Chaque soir, j'entrouve la porte pour voir si elle est bien endormie.
Chaque soir, j'embrasse son petit pied, qu'elle a sorti de dessous sa couette pour prendre le frais, puis je le recouvre.
Chaque soir, je dégage ses cheveux et j'embrasse son front en lui disant que je l'aime.
Chaque soir, je quitte sa chambre avec la conscience que demain elle aura encore grandie.
Chaque soir, lorsqu'il se laisse aller au sommeil dans mes bras, j'observe ses traits de bébé détendu, son front qui se lisse.
Chaque soir, je dépose un baiser sur le coin de ses lèvres. Puis un autre sur ses joues toutes douces.
Chaque soir, je passe ma main dans ses cheveux en lui disant que je l'aime.
Chaque soir, je le regarde attentivement avant de m'endormir pour tenter de mémoriser chaque détails de son visage de bébé.
Chaque soir est pour moi le signe que le temps passe. Même qu'il file à toute allure. Qu'il faut profiter, lâcher prise, ne pas se gâcher le quotidien avec des détails.
Que mes nuits entrecoupées de réveils, et que mes journées pleine de fatigue vont vite disparaître. Elles ne sont qu'un détail de notre histoire, et pourtant elles sont le signe que nous sommes ensemble.
Dans quelques années, je suis convaincue que tout ça me manquera.
Oui, même le 10 ème réveil de la nuit. Ou l’énième dispute de la journée à cause d'un chocolat refusé à PetiteFleur.
Un jour notre maison sera silencieuse, vide. Peut-être rangée et propre (ou pas). Je ne trouverai plus de pomme de pin sur le rebord du lavabo, ou du dentifrice sur le sol de la salle de bain, ni de cailloux dans mes gants, plus de collection de petit bâtons sur le meuble de l'entrée, ou de tas de copeaux de taillures de crayons de papier dans un coin de la chambre "parce que ça peut servir maman"... Je ne recevrai plus de petits cadeaux d'enfant plein de magie, leurs rires ne résonneront plus dans la maison. Plus de "je t'aime maman, tu es la plus belle des mamans du monde", ou de "je t'ai fais une tartelette à l'herbe, tu vas te régaler!"...
Alors je veux emmagasiner plein d'images, de souvenirs. Je veux profiter avec eux, faire des petits moments "l'important"...
Laisser passer les moments difficiles, ne pas les conserver, et m'emplir de tout les petits miracles du quotidien avec des enfants.
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lundi 13 avril 2015
vendredi 20 février 2015
J'abandonne
Parfois il faut savoir s'arrêter.
Et là je crois que face à une telle résistance au changement, une telle inertie, si je continue, je vais droit à l'ulcère.
Tenter de faire changer le regard des gens sur les enfants, sur leurs besoins, c'est à la limite du sacerdoce.
J'abandonne. Non sans regrets, sans culpabilité. Mais j'ai d'autres combats à mener pour ma propre vie.
Je ne peux plus entendre une fois de plus, "ça n'a jamais tué personne" comme validation à la violence éducative ordinaire sous peine de, moi même, ne plus être bienveillante du tout.
Tenter de m'investir en tant que parent d'élève pour tenter de porter la voix de ceux et celles qui en avaient besoin, ne peut pas fonctionner avec qui je suis, avec ce que je représente dans le regard des autres.
Mais oui voyons! Je ne suis qu'une mère libertaire qui ne donne aucune limite à ses enfants. C'est à cause de personne comme moi que la société va mal!
Je ne peux pas transmettre le regard d'un parent qui se questionne sur ce que vit son enfant à l'école, dès lors qu'il s'agit de remettre en question des pratiques éducatives ou des choix pédagogiques, sans que l'on s'imagine qu'ils sont dit de ma propre initiative.
Mais de toute manière dans l'absolue, je ne peux pas remettre en question des pratiques ou une pédagogie.
J'abandonne, je ne me fatiguerai plus. Je sais, c'est fort dommage de pas faire entendre cette petite voix, ce murmure, ce petit souffle de changement, de différent face au groupe.
L'école est un lieu saint. Personne ne peut y pénétrer mal chaussé.
La bienveillance éducative et l'éducation positive y sont persona non grata.
L'enfant doit se soumettre aux règles, au pouvoir de l'adulte, obéir! Ce sont des compétences de futur citoyen.
J'arrête de vouloir tenter de changer cela pour tous.
Je me concentre sur mes enfants. Sur comment gérer au mieux pour eux cette relation avec l'école. Sur comment faire avec.
Parce qu'il s'agit de ça, faire avec et s'en débrouiller.
J'aimerais tant trouver LE petit truc, celui qui me permettrait de transmettre, aux enseignants de l'école de ma fille, mon envie de voir toutes ces violences ordinaires faites aux enfants, disparaitre...
Partager des lectures, des idées. Les sentir s'engager sur le chemin de l'éducation positive avec autant d'engouement que celui qu'ils suivent aujourd'hui mais, qui est bien loin de tout ça. Pourquoi tant d’énergie gaspillée à punir, à récompenser, à vouloir formater les enfants à une obéissance aveugle?
Tout cela me touche trop, je sens que c'est un combat trop lourd pour moi. Sans un engagement plus fort, plus politique, je vois mal comment faire changer ce monde. Et ça me désole...
Pour plus d'informations sur les violences éducatives ordinaires : http://www.oveo.org
Je vous invite aussi à revoir ma petite bibliothèque de parent, vous y trouverez des ressources à ce sujet.
Et là je crois que face à une telle résistance au changement, une telle inertie, si je continue, je vais droit à l'ulcère.
Tenter de faire changer le regard des gens sur les enfants, sur leurs besoins, c'est à la limite du sacerdoce.
J'abandonne. Non sans regrets, sans culpabilité. Mais j'ai d'autres combats à mener pour ma propre vie.
Je ne peux plus entendre une fois de plus, "ça n'a jamais tué personne" comme validation à la violence éducative ordinaire sous peine de, moi même, ne plus être bienveillante du tout.
Tenter de m'investir en tant que parent d'élève pour tenter de porter la voix de ceux et celles qui en avaient besoin, ne peut pas fonctionner avec qui je suis, avec ce que je représente dans le regard des autres.
Mais oui voyons! Je ne suis qu'une mère libertaire qui ne donne aucune limite à ses enfants. C'est à cause de personne comme moi que la société va mal!
Je ne peux pas transmettre le regard d'un parent qui se questionne sur ce que vit son enfant à l'école, dès lors qu'il s'agit de remettre en question des pratiques éducatives ou des choix pédagogiques, sans que l'on s'imagine qu'ils sont dit de ma propre initiative.
Mais de toute manière dans l'absolue, je ne peux pas remettre en question des pratiques ou une pédagogie.
J'abandonne, je ne me fatiguerai plus. Je sais, c'est fort dommage de pas faire entendre cette petite voix, ce murmure, ce petit souffle de changement, de différent face au groupe.
L'école est un lieu saint. Personne ne peut y pénétrer mal chaussé.
La bienveillance éducative et l'éducation positive y sont persona non grata.
L'enfant doit se soumettre aux règles, au pouvoir de l'adulte, obéir! Ce sont des compétences de futur citoyen.
J'arrête de vouloir tenter de changer cela pour tous.
Je me concentre sur mes enfants. Sur comment gérer au mieux pour eux cette relation avec l'école. Sur comment faire avec.
Parce qu'il s'agit de ça, faire avec et s'en débrouiller.
J'aimerais tant trouver LE petit truc, celui qui me permettrait de transmettre, aux enseignants de l'école de ma fille, mon envie de voir toutes ces violences ordinaires faites aux enfants, disparaitre...
Partager des lectures, des idées. Les sentir s'engager sur le chemin de l'éducation positive avec autant d'engouement que celui qu'ils suivent aujourd'hui mais, qui est bien loin de tout ça. Pourquoi tant d’énergie gaspillée à punir, à récompenser, à vouloir formater les enfants à une obéissance aveugle?
Tout cela me touche trop, je sens que c'est un combat trop lourd pour moi. Sans un engagement plus fort, plus politique, je vois mal comment faire changer ce monde. Et ça me désole...
Pour plus d'informations sur les violences éducatives ordinaires : http://www.oveo.org
Je vous invite aussi à revoir ma petite bibliothèque de parent, vous y trouverez des ressources à ce sujet.
Libellés :
Je pense donc je suis
mardi 10 février 2015
Je n'ai plus de super pouvoir
Avant j'avais un super pouvoir.
Je l'ai utilisé presque deux ans la nuit et un an de plus le jour, avec PetiteFleur. Je n'avais même pas conscience de ma chance!
Il me servait à la rassurer, à calmer ses pleurs, calmer une douleur, il me permettait aussi de la sortir de conflit avec les autres, d'apaiser sa faim, sa soif, n'importe où, n'importe quand.
Et surtout, il me permettait de dormir. Ooooooh oui, dormir. Ça me fait presque des frissons de l'écrire tellement j'en rêve!
Avant j'avais un super pouvoir, je pouvais mettre PetiteFleur au sein.
Elle se réveillait beaucoup, chaque nuit, de 3 à 20 fois. Et notre solution miraculeuse c'était le sein. Elle s'y blottissait et nous pouvions nous rendormir paisiblement. Bien sur, je trouvais ça difficile et laborieux tout ces réveils, mais rien à voir avec vivre ces nuits sans ce super pouvoir!
PetitFlocon ne s'accroche toujours pas. Et après 10 mois, j'ai peu d'espoir qu'il le fasse un jour. De toute façon, je suis lassée d'essayer. Lassée, fatiguée c'est un peu le leitmotiv du moment!
Cette nuit, en plus des reveils toutes les heures depuis 20h, j'ai passé trois heures à rendormir PetitFlocon, de 3h à 6h, coincée entre endormissements, réveils, et pleurs.
Je n'ai plus de super pouvoir. Mes bras ne sont pas aussi rassurants, aussi apaisants que pouvait l'être mon sein.
Je fais avec. J'avais même l'impression d'avoir accepter que PetitFlocon ne tète pas. Et puis, finalement, cette incapacité à le soulager fait remonter des sentiments d’échec, de culpabilité de tristesse tout simplement. J'accueille tout ça sans trop savoir quoi en faire à part le déposer ici.
Je me rassure en me disant que malgré tout il a encore mon lait, durement récolté, chaque jour, depuis presque un an.
Bientôt PetitFlocon sera aussi grand que sa sœur et tout ce manque de sommeil sera bien loin.
Je suis sure que ça me manquera et que je ne me rappellerai que de ce sentiment si doux qu'est celui de sentir son bébé s'endormir dans ses bras.
Je l'ai utilisé presque deux ans la nuit et un an de plus le jour, avec PetiteFleur. Je n'avais même pas conscience de ma chance!
Il me servait à la rassurer, à calmer ses pleurs, calmer une douleur, il me permettait aussi de la sortir de conflit avec les autres, d'apaiser sa faim, sa soif, n'importe où, n'importe quand.
Et surtout, il me permettait de dormir. Ooooooh oui, dormir. Ça me fait presque des frissons de l'écrire tellement j'en rêve!
Avant j'avais un super pouvoir, je pouvais mettre PetiteFleur au sein.
Elle se réveillait beaucoup, chaque nuit, de 3 à 20 fois. Et notre solution miraculeuse c'était le sein. Elle s'y blottissait et nous pouvions nous rendormir paisiblement. Bien sur, je trouvais ça difficile et laborieux tout ces réveils, mais rien à voir avec vivre ces nuits sans ce super pouvoir!
PetitFlocon ne s'accroche toujours pas. Et après 10 mois, j'ai peu d'espoir qu'il le fasse un jour. De toute façon, je suis lassée d'essayer. Lassée, fatiguée c'est un peu le leitmotiv du moment!
Cette nuit, en plus des reveils toutes les heures depuis 20h, j'ai passé trois heures à rendormir PetitFlocon, de 3h à 6h, coincée entre endormissements, réveils, et pleurs.
Je n'ai plus de super pouvoir. Mes bras ne sont pas aussi rassurants, aussi apaisants que pouvait l'être mon sein.
