Je pense que je fais un blocage depuis que j'ai eu des crevasses si douloureuses que je ne pouvais plus qu'exprimer à la main. Tu imagines bien qu'à la main je suis moins efficace et que ma lactation a pris un coup.
D'ailleurs, la veille de la chirurgie de PetitFlocon, je n'avais plus une goutte de lait, j'ai du aller à la pharma acheter un boite de lait artificiel. Ce soir là, finalement, une fois la boite en main, j'ai de nouveau eu du lait.
Mais les jours qui ont suivis j'ai du compléter avec quelques bib (avec peine, douleur, culpabilité ect) de LA. Et puis, un peu résignée, je me suis dis que je n'avais pas d'autre choix que de nourrir mon bébé. L'eau sucrée ça va une fois..
Malgré tout, je tente de garder le positif, et à chaque sourire de PetitFlocon, j'oublie les allés/retours dans mon couloir avec lui dans les bras, la tendinite me criant de le poser. J'oublie les nuits sans sommeil, les repas morcelés, les cafés froids, toussa-toussa...
J'espère que bientôt il ira mieux et qu'il sera apaisé. Je fais de mon mieux pour ça!
En attendant, je profite de chaque sourire, de chaque échange, de chaque regard, de chaque petit bruit et m'emplit de Lui...
Physiquement il va de mieux en mieux. La douleur semble s'être estompée, la cicatrice est magnifique et son visage est changé tout en restant le même qu'avant.
Pourtant dans son corps, tout semble tendu.
Il ne dort plus comme avant et parait insécurisé.
Je n'en avais pas tellement pris conscience ces dernier jours, mettant cela sur le compte de la douleur. Puis c'est en constatant qu'il ne s'endort plus que solidement emmailloté, avec la tête recouverte par sa couverture, ou dans son cosy que je me suis questionnée.
Et c'est certain, il ne va pas bien.
Je ne sais pas ce qu'il s'est passé pendant notre absence, ce qu'il a pu vivre, ressentir au bloc, en salle de réveil. En tout cas, c'est inscrit en lui.
Il pleure, tente de s'enfouir dans mes bras, dans sa couverture, comme si il voulait rentrer dans une bulle sécurisante, enveloppante.
Ce matin, pour qu'il trouve le sommeil, j'ai du lui mettre sa combinaison pilote et l'installer dans le cosy. Même dans mes bras il ne sent pas suffisamment enveloppé.
Il y dort depuis presque 2h, et depuis deux trois jours c'est un petit miracle pour lui.
J'ai le sentiment d'un contre coup de l'opération. Comme si il revivait tout ça.
Je ne sais pas vraiment quoi faire.
Bien sur, je l'écoute, j'écoute ses pleurs, je lui dis que je l'entend, que je ne comprends pas forcément, mais que je suis là, que j’accueille ce qu'il a à me dire, à déposer. Parfois ça l'apaise. Je pose aussi des mots, enfin je tente. Comment savoir ce qu'il ressent vraiment?
A la fin de la grossesse j'avais commencé le livre d'Hélène Gerin et Fréderic Laloux, "j'ai tant de choses à te dire". Mais je ne trouve pas le temps de le terminer. Pourtant je suis persuadée qu'il pourrait nous aider.
"À partir de leur expérience de parents, Hélène Gérin et Frédéric Laloux ont développé la communication connectée. Cette technique, basée notamment sur la kinésiologie, permet des échanges d’une richesse insoupçonnée : le bébé peut exprimer ses ressentis, ses besoins et ses questionnements, sans nécessairement passer par les pleurs pour se faire entendre. La communication connectée ouvre les portes d’un quotidien fluide, où le bébé se sent compris et où les parents s’émerveillent de sa vie intérieure. Elle est à la fois rigoureuse et très accessible. Au fil des pages, vous découvrirez pas à pas comment prêter la parole à votre bébé, pour vous lancer à votre tour dans des échanges d’une nouvelle profondeur avec avec lui."J'ai aussi pris rendez-vous chez l'ostéo par acquis de conscience, ainsi que chez l'étiothérapeute.
J'espère que ça pourra l'aider.

En attendant, parallèlement, je lui donne aussi des fleurs de Bach, Rescue kids (sans alcool), j'ai commencé ce matin, nous verrons ce que ça donne...
C'est vraiment difficile de sentir PetitFlocon tellement mal.
Je me sens impuissante face à tout ça. Et encore une fois, le fait de ne pas pouvoir le mettre au sein ne m'aide pas du tout. La chaleur d'un bib ça n'existe pas... Du coup, ça me ramène encore et toujours à cette déception (qui ne me quitte pas) de ne pas pouvoir le mettre au sein.
Et plus les semaines passent plus l'espoir s'efface et la force de lutter s'amenuise. Je suis fatiguée de tirer mon lait, à la main qui plus est puisque je ne parviens plus à obtenir une goutte au tire lait. Je pense que je fais un blocage depuis que j'ai eu des crevasses si douloureuses que je ne pouvais plus qu'exprimer à la main. Tu imagines bien qu'à la main je suis moins efficace et que ma lactation a pris un coup.
D'ailleurs, la veille de la chirurgie de PetitFlocon, je n'avais plus une goutte de lait, j'ai du aller à la pharma acheter un boite de lait artificiel. Ce soir là, finalement, une fois la boite en main, j'ai de nouveau eu du lait.
Mais les jours qui ont suivis j'ai du compléter avec quelques bib (avec peine, douleur, culpabilité ect) de LA. Et puis, un peu résignée, je me suis dis que je n'avais pas d'autre choix que de nourrir mon bébé. L'eau sucrée ça va une fois..
Malgré tout, je tente de garder le positif, et à chaque sourire de PetitFlocon, j'oublie les allés/retours dans mon couloir avec lui dans les bras, la tendinite me criant de le poser. J'oublie les nuits sans sommeil, les repas morcelés, les cafés froids, toussa-toussa...
J'espère que bientôt il ira mieux et qu'il sera apaisé. Je fais de mon mieux pour ça!
En attendant, je profite de chaque sourire, de chaque échange, de chaque regard, de chaque petit bruit et m'emplit de Lui...
lundi 12 mai 2014
Parce que...
Regarder impuissante ton réflexe qui disparait
Ne plus tenter
Fuir la déception de ne pas y arriver
Se sentir désabusée
Ne plus supporter le tire lait
Voir se creuser des stigmates crevassés
Devoir exprimer à la main pour se protéger
Oublier la simplicité
Presque renoncer
En avoir assez
Pleurer
Mais continuer...
Pour toi,
Parce que tu en as besoin
Parce que je ne peux rien faire d'autre
Parce que je suis "celle"
Parce que dans tes yeux je vois plus loin
Parce que jamais je ne veux abandonner
Parce que je peux encore le rêver
Mais surtout parce que je t'aime
Ne plus tenter
Fuir la déception de ne pas y arriver
Se sentir désabusée
Ne plus supporter le tire lait
Voir se creuser des stigmates crevassés
Devoir exprimer à la main pour se protéger
Oublier la simplicité
Presque renoncer
En avoir assez
Pleurer
Mais continuer...
Pour toi,
Parce que tu en as besoin
Parce que je ne peux rien faire d'autre
Parce que je suis "celle"
Parce que dans tes yeux je vois plus loin
Parce que jamais je ne veux abandonner
Parce que je peux encore le rêver
Mais surtout parce que je t'aime
dimanche 27 avril 2014
Le passage
On va sans doute me dire que je ne parle que de ça. Et c'est plutôt juste. Mais sans vouloir justifier mon besoin de déposer, ma vie tourne en ce moment au rythme de l'alimentation de PetitFlocon. Je n'ai donc pas grand chose d'autre à raconter...
Alors, je raconte...
Nous avons tout tenté, tout essayé, multitude d'accessoires d'allaitement. Mais on sent bien que rien n'est totalement parfait. Aussi simple et aussi parfait que mon sein.. (Mais ce n'est pas la question, je ne veux pas revenir sur ça encore un fois, je m'auto flagelle là.. Sors de ce corps négativisme!!)