Je fais avec. J'avais même l'impression d'avoir accepter que PetitFlocon ne tète pas. Et puis, finalement, cette incapacité à le soulager fait remonter des sentiments d’échec, de culpabilité de tristesse tout simplement. J'accueille tout ça sans trop savoir quoi en faire à part le déposer ici.
Je me rassure en me disant que malgré tout il a encore mon lait, durement récolté, chaque jour, depuis presque un an.
Bientôt PetitFlocon sera aussi grand que sa sœur et tout ce manque de sommeil sera bien loin.
Je suis sure que ça me manquera et que je ne me rappellerai que de ce sentiment si doux qu'est celui de sentir son bébé s'endormir dans ses bras.
mardi 25 novembre 2014
Procrastination du matin...
Je devrais déjà être entrain de préparer les valises. Mais je n'y arrive pas.
J'ai bien commençé la liste des choses à mettre dedans, mais je ne parviens pas à m'y mettre.
Alors bien sur, je n'ai pas vraiment le courage de me lancer, comme à chaque fois qu'il faut tout préparer. Mais là, c'est pire que d'habitude.
Préparer toutes nos affaires c'est sentir se rapprocher encore plus la chirurgie de PetitFlocon... Penser à prendre telle ou telle chose, spécialement pour l'hôpital, en prévision de ça ou de ça... Arf... Je n'ai pas envie du tout. Ça me stresse, ça m'angoisse, ça me fatigue.
Ma liste est presque aussi longue que celle que j'avais faite pour la maternité!!
Mais j'avoue, je suis bien moins motivée à tout préparer.
Aller, il faut que je me motive! Par quoi commencer?
Je crois que je vais remplir la valise de PetiteFleur, elle est petite, ça n'est pas un gros challenge!
D'ailleurs, je ne t'en ai jamais parlé, mais elle a depuis peu une trunki gruffalo, elle est top!!!Solide, pratique, PetiteFleur l'adore!! J'ai hâte de la tester à l'aéroport cet été! En plus pour une fois elle a choisi autre chose que du rose!!!
Je traine, je traine, je repousse.. PetitFlocon vient de se réveiller.. Je ferais ça cet après-midi... De toute façon, je vais finir par être obligée de la faire!!
Bon avant la chir il y a une belle surprise pour PetiteFleur, qui devrait lui faire très plaisir! J'ai acheté des billets pour Peter Pan à Bobino. Je pense que cette surprise devrait faire son petit effet! PetiteFleur choisira avec qui elle veut y aller.. (j'ai le droit de dire que j'aimerais qu'elle me choisisse?? )
Depuis toute petite elle est fan de Peter Pan!
Souvenirs- souvenirs... (qu'elle était petite!! )
Le spectacle a l'air super!!
J'ai hâte qu'elle me choisisse!!! looooool
Je pense que c'est important que pendant cette semaine elle ait ce moment rien qu'à elle. Ce ne doit pas être simple d'avoir un petit frère comme PetitFlocon! Ce qui me rassure c'est qu'elle parvient à le dire!! "c'est nul d'être une grande sœur!", "mais bon, on garde quand même PetitFlocon parce qu'il fait tout le temps des sourires!" ... ti chou... <3
J'arrête de procrastiner.. Il me reste le repas à préparer et mon habituel tirage de lait d'avant l'heure des mamans!!
Belle journée à toi!! ;)
J'ai bien commençé la liste des choses à mettre dedans, mais je ne parviens pas à m'y mettre.
Alors bien sur, je n'ai pas vraiment le courage de me lancer, comme à chaque fois qu'il faut tout préparer. Mais là, c'est pire que d'habitude.
Préparer toutes nos affaires c'est sentir se rapprocher encore plus la chirurgie de PetitFlocon... Penser à prendre telle ou telle chose, spécialement pour l'hôpital, en prévision de ça ou de ça... Arf... Je n'ai pas envie du tout. Ça me stresse, ça m'angoisse, ça me fatigue.
Ma liste est presque aussi longue que celle que j'avais faite pour la maternité!!
Mais j'avoue, je suis bien moins motivée à tout préparer.
Aller, il faut que je me motive! Par quoi commencer?
Je crois que je vais remplir la valise de PetiteFleur, elle est petite, ça n'est pas un gros challenge!
D'ailleurs, je ne t'en ai jamais parlé, mais elle a depuis peu une trunki gruffalo, elle est top!!!Solide, pratique, PetiteFleur l'adore!! J'ai hâte de la tester à l'aéroport cet été! En plus pour une fois elle a choisi autre chose que du rose!!!
Je traine, je traine, je repousse.. PetitFlocon vient de se réveiller.. Je ferais ça cet après-midi... De toute façon, je vais finir par être obligée de la faire!!
Bon avant la chir il y a une belle surprise pour PetiteFleur, qui devrait lui faire très plaisir! J'ai acheté des billets pour Peter Pan à Bobino. Je pense que cette surprise devrait faire son petit effet! PetiteFleur choisira avec qui elle veut y aller.. (j'ai le droit de dire que j'aimerais qu'elle me choisisse?? )
Depuis toute petite elle est fan de Peter Pan!
Souvenirs- souvenirs... (qu'elle était petite!! )
Le spectacle a l'air super!!
J'ai hâte qu'elle me choisisse!!! looooool
Je pense que c'est important que pendant cette semaine elle ait ce moment rien qu'à elle. Ce ne doit pas être simple d'avoir un petit frère comme PetitFlocon! Ce qui me rassure c'est qu'elle parvient à le dire!! "c'est nul d'être une grande sœur!", "mais bon, on garde quand même PetitFlocon parce qu'il fait tout le temps des sourires!" ... ti chou... <3
J'arrête de procrastiner.. Il me reste le repas à préparer et mon habituel tirage de lait d'avant l'heure des mamans!!
Belle journée à toi!! ;)
samedi 22 novembre 2014
Choisir d'accepter...
Dans un mois, je pourrais dire, "ça y est c'est fait"...
PetitFlocon aura subit sa plus grosse chirurgie. Celle qui doit reconstruire son palais, le voile de son palais et sa luette. Et il ira bien mieux.
Dans dix jours, il rentrera au bloc. J'ai peur, j'ai mal au ventre. Tout mon corps me cri de le retenir.
J’essaie depuis le début de la semaine de me raisonner pour ne pas trop angoisser. Mais je n'y parviens pas. J'ai trop peur ; peur de l’anesthésie, peur de sa douleur, de cette seconde séparation.
PetitFlocon commence tout juste à se remettre psychologiquement de sa première chirurgie.
Il va de nouveau devoir porter ses manchettes pendant trois semaines et surtout ne pas boire de bib ou sucer sa tétine pendant 3 mois...
Nous allons nous adapter, mais je pense que ça va être compliqué.
J'espère que tout va bien se passer. Je sais que le "travail" sera bien fait, j'ai plus que confiance en la chir qui s'est déjà occupée de sa lèvre. Elle a fait, on peut le dire, du travail d’orfèvre.
Mais tout le folklore médical m'angoisse au plus haut point.
L'idée de laisser de nouveau PetitFlocon dans les bras de l'infirmier ou de l'infirmière de bloc est juste insoutenable.
Depuis déjà quelques jours il commence une angoisse de séparation. Accordage affectif à mon angoisse? Angoisse du 8ème mois? Tout se superpose et ne m'aide pas à relativiser. De toute façon je crois que je suis bien incapable de me raisonner. Les cauchemars exprimant ma peur de la séparation, de l'inconnu, mon incapacité à contrôler sont de retour. Ils me réveillent la nuit. Ils sont de plus en plus puissants, il y a quelques jours, je me suis mise à hurler de terreur en plein milieu de la nuit, tremblements, impossibilité de parler, j'ai mis plus de 10 minutes à reprendre mes esprits. Heureusement mon PoiluChéri est là.
PetitFlocon sent bien mon angoisse et s'y accorde lui aussi. Les soins de sa cicatrice redeviennent compliqués.
J'ai déjà pris le temps de lui exprimer toutes mes peurs, mais également le déroulement de la chir.
Je parviens peu à peu à culpabiliser moins de ne pas pouvoir être avec lui. J'accepte de ne pouvoir garder le contrôle. J'accepte de ne pouvoir rien y faire. J'accepte d'accepter...
PetitFlocon aura subit sa plus grosse chirurgie. Celle qui doit reconstruire son palais, le voile de son palais et sa luette. Et il ira bien mieux.
Dans dix jours, il rentrera au bloc. J'ai peur, j'ai mal au ventre. Tout mon corps me cri de le retenir.
J’essaie depuis le début de la semaine de me raisonner pour ne pas trop angoisser. Mais je n'y parviens pas. J'ai trop peur ; peur de l’anesthésie, peur de sa douleur, de cette seconde séparation.
PetitFlocon commence tout juste à se remettre psychologiquement de sa première chirurgie.
Il va de nouveau devoir porter ses manchettes pendant trois semaines et surtout ne pas boire de bib ou sucer sa tétine pendant 3 mois...
Nous allons nous adapter, mais je pense que ça va être compliqué.
J'espère que tout va bien se passer. Je sais que le "travail" sera bien fait, j'ai plus que confiance en la chir qui s'est déjà occupée de sa lèvre. Elle a fait, on peut le dire, du travail d’orfèvre.
Mais tout le folklore médical m'angoisse au plus haut point.
L'idée de laisser de nouveau PetitFlocon dans les bras de l'infirmier ou de l'infirmière de bloc est juste insoutenable.
Depuis déjà quelques jours il commence une angoisse de séparation. Accordage affectif à mon angoisse? Angoisse du 8ème mois? Tout se superpose et ne m'aide pas à relativiser. De toute façon je crois que je suis bien incapable de me raisonner. Les cauchemars exprimant ma peur de la séparation, de l'inconnu, mon incapacité à contrôler sont de retour. Ils me réveillent la nuit. Ils sont de plus en plus puissants, il y a quelques jours, je me suis mise à hurler de terreur en plein milieu de la nuit, tremblements, impossibilité de parler, j'ai mis plus de 10 minutes à reprendre mes esprits. Heureusement mon PoiluChéri est là.
PetitFlocon sent bien mon angoisse et s'y accorde lui aussi. Les soins de sa cicatrice redeviennent compliqués.
J'ai déjà pris le temps de lui exprimer toutes mes peurs, mais également le déroulement de la chir.
Je parviens peu à peu à culpabiliser moins de ne pas pouvoir être avec lui. J'accepte de ne pouvoir garder le contrôle. J'accepte de ne pouvoir rien y faire. J'accepte d'accepter...
Petit trésor, tu pars,
Tu pars mais j'ai confiance,
Confiance en toi, en ta force et ton courage.
Tout notre amour te suivra là où tu iras.
Je ne pourrais pas te tenir la main à chaque instant,
mais je serais là, tu seras avec moi,
dans mon cœur de maman qui ne battra que pour toi.
Pars sans crainte mon amour,
Papa et Maman t'aime pour toujours.
lundi 17 novembre 2014
Approche Communication Non Violente de Rosenberg (part.1)
Des mois que ça n'était pas arrivé! Jeudi, je suis sortie!! Oui, j'te jure!!!
Bon, je te vois déjà derrière ton ordi m'imaginant aller au resto ou en boite avec mes copines.. Non, quand même pas à ce point là.
Je suis juste allée à une conférence.
Mais c'était bien quand même!!
C'était une conférence sur la CNV selon Marshall B. Rosenberg.
Marshall B Rosenberg est un psychologue américain et le créateur du processus de communication non violente (CNV).
Alors je te passerais les extraits wiki, si t'as envie d'en savoir plus sur lui, tu sais utiliser google comme tout le monde!!
Moi je vais plutôt te raconter ce que j'ai retenue de la conférence de jeudi!
LA CNV est processus qui requiert une attention constante à l'autre, à la relation.
Il s'agit de choisir de lâcher le résultat pour s'attacher à la connexion à l'autre, à la relation.
Lors de la conférence, nous avons pu observer trois mises en situation. A chaque fois, la situation est revisitée avec la CNV.
Première situation :
Lola, 5 ans est devant la télé. Il est 20h, l'heure du coucher. Sa maman est fatiguée.
Maman : Lola, c'est l'heure du coucher. Tu es fatiguée. Tu éteins la télé, on va laver les dents et mettre le pyjama.
Lola : maieuuuuh naaaaannn!!! Je suis pas fatiguée!!
Maman : Aller Lola, tu arrêtes, on va laver les dents et je te lirais une histoire.
Lola : Nan, j'ai pas envie!!!!!! Jsuis pas fatiguée!!!
Maman : Maintenant ça suffit Lola, tu viens, i l est tard c'est tout. C'est moi qui décide. (maman attrape Lola par le bras et l'emmène en criant que ça suffit, qu'elle n'est pas gentille.. ect, Lola pleure et cri.)
A la fin de la petite scénette, l'intervenante (Emmanuelle Straub) propose une clef de transformation:
"Pour parvenir à une solution satisfaisante avec un enfant, plutôt que de le convaincre ou le forcer, vous avez plus de chance d'y parvenir si vous choisissez d'entrer d'abord en contact avec lui, de chercher à le comprendre, et d'exprimer ce qui vous motive."
Elle revisite donc la situation avec cet éclairage et voilà ce que ça donne :
Maman, s'installe à côté de Lola et lui touche le bras en lui disant :
ça va Lola? Tu regardes un dessin animé?
Lola : oui maman
Maman : Lola, il est 20h, c'est l'heure du coucher. On va laver tes dents et mettre ton pyjama?
(Petite aparté, personnellement, j'aurais modifié ici le "on"... Et l'aurais remplacé par Lola, je voudrais que TU viennes te laver les dents et que TU mettes ton pyjama. Le "ON" est pour moi à bannir!)
Lola : Non maman, je suis pas fatiguée
Maman : Je comprend, mais je pense qu'à cette heure-ci c'est le moment d'aller te reposer suffisamment pour être en forme demain.Pourquoi tu ne veux pas aller te coucher?
Lola : Mais maman c'est pas fini mon dessin animé
Maman : ah d'accord, ton dessin animé n'est pas fini. Tu es donc déçue de ne pas pouvoir voir la fin, je comprends. J'ai besoin que tu arrêtes de regarder ce dessin animé. Il est tard, je suis aussi fatiguée, j'ai besoin que tu ailles dormir.
Lola : mais je suis pas fatiguée
Maman: Je crois que nous avons du mal à nous comprendre Je vais mettre sur pause pour que nous puissions discuter.
Maman met sur pause, Lola la regarde
Maman : Lola, c'est le moment du coucher, on y va?
Lola : Non j'ai pas envie.
Maman: oui je comprends, tu n'as pas envie. Et si je te lisait une histoire?
Lola : oh oui, et tu me la lira en entier?
Maman : oui bien sur! On y va? On fait la course? Tu préfères mettre ton pyjama en premier ou te laver les dents?
Lola : oh ouiii!!
Et Lola se mets à courir pour y aller.
Dans cet échange, chacune est satisfaite, chacune a fait entendre son besoin. Le besoin a été nourri et la demande de chacune a pu être entendu ce qui a permis à Lola de "contribuer".
Le temps me manque pour retranscrire les deux autres scénettes. Je vais donc juste résumer rapidement la situation et vous donner la clef de transformation.
Seconde situation : Sacha 17 ans, le dimanche matin. Ses parents ont décidé de faire un brunch tout les dimanche avec leur adolescent pour conserver un semblant de relation familiale. A la fin du brunch, la maman demande à Sacha de débarrasser la table, il refuse, elle s'agace, lui dis qu'il n'est pas à l'hôtel, qu'elle fait tout à la maison.. etc Lui, exprime qu'il n'a pas envie, que le brunch il s'en fiche et qu'il n'a rien demandé, qu'il doit aller rejoindre ses amis. La conversation se rompt sur des mots pas très sympa, du type "tu es la plus mauvaise mère du monde" et " et bien tu n'as qu'à en changer"...
La clef de transformation :
"Si je choisi d'abord de comprendre ce qui motive l'autre à dire non à une demande, j'augmente mes chances de le rallier à ma cause ou de trouver une solution qui nous satisfasse tous les deux."
La situation est donc revue avec l'éclairage précédent.
................... ...................... ........................................ .............................................................
Ah non, enfaite, j'ai gastro de petite fille...
Je reviens pour la suite rapidement ! ;)
Bon, je te vois déjà derrière ton ordi m'imaginant aller au resto ou en boite avec mes copines.. Non, quand même pas à ce point là.
Je suis juste allée à une conférence.
Mais c'était bien quand même!!
C'était une conférence sur la CNV selon Marshall B. Rosenberg.Marshall B Rosenberg est un psychologue américain et le créateur du processus de communication non violente (CNV).
Alors je te passerais les extraits wiki, si t'as envie d'en savoir plus sur lui, tu sais utiliser google comme tout le monde!!
Moi je vais plutôt te raconter ce que j'ai retenue de la conférence de jeudi!
LA CNV est processus qui requiert une attention constante à l'autre, à la relation.
Il s'agit de choisir de lâcher le résultat pour s'attacher à la connexion à l'autre, à la relation.
Lors de la conférence, nous avons pu observer trois mises en situation. A chaque fois, la situation est revisitée avec la CNV.
Première situation :
Lola, 5 ans est devant la télé. Il est 20h, l'heure du coucher. Sa maman est fatiguée.
Maman : Lola, c'est l'heure du coucher. Tu es fatiguée. Tu éteins la télé, on va laver les dents et mettre le pyjama.
Lola : maieuuuuh naaaaannn!!! Je suis pas fatiguée!!
Maman : Aller Lola, tu arrêtes, on va laver les dents et je te lirais une histoire.
Lola : Nan, j'ai pas envie!!!!!! Jsuis pas fatiguée!!!
Maman : Maintenant ça suffit Lola, tu viens, i l est tard c'est tout. C'est moi qui décide. (maman attrape Lola par le bras et l'emmène en criant que ça suffit, qu'elle n'est pas gentille.. ect, Lola pleure et cri.)
A la fin de la petite scénette, l'intervenante (Emmanuelle Straub) propose une clef de transformation:
"Pour parvenir à une solution satisfaisante avec un enfant, plutôt que de le convaincre ou le forcer, vous avez plus de chance d'y parvenir si vous choisissez d'entrer d'abord en contact avec lui, de chercher à le comprendre, et d'exprimer ce qui vous motive."
Elle revisite donc la situation avec cet éclairage et voilà ce que ça donne :
Maman, s'installe à côté de Lola et lui touche le bras en lui disant :
ça va Lola? Tu regardes un dessin animé?
Lola : oui maman
Maman : Lola, il est 20h, c'est l'heure du coucher. On va laver tes dents et mettre ton pyjama?
(Petite aparté, personnellement, j'aurais modifié ici le "on"... Et l'aurais remplacé par Lola, je voudrais que TU viennes te laver les dents et que TU mettes ton pyjama. Le "ON" est pour moi à bannir!)
Lola : Non maman, je suis pas fatiguée
Maman : Je comprend, mais je pense qu'à cette heure-ci c'est le moment d'aller te reposer suffisamment pour être en forme demain.Pourquoi tu ne veux pas aller te coucher?
Lola : Mais maman c'est pas fini mon dessin animé
Maman : ah d'accord, ton dessin animé n'est pas fini. Tu es donc déçue de ne pas pouvoir voir la fin, je comprends. J'ai besoin que tu arrêtes de regarder ce dessin animé. Il est tard, je suis aussi fatiguée, j'ai besoin que tu ailles dormir.
Lola : mais je suis pas fatiguée
Maman: Je crois que nous avons du mal à nous comprendre Je vais mettre sur pause pour que nous puissions discuter.
Maman met sur pause, Lola la regarde
Maman : Lola, c'est le moment du coucher, on y va?
Lola : Non j'ai pas envie.
Maman: oui je comprends, tu n'as pas envie. Et si je te lisait une histoire?
Lola : oh oui, et tu me la lira en entier?
Maman : oui bien sur! On y va? On fait la course? Tu préfères mettre ton pyjama en premier ou te laver les dents?
Lola : oh ouiii!!
Et Lola se mets à courir pour y aller.
Dans cet échange, chacune est satisfaite, chacune a fait entendre son besoin. Le besoin a été nourri et la demande de chacune a pu être entendu ce qui a permis à Lola de "contribuer".
Le temps me manque pour retranscrire les deux autres scénettes. Je vais donc juste résumer rapidement la situation et vous donner la clef de transformation.
Seconde situation : Sacha 17 ans, le dimanche matin. Ses parents ont décidé de faire un brunch tout les dimanche avec leur adolescent pour conserver un semblant de relation familiale. A la fin du brunch, la maman demande à Sacha de débarrasser la table, il refuse, elle s'agace, lui dis qu'il n'est pas à l'hôtel, qu'elle fait tout à la maison.. etc Lui, exprime qu'il n'a pas envie, que le brunch il s'en fiche et qu'il n'a rien demandé, qu'il doit aller rejoindre ses amis. La conversation se rompt sur des mots pas très sympa, du type "tu es la plus mauvaise mère du monde" et " et bien tu n'as qu'à en changer"...
La clef de transformation :
"Si je choisi d'abord de comprendre ce qui motive l'autre à dire non à une demande, j'augmente mes chances de le rallier à ma cause ou de trouver une solution qui nous satisfasse tous les deux."
La situation est donc revue avec l'éclairage précédent.
................... ...................... ........................................ .............................................................
Ah non, enfaite, j'ai gastro de petite fille...
Je reviens pour la suite rapidement ! ;)
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Je pense donc je suis
jeudi 9 octobre 2014
EFLUENTMUM S3 -oh désespoir-
"OMG, OMG, je répète O M G !!!!!!! J'ai reçu une invit!!!!! J'en fais partie!!! Je suis trop contente... LE rdv de l'année! #EFLUENTMUMS3
Maintenant, il ne me reste plus qu'à aller pleurer de déception puisque que le 3 c'est le lendemain de la chirurgie du palais de PetitFlocon. Je suis dé-gou-tée... #cpôjuste"
C'est comme ça qu'a débutée ma journée, une immense joie qui d'un coup tombe à plat..
Je suis partagée entre la fierté d'avoir été choisi, tout ce qui m'invite à m'imaginer là-bas, le minuscule espoir d'y aller tout de même et la réalité. PetitFlocon se fera opérer le 2 décembre du palais. Le 3, ce sera donc le lendemain de sa plus grosse et plus douloureuse chirurgie. Impossible de passer une journée loin de lui... Lorsque j'avais fais ma pré-inscription, je me doutais que ça ne serait pas simple en terme d'organisation, mais j'étais décidé à confier PetitFlocon et PetiteFleur et même si il fallait à tirer mon lait là-bas je ne voulais pas rater cet événement.
Cette journée était pour moi! MA JOURNÉE!! Oui je cris parce que ça me désespère. Je ne me laisserai pas aller à dire que le sort s'acharne, mais franchement, c'est pas de chance!
C'est pas juste, j'avais vraiment envie d'y aller, et j'ose dire que je l'avais mérité!
J'aurais pu rencontrer tellement de personnes que je côtoie sur la blogo!
J'ai juste envie de répéter encore et encore que je suis dé-gou-tée..
Je possède le précieux sésame, qui n'est pas donné à tout le monde, et je ne vais rien pouvoir en faire.
ahhhhhhhhhhhhh mais j'ai trop envie de pleurer!! Je relis inlassablement l'invitation, vérifiant et re-vérifiant que j'ai bien lu la bonne date, avec l'espoir que mes yeux embrumés du matin aient mal lu.. Mais non...
Alors bien évidemment que PetitFlocon et sa chir son bien plus important, je ne ferais jamais le choix inverse, mais je suis vraiment déçue. Alors comme d'hab' je dépose ici.. On sait jamais, peut-être que ça va me faire du bien.
En tout cas je remercie toute l'équipe des EFLUENTMUM S3 qui ont fait le choix de m'inviter, c'est déjà beaucoup en terme de reconnaissance pour moi. Je souhaite à tout mes contacts blogo, qui auront le plaisir de vivre cette journée, de passer d'agréables moments, je tenterais de vous suivre sur les réseaux sociaux..