Sans parler des accessoires que nous avons utilisé pour tenter d'aider PetitFlocon à téter au sein, alimenter PetitFlocon en tenant compte de son absence de palais, ce n'est pas simple non plus.
Il ne peut ni faire le vide, ni aspirer simplement. Il tente de tèter et lape le lait comme il peut.
De la soft cup, au bib specialneeds, en passant par la seringue avec l'embout fingerfeeder. Rien ne semble complétement confortable pour PetitFlocon ou nous.
Oui, pour nous aussi. Parce qu'alimenter un nouveau né à la seringue, ça va, c'est plutôt rapide, mais avec un bébé de presque un mois, c'est long et laborieux, 20 ml, par 20 ml. C'est frustrant pour PetitFlocon qui doit patienter entre chaque remplissage et pour nous, surtout la nuit, c'est compliqué.
(et accessoirement douloureux, j'ai une belle crevasse sur le majeur à cause du piston de la seringue).
Quant à la soft cup, c'est parfait en journée, même si PetitFlocon s'en met partout! Mais la nuit, à moitié endormi, il se fatigue trop, ne coordonne pas bien déglutition et respiration, fait des fausses routes, et fini trempé de lait. Il faut dire que la nuit, nous aussi, nous ne sommes pas très frais, et la gestion du flux de la soft cup n'est pas toujours simple à gérer en demi sommeil.
Quant au Bib Specialneeds, PetitFlocon n'a pas la force de presser la tétine. Il s'agit pour nous d'utiliser ce bib comme la softcup en gérant rythme et flux du lait grâce au réservoir. PetitFlocon ne semble pas apprécier ce bib, et préfère de loin la soft cup. Il ne parvient pas à gérer le flux du lait, fait des fausses route, je pense que la tétine est trop longue et va trop loin dans sa bouche.
Mais comme je le disait plus haut aucune de ces techniques ne nous convient totalement à lui ou à nous.
Ce qui me gène le plus c'est qu'elles ne lui conviennent pas à lui.
J'ai omis aussi de préciser que PetitFlocon a un reflux traité à l'inexium et qu'à chaque prise alimentaire, il avale énormément d'air. D'une part à cause de sa fente et d'autre part à cause de la façon dont nous lui donnons à manger.
Après chaque repas, pour lui, c'est douloureux.
Je ne peux pas faire autrement que de constater que tout ça c'est de ma faute. La faute à mon entêtement à ne pas vouloir introduire les biberons.
C'est pour moi tellement dur de penser alimenter PetitFlocon autrement qu'au sein, que je me suis un peu caché que tout ce que nous faisions n'était pas au mieux pour tout le monde.
(Enfin si au mieux pour le moment où nous le vivions, avec nos capacités à le vivre. Il ne faut pas regretter ses choix. Ils sont fait à un instant T avec tous les paramètres de cet instant, sans savoir ce que ça va donner. Il n'y a donc rien à regretter. Mes choix sont sont toujours réfléchis. )
Introduire un bib, c'est pour moi la possibilité que mon allaitement soit totalement scalpé. Que nous ne puissions plus revenir en arrière, que la compétence innée de PetitFlocon à téter soit effacée. C'est un risque si grand de perdre ce qui est pour moi si important que je ne peux le concevoir.
Ou plutôt que je ne pouvais concevoir.
Hier, j'ai fais le choix de tenter un bib. Celui de chez nuby que je connais bien, c'est celui que PetiteFleur avait quand je m'absentais. C'est un bib souple que l'on peut presser pour en extraire du lait. Il a une tétine très large qui se veut être "au plus proche du sein".
J'ai bien sentie que depuis quelques jours mon PoiluChéri se fatigue lui aussi de mes accessoires spécial allaitement et anti confusion sein/tétine. Je l'ai même vu, à plusieurs reprises dans différents magasins regarder les bib, les toucher, je suppose chercher une autre solution.
Je ne sais pas bien pourquoi hier j'ai pris ce virage. Je crois simplement pour notre famille qui, je pense, en ce moment a aussi besoin de confort.
Que ce soit mon PoiluChéri qui comme moi s'épuise pendant des heures à presser, remplir, vider, viser etc, ou PetiteFleur qui n'en peut plus du temps passer à nourrir son petit frère et de notre indisponibilité à ce moment là, ou encore PetitFlocon qui se fatigue physiquement pour tenter d'obtenir du lait et de s'adapter aux différentes techniques que nous lui proposons., il n'y a pas de doute que nous ne sommes pas au point.
Sans compter que PetitFlocon ne tète pas en mangeant, avec aucune de nos techniques et que je pense qu'il a bien le droit de vivre ce moment agréable de succion.
Alors, oui, hier soir, PetitFlocon a bu son premier bib. (De mon lait bien sur, je ne lâcherais rien sur ça!) Sous mon regard et mes yeux remplis de larmes.
De larme de tristesse et de joie. Les deux à la fois. Mélange de déception, face à cette introduction ainsi qu'à mon inutilité ; et de bonheur, de le voir téter, déglutir sans avaler des litres d'air, ne pas être frustré par l’attente, ne pas être trempé par du lait qui aurait débordé, s'endormir à la fin du bib, apaisé, tout en tétant calmement, et de sen tir mon PoiluChéri détendu.
Je garde tout de même l'espoir d'un retour au sein même partiel. J'ai envie de nous faire confiance, de faire confiance à PetitFlocon pour faire la différence entre le sein et le bib.
Mais j'ai aussi le sentiment d'avoir accepter la possibilité que ça n'arrive jamais et que tout ce que je puisse faire c'est de lui donner mon lait.
Dure réalité, mais réalité tout de même.
J'ai passé le cap du Déni, celui qui m'empêchait de voir ce dont tout le monde avait besoin. Avec douleur, je ne peux pas le nier. Mes larmes ont beaucoup coulées et je pense qu'elles vont encore couler souvent, mais pour autant, accepter ne veut pas dire renoncer ou perdre l'envie, l'espoir. Je vais continuer à persévérer, à mettre PetitFlocon au sein. Garder cet objectif parce qu'il me tient à cœur, tout en pensant à vivre la simplicité, à vivre l'évidence, à vivre sans se mettre de bâtons dans les roues en plus des difficultés que nous vivons déjà, tenter de ne pas rester figer dans des principes, des peurs empêchantes. Écouter mon cœur, écouter PetitFlocon, mon PoiluChéri ainsi que PetiteFleur.
Notre histoire d'allaitement peut s'écrire différemment, je l'ai compris, en étant toute aussi belle, toute aussi riche et pleine d'amour que celle que j'imaginais... Elle est mon histoire, mais aussi celle de notre famille. Je la veux respectueuse de chacun d'entre nous, de chacun de nos besoins. Je la veux simple, douce et heureuse.
Alors, je raconte...
Nous avons tout tenté, tout essayé, multitude d'accessoires d'allaitement. Mais on sent bien que rien n'est totalement parfait. Aussi simple et aussi parfait que mon sein.. (Mais ce n'est pas la question, je ne veux pas revenir sur ça encore un fois, je m'auto flagelle là.. Sors de ce corps négativisme!!)
Sans parler des accessoires que nous avons utilisé pour tenter d'aider PetitFlocon à téter au sein, alimenter PetitFlocon en tenant compte de son absence de palais, ce n'est pas simple non plus.
Il ne peut ni faire le vide, ni aspirer simplement. Il tente de tèter et lape le lait comme il peut.
De la soft cup, au bib specialneeds, en passant par la seringue avec l'embout fingerfeeder. Rien ne semble complétement confortable pour PetitFlocon ou nous.
Oui, pour nous aussi. Parce qu'alimenter un nouveau né à la seringue, ça va, c'est plutôt rapide, mais avec un bébé de presque un mois, c'est long et laborieux, 20 ml, par 20 ml. C'est frustrant pour PetitFlocon qui doit patienter entre chaque remplissage et pour nous, surtout la nuit, c'est compliqué.
(et accessoirement douloureux, j'ai une belle crevasse sur le majeur à cause du piston de la seringue).