Quelqu'un me ramène un souvenir?? :p
Maintenant, il ne me reste plus qu'à aller pleurer de déception puisque que le 3 c'est le lendemain de la chirurgie du palais de PetitFlocon. Je suis dé-gou-tée... #cpôjuste"
C'est comme ça qu'a débutée ma journée, une immense joie qui d'un coup tombe à plat..
Je suis partagée entre la fierté d'avoir été choisi, tout ce qui m'invite à m'imaginer là-bas, le minuscule espoir d'y aller tout de même et la réalité. PetitFlocon se fera opérer le 2 décembre du palais. Le 3, ce sera donc le lendemain de sa plus grosse et plus douloureuse chirurgie. Impossible de passer une journée loin de lui... Lorsque j'avais fais ma pré-inscription, je me doutais que ça ne serait pas simple en terme d'organisation, mais j'étais décidé à confier PetitFlocon et PetiteFleur et même si il fallait à tirer mon lait là-bas je ne voulais pas rater cet événement.
Cette journée était pour moi! MA JOURNÉE!! Oui je cris parce que ça me désespère. Je ne me laisserai pas aller à dire que le sort s'acharne, mais franchement, c'est pas de chance!
C'est pas juste, j'avais vraiment envie d'y aller, et j'ose dire que je l'avais mérité!
J'aurais pu rencontrer tellement de personnes que je côtoie sur la blogo!
J'ai juste envie de répéter encore et encore que je suis dé-gou-tée..
Je possède le précieux sésame, qui n'est pas donné à tout le monde, et je ne vais rien pouvoir en faire.
ahhhhhhhhhhhhh mais j'ai trop envie de pleurer!! Je relis inlassablement l'invitation, vérifiant et re-vérifiant que j'ai bien lu la bonne date, avec l'espoir que mes yeux embrumés du matin aient mal lu.. Mais non...
Alors bien évidemment que PetitFlocon et sa chir son bien plus important, je ne ferais jamais le choix inverse, mais je suis vraiment déçue. Alors comme d'hab' je dépose ici.. On sait jamais, peut-être que ça va me faire du bien.
En tout cas je remercie toute l'équipe des EFLUENTMUM S3 qui ont fait le choix de m'inviter, c'est déjà beaucoup en terme de reconnaissance pour moi. Je souhaite à tout mes contacts blogo, qui auront le plaisir de vivre cette journée, de passer d'agréables moments, je tenterais de vous suivre sur les réseaux sociaux..
Quelqu'un me ramène un souvenir?? :p
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jeudi 18 septembre 2014
Fatiguée
Ce soir j'ai envie d'écrire, d'écrire que je suis fatiguée. Je ne sais même pas si je vais le publier. C'est donner à voir cette faille que j'ai en moi. C'est donner bien plus que ce que j'ai l'habitude de déposer. Même si on peut parfois avoir l'impression que j'en dis beaucoup, je suis bien loin de dire tout.
Je suis fatiguée, j'ai envie de paix, de solitude, de moments à moi, de pouvoir lire, de pouvoir écrire, de regarder un truc à la télé sans être dérangée, de boire un café à mon réveil, de pouvoir manger avec ma fille le midi.
Je suis fatiguée, cette thyroïde me fatigue, cette fente labio palatine me fatigue, cette précocité me fatigue, cette maison en travaux me fatigue, ce tire allaitement m'épuise.
Je veux qu'on me foute la paix.
Je donne tout, à tout le monde, j'offre mon temps, mon énergie, je soutiens, j'accompagne, j'écoute, je gère le quotidien, la vie de famille, les allers-retours, les courses, le ménage, les difficultés de chacun. Je l'ai choisi, je le sais. Je suis de ceux qui "sont les autres", je suis de ceux qui offrent parce que c'est encore mieux que de recevoir, mais parfois je me perds.
Je me perds, ou je fuis je ne sais pas. Je fuis la fente de PetitFlocon et la précocité de PetiteFleur.
L'opération qui approche, l'angoisse de le voir encore souffrir, la diversification alimentaire quasi impossible. Et puis PetiteFleur qui se retrouve déjà en difficulté à l'école. Je ne sais plus comment l'aider. Les nuits sont longues et courtes, les crises fréquentes, l'expression de ses sentiments qu'elle dissimule pendant les journées d'école et qui finissent par déborder dans un flot de cris, de pleurs et de coups.
J'ai l'envie de tenter chaque jour de positiver, de croire en l'avenir, mais parfois les difficultés pèsent lourd sur mes épaules. Et si je fais une petite rétrospective de ces dernières années, j'ai du mal à mettre de côté tout ce qui nous est arrivé.
Parfois je me dis que je dois avoir une sacrée dette karmique...
Les habitudes me rattrapent et j'ai envie de conclure cet article de manière positive en montrant force et courage. Dire que ce n'est qu'une période de vie difficile. Qu'il faut continuer. Que je ferais tout pour aider PetiteFleur, que je serais là quoi qu'il arrive pour PetitFlocon. Sourire, les regarder, parce qu'il y a aussi de beaux moments, parce que la vie c'est ça. Parce que je me dois de regarder le bonheur. PetiteFleur qui rit, qui sourit, qui fait du vélo, qui me dit qu'elle a de la chance d'avoir une maman comme moi. Regarder PetitFlocon qui grandit, qui sourit, rit, se tourne et se retourne, roule sur le tapis. Oublier les nuits hachées menues, les journées épuisantes, les difficultés... Mon impuissance face à l'adversité. Et surtout choisir de voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide. Un choix à refaire chaque jour pour continuer.
Rire beaucoup, lâcher prise, regarder les bonheurs simples, profiter, aimer, continuer d'aider, accepter...
Mais surtout trouver un peu de temps pour moi, au milieu de tout ça. Et se jeter sur le chocolat!
Je suis fatiguée, j'ai envie de paix, de solitude, de moments à moi, de pouvoir lire, de pouvoir écrire, de regarder un truc à la télé sans être dérangée, de boire un café à mon réveil, de pouvoir manger avec ma fille le midi.
Je suis fatiguée, cette thyroïde me fatigue, cette fente labio palatine me fatigue, cette précocité me fatigue, cette maison en travaux me fatigue, ce tire allaitement m'épuise.
Je veux qu'on me foute la paix.
Je donne tout, à tout le monde, j'offre mon temps, mon énergie, je soutiens, j'accompagne, j'écoute, je gère le quotidien, la vie de famille, les allers-retours, les courses, le ménage, les difficultés de chacun. Je l'ai choisi, je le sais. Je suis de ceux qui "sont les autres", je suis de ceux qui offrent parce que c'est encore mieux que de recevoir, mais parfois je me perds.
Je me perds, ou je fuis je ne sais pas. Je fuis la fente de PetitFlocon et la précocité de PetiteFleur.
L'opération qui approche, l'angoisse de le voir encore souffrir, la diversification alimentaire quasi impossible. Et puis PetiteFleur qui se retrouve déjà en difficulté à l'école. Je ne sais plus comment l'aider. Les nuits sont longues et courtes, les crises fréquentes, l'expression de ses sentiments qu'elle dissimule pendant les journées d'école et qui finissent par déborder dans un flot de cris, de pleurs et de coups.
J'ai l'envie de tenter chaque jour de positiver, de croire en l'avenir, mais parfois les difficultés pèsent lourd sur mes épaules. Et si je fais une petite rétrospective de ces dernières années, j'ai du mal à mettre de côté tout ce qui nous est arrivé.
Parfois je me dis que je dois avoir une sacrée dette karmique...
Les habitudes me rattrapent et j'ai envie de conclure cet article de manière positive en montrant force et courage. Dire que ce n'est qu'une période de vie difficile. Qu'il faut continuer. Que je ferais tout pour aider PetiteFleur, que je serais là quoi qu'il arrive pour PetitFlocon. Sourire, les regarder, parce qu'il y a aussi de beaux moments, parce que la vie c'est ça. Parce que je me dois de regarder le bonheur. PetiteFleur qui rit, qui sourit, qui fait du vélo, qui me dit qu'elle a de la chance d'avoir une maman comme moi. Regarder PetitFlocon qui grandit, qui sourit, rit, se tourne et se retourne, roule sur le tapis. Oublier les nuits hachées menues, les journées épuisantes, les difficultés... Mon impuissance face à l'adversité. Et surtout choisir de voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide. Un choix à refaire chaque jour pour continuer.
Rire beaucoup, lâcher prise, regarder les bonheurs simples, profiter, aimer, continuer d'aider, accepter...
Mais surtout trouver un peu de temps pour moi, au milieu de tout ça. Et se jeter sur le chocolat!
jeudi 10 juillet 2014
Ou sinon...
Depuis Lundi, PetiteFleur va au "périscolaire". Elle a voulu que je l'y inscrive. Je n'étais pas convaincue mais j'ai écouté sa demande. Elle a également voulu que je l'inscrive à la cantine, ce que je lui avais refusé toute l'année parce qu'après m'être renseigné, les accompagnantes demandent aux enfants de goûter...
Je ne connais que trop tout ce que ça induit... Bref, ce midi elle devait y manger, mais surtout elle en avait très envie.
Ce matin, après une nuit un peu fiévreuse, elle a tout de même souhaité y aller. Elle n'avait bien sur plus de fièvre. Je suis tout de même repassé à 10h30 pour savoir comment elle allait. Tout semblait bien se passer. Et puis vers 14H30, j'ai passé un coup de téléphone pour prendre de ses nouvelles. Pas de réponse. J'ai donc laissé un message sur le répondeur. Une dizaine de minutes plus tard, "l'animatrice" me rappelle en me disant que PetiteFleur a très mal à la tête, et qu'elle est très fatiguée.
Comme tu peux l'imaginer, j'ai sauté dans ma voiture pour aller la chercher.
J'ai retrouvé une petite fille, fatiguée, épuisée, mais surtout en larme, se jetant dans mes bras, se cachant dans mon cou. A ce moment là, je sens qu'il n'y a pas que la fièvre, pas que le mal de tête.
Elle me dit à l'oreille en chuchotant que c'était une dure après-midi. Je lui demande pourquoi.
Elle m'explique vaguement en pleurant et toujours en me chuchotant à l'oreille une histoire de gruyère sur sa pizza. (Petit raccord compréhension, PetiteFleur ne mange ni fromage, ni beurre, elle déteste ça. Ce sont les seuls aliments qu'elle n’aime pas. Elle regoute régulièrement et ça lui donne toujours des hauts-le-cœur) Elle me chuchote dans l'oreille, et moi je tente d'obtenir des information auprès de l'animatrice qui, je sens bien, se sent attaquée, alors que j'essaie juste de donner la parole à PetiteFleur, et surtout de comprendre.
L'animatrice augmente le volume de la conversation, tente de décrédibiliser les propos de PetiteFleur qui pleure tant et plus.
PetiteFleur tente d'exprimer sa déception parce qu'ils ne sont pas allé à la salle où les enfants mangent d'habitude et ce pour éviter la pluie. Quant à l'animatrice, elle tente de justifier ses actes en répétant à PetiteFleur que ce qu'ils ont fait c'était bien la cantine. Elle lui répète qu'elle lui ont demandé si elle avait aimé la tarte, qu'elle ne l'ont pas obligé. J'ai du mal bien saisir ce qu'il s'est passé.
En tout cas, je prend de plein fouet ce que je ne supporte pas chez certain adultes. Cette façon de se servir des enfants pour se donner raison, bafouant totalement les sentiments des dits enfants.
Mais manque de chance pour cette animatrice. Je ne fais pas partie de ces adultes. Jamais je ne me servirai de ma fille ou d'un autre enfant, ou de leur capacité à faire taire leurs sentiments face à l'adulte, pour rassurer l'adulte en face de moi, ou pour justifier mes actes. Je ne suis pas de ces adultes qui tentent de décrédibiliser les propos des enfants pour se donner raison.