Quant à la soft cup, c'est parfait en journée, même si PetitFlocon s'en met partout! Mais la nuit, à moitié endormi, il se fatigue trop, ne coordonne pas bien déglutition et respiration, fait des fausses routes, et fini trempé de lait. Il faut dire que la nuit, nous aussi, nous ne sommes pas très frais, et la gestion du flux de la soft cup n'est pas toujours simple à gérer en demi sommeil.
Quant au Bib Specialneeds, PetitFlocon n'a pas la force de presser la tétine. Il s'agit pour nous d'utiliser ce bib comme la softcup en gérant rythme et flux du lait grâce au réservoir. PetitFlocon ne semble pas apprécier ce bib, et préfère de loin la soft cup. Il ne parvient pas à gérer le flux du lait, fait des fausses route, je pense que la tétine est trop longue et va trop loin dans sa bouche.
Mais comme je le disait plus haut aucune de ces techniques ne nous convient totalement à lui ou à nous.
Ce qui me gène le plus c'est qu'elles ne lui conviennent pas à lui.
J'ai omis aussi de préciser que PetitFlocon a un reflux traité à l'inexium et qu'à chaque prise alimentaire, il avale énormément d'air. D'une part à cause de sa fente et d'autre part à cause de la façon dont nous lui donnons à manger.
Après chaque repas, pour lui, c'est douloureux.
Je ne peux pas faire autrement que de constater que tout ça c'est de ma faute. La faute à mon entêtement à ne pas vouloir introduire les biberons.
C'est pour moi tellement dur de penser alimenter PetitFlocon autrement qu'au sein, que je me suis un peu caché que tout ce que nous faisions n'était pas au mieux pour tout le monde.
(Enfin si au mieux pour le moment où nous le vivions, avec nos capacités à le vivre. Il ne faut pas regretter ses choix. Ils sont fait à un instant T avec tous les paramètres de cet instant, sans savoir ce que ça va donner. Il n'y a donc rien à regretter. Mes choix sont sont toujours réfléchis. )
Introduire un bib, c'est pour moi la possibilité que mon allaitement soit totalement scalpé. Que nous ne puissions plus revenir en arrière, que la compétence innée de PetitFlocon à téter soit effacée. C'est un risque si grand de perdre ce qui est pour moi si important que je ne peux le concevoir.
Ou plutôt que je ne pouvais concevoir.
Hier, j'ai fais le choix de tenter un bib. Celui de chez nuby que je connais bien, c'est celui que PetiteFleur avait quand je m'absentais. C'est un bib souple que l'on peut presser pour en extraire du lait. Il a une tétine très large qui se veut être "au plus proche du sein".
J'ai bien sentie que depuis quelques jours mon PoiluChéri se fatigue lui aussi de mes accessoires spécial allaitement et anti confusion sein/tétine. Je l'ai même vu, à plusieurs reprises dans différents magasins regarder les bib, les toucher, je suppose chercher une autre solution.
Je ne sais pas bien pourquoi hier j'ai pris ce virage. Je crois simplement pour notre famille qui, je pense, en ce moment a aussi besoin de confort.
Que ce soit mon PoiluChéri qui comme moi s'épuise pendant des heures à presser, remplir, vider, viser etc, ou PetiteFleur qui n'en peut plus du temps passer à nourrir son petit frère et de notre indisponibilité à ce moment là, ou encore PetitFlocon qui se fatigue physiquement pour tenter d'obtenir du lait et de s'adapter aux différentes techniques que nous lui proposons., il n'y a pas de doute que nous ne sommes pas au point.
Sans compter que PetitFlocon ne tète pas en mangeant, avec aucune de nos techniques et que je pense qu'il a bien le droit de vivre ce moment agréable de succion.
Alors, oui, hier soir, PetitFlocon a bu son premier bib. (De mon lait bien sur, je ne lâcherais rien sur ça!) Sous mon regard et mes yeux remplis de larmes.
De larme de tristesse et de joie. Les deux à la fois. Mélange de déception, face à cette introduction ainsi qu'à mon inutilité ; et de bonheur, de le voir téter, déglutir sans avaler des litres d'air, ne pas être frustré par l’attente, ne pas être trempé par du lait qui aurait débordé, s'endormir à la fin du bib, apaisé, tout en tétant calmement, et de sen tir mon PoiluChéri détendu.
Je garde tout de même l'espoir d'un retour au sein même partiel. J'ai envie de nous faire confiance, de faire confiance à PetitFlocon pour faire la différence entre le sein et le bib.
Mais j'ai aussi le sentiment d'avoir accepter la possibilité que ça n'arrive jamais et que tout ce que je puisse faire c'est de lui donner mon lait.
Dure réalité, mais réalité tout de même.
J'ai passé le cap du Déni, celui qui m'empêchait de voir ce dont tout le monde avait besoin. Avec douleur, je ne peux pas le nier. Mes larmes ont beaucoup coulées et je pense qu'elles vont encore couler souvent, mais pour autant, accepter ne veut pas dire renoncer ou perdre l'envie, l'espoir. Je vais continuer à persévérer, à mettre PetitFlocon au sein. Garder cet objectif parce qu'il me tient à cœur, tout en pensant à vivre la simplicité, à vivre l'évidence, à vivre sans se mettre de bâtons dans les roues en plus des difficultés que nous vivons déjà, tenter de ne pas rester figer dans des principes, des peurs empêchantes. Écouter mon cœur, écouter PetitFlocon, mon PoiluChéri ainsi que PetiteFleur.
Notre histoire d'allaitement peut s'écrire différemment, je l'ai compris, en étant toute aussi belle, toute aussi riche et pleine d'amour que celle que j'imaginais... Elle est mon histoire, mais aussi celle de notre famille. Je la veux respectueuse de chacun d'entre nous, de chacun de nos besoins. Je la veux simple, douce et heureuse.
lundi 21 avril 2014
L'espérance, Seinplement...
Elle était si petite, si douce, j'ai tout suite su de quoi elle avait besoin, su quoi lui répondre, lui offrir, lui donner.
Il était si petit, si doux, j'ai tout de suite su de quoi il avait besoin, su quoi lui répondre, lui offrir, lui donner.
Ils avaient tout les deux les mêmes envies, le même regard. Celui qui me rendait si fière de pouvoir combler tout. Être celle qui nourrit, celle qui câline, celle qui endort, celle qui rassure, celle qui fait passer un hoquet, celle qui permet de faire passer la douleur, la peur, la fatigue, l’énervement.
Et puis petit à petit, je me suis rendu compte que pour PetitFlocon, je ne suis pas pleinement ça.
Je ne peux pas lui offrir la simplicité. Celle que je connais, celle qui faisait de moi la mère que j'étais. (que je suis?).
Je suis perdue.
Je suis perdue dans mes compétences, perdue dans mes connaissances, comme si tout était à remettre en question, comme si tout était nouveau, inconnu, incompréhensible.
Pour PetiteFleur, le creux de mon sein était LA réponse à tout ses besoins. PetitFlocon, devrait lui aussi y trouver réconfort, calme, apaisement. Mais il ne parvient pas à téter. Pas une goutte ne sort lorsqu'il prend le sein.
Ce sont ces trois derniers jours qui m'ont fait prendre conscience que je suis tenue par mon tire lait, par la seringue, la soft cup. Rien de simple, rien de naturel, rien d'agréable. Des accessoires qui se mettent entre nous.
Ce qui m'a ouvert les yeux, c'est que durant ces trois "fameux" derniers jours, j'ai eu de la fièvre, une bonne grosse fièvre à plus de 40, qui ne baissait pas. Et pendant que mon PoiluChéri s'occupait des soins de varicelle de PetiteFleur, moi, je m'occupais de PetitFlocon endormi sur moi, allongée sur le canapé.
Bien sur est arrivé le moment où il s'est réveillé, s'est mit à pleurer. Il avait faim. Mais moi, je ne pouvais ni bouger, ni me lever, et encore moins le porter, trop risqué. C'est là que normalement j'aurais du pouvoir lui donner le sein, SEINPLEMENT, mais non, j'ai du attendre avec mon bébé en pleurs que mon PoiluChéri revienne.
Tu imagines que mes larmes ont aussi coulées.
Fort...