Je suis de celle qui au contraire va former un rempart, une protection, redonner à l'enfant son identité, celle qui a autant de valeur que celle de l'adulte.
Alors calmement, au milieu de tout ces mots que cette animatrice pouvait dire à PetiteFleur, j'ai dis : "Ne la disputez-pas pour ça, s'il vous plait". Ce sont les seuls mots qui sont venus au milieu de tout ce sentiment d'injustice que je pouvais ressentir pour ma fille. Et puis, je me suis tue, j'ai pris ses affaires et nous avons quitté la pièce.
Il aura fallu plusieurs heures après, plusieurs crises de larmes, plusieurs chagrins de toute autres origines exprimés, pour que je comprenne enfin ce qu'avait vécu PetiteFleur et qui lui faisait tant de peine.
Ce midi, pendant le repas, les accompagnantes lui ont demandé de gouter. Alors dans l'absolu, personnellement, je trouve ça plutôt bien, mais je sais très bien que ça s'accompagne toujours de quelque chose après, d'un "sinon", ou d'un "ou alors", un chantage alimentaire qui m'est insupportable. Je n'ai jamais forcé PetiteFleur à goûter quoi que ce soit, et pourtant elle le fait d'elle même, parce que ça fait partie des découvertes, d'un plaisir et non d'une obligation imposée par un adulte qui reproduit bêtement ce qu'il a vécu.. Et encore je ne parle pas du "fini ton assiette", ou "si tu ne fini pas ton plat, tu n'auras pas de dessert", "pas de pain en mangeant", "tu auras ton eau à la fin"...
Passons.
Ce midi, tu l'auras compris, PetiteFleur a vécue pour le première fois, le "ou sinon".
Plus précisément: "manges ta part de pizza ou sinon tu n'auras pas de pain". Elle s'est donc forcé à manger cette part de pizza, sans rien dire, pleine de fromage qu'elle déteste pour avoir un morceau de pain. Les accompagnantes n'ont rien vu, elles lui ont demandé si elle aimait, et PetiteFleur a acquiescé pour avoir le pain tant convoité. C'est toute sa peine d'avoir été forcé, d'avoir du se taire, de ne pas avoir compris ce chantage, qu'elle me criait depuis plusieurs heures.
Ces accompagnantes ont fait du chantage alimentaire à ma fille, comme je l'avais imaginé. Comme je le déteste, comme jamais je ne l'ai fait et comme jamais je ne le ferais. Et aujourd'hui, PetiteFleur me montre encore une fois que j'ai raison. (Et que j'aurais du m'écouter.)
Je serais toujours de son côté, jamais un adulte ne me ralliera à sa cause quand il s'agira d'étouffer la parole de ma fille, ses sentiments, ses émotions. Je suis celle sur qui elle compte, sur qui elle pourra toujours compter.
Je n'ai nul doute que le fait de ne pas créer d'enjeu autour du repas, avec du chantage, permette à notre fille de garder un équilibre alimentaire, un goût pour les aliments et une relation à la nourriture psychologiquement saine. Sans parler de notre relation à nous.
Chantage, punition, les violences plus qu’ordinaire faites quotidiennement aux enfants sous prétexte éducationnel, ne feront pas partis de notre mode vie... Chaque jours j'en suis de plus en plus convaincue.
Attention, en être convaincue ne veut pas dire qu'il soit simple de l'appliquer au quotidien. Je ne suis pas wondermaman, et moi aussi je rate, je crie, juste j'en ai conscience, et pas après pas, je prend le chemin de la bienveillance éducative, je prends le temps de présenter des excuses à PetiteFleur, de recommencer, de lui expliquer pourquoi j'ai eu telle ou telle réaction.
Et comme tous les enfants, pleine d'amour, de compassion, elle me pardonne, et nous repartons ensemble dans une relation basée sur le respect et l'écoute de l'autre.
Je ne connais que trop tout ce que ça induit... Bref, ce midi elle devait y manger, mais surtout elle en avait très envie.
Ce matin, après une nuit un peu fiévreuse, elle a tout de même souhaité y aller. Elle n'avait bien sur plus de fièvre. Je suis tout de même repassé à 10h30 pour savoir comment elle allait. Tout semblait bien se passer. Et puis vers 14H30, j'ai passé un coup de téléphone pour prendre de ses nouvelles. Pas de réponse. J'ai donc laissé un message sur le répondeur. Une dizaine de minutes plus tard, "l'animatrice" me rappelle en me disant que PetiteFleur a très mal à la tête, et qu'elle est très fatiguée.
Comme tu peux l'imaginer, j'ai sauté dans ma voiture pour aller la chercher.
J'ai retrouvé une petite fille, fatiguée, épuisée, mais surtout en larme, se jetant dans mes bras, se cachant dans mon cou. A ce moment là, je sens qu'il n'y a pas que la fièvre, pas que le mal de tête.
Elle me dit à l'oreille en chuchotant que c'était une dure après-midi. Je lui demande pourquoi.
Elle m'explique vaguement en pleurant et toujours en me chuchotant à l'oreille une histoire de gruyère sur sa pizza. (Petit raccord compréhension, PetiteFleur ne mange ni fromage, ni beurre, elle déteste ça. Ce sont les seuls aliments qu'elle n’aime pas. Elle regoute régulièrement et ça lui donne toujours des hauts-le-cœur) Elle me chuchote dans l'oreille, et moi je tente d'obtenir des information auprès de l'animatrice qui, je sens bien, se sent attaquée, alors que j'essaie juste de donner la parole à PetiteFleur, et surtout de comprendre.
L'animatrice augmente le volume de la conversation, tente de décrédibiliser les propos de PetiteFleur qui pleure tant et plus.
PetiteFleur tente d'exprimer sa déception parce qu'ils ne sont pas allé à la salle où les enfants mangent d'habitude et ce pour éviter la pluie. Quant à l'animatrice, elle tente de justifier ses actes en répétant à PetiteFleur que ce qu'ils ont fait c'était bien la cantine. Elle lui répète qu'elle lui ont demandé si elle avait aimé la tarte, qu'elle ne l'ont pas obligé. J'ai du mal bien saisir ce qu'il s'est passé.
En tout cas, je prend de plein fouet ce que je ne supporte pas chez certain adultes. Cette façon de se servir des enfants pour se donner raison, bafouant totalement les sentiments des dits enfants.
Mais manque de chance pour cette animatrice. Je ne fais pas partie de ces adultes. Jamais je ne me servirai de ma fille ou d'un autre enfant, ou de leur capacité à faire taire leurs sentiments face à l'adulte, pour rassurer l'adulte en face de moi, ou pour justifier mes actes. Je ne suis pas de ces adultes qui tentent de décrédibiliser les propos des enfants pour se donner raison.
Je suis de celle qui au contraire va former un rempart, une protection, redonner à l'enfant son identité, celle qui a autant de valeur que celle de l'adulte.
Alors calmement, au milieu de tout ces mots que cette animatrice pouvait dire à PetiteFleur, j'ai dis : "Ne la disputez-pas pour ça, s'il vous plait". Ce sont les seuls mots qui sont venus au milieu de tout ce sentiment d'injustice que je pouvais ressentir pour ma fille. Et puis, je me suis tue, j'ai pris ses affaires et nous avons quitté la pièce.
Il aura fallu plusieurs heures après, plusieurs crises de larmes, plusieurs chagrins de toute autres origines exprimés, pour que je comprenne enfin ce qu'avait vécu PetiteFleur et qui lui faisait tant de peine.
Ce midi, pendant le repas, les accompagnantes lui ont demandé de gouter. Alors dans l'absolu, personnellement, je trouve ça plutôt bien, mais je sais très bien que ça s'accompagne toujours de quelque chose après, d'un "sinon", ou d'un "ou alors", un chantage alimentaire qui m'est insupportable. Je n'ai jamais forcé PetiteFleur à goûter quoi que ce soit, et pourtant elle le fait d'elle même, parce que ça fait partie des découvertes, d'un plaisir et non d'une obligation imposée par un adulte qui reproduit bêtement ce qu'il a vécu.. Et encore je ne parle pas du "fini ton assiette", ou "si tu ne fini pas ton plat, tu n'auras pas de dessert", "pas de pain en mangeant", "tu auras ton eau à la fin"...
Passons.
Ce midi, tu l'auras compris, PetiteFleur a vécue pour le première fois, le "ou sinon".
Plus précisément: "manges ta part de pizza ou sinon tu n'auras pas de pain". Elle s'est donc forcé à manger cette part de pizza, sans rien dire, pleine de fromage qu'elle déteste pour avoir un morceau de pain. Les accompagnantes n'ont rien vu, elles lui ont demandé si elle aimait, et PetiteFleur a acquiescé pour avoir le pain tant convoité. C'est toute sa peine d'avoir été forcé, d'avoir du se taire, de ne pas avoir compris ce chantage, qu'elle me criait depuis plusieurs heures.
Ces accompagnantes ont fait du chantage alimentaire à ma fille, comme je l'avais imaginé. Comme je le déteste, comme jamais je ne l'ai fait et comme jamais je ne le ferais. Et aujourd'hui, PetiteFleur me montre encore une fois que j'ai raison. (Et que j'aurais du m'écouter.)
Je serais toujours de son côté, jamais un adulte ne me ralliera à sa cause quand il s'agira d'étouffer la parole de ma fille, ses sentiments, ses émotions. Je suis celle sur qui elle compte, sur qui elle pourra toujours compter.
Je n'ai nul doute que le fait de ne pas créer d'enjeu autour du repas, avec du chantage, permette à notre fille de garder un équilibre alimentaire, un goût pour les aliments et une relation à la nourriture psychologiquement saine. Sans parler de notre relation à nous.
Chantage, punition, les violences plus qu’ordinaire faites quotidiennement aux enfants sous prétexte éducationnel, ne feront pas partis de notre mode vie... Chaque jours j'en suis de plus en plus convaincue.
Attention, en être convaincue ne veut pas dire qu'il soit simple de l'appliquer au quotidien. Je ne suis pas wondermaman, et moi aussi je rate, je crie, juste j'en ai conscience, et pas après pas, je prend le chemin de la bienveillance éducative, je prends le temps de présenter des excuses à PetiteFleur, de recommencer, de lui expliquer pourquoi j'ai eu telle ou telle réaction.
Et comme tous les enfants, pleine d'amour, de compassion, elle me pardonne, et nous repartons ensemble dans une relation basée sur le respect et l'écoute de l'autre.
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jeudi 5 juin 2014
L'envelopper... L'apaiser...
Une semaine déjà que PetitFlocon s'est fait opérer.
Physiquement il va de mieux en mieux. La douleur semble s'être estompée, la cicatrice est magnifique et son visage est changé tout en restant le même qu'avant.
Pourtant dans son corps, tout semble tendu.
Il ne dort plus comme avant et parait insécurisé.
Je n'en avais pas tellement pris conscience ces dernier jours, mettant cela sur le compte de la douleur. Puis c'est en constatant qu'il ne s'endort plus que solidement emmailloté, avec la tête recouverte par sa couverture, ou dans son cosy que je me suis questionnée.
Et c'est certain, il ne va pas bien.
Je ne sais pas ce qu'il s'est passé pendant notre absence, ce qu'il a pu vivre, ressentir au bloc, en salle de réveil. En tout cas, c'est inscrit en lui.
Il pleure, tente de s'enfouir dans mes bras, dans sa couverture, comme si il voulait rentrer dans une bulle sécurisante, enveloppante.
Ce matin, pour qu'il trouve le sommeil, j'ai du lui mettre sa combinaison pilote et l'installer dans le cosy. Même dans mes bras il ne sent pas suffisamment enveloppé.
Il y dort depuis presque 2h, et depuis deux trois jours c'est un petit miracle pour lui.
J'ai le sentiment d'un contre coup de l'opération. Comme si il revivait tout ça.
Je ne sais pas vraiment quoi faire.
Bien sur, je l'écoute, j'écoute ses pleurs, je lui dis que je l'entend, que je ne comprends pas forcément, mais que je suis là, que j’accueille ce qu'il a à me dire, à déposer. Parfois ça l'apaise. Je pose aussi des mots, enfin je tente. Comment savoir ce qu'il ressent vraiment?
A la fin de la grossesse j'avais commencé le livre d'Hélène Gerin et Fréderic Laloux, "j'ai tant de choses à te dire". Mais je ne trouve pas le temps de le terminer. Pourtant je suis persuadée qu'il pourrait nous aider.
"À partir de leur expérience de parents, Hélène Gérin et Frédéric Laloux ont développé la communication connectée. Cette technique, basée notamment sur la kinésiologie, permet des échanges d’une richesse insoupçonnée : le bébé peut exprimer ses ressentis, ses besoins et ses questionnements, sans nécessairement passer par les pleurs pour se faire entendre. La communication connectée ouvre les portes d’un quotidien fluide, où le bébé se sent compris et où les parents s’émerveillent de sa vie intérieure. Elle est à la fois rigoureuse et très accessible. Au fil des pages, vous découvrirez pas à pas comment prêter la parole à votre bébé, pour vous lancer à votre tour dans des échanges d’une nouvelle profondeur avec avec lui."
J'ai aussi pris rendez-vous chez l'ostéo par acquis de conscience, ainsi que chez l'étiothérapeute.
J'espère que ça pourra l'aider.

En attendant, parallèlement, je lui donne aussi des fleurs de Bach, Rescue kids (sans alcool), j'ai commencé ce matin, nous verrons ce que ça donne...
C'est vraiment difficile de sentir PetitFlocon tellement mal.
Je me sens impuissante face à tout ça. Et encore une fois, le fait de ne pas pouvoir le mettre au sein ne m'aide pas du tout. La chaleur d'un bib ça n'existe pas... Du coup, ça me ramène encore et toujours à cette déception (qui ne me quitte pas) de ne pas pouvoir le mettre au sein.
Et plus les semaines passent plus l'espoir s'efface et la force de lutter s'amenuise. Je suis fatiguée de tirer mon lait, à la main qui plus est puisque je ne parviens plus à obtenir une goutte au tire lait. Je pense que je fais un blocage depuis que j'ai eu des crevasses si douloureuses que je ne pouvais plus qu'exprimer à la main. Tu imagines bien qu'à la main je suis moins efficace et que ma lactation a pris un coup.
D'ailleurs, la veille de la chirurgie de PetitFlocon, je n'avais plus une goutte de lait, j'ai du aller à la pharma acheter un boite de lait artificiel. Ce soir là, finalement, une fois la boite en main, j'ai de nouveau eu du lait.
Mais les jours qui ont suivis j'ai du compléter avec quelques bib (avec peine, douleur, culpabilité ect) de LA. Et puis, un peu résignée, je me suis dis que je n'avais pas d'autre choix que de nourrir mon bébé. L'eau sucrée ça va une fois..
Malgré tout, je tente de garder le positif, et à chaque sourire de PetitFlocon, j'oublie les allés/retours dans mon couloir avec lui dans les bras, la tendinite me criant de le poser. J'oublie les nuits sans sommeil, les repas morcelés, les cafés froids, toussa-toussa...
J'espère que bientôt il ira mieux et qu'il sera apaisé. Je fais de mon mieux pour ça!
En attendant, je profite de chaque sourire, de chaque échange, de chaque regard, de chaque petit bruit et m'emplit de Lui...
Physiquement il va de mieux en mieux. La douleur semble s'être estompée, la cicatrice est magnifique et son visage est changé tout en restant le même qu'avant.
Pourtant dans son corps, tout semble tendu.
Il ne dort plus comme avant et parait insécurisé.
Je n'en avais pas tellement pris conscience ces dernier jours, mettant cela sur le compte de la douleur. Puis c'est en constatant qu'il ne s'endort plus que solidement emmailloté, avec la tête recouverte par sa couverture, ou dans son cosy que je me suis questionnée.
Et c'est certain, il ne va pas bien.
Je ne sais pas ce qu'il s'est passé pendant notre absence, ce qu'il a pu vivre, ressentir au bloc, en salle de réveil. En tout cas, c'est inscrit en lui.
Il pleure, tente de s'enfouir dans mes bras, dans sa couverture, comme si il voulait rentrer dans une bulle sécurisante, enveloppante.
Ce matin, pour qu'il trouve le sommeil, j'ai du lui mettre sa combinaison pilote et l'installer dans le cosy. Même dans mes bras il ne sent pas suffisamment enveloppé.
Il y dort depuis presque 2h, et depuis deux trois jours c'est un petit miracle pour lui.
J'ai le sentiment d'un contre coup de l'opération. Comme si il revivait tout ça.
Je ne sais pas vraiment quoi faire.
Bien sur, je l'écoute, j'écoute ses pleurs, je lui dis que je l'entend, que je ne comprends pas forcément, mais que je suis là, que j’accueille ce qu'il a à me dire, à déposer. Parfois ça l'apaise. Je pose aussi des mots, enfin je tente. Comment savoir ce qu'il ressent vraiment?
A la fin de la grossesse j'avais commencé le livre d'Hélène Gerin et Fréderic Laloux, "j'ai tant de choses à te dire". Mais je ne trouve pas le temps de le terminer. Pourtant je suis persuadée qu'il pourrait nous aider.
"À partir de leur expérience de parents, Hélène Gérin et Frédéric Laloux ont développé la communication connectée. Cette technique, basée notamment sur la kinésiologie, permet des échanges d’une richesse insoupçonnée : le bébé peut exprimer ses ressentis, ses besoins et ses questionnements, sans nécessairement passer par les pleurs pour se faire entendre. La communication connectée ouvre les portes d’un quotidien fluide, où le bébé se sent compris et où les parents s’émerveillent de sa vie intérieure. Elle est à la fois rigoureuse et très accessible. Au fil des pages, vous découvrirez pas à pas comment prêter la parole à votre bébé, pour vous lancer à votre tour dans des échanges d’une nouvelle profondeur avec avec lui."J'ai aussi pris rendez-vous chez l'ostéo par acquis de conscience, ainsi que chez l'étiothérapeute.
J'espère que ça pourra l'aider.

En attendant, parallèlement, je lui donne aussi des fleurs de Bach, Rescue kids (sans alcool), j'ai commencé ce matin, nous verrons ce que ça donne...
C'est vraiment difficile de sentir PetitFlocon tellement mal.
Je me sens impuissante face à tout ça. Et encore une fois, le fait de ne pas pouvoir le mettre au sein ne m'aide pas du tout. La chaleur d'un bib ça n'existe pas... Du coup, ça me ramène encore et toujours à cette déception (qui ne me quitte pas) de ne pas pouvoir le mettre au sein.
Et plus les semaines passent plus l'espoir s'efface et la force de lutter s'amenuise. Je suis fatiguée de tirer mon lait, à la main qui plus est puisque je ne parviens plus à obtenir une goutte au tire lait. Je pense que je fais un blocage depuis que j'ai eu des crevasses si douloureuses que je ne pouvais plus qu'exprimer à la main. Tu imagines bien qu'à la main je suis moins efficace et que ma lactation a pris un coup.
D'ailleurs, la veille de la chirurgie de PetitFlocon, je n'avais plus une goutte de lait, j'ai du aller à la pharma acheter un boite de lait artificiel. Ce soir là, finalement, une fois la boite en main, j'ai de nouveau eu du lait.
Mais les jours qui ont suivis j'ai du compléter avec quelques bib (avec peine, douleur, culpabilité ect) de LA. Et puis, un peu résignée, je me suis dis que je n'avais pas d'autre choix que de nourrir mon bébé. L'eau sucrée ça va une fois..
Malgré tout, je tente de garder le positif, et à chaque sourire de PetitFlocon, j'oublie les allés/retours dans mon couloir avec lui dans les bras, la tendinite me criant de le poser. J'oublie les nuits sans sommeil, les repas morcelés, les cafés froids, toussa-toussa...
J'espère que bientôt il ira mieux et qu'il sera apaisé. Je fais de mon mieux pour ça!
En attendant, je profite de chaque sourire, de chaque échange, de chaque regard, de chaque petit bruit et m'emplit de Lui...
dimanche 27 avril 2014
Le passage
On va sans doute me dire que je ne parle que de ça. Et c'est plutôt juste. Mais sans vouloir justifier mon besoin de déposer, ma vie tourne en ce moment au rythme de l'alimentation de PetitFlocon. Je n'ai donc pas grand chose d'autre à raconter...
Alors, je raconte...
Nous avons tout tenté, tout essayé, multitude d'accessoires d'allaitement. Mais on sent bien que rien n'est totalement parfait. Aussi simple et aussi parfait que mon sein.. (Mais ce n'est pas la question, je ne veux pas revenir sur ça encore un fois, je m'auto flagelle là.. Sors de ce corps négativisme!!)
Sans parler des accessoires que nous avons utilisé pour tenter d'aider PetitFlocon à téter au sein, alimenter PetitFlocon en tenant compte de son absence de palais, ce n'est pas simple non plus.
Il ne peut ni faire le vide, ni aspirer simplement. Il tente de tèter et lape le lait comme il peut.
De la soft cup, au bib specialneeds, en passant par la seringue avec l'embout fingerfeeder. Rien ne semble complétement confortable pour PetitFlocon ou nous.
Oui, pour nous aussi. Parce qu'alimenter un nouveau né à la seringue, ça va, c'est plutôt rapide, mais avec un bébé de presque un mois, c'est long et laborieux, 20 ml, par 20 ml. C'est frustrant pour PetitFlocon qui doit patienter entre chaque remplissage et pour nous, surtout la nuit, c'est compliqué.
(et accessoirement douloureux, j'ai une belle crevasse sur le majeur à cause du piston de la seringue).
Quant à la soft cup, c'est parfait en journée, même si PetitFlocon s'en met partout! Mais la nuit, à moitié endormi, il se fatigue trop, ne coordonne pas bien déglutition et respiration, fait des fausses routes, et fini trempé de lait. Il faut dire que la nuit, nous aussi, nous ne sommes pas très frais, et la gestion du flux de la soft cup n'est pas toujours simple à gérer en demi sommeil.
Quant au Bib Specialneeds, PetitFlocon n'a pas la force de presser la tétine. Il s'agit pour nous d'utiliser ce bib comme la softcup en gérant rythme et flux du lait grâce au réservoir. PetitFlocon ne semble pas apprécier ce bib, et préfère de loin la soft cup. Il ne parvient pas à gérer le flux du lait, fait des fausses route, je pense que la tétine est trop longue et va trop loin dans sa bouche.
Mais comme je le disait plus haut aucune de ces techniques ne nous convient totalement à lui ou à nous.
Ce qui me gène le plus c'est qu'elles ne lui conviennent pas à lui.
J'ai omis aussi de préciser que PetitFlocon a un reflux traité à l'inexium et qu'à chaque prise alimentaire, il avale énormément d'air. D'une part à cause de sa fente et d'autre part à cause de la façon dont nous lui donnons à manger.
Après chaque repas, pour lui, c'est douloureux.
Je ne peux pas faire autrement que de constater que tout ça c'est de ma faute. La faute à mon entêtement à ne pas vouloir introduire les biberons.
C'est pour moi tellement dur de penser alimenter PetitFlocon autrement qu'au sein, que je me suis un peu caché que tout ce que nous faisions n'était pas au mieux pour tout le monde.
(Enfin si au mieux pour le moment où nous le vivions, avec nos capacités à le vivre. Il ne faut pas regretter ses choix. Ils sont fait à un instant T avec tous les paramètres de cet instant, sans savoir ce que ça va donner. Il n'y a donc rien à regretter. Mes choix sont sont toujours réfléchis. )
Introduire un bib, c'est pour moi la possibilité que mon allaitement soit totalement scalpé. Que nous ne puissions plus revenir en arrière, que la compétence innée de PetitFlocon à téter soit effacée. C'est un risque si grand de perdre ce qui est pour moi si important que je ne peux le concevoir.
Ou plutôt que je ne pouvais concevoir.
Hier, j'ai fais le choix de tenter un bib. Celui de chez nuby que je connais bien, c'est celui que PetiteFleur avait quand je m'absentais. C'est un bib souple que l'on peut presser pour en extraire du lait. Il a une tétine très large qui se veut être "au plus proche du sein".