Aujourd'hui, à chaque fois que PetitFlocon pleure, mon cœur s’emplit d'une douleur que je ne maitrise pas, les larmes sont si proches qu'elles pourraient couler à tout instant.
Chaque tirage de lait me rappelle que je ne peux pas nourrir mon bébé seule. Que je suis dépendante de ces accessoires qui nous permettent de l'alimenter. La technique remplaçant le naturel, le simple, l’évidence...
Beaucoup ne comprendront pas ce que je dis, je le conçois. Les bib, le tire allaitement, le lait artificiel, beaucoup de mamans font ce choix. Je n'ai pas d'avis sur ce qu'elles vivent ou ce qu'elles choisissent. Mais personnellement, dans mon quotidien je n'y vois que contraintes et déception.
Je n'en peux plus de mon tire lait. Le jour, la nuit, les douleurs, les crevasses (que je n'avais jamais eu pour PetiteFleur en presque 4 ans d'allaitement).
Regarder mon PetitFlocon manger à la seringue pendant que j'ai mon tire lait scotché au sein, c'est juste une aberration pour moi..
Un jour je cramerais mon tire lait et ce sera avec joie!
Oui, j'ai de la peine. Oui, je suis triste. Mais je ne perd pas l'espoir.
Le 27 mai, PetitFlocon va subir sa première chirurgie. La réparation de la lèvre. J'ai envie de croire que ça lui permettra de téter un peu mieux.
Mais l'espérance va plus loin. C'est elle qui me fait tenir.
En Novembre, PetitFlocon vivra sa seconde chirurgie, celle qui réparera son palais, le voile de son palais et sa gencive.
C'est l'opération la plus importante. Celle qui pourrait nous permettre enfin de vivre l'allaitement que j'ai envie de nous offrir.
PetitFlocon aura 8 mois. Peut-être qu'il ne saura pas du tout téter. Mais l'espérance est là, vraiment...
Je crois en la possibilité de recréer ce lien.
Certaines mamans qui adoptent parviennent à allaiter leur bébé, et parfois il est plus vieux que PetitFlocon.
Elles, persévérantes, pleine de courage, pleine d'optimisme, me donnent la force de continuer, la force d'y croire, la force de le tenter.
Il était si petit, si doux, j'ai tout de suite su de quoi il avait besoin, su quoi lui répondre, lui offrir, lui donner.
Ils avaient tout les deux les mêmes envies, le même regard. Celui qui me rendait si fière de pouvoir combler tout. Être celle qui nourrit, celle qui câline, celle qui endort, celle qui rassure, celle qui fait passer un hoquet, celle qui permet de faire passer la douleur, la peur, la fatigue, l’énervement.
Et puis petit à petit, je me suis rendu compte que pour PetitFlocon, je ne suis pas pleinement ça.
Je ne peux pas lui offrir la simplicité. Celle que je connais, celle qui faisait de moi la mère que j'étais. (que je suis?).
Je suis perdue.
Je suis perdue dans mes compétences, perdue dans mes connaissances, comme si tout était à remettre en question, comme si tout était nouveau, inconnu, incompréhensible.
Pour PetiteFleur, le creux de mon sein était LA réponse à tout ses besoins. PetitFlocon, devrait lui aussi y trouver réconfort, calme, apaisement. Mais il ne parvient pas à téter. Pas une goutte ne sort lorsqu'il prend le sein.
Ce sont ces trois derniers jours qui m'ont fait prendre conscience que je suis tenue par mon tire lait, par la seringue, la soft cup. Rien de simple, rien de naturel, rien d'agréable. Des accessoires qui se mettent entre nous.
Ce qui m'a ouvert les yeux, c'est que durant ces trois "fameux" derniers jours, j'ai eu de la fièvre, une bonne grosse fièvre à plus de 40, qui ne baissait pas. Et pendant que mon PoiluChéri s'occupait des soins de varicelle de PetiteFleur, moi, je m'occupais de PetitFlocon endormi sur moi, allongée sur le canapé.
Bien sur est arrivé le moment où il s'est réveillé, s'est mit à pleurer. Il avait faim. Mais moi, je ne pouvais ni bouger, ni me lever, et encore moins le porter, trop risqué. C'est là que normalement j'aurais du pouvoir lui donner le sein, SEINPLEMENT, mais non, j'ai du attendre avec mon bébé en pleurs que mon PoiluChéri revienne.
Tu imagines que mes larmes ont aussi coulées.
Fort...
Aujourd'hui, à chaque fois que PetitFlocon pleure, mon cœur s’emplit d'une douleur que je ne maitrise pas, les larmes sont si proches qu'elles pourraient couler à tout instant.
Chaque tirage de lait me rappelle que je ne peux pas nourrir mon bébé seule. Que je suis dépendante de ces accessoires qui nous permettent de l'alimenter. La technique remplaçant le naturel, le simple, l’évidence...
Beaucoup ne comprendront pas ce que je dis, je le conçois. Les bib, le tire allaitement, le lait artificiel, beaucoup de mamans font ce choix. Je n'ai pas d'avis sur ce qu'elles vivent ou ce qu'elles choisissent. Mais personnellement, dans mon quotidien je n'y vois que contraintes et déception.
Je n'en peux plus de mon tire lait. Le jour, la nuit, les douleurs, les crevasses (que je n'avais jamais eu pour PetiteFleur en presque 4 ans d'allaitement).
Regarder mon PetitFlocon manger à la seringue pendant que j'ai mon tire lait scotché au sein, c'est juste une aberration pour moi..
Un jour je cramerais mon tire lait et ce sera avec joie!
Oui, j'ai de la peine. Oui, je suis triste. Mais je ne perd pas l'espoir.
Le 27 mai, PetitFlocon va subir sa première chirurgie. La réparation de la lèvre. J'ai envie de croire que ça lui permettra de téter un peu mieux.
Mais l'espérance va plus loin. C'est elle qui me fait tenir.
En Novembre, PetitFlocon vivra sa seconde chirurgie, celle qui réparera son palais, le voile de son palais et sa gencive.
C'est l'opération la plus importante. Celle qui pourrait nous permettre enfin de vivre l'allaitement que j'ai envie de nous offrir.
PetitFlocon aura 8 mois. Peut-être qu'il ne saura pas du tout téter. Mais l'espérance est là, vraiment...
Je crois en la possibilité de recréer ce lien.
Certaines mamans qui adoptent parviennent à allaiter leur bébé, et parfois il est plus vieux que PetitFlocon.
Elles, persévérantes, pleine de courage, pleine d'optimisme, me donnent la force de continuer, la force d'y croire, la force de le tenter.
dimanche 6 avril 2014
Petite victoire d'allaitement
Petite
victoire aujourd'hui grâce au FingerFeeder de Medela.
Fixé sur une seringue, je le colle sur le côté de mon sein du côté où il n'y a pas la fente.
Petit Flocon reste au sein sans pleurer. La lait arrive dans sa bouche par le FingerFeeder, mais pour le moment pas par mon sein. Il
ne tète pas encore vraiment, mais profite en tétouillant. Pour moi c'est un super moment. Il me regarde, et semble apaisé. Plus de cris. C'est juste : MAGIQUE! Je suis la plus heureuse!!!
Je souhaite que ça soit le point de départ de son apprentissage de la succion avec sa fente. J'espère que progressivement, il pourra téter et obtenir du lait.
Mais, même si il n'y parvient pas un jour, nous avons trouvé un moyen de vivre cette relation d'allaitement au sein qui est si importante pour moi.
Je partage avec vous ce doux moment :
vendredi 4 avril 2014
Petit Flocon est né...
Plusieurs jours, plusieurs semaines même, que chaque nuit j'attends le début des contractions.
Rien...
Rien ne vient.
Cinq jour après le terme présumé, c'est le jour (lui aussi présumé) du déclenchement.
Si Petit Flocon va bien, nous pourrons peut-être repousser encore. Mais nous doutons. Nous doutons de l’intérêt d'attendre encore. Je suis épuisée. Nous n'en pouvons plus d'attendre.
Comme si j'avais déjà fait mon choix, toutes nos affaires sont dans le coffre de la voiture.
Arrivés à la mat', nous sommes acceuillis par Clotilde, une sage femme qui doit avoir notre âge, douce, calme et à l'écoute.
Elle reçoit notre projet de naissance avec respect et y répond plus que favorablement.
Après un contrôle qui montre que Petit Flocon va bien on nous propose soit de déclencher l'accouchement, soit d'attendre dimanche si rien ne s'est passé.
Nous réfléchissons quelques minutes et décidons de ne plus attendre. L'attente est trop longue. Nous sommes là, plus que prêt à accueillir Petit Flocon.
C'est donc parti pour un déclenchement. Petit Flocon sera bientôt là.
A 11h, Clotilde, pose le gel de prostaglandine...
A11h15, je ressens ma première contraction.
Je l’accueille comme le premier signe que Petit Flocon approche, pleine de joie.
Après deux heures de monito, les contractions sont bien là.
A 13h nous allons donc marcher dehors.
Je monte et descend de nombreux escaliers. Je n'arrête mes mouvements que pour gérer les contractions.
Elles se rapprochent...
Vers 14h30, nous retournons à la mat'. Clotilde nous encourage à aller nous installer dans notre chambre.
J'emmène un ballon et nous montons voir où se trouve la chambre.
Les contractions sont de plus en plus présentes, rapprochées et fortes.
J'ai du mal à arriver jusqu'à notre chambre.
Nous déposons le ballon, buvons un peu d'eau et nous mettons en route pour aller chercher les affaires dans la voiture.
Les contractions sont tellement rapprochés que nous retournons dans la chambre et abandonnons l'idée d'aller au parking.
J'appelle la sage femme de la mat' qui nous dit qu'il faut redescendre en salle d'accouchement.
Je m'installe sur un fauteuil roulant.
A chaque contractions nous devons nous arrêter pour que je puisse gérer au mieux la douleur. J'ai du mal à rester debout et fini souvent ma contraction à genoux.
Nous arrivons en salle d'accouchement.
15h40 Clotilde vérifie mon col...
2cm...
Quoi??? 2cm??
OHHHHH désespoir.. (C'est clairement ça..)
Petit moment de désespérance totale, oui!
Je dis à mon PoiluChéri que je ne tiendrais jamais. Je pleure. La douleur est trop forte.
Il m'encourage. Fort. Heureusement qu'il est là et qu'il croit en moi.
Chaque contractions est de plus en plus dure à gérer. Je crie, je m'accroche à lui...
Clotilde et lui m'aide à gérer au mieux. Mais la douleur ne va qu'en s'intensifiant et les contractions sont de plus en plus longues.
Une autre maman appelle et Clotilde quitte la pièce.
Je reste seule avec mon PoiluChéri et nous gérons ensemble.
Vers 16h, une contraction encore plus forte arrive, et je rompt la poche des eaux dans un cris que je n'ai jamais poussé de toute ma vie. Je ressens immédiatement que je dois pousser. Clotilde et toute l'équipe arrive en courant après m'avoir entendu hurler.
Clotilde regarde.. Bébé est là. Je dois attendre un peu que tout le monde soit prêt pour pousser.
Je suis sur le côté, je m'accroche à mon poiluChéri.
Je commence à pousser. PetitFlocon commence à descendre. Et puis remonte. Mais je persévère et après une dizaine de poussées il est là. Tout rose, tout beau, parfaitement parfait.
Je m'assoie pour l’accueillir.
Je suis si heureuse. Nous sommes si heureux, si plein d'amour pour lui.
Peau à peau, première tétée, premier regards échangés. Nous sommes une seconde fois parent et c'est tout aussi fort que la première fois...
Expulsion du placenta, arrivée des tranchées, la douleur est là. Mais je sens cette fierté d'avoir accouché comme je l'avais souhaité sans péri et dans une position physio.
16h17 Petit Flocon est là... 4k140g et 51 de bonheur...
Rien...
Rien ne vient.
Cinq jour après le terme présumé, c'est le jour (lui aussi présumé) du déclenchement.
Si Petit Flocon va bien, nous pourrons peut-être repousser encore. Mais nous doutons. Nous doutons de l’intérêt d'attendre encore. Je suis épuisée. Nous n'en pouvons plus d'attendre.
Comme si j'avais déjà fait mon choix, toutes nos affaires sont dans le coffre de la voiture.
Arrivés à la mat', nous sommes acceuillis par Clotilde, une sage femme qui doit avoir notre âge, douce, calme et à l'écoute.
Elle reçoit notre projet de naissance avec respect et y répond plus que favorablement.
Après un contrôle qui montre que Petit Flocon va bien on nous propose soit de déclencher l'accouchement, soit d'attendre dimanche si rien ne s'est passé.
Nous réfléchissons quelques minutes et décidons de ne plus attendre. L'attente est trop longue. Nous sommes là, plus que prêt à accueillir Petit Flocon.
C'est donc parti pour un déclenchement. Petit Flocon sera bientôt là.
A 11h, Clotilde, pose le gel de prostaglandine...
A11h15, je ressens ma première contraction.
Je l’accueille comme le premier signe que Petit Flocon approche, pleine de joie.
Après deux heures de monito, les contractions sont bien là.
A 13h nous allons donc marcher dehors.
Je monte et descend de nombreux escaliers. Je n'arrête mes mouvements que pour gérer les contractions.
Elles se rapprochent...
Vers 14h30, nous retournons à la mat'. Clotilde nous encourage à aller nous installer dans notre chambre.
J'emmène un ballon et nous montons voir où se trouve la chambre.
Les contractions sont de plus en plus présentes, rapprochées et fortes.
J'ai du mal à arriver jusqu'à notre chambre.
Nous déposons le ballon, buvons un peu d'eau et nous mettons en route pour aller chercher les affaires dans la voiture.
Les contractions sont tellement rapprochés que nous retournons dans la chambre et abandonnons l'idée d'aller au parking.
J'appelle la sage femme de la mat' qui nous dit qu'il faut redescendre en salle d'accouchement.
Je m'installe sur un fauteuil roulant.
A chaque contractions nous devons nous arrêter pour que je puisse gérer au mieux la douleur. J'ai du mal à rester debout et fini souvent ma contraction à genoux.
Nous arrivons en salle d'accouchement.
15h40 Clotilde vérifie mon col...
2cm...
Quoi??? 2cm??
OHHHHH désespoir.. (C'est clairement ça..)
Petit moment de désespérance totale, oui!
Je dis à mon PoiluChéri que je ne tiendrais jamais. Je pleure. La douleur est trop forte.
Il m'encourage. Fort. Heureusement qu'il est là et qu'il croit en moi.
Chaque contractions est de plus en plus dure à gérer. Je crie, je m'accroche à lui...
Clotilde et lui m'aide à gérer au mieux. Mais la douleur ne va qu'en s'intensifiant et les contractions sont de plus en plus longues.
Une autre maman appelle et Clotilde quitte la pièce.
Je reste seule avec mon PoiluChéri et nous gérons ensemble.
Vers 16h, une contraction encore plus forte arrive, et je rompt la poche des eaux dans un cris que je n'ai jamais poussé de toute ma vie. Je ressens immédiatement que je dois pousser. Clotilde et toute l'équipe arrive en courant après m'avoir entendu hurler.
Clotilde regarde.. Bébé est là. Je dois attendre un peu que tout le monde soit prêt pour pousser.
Je suis sur le côté, je m'accroche à mon poiluChéri.
Je commence à pousser. PetitFlocon commence à descendre. Et puis remonte. Mais je persévère et après une dizaine de poussées il est là. Tout rose, tout beau, parfaitement parfait.
Je m'assoie pour l’accueillir.
Je suis si heureuse. Nous sommes si heureux, si plein d'amour pour lui.
Peau à peau, première tétée, premier regards échangés. Nous sommes une seconde fois parent et c'est tout aussi fort que la première fois...
Expulsion du placenta, arrivée des tranchées, la douleur est là. Mais je sens cette fierté d'avoir accouché comme je l'avais souhaité sans péri et dans une position physio.
16h17 Petit Flocon est là... 4k140g et 51 de bonheur...
La seconde plus belle rencontre de notre vie.
Le début de notre allaitement
Ma volonté si grande.. aussi grande que la difficulté...