J'ai bien sentie que depuis quelques jours mon PoiluChéri se fatigue lui aussi de mes accessoires spécial allaitement et anti confusion sein/tétine. Je l'ai même vu, à plusieurs reprises dans différents magasins regarder les bib, les toucher, je suppose chercher une autre solution.
Je ne sais pas bien pourquoi hier j'ai pris ce virage. Je crois simplement pour notre famille qui, je pense, en ce moment a aussi besoin de confort.
Que ce soit mon PoiluChéri qui comme moi s'épuise pendant des heures à presser, remplir, vider, viser etc, ou PetiteFleur qui n'en peut plus du temps passer à nourrir son petit frère et de notre indisponibilité à ce moment là, ou encore PetitFlocon qui se fatigue physiquement pour tenter d'obtenir du lait et de s'adapter aux différentes techniques que nous lui proposons., il n'y a pas de doute que nous ne sommes pas au point.
Sans compter que PetitFlocon ne tète pas en mangeant, avec aucune de nos techniques et que je pense qu'il a bien le droit de vivre ce moment agréable de succion.
Alors, oui, hier soir, PetitFlocon a bu son premier bib. (De mon lait bien sur, je ne lâcherais rien sur ça!) Sous mon regard et mes yeux remplis de larmes.
De larme de tristesse et de joie. Les deux à la fois. Mélange de déception, face à cette introduction ainsi qu'à mon inutilité ; et de bonheur, de le voir téter, déglutir sans avaler des litres d'air, ne pas être frustré par l’attente, ne pas être trempé par du lait qui aurait débordé, s'endormir à la fin du bib, apaisé, tout en tétant calmement, et de sen tir mon PoiluChéri détendu.
Je garde tout de même l'espoir d'un retour au sein même partiel. J'ai envie de nous faire confiance, de faire confiance à PetitFlocon pour faire la différence entre le sein et le bib.
Mais j'ai aussi le sentiment d'avoir accepter la possibilité que ça n'arrive jamais et que tout ce que je puisse faire c'est de lui donner mon lait.
Dure réalité, mais réalité tout de même.
J'ai passé le cap du Déni, celui qui m'empêchait de voir ce dont tout le monde avait besoin. Avec douleur, je ne peux pas le nier. Mes larmes ont beaucoup coulées et je pense qu'elles vont encore couler souvent, mais pour autant, accepter ne veut pas dire renoncer ou perdre l'envie, l'espoir. Je vais continuer à persévérer, à mettre PetitFlocon au sein. Garder cet objectif parce qu'il me tient à cœur, tout en pensant à vivre la simplicité, à vivre l'évidence, à vivre sans se mettre de bâtons dans les roues en plus des difficultés que nous vivons déjà, tenter de ne pas rester figer dans des principes, des peurs empêchantes. Écouter mon cœur, écouter PetitFlocon, mon PoiluChéri ainsi que PetiteFleur.
Notre histoire d'allaitement peut s'écrire différemment, je l'ai compris, en étant toute aussi belle, toute aussi riche et pleine d'amour que celle que j'imaginais... Elle est mon histoire, mais aussi celle de notre famille. Je la veux respectueuse de chacun d'entre nous, de chacun de nos besoins. Je la veux simple, douce et heureuse.
Alors, je raconte...
Nous avons tout tenté, tout essayé, multitude d'accessoires d'allaitement. Mais on sent bien que rien n'est totalement parfait. Aussi simple et aussi parfait que mon sein.. (Mais ce n'est pas la question, je ne veux pas revenir sur ça encore un fois, je m'auto flagelle là.. Sors de ce corps négativisme!!)
Sans parler des accessoires que nous avons utilisé pour tenter d'aider PetitFlocon à téter au sein, alimenter PetitFlocon en tenant compte de son absence de palais, ce n'est pas simple non plus.
Il ne peut ni faire le vide, ni aspirer simplement. Il tente de tèter et lape le lait comme il peut.
De la soft cup, au bib specialneeds, en passant par la seringue avec l'embout fingerfeeder. Rien ne semble complétement confortable pour PetitFlocon ou nous.
Oui, pour nous aussi. Parce qu'alimenter un nouveau né à la seringue, ça va, c'est plutôt rapide, mais avec un bébé de presque un mois, c'est long et laborieux, 20 ml, par 20 ml. C'est frustrant pour PetitFlocon qui doit patienter entre chaque remplissage et pour nous, surtout la nuit, c'est compliqué.
(et accessoirement douloureux, j'ai une belle crevasse sur le majeur à cause du piston de la seringue).
Quant à la soft cup, c'est parfait en journée, même si PetitFlocon s'en met partout! Mais la nuit, à moitié endormi, il se fatigue trop, ne coordonne pas bien déglutition et respiration, fait des fausses routes, et fini trempé de lait. Il faut dire que la nuit, nous aussi, nous ne sommes pas très frais, et la gestion du flux de la soft cup n'est pas toujours simple à gérer en demi sommeil.
Quant au Bib Specialneeds, PetitFlocon n'a pas la force de presser la tétine. Il s'agit pour nous d'utiliser ce bib comme la softcup en gérant rythme et flux du lait grâce au réservoir. PetitFlocon ne semble pas apprécier ce bib, et préfère de loin la soft cup. Il ne parvient pas à gérer le flux du lait, fait des fausses route, je pense que la tétine est trop longue et va trop loin dans sa bouche.
Mais comme je le disait plus haut aucune de ces techniques ne nous convient totalement à lui ou à nous.
Ce qui me gène le plus c'est qu'elles ne lui conviennent pas à lui.
J'ai omis aussi de préciser que PetitFlocon a un reflux traité à l'inexium et qu'à chaque prise alimentaire, il avale énormément d'air. D'une part à cause de sa fente et d'autre part à cause de la façon dont nous lui donnons à manger.
Après chaque repas, pour lui, c'est douloureux.
Je ne peux pas faire autrement que de constater que tout ça c'est de ma faute. La faute à mon entêtement à ne pas vouloir introduire les biberons.
C'est pour moi tellement dur de penser alimenter PetitFlocon autrement qu'au sein, que je me suis un peu caché que tout ce que nous faisions n'était pas au mieux pour tout le monde.
(Enfin si au mieux pour le moment où nous le vivions, avec nos capacités à le vivre. Il ne faut pas regretter ses choix. Ils sont fait à un instant T avec tous les paramètres de cet instant, sans savoir ce que ça va donner. Il n'y a donc rien à regretter. Mes choix sont sont toujours réfléchis. )
Introduire un bib, c'est pour moi la possibilité que mon allaitement soit totalement scalpé. Que nous ne puissions plus revenir en arrière, que la compétence innée de PetitFlocon à téter soit effacée. C'est un risque si grand de perdre ce qui est pour moi si important que je ne peux le concevoir.
Ou plutôt que je ne pouvais concevoir.
Hier, j'ai fais le choix de tenter un bib. Celui de chez nuby que je connais bien, c'est celui que PetiteFleur avait quand je m'absentais. C'est un bib souple que l'on peut presser pour en extraire du lait. Il a une tétine très large qui se veut être "au plus proche du sein".
J'ai bien sentie que depuis quelques jours mon PoiluChéri se fatigue lui aussi de mes accessoires spécial allaitement et anti confusion sein/tétine. Je l'ai même vu, à plusieurs reprises dans différents magasins regarder les bib, les toucher, je suppose chercher une autre solution.
Je ne sais pas bien pourquoi hier j'ai pris ce virage. Je crois simplement pour notre famille qui, je pense, en ce moment a aussi besoin de confort.
Que ce soit mon PoiluChéri qui comme moi s'épuise pendant des heures à presser, remplir, vider, viser etc, ou PetiteFleur qui n'en peut plus du temps passer à nourrir son petit frère et de notre indisponibilité à ce moment là, ou encore PetitFlocon qui se fatigue physiquement pour tenter d'obtenir du lait et de s'adapter aux différentes techniques que nous lui proposons., il n'y a pas de doute que nous ne sommes pas au point.
Sans compter que PetitFlocon ne tète pas en mangeant, avec aucune de nos techniques et que je pense qu'il a bien le droit de vivre ce moment agréable de succion.
Alors, oui, hier soir, PetitFlocon a bu son premier bib. (De mon lait bien sur, je ne lâcherais rien sur ça!) Sous mon regard et mes yeux remplis de larmes.
De larme de tristesse et de joie. Les deux à la fois. Mélange de déception, face à cette introduction ainsi qu'à mon inutilité ; et de bonheur, de le voir téter, déglutir sans avaler des litres d'air, ne pas être frustré par l’attente, ne pas être trempé par du lait qui aurait débordé, s'endormir à la fin du bib, apaisé, tout en tétant calmement, et de sen tir mon PoiluChéri détendu.
Je garde tout de même l'espoir d'un retour au sein même partiel. J'ai envie de nous faire confiance, de faire confiance à PetitFlocon pour faire la différence entre le sein et le bib.
Mais j'ai aussi le sentiment d'avoir accepter la possibilité que ça n'arrive jamais et que tout ce que je puisse faire c'est de lui donner mon lait.
Dure réalité, mais réalité tout de même.
J'ai passé le cap du Déni, celui qui m'empêchait de voir ce dont tout le monde avait besoin. Avec douleur, je ne peux pas le nier. Mes larmes ont beaucoup coulées et je pense qu'elles vont encore couler souvent, mais pour autant, accepter ne veut pas dire renoncer ou perdre l'envie, l'espoir. Je vais continuer à persévérer, à mettre PetitFlocon au sein. Garder cet objectif parce qu'il me tient à cœur, tout en pensant à vivre la simplicité, à vivre l'évidence, à vivre sans se mettre de bâtons dans les roues en plus des difficultés que nous vivons déjà, tenter de ne pas rester figer dans des principes, des peurs empêchantes. Écouter mon cœur, écouter PetitFlocon, mon PoiluChéri ainsi que PetiteFleur.
Notre histoire d'allaitement peut s'écrire différemment, je l'ai compris, en étant toute aussi belle, toute aussi riche et pleine d'amour que celle que j'imaginais... Elle est mon histoire, mais aussi celle de notre famille. Je la veux respectueuse de chacun d'entre nous, de chacun de nos besoins. Je la veux simple, douce et heureuse.
vendredi 4 avril 2014
Petit Flocon est né...
Plusieurs jours, plusieurs semaines même, que chaque nuit j'attends le début des contractions.
Rien...
Rien ne vient.
Cinq jour après le terme présumé, c'est le jour (lui aussi présumé) du déclenchement.
Si Petit Flocon va bien, nous pourrons peut-être repousser encore. Mais nous doutons. Nous doutons de l’intérêt d'attendre encore. Je suis épuisée. Nous n'en pouvons plus d'attendre.
Comme si j'avais déjà fait mon choix, toutes nos affaires sont dans le coffre de la voiture.
Arrivés à la mat', nous sommes acceuillis par Clotilde, une sage femme qui doit avoir notre âge, douce, calme et à l'écoute.
Elle reçoit notre projet de naissance avec respect et y répond plus que favorablement.
Après un contrôle qui montre que Petit Flocon va bien on nous propose soit de déclencher l'accouchement, soit d'attendre dimanche si rien ne s'est passé.
Nous réfléchissons quelques minutes et décidons de ne plus attendre. L'attente est trop longue. Nous sommes là, plus que prêt à accueillir Petit Flocon.
C'est donc parti pour un déclenchement. Petit Flocon sera bientôt là.
A 11h, Clotilde, pose le gel de prostaglandine...
A11h15, je ressens ma première contraction.
Je l’accueille comme le premier signe que Petit Flocon approche, pleine de joie.
Après deux heures de monito, les contractions sont bien là.
A 13h nous allons donc marcher dehors.
Je monte et descend de nombreux escaliers. Je n'arrête mes mouvements que pour gérer les contractions.
Elles se rapprochent...
Vers 14h30, nous retournons à la mat'. Clotilde nous encourage à aller nous installer dans notre chambre.
J'emmène un ballon et nous montons voir où se trouve la chambre.