Il y a une semaine que je tente tout pour que Petit Flocon parvienne à téter. Mais malgré tout mes efforts et surtout tout les siens, il n'y arrive pas. Il pleure, se débat, et surtout pousse des cris qu'il ne reproduit à aucuns autres moments. Des cris qui déchirent mon petit cœur de maman.
Il aimerait tellement téter.
Je tire mon lait que nous lui donnons à la seringue depuis le premier jour. Il grossit bien, grandit bien. Et grâce à ça nous avons pu quitter la mat' à J+4.
Je devrais m'en satisfaire.
Mais à chaque fois qu'il demande à manger et que je ne peux pas lui donner le sein, j'ai comme une douleur qui remplie tout mon corps, tout mon cœur. Mes yeux s’inondent de larmes, et je retiens mes pleurs. Le souffle coupé, je me sens dépossédée.
Pour le moment, toutes mes tentatives d'allaitement au sein échouent. DAL, bouts de seins, finger feeder, rien ne fonctionne, Petit Flocon ne parvient pas à garder mon sein en bouche.
Je continue tout de même à l'y installer quand il est repu. Parfois il le suçote un peu et s’endort comme si il avait pu téter. Juste une illusion éphémère du bonheur. Mais tellement douce.
Je garde espoir malgré tout. Je garde l'envie. Pour lui, pour nous. Parce que je veux le vivre, vraiment...
Petit Flocon ne peut téter qu'une tétine en silicone pour combler son besoin de succion. Il en a besoin, c'est la seule chose qui lui permet de téter, il ne parvient pas non plus à téter un doigt...
C'est la tétine qui me remplace, et ça aussi c'est dur à vivre.
Je devrais être celle qui rassure, celle qui apaise, celle qui calme, celle qui comble tout, et je ne peux que m'installer face à mon tire lait et remplir des sachets de lait...
Je remplie donc... Presque 300 ml à chaque tirage alors qu'il en boit à peine le tiers. Ma production n'est même pas en adéquation avec sa demande. Forcément, c'est le tire lait qui demande. Je répond à la demande d'un tire lait. Marcher sur la tête... BREF
Mais je le redis, je ne perds pas courage. Même si le désespoir m’envahit parfois, je dois rebondir et je vais y arriver. J'ai besoin de croire que nous pourrons vivre un allaitement presque normal. Quelques tétées me suffiraient, juste avoir la sensation de reprendre mon rôle, ma place.
Petit Flocon, Maman est là, je donnerais tout pour toi
Même si les difficultés sont bien réelles, je n'abandonnerai pas
Patience et amour, c'est ce qu'il nous faut pour continuer à y croire
Nous y arriverons, ensemble, gardons espoir
Mon petit bébé, je t'aime et t'aimerais à tout jamais...
vendredi 28 février 2014
Condensé de notre projet de naissance
Parce que notre projet de naissance semble tout de même un peu long. J'ai fais un petit résumé pour être sure que les choses essentielles soient vues. Je ne sais pas encore comment je vais amener les deux écrits. Mais au moins si l'on arrive en plein boom des naissances celui-ci sera plus accessible.
Résumé rapide de notre projet, au cas où le temps vous manque pour lire le plus long.
Il se concentre uniquement sur le travail, la délivrance et l’accueil du bébé.
D'abord merci pour votre présence, votre écoute, le partage de vos compétences, de vos connaissances, votre soutien, et votre professionnalisme dans l'accompagnement que vous nous avez d'ores et déjà offert.
Voici quelques points que nous souhaiterions partager avec vous au sujet de nos envies autour de la naissance de notre bébé, bien sur sous réserve que tout se passe pour le mieux.
Rappel : Bébé est notre deuxième enfant, c'est un petit garçon porteur d'une fente labio-maxillo-platine unilatérale droite.
Pendant le travail :
- Je souhaiterais rester mobile. Éviter trop de monito et les TV.
- Je préfère qu’on installe un cathéter plutôt qu’un soluté
- J’aimerais pouvoir marcher, bouger librement, prendre bain ou douche lorsque je le souhaite et que vous m’aidiez à trouver les mouvements adaptés pour réduire mes douleurs et permettre la descente de bébé
- Je souhaite qu’on laisse mes membranes intactes le plus longtemps possible
- Je souhaite éviter l’usage d’ocytocine synthétique et que vous m’encouragiez à conserver force et courage pour supporter la phase de latence qui peut parfois être longue
- Je souhaite éviter l’épisiotomie, préférant une déchirure
- J'aimerai que vous m'accompagniez dans la gestion de la douleur avec toutes les techniques que vous connaissez
- Je souhaite éviter la péridurale
- J'aimerai attendre mon réflexe de poussée
- Je souhaite être libre de prendre la position qui me paraît la plus efficace et la plus confortable pour faire sortir bébé
- Je souhaite pouvoir pratiquer une poussée non bloquée, en respirant en évitant la position gynéco
- J’aimerais que le cordon soit clampé seulement lorsqu’il aura cessé de pulser et lorsque les contractions reprendront pour l’expulsion du placenta
- En cas de césarienne, je souhaite que mon conjoint prenne le relais immédiatement
- Je souhaite accoucher naturellement du placenta et qu’il soit expulsé spontanément. Je ne désire aucune gestion active (ocytocine synthétique, traction, massage utérin...)
Pour bébé :
- Nous souhaitons que notre enfant ne subisse pas d'aspiration nasale si il respire correctement, ni gastrique, et qu'il n'y ai pas de vérification de perméabilité anale etc.
- Nous souhaitons également que les pesées, mesures, soient reportées à plus tard
- Je souhaite allaiter mon bébé immédiatement après sa naissance
- Nous ne voulons pas qu’un onguent antibiotique ophtalmique soit administré à notre enfant.
- Nous souhaitons que la vitamine K soit donnée, par voie orale
- Nous souhaitons que notre bébé soit lavé à seulement quelques jours après l'accouchement
- Nous souhaitons que ses premiers vêtements soient mis par son papa
Merci pour votre écoute
Maxime et Stéphanie
Résumé rapide de notre projet, au cas où le temps vous manque pour lire le plus long.
Il se concentre uniquement sur le travail, la délivrance et l’accueil du bébé.
D'abord merci pour votre présence, votre écoute, le partage de vos compétences, de vos connaissances, votre soutien, et votre professionnalisme dans l'accompagnement que vous nous avez d'ores et déjà offert.
Voici quelques points que nous souhaiterions partager avec vous au sujet de nos envies autour de la naissance de notre bébé, bien sur sous réserve que tout se passe pour le mieux.
Rappel : Bébé est notre deuxième enfant, c'est un petit garçon porteur d'une fente labio-maxillo-platine unilatérale droite.
Pendant le travail :
- Je souhaiterais rester mobile. Éviter trop de monito et les TV.
- Je préfère qu’on installe un cathéter plutôt qu’un soluté
- J’aimerais pouvoir marcher, bouger librement, prendre bain ou douche lorsque je le souhaite et que vous m’aidiez à trouver les mouvements adaptés pour réduire mes douleurs et permettre la descente de bébé
- Je souhaite qu’on laisse mes membranes intactes le plus longtemps possible
- Je souhaite éviter l’usage d’ocytocine synthétique et que vous m’encouragiez à conserver force et courage pour supporter la phase de latence qui peut parfois être longue
- Je souhaite éviter l’épisiotomie, préférant une déchirure
- J'aimerai que vous m'accompagniez dans la gestion de la douleur avec toutes les techniques que vous connaissez
- Je souhaite éviter la péridurale
- J'aimerai attendre mon réflexe de poussée
- Je souhaite être libre de prendre la position qui me paraît la plus efficace et la plus confortable pour faire sortir bébé
- Je souhaite pouvoir pratiquer une poussée non bloquée, en respirant en évitant la position gynéco
- J’aimerais que le cordon soit clampé seulement lorsqu’il aura cessé de pulser et lorsque les contractions reprendront pour l’expulsion du placenta
- En cas de césarienne, je souhaite que mon conjoint prenne le relais immédiatement
- Je souhaite accoucher naturellement du placenta et qu’il soit expulsé spontanément. Je ne désire aucune gestion active (ocytocine synthétique, traction, massage utérin...)
Pour bébé :
- Nous souhaitons que notre enfant ne subisse pas d'aspiration nasale si il respire correctement, ni gastrique, et qu'il n'y ai pas de vérification de perméabilité anale etc.
- Nous souhaitons également que les pesées, mesures, soient reportées à plus tard
- Je souhaite allaiter mon bébé immédiatement après sa naissance
- Nous ne voulons pas qu’un onguent antibiotique ophtalmique soit administré à notre enfant.
- Nous souhaitons que la vitamine K soit donnée, par voie orale
- Nous souhaitons que notre bébé soit lavé à seulement quelques jours après l'accouchement
- Nous souhaitons que ses premiers vêtements soient mis par son papa
Merci pour votre écoute
Maxime et Stéphanie
mardi 18 février 2014
Allaitement et fente labio palatine
Hier soir nous avons fait la dernière echo. Pas l'une de celles qui sont obligatoires, mais la dernière pour connaitre approximativement le poids du bébé et où en est mon placenta.
Il était implanté plutôt bas. Et l'est toujours.. 3 cm le sépare de mon col. Il n'y a pas d'indication pour une césarienne, et ça mérite d'être relevé parce que vraiment, une césa en plus m'aurait beaucoup déçue!
Bébé fait donc déjà 3k002g. Perso, je trouve ça déjà super à 35 jours du terme. C'est limite un peu stressant quand on pense que bébé doit prendre 900grammes le dernier mois. Jte laisse faire le calcul, ça risque de piquer un peu!! Mais j'ai tout de même envie de dire tant mieux! Notre principale inquiétude post accouchement se joue sur la prise de poids et donc l'alimentation. Un bébé avec un poids déjà au dessus de trois kilos c'est super. C'est un stress de moins. L'alimentation va demander toute une adaptation, organisation particulière.
L'anticipation est de mise.
Comme pour PetiteFleur, nous avons choisi d'allaiter PetitFlocon au lait maternel. Dans l'absolue rien de très compliqué puisque j'ai encore (PetiteFleur s'est sevrée il y a 5 mois) ou de nouveau du lait.
Le plus compliqué c'est que PetitFlocon parvienne à s'alimenter.
La fente palatine, par définition fend le palais en deux. C'est avec le palais et le voile du palais que l'enfant réussi à faire le vide autour du téton ou d'une tétine sur un biberon.
Selon la taille de la fente, la localisation, le vide peut plus ou moins se faire. La taille du sein de la mère, et sa souplesse peuvent aussi avoir une influence sur la prise en bouche.
Il est plus facile de téter pour les bébés ayant uniquement une fente labiale, le vide pouvant se faire en bouche.
PetitFlocon semble aux échographies avoir une fente-maxillo-labio-palatine-unilatérale. Il aura certainement des difficultés à faire le vide.
Les bébés qui ont ce type de fente s’épuisent souvent assez rapidement au sein et ne parviennent pas à obtenir la quantité de lait nécessaire à chaque tétée malgré de nombreux efforts et souvent des tétées trèèèèèèès longues. Dans de nombreux cas, les soignants proposent le biberon avec une tétine en caoutchouc bouillie plusieurs fois pour qu'elle soit extrêmement molle (le lait coule presque tout seul dans la bouche du bébé) et la complémentation à chaque tétée. L'introduction de ce genre de tétine sonne de manière systématique la fin de l'allaitement au sein.
Toi qui me connais, tu imagines bien que pour moi il est impensable que ça se passe de cette façon.
Donc comme d'habitude, j'ai cherché, j'ai fouillé, j'ai questionné, j'ai demandé des infos auprès de personnes compétentes, j'ai beaucoup lu...
Et voilà où j'en suis et ce que j'ai prévu de faire.
Anticiper :
Les bébés qui ont une fente sont très fragiles au niveau des muqueuses. Il est établi par de nombreuses études que le lait artificiel est très irritant pour ces bébés et qu'il est important de tenter de donner uniquement du lait maternel même si c'est du lait extrait au tire lait et donné autrement qu'au sein.
Donc, au cours de ce dernier mois de grossesse, je vais tirer mon colostrum deux fois par jour et le congeler pour avoir des réserves et éviter la complémentation en lait artificiel.
Ces bébés, comme je l'écrivais plus haut se fatiguent souvent au sein, c'est souvent pour cela que la complémentation entre en jeu. Pour éviter une trop grosse perte de poids et l'hypoglycémie.
Le colostrum que je vais tirer sera conservé au congelateur dans des seringues enterales de différentes tailles avec des petits bouchons. Chaque jour mon PoiluChéri m'apportera un paquet de seringues qui sera conservé dans le frigo du service de neonat. Après chaque tétée, si besoin, PetitFlocon aura une seringue.
Attention, pas de n'importe quelle taille. Il est important de préciser qu'à la naissance l'estomac d'un bébé a une contenance très petite et qu'il ne sert à rien de le "gaver". Le colostrum a une juste composition pour une juste quantité.
Rappel de l’évolution du volume de l'estomac de bébé :
J1. Le volume de l'estomac du bébé
est de 5 à 7 ml (pour imager, la taille d'une bille)
J2. Le volume de l'estomac de l'enfant est
de 10 à 13 ml
J3. Le volume de l'estomac est de 22 à
27 ml
J4. Le volume de l'estomac est de 36 à
46 ml
J5. Le volume de l'estomac est du 43 à 57 ml
J5. Le volume de l'estomac est du 43 à 57 ml
J'ai donc des seringues de toutes les tailles, partant de 1 ml à 50 ml. Tu auras compris que les premiers jours, on utilise pas celles de 50 ml!!
Voilà, quand les réserves seront faites je me sentirai rassurée. PetitFlocon n'aura pas de lait artificiel en complément et pour moi, personnellement, c'est quelque chose de très très important.
Pendant ce dernier mois de grossesse, je commence aussi à réunir tout les accéssoires dont je pourrais avoir besoin. Parce que donner du colostrum congelé, ou du lait tiré c'est bien, mais il est aussi indispensable de savoir comment.
Le lait peut être donné simplement à la seringue, à la tasse, ou à la cuillère.
Cependant il existe plusieurs "outils" pour donner le lait maternel. Voici ceux que je me suis procuré dans l'hypothèse que la prise au sein ne se fasse pas bien.
- Le bib Special needs
- La soft cup
- Le DAL
- Le finger feeder
- Un tire lait (bien sur même si ce n'est pas un outil pour donner le lait mais le collecter, il me semblait important d'en parler.)
Pour les bébés qui ont une fente il existe donc un biberon conçue spécialement pour eux fabriqué par medela.
Le bib Special needs.
Description :
Le biberon SpecialNeeds procure les bénéfices suivants lors de l'alimentation de votre nourrisson avec du
lait maternel :
- Régulation facile de l'écoulement de lait
- Ingestion facile du lait
- Pas de liquide renversé
- Prise des repas plus rapide
Régulation facile de l'écoulement de lait
La membrane de la valve anti-retour entre le biberon et la tétine empêche l'air de passer dans la tétine. En outre, le biberon SpecialNeeds comporte une valve fendue qui permet de réguler l'écoulement du lait maternel en changeant simplement la position de la tétine dans la bouche du bébé. Même si votre bébé ne tète que doucement, il peut activer l'écoulement du lait maternel.
La membrane de la valve anti-retour entre le biberon et la tétine empêche l'air de passer dans la tétine. En outre, le biberon SpecialNeeds comporte une valve fendue qui permet de réguler l'écoulement du lait maternel en changeant simplement la position de la tétine dans la bouche du bébé. Même si votre bébé ne tète que doucement, il peut activer l'écoulement du lait maternel.
Favorise l'ingestion du liquide
Même si la succion est légère au point de ne pas suffire pour un allaitement au sein, le bébé peut être nourri au lait maternel, satisfaisant ainsi ses besoins naturels de succion. En pinçant la tétine, vous pouvez influencer le débit du lait maternel et faciliter l'alimentation de votre bébé.
Voici la créatrice du bib qui explique le fonctionnement.