Les contractions sont de plus en plus présentes, rapprochées et fortes.
J'ai du mal à arriver jusqu'à notre chambre.
Nous déposons le ballon, buvons un peu d'eau et nous mettons en route pour aller chercher les affaires dans la voiture.
Les contractions sont tellement rapprochés que nous retournons dans la chambre et abandonnons l'idée d'aller au parking.
J'appelle la sage femme de la mat' qui nous dit qu'il faut redescendre en salle d'accouchement.
Je m'installe sur un fauteuil roulant.
A chaque contractions nous devons nous arrêter pour que je puisse gérer au mieux la douleur. J'ai du mal à rester debout et fini souvent ma contraction à genoux.
Nous arrivons en salle d'accouchement.
15h40 Clotilde vérifie mon col...
2cm...
Quoi??? 2cm??
OHHHHH désespoir.. (C'est clairement ça..)
Petit moment de désespérance totale, oui!
Je dis à mon PoiluChéri que je ne tiendrais jamais. Je pleure. La douleur est trop forte.
Il m'encourage. Fort. Heureusement qu'il est là et qu'il croit en moi.
Chaque contractions est de plus en plus dure à gérer. Je crie, je m'accroche à lui...
Clotilde et lui m'aide à gérer au mieux. Mais la douleur ne va qu'en s'intensifiant et les contractions sont de plus en plus longues.
Une autre maman appelle et Clotilde quitte la pièce.
Je reste seule avec mon PoiluChéri et nous gérons ensemble.
Vers 16h, une contraction encore plus forte arrive, et je rompt la poche des eaux dans un cris que je n'ai jamais poussé de toute ma vie. Je ressens immédiatement que je dois pousser. Clotilde et toute l'équipe arrive en courant après m'avoir entendu hurler.
Clotilde regarde.. Bébé est là. Je dois attendre un peu que tout le monde soit prêt pour pousser.
Je suis sur le côté, je m'accroche à mon poiluChéri.
Je commence à pousser. PetitFlocon commence à descendre. Et puis remonte. Mais je persévère et après une dizaine de poussées il est là. Tout rose, tout beau, parfaitement parfait.
Je m'assoie pour l’accueillir.
Je suis si heureuse. Nous sommes si heureux, si plein d'amour pour lui.
Peau à peau, première tétée, premier regards échangés. Nous sommes une seconde fois parent et c'est tout aussi fort que la première fois...
Expulsion du placenta, arrivée des tranchées, la douleur est là. Mais je sens cette fierté d'avoir accouché comme je l'avais souhaité sans péri et dans une position physio.
16h17 Petit Flocon est là... 4k140g et 51 de bonheur...
Rien...
Rien ne vient.
Cinq jour après le terme présumé, c'est le jour (lui aussi présumé) du déclenchement.
Si Petit Flocon va bien, nous pourrons peut-être repousser encore. Mais nous doutons. Nous doutons de l’intérêt d'attendre encore. Je suis épuisée. Nous n'en pouvons plus d'attendre.
Comme si j'avais déjà fait mon choix, toutes nos affaires sont dans le coffre de la voiture.
Arrivés à la mat', nous sommes acceuillis par Clotilde, une sage femme qui doit avoir notre âge, douce, calme et à l'écoute.
Elle reçoit notre projet de naissance avec respect et y répond plus que favorablement.
Après un contrôle qui montre que Petit Flocon va bien on nous propose soit de déclencher l'accouchement, soit d'attendre dimanche si rien ne s'est passé.
Nous réfléchissons quelques minutes et décidons de ne plus attendre. L'attente est trop longue. Nous sommes là, plus que prêt à accueillir Petit Flocon.
C'est donc parti pour un déclenchement. Petit Flocon sera bientôt là.
A 11h, Clotilde, pose le gel de prostaglandine...
A11h15, je ressens ma première contraction.
Je l’accueille comme le premier signe que Petit Flocon approche, pleine de joie.
Après deux heures de monito, les contractions sont bien là.
A 13h nous allons donc marcher dehors.
Je monte et descend de nombreux escaliers. Je n'arrête mes mouvements que pour gérer les contractions.
Elles se rapprochent...
Vers 14h30, nous retournons à la mat'. Clotilde nous encourage à aller nous installer dans notre chambre.
J'emmène un ballon et nous montons voir où se trouve la chambre.
Les contractions sont de plus en plus présentes, rapprochées et fortes.
J'ai du mal à arriver jusqu'à notre chambre.
Nous déposons le ballon, buvons un peu d'eau et nous mettons en route pour aller chercher les affaires dans la voiture.
Les contractions sont tellement rapprochés que nous retournons dans la chambre et abandonnons l'idée d'aller au parking.
J'appelle la sage femme de la mat' qui nous dit qu'il faut redescendre en salle d'accouchement.
Je m'installe sur un fauteuil roulant.
A chaque contractions nous devons nous arrêter pour que je puisse gérer au mieux la douleur. J'ai du mal à rester debout et fini souvent ma contraction à genoux.
Nous arrivons en salle d'accouchement.
15h40 Clotilde vérifie mon col...
2cm...
Quoi??? 2cm??
OHHHHH désespoir.. (C'est clairement ça..)
Petit moment de désespérance totale, oui!
Je dis à mon PoiluChéri que je ne tiendrais jamais. Je pleure. La douleur est trop forte.
Il m'encourage. Fort. Heureusement qu'il est là et qu'il croit en moi.
Chaque contractions est de plus en plus dure à gérer. Je crie, je m'accroche à lui...
Clotilde et lui m'aide à gérer au mieux. Mais la douleur ne va qu'en s'intensifiant et les contractions sont de plus en plus longues.
Une autre maman appelle et Clotilde quitte la pièce.
Je reste seule avec mon PoiluChéri et nous gérons ensemble.
Vers 16h, une contraction encore plus forte arrive, et je rompt la poche des eaux dans un cris que je n'ai jamais poussé de toute ma vie. Je ressens immédiatement que je dois pousser. Clotilde et toute l'équipe arrive en courant après m'avoir entendu hurler.
Clotilde regarde.. Bébé est là. Je dois attendre un peu que tout le monde soit prêt pour pousser.
Je suis sur le côté, je m'accroche à mon poiluChéri.
Je commence à pousser. PetitFlocon commence à descendre. Et puis remonte. Mais je persévère et après une dizaine de poussées il est là. Tout rose, tout beau, parfaitement parfait.
Je m'assoie pour l’accueillir.
Je suis si heureuse. Nous sommes si heureux, si plein d'amour pour lui.
Peau à peau, première tétée, premier regards échangés. Nous sommes une seconde fois parent et c'est tout aussi fort que la première fois...
Expulsion du placenta, arrivée des tranchées, la douleur est là. Mais je sens cette fierté d'avoir accouché comme je l'avais souhaité sans péri et dans une position physio.
16h17 Petit Flocon est là... 4k140g et 51 de bonheur...
La seconde plus belle rencontre de notre vie.
vendredi 7 mars 2014
Le gène de plus...
Je ne l'ai pas, nan, nan, je t'assure, je n'ai pas de gène en plus. Tu sais celui de la lessive, du ménage, de la cuisine.On aurait pu y croire. Imaginer que j'avais été doté d'un gène de plus à la naissance. Celui qui fait que tu "sais", mais pas l'autre. Celui qui fait que c'est toi la préposée aux tâches ménagères et aux fourneaux. Mais nonnnnnnn!!! Rien de rien! queudal, walou!!! je l'ai pas plus qu'une ou un autre!!!
Ouais fais pas genre, "nan chez moi, on partage vraiment..." Tu parles !! j'y crois pas une minute. (ou alors je te maudis sur 100 générations.. au choix... Oui c'est la jalousie qui parle, j'assume...)
Le partage c'est une illusion. Parce que quand toi tu fais une tarte aux petits légumes mijotés avec une salade avec des graines germés, ton Chéri il fait purée saucisse (en flocon la purée bien sur). Alors oui, on s'en contente, certes, ça fait un jour de moins à cuisiner. Mais on est loin de l'égalité en terme de qualité. Pareil pour la salle de bain, passer un coup de serviette après s'être rasé dans le lavabo, ça ne vaut pas le quart d'heure à détartrer! Vider le sèche linge, ça veut pas juste dire le poser sur lit en attendant que je le pli...
(aah et tourner autour des playmobils avec l'aspi, ça ne compte pas non plus pour le rangement!)
Et j'en passe.
Alors on va me servir, oui, il n'y a pas de gènes, mais ça s'apprend tout ça, les femmes qui sont à la maison ont plus le temps. Oui, oui, c'est juste ça s'apprend et j'ai du temps (ça c'est à vérifier)! Moi aussi j'ai appris. Moi aussi comme tout le monde, quand j’étais étudiante, je mangeais des pâtes un jour sur trois, et moi aussi ma vaisselle a moisie plus d'une fois dans mon lavabo. Mais depuis que PetiteFleur est née il y a eu comme une sorte d'éclair de responsabilité qui a envahi ma maison.
C'est certainement là que j'ai du foirer. Pour que tout soit fait, beh j'ai fais... Limite avec une petite fierté sortie de derrière les fagots, genre "wah je gère t'as vu!" (comme ma mère, comme ma grand-mère avant, comme... tu imagines l'ancrage), et j'ai moi même créé cette dépendance familiale à ma gestion.
Je ne suis pas une grande cuisinière, je ne suis pas une fée du logis, mais je gère c'est vrai..
Enfin, là, non, je ne gère plus. Mon petit bras n'atteint plus le fond de la machine à laver. A deux semaines du terme, mon ventre bloque trop. Et je me rends compte que je gère encore des choses que je ne devrais plus gérer juste parce que je suis trop énorme!
S'occuper du quotidien, c'est tout de même très ingrat. Ça devient tellement vite une habitude que tes enfants aussi petits soient-ils, ont bien compris le rôle que chacun avait pris et savent très vite te montrer une sorte d'ingratitude toute normalisée du type : "nan, je débarrasse pas mon bol, c'est toi qui débarrasse toujours mon bol..." grrrrrrr (et là tu t'auto gifle parce que tu l'as mérité)
Je vois pas bien à quel moment ça a vrillé, mais je me suis fais eu! Comme tout le monde. Et le partage des tâches n'est pas du tout égalitaire! Je sais que dans certaine famille ça fonctionne très bien ainsi, que seul un des deux parents soit LE ou LA référence, ménage/manger etc, mais là pour moi, ça a du mal à glisser...
Alors je râle.. Mais je crois que je devrais faire mieux. Trouver un vrai plan d'action. Un truc qui répartirait les tâches et qui ne laisserait la place à aucun débordement de "ah tient, je vais en profiter pour nettoyer ci ou ça... ".
J'avais commencé l'année dernière la méthode Fly Lady. Une méthode d'organisation du quotidien plutôt pas mal faite. Et puis, je me suis laissée repartir dans mes habitudes assez facilement. J'ai gardé quelques petits réflexes qui sont salvateurs, mais ce n'est pas encore suffisant. Le livre est un peu particulier, Marla Cilley "bénie" sa maison, culturellement parlant, elle et moi on est un peu éloignée, mais une fois passé le cap du vocabulaire et des orientations familiales un peu religieuses, les trucs et astuces qu'elle donne correspondent bien à ce que j'ai envie de faire. Mon soucis, c'est que je gère, mais l'organisation et moi, on a toujours fait deux. J'ai une forte tendance à repousser et cumuler 50 trucs à faire à la fois. Bon, j'y parviens, mais je suis jamais vraiment dans une routine et je suis sure que c'est là que ça pêche.
Je vais donc ressortir mon livre, lancer exel et faire des tableaux de tâches pour tout le monde. D'accord ou pas d'accord, chacun aura des choses à faire, tel ou tel jour. Et comme ça, on oubliera plus le dessus du frigo plein de gras et de poussière, ni le panier du chien qui sent le poney, ni le meuble de l'entrée que je vide plusieurs fois par semaine parce que tout le monde y dépose bout de ficelle, joli caillou, pièces de monnaie, courrier ouvert dans l'escalier...
Je crois que c'est LA solution pour