Même si la succion est légère au point de ne pas suffire pour un allaitement au sein, le bébé peut être nourri au lait maternel, satisfaisant ainsi ses besoins naturels de succion. En pinçant la tétine, vous pouvez influencer le débit du lait maternel et faciliter l'alimentation de votre bébé.
Voici la créatrice du bib qui explique le fonctionnement.
Description :
Le
biberon-tasse SoftCup est la méthode la plus simple pour nourrir votre
bébé au lait maternel. Son embout buccal souple en forme de cuillère se
pose délicatement sur la lèvre inférieure de votre enfant. Ainsi, il
gaspille moins de lait maternel et vous pouvez mieux contrôler la
quantité de lait ingérée.
Le DAL (dispositif d'aide à la lactation) ou système de nutrition supplémentaire.
C'est l'accessoire indispensable pour favoriser contact, lactation et allaitement au sein. Il peut aussi être utilisé au doigt (DAL au doigt), voici une vidéo :
Description:
Le Système de nutrition supplémentaire (SNS) permet de
conserver le lien unique qui existe entre une mère et son bébé et les
encourage à continuer l'allaitement afin que celui-ci soit vécu comme
une expérience plus positive. Cet objectif peut être obtenu grâce à la
possibilité d'apporter au nouveau-né le supplément de lait dont il a
besoin tout en le nourrissant au sein avec le SNS.
- Permet aux mères d'allaiter leur bébé au sein alors qu'il leur serait impossible de le faire dans d'autres circonstances
- Aide à stimuler la production de lait de la mère
- Est préconisé lorsque le bébé n'aspire pas suffisamment fort ou lorsqu'il ne parvient pas à maintenir un vide suffisant pour adhérer au sein
- Permet au bébé d'apprendre à téter correctement
- Offre la possibilité de nourrir un bébé adopté au sein
- Pour tous les compléments à l'alimentation
Le fingerfeeder :
J'ai découvert le fingerfeeder dans une vidéo " Mauro, yes he can!". C'est LA seule vidéo qui parle de l'allaitement et de la fente. On y suit, Mauro, la découverte de la fente, sa naissance, son alimentation, les différentes techniques, et les chirurgies. Christa Herzog, consultante en lactation accompagne la famille et Mauro dans leur allaitement. Elle utilise le FingerFeeder au doigt . Personnelement, je compte tenter de l'utiliser au sein si ça ne me blesse pas.
Description:
Le FingerFeeder est un embout pour alimentation à la seringue, votre bébé
peut recevoir de petites quantités de lait maternel et des médicaments
pendant son hospitalisation. L'embout est relié à une seringue (pas
fournie avec).
- L'embout pour alimentation à la seringue est composé de silicone souple qui ne blesse pas la bouche du nourrisson. En tétant l'embout pour alimentation à la seringue pendant l'allaitement, le bébé peut satisfaire ses besoins naturels de succion. Satisfait, il peut s'apaiser.
- L'embout pour alimentation à la seringue convient également aux nourrissons qui refusent le sein. L'embout pour alimentation à la seringue les aide à acquérir une succion correcte.
Le tire lait.
C'est l'indispensable.
Pour les premiers tirage lors de la grossesse, ce sera manuellement, pour ne pas perdre une goutte de ce précieux liquide.
Puis progressivement pour obtenir une plus grande quantité et favoriser ma lactation, un tire lait double pompage est indispensable.
J'ai choisi le symphony de Medela.
Puis progressivement pour obtenir une plus grande quantité et favoriser ma lactation, un tire lait double pompage est indispensable.
J'ai choisi le symphony de Medela.
Ce tire lait reproduit le schéma de succion naturel du nourrisson tétant le sein de
sa mère. Cela permet de stimuler l'écoulement de lait ; par conséquent,
davantage de lait maternel peut être exprimé en un minimum de temps (ce
qui a été prouvé par diverses études et confirmé par des hôpitaux).
Perso, j'y associe, les téterelles "comfort". Plus souples et plus agréables.
(Là, c'est vraiment du confort et de la douceur pour moi!)
Je te parle plus haut des seringues entérales avec leurs bouchons.
Les voici :
J'ai commandé :
- 15 seringues de 1 ml
- 15 seringues de 2,5 ml
- 20 seringues de 5 ml
- 50 seringues de 10 ml
On verra si mes calculs sont justes!! (EDIT : C'était mon calcul de base, juste à la pharma ça ne se fait pas comme je veux, le labo ne pouvant pas fournir les seringues que je voulais dans la quantité que je souhaite, du coup ça sera : des "nutrisafe" : 15 seringues de 1 ml,15 seringues de 2,5 ml, 20 seringues de 5 ml, 50 seringues de 10 ml)
Sur la photo, on ne voit pas les bouchons, mais ce sont de simple petit bouchons qui se vissent sur le bout de la seringue.
La marque ici c'est :
Seringue entérale PENTA -SEGAP
Ces seringues sont utilisées en néonat généralement.
Voilà pour l'anticipation, plutôt "matérielle"...
J'y ajoute bien sur de l'homéopatie pour moi, ainsi que de la tisane d'allaitement et l'huile speciale allaitement de chez weleda pour favoriser la lactation pendant notre séjour en néonat.
Pour L'homéopathie, le basique c'est : RICINUS 4ch 3 granules 3 fois par jour.
Ensuite pour d'autres difficultés, ou besoins, je te recommande cette page : L'homéopathie lors de l'allaitement.
Pour la mise en œuvre, le light motiv c'est "Bébé au sein".
Il s'agira de multiplier les tétées, au moindre signe d’éveil.
Et d'utiliser la technique de "compression" pour permettre que PetitFlocon ait un maximum de lait au sein.
Selon sa façon de téter, de réagir face à tout ça. J'utiliserai soit le DAL ou le fingerfeeder pendant la tétée soit la bib special need ou la soft cup après la tétée ou avant selon l'état de "faim" de bébé. Un bébé qui a trop faim ne parviendra pas à se concentrer suffisamment sur le sein pour extraire le lait correctement. Il va s’énerver, pleurer et s’épuiser inutilement.
Tout sera question de bénéfice pour bébé.
Voici un lien LLL qui développe la technique de la "compression" je ne pourrais pas mieux l'expliquer.
Ainsi qu'une vidéo qui illustre bien l'explication (désolé blogger ne veut pas ajouter la vidéo sur la page).
Pour vérifier que bébé prend suffisament de lait, pas besoin de pesée. Elles sont stressantes et inutiles. Les pires se sont celles avant et après chaque tétées. N'importe quoi!
J1 : bébé mouille 1 couche environ
J2 : bébé mouille 2 couches environ
J3 : Bébé mouille 3 couches environ
J4 : Bébé mouille 4 couches environ
J5 : Bébé mouille 5 couches environ
J6 et plus : bébé mouille 6 à 8 couches environ
Quand aux selles après expulsion du méconium, de une à deux selles par jour minimum.
J'ajoute bien sur le "tirage de lait" plusieurs fois par jour pour entretenir la lactation. Le portage, le peau à peau sont aussi les bienvenus!
Voilà ce que je peux mettre en avant pour le moment au sujet de l'allaitement de PetitFlocon et de ce que j'ai réfléchie et prévu.
Mon objectif principal est par tout les moyens de permettre à Petitflocon de bénéficier uniquement de lait maternel.
Mais mon objectif à long terme et de réussir à supprimer tout les accessoires, et surtout le tire lait. Parvenir à un allaitement exclusif au sein.
Je sais qu'il nous faudra de la motivation et beaucoup de persévérance. Peut-être qu'il nous faudra attendre la seconde opération à 9 mois pour pouvoir supprimer tout les outils d'allaitement, j'en ai bien conscience.
Pour autant je m'engouffre corps et âme dans ce projet. Les nuits seront courtes, les tétées longues, cependant je ne doute pas de moi, de nous et des compétences de PetitFlocon!
NTB : J'ai tenté de balayer au maximum le sujet, mais je suppose que j'en oublie. Si tu as des questions, besoin de précision n'hésites pas, je préciserai en EDIT de l'article.
EDIT : Petit rajout d'un visuel important, intéressant
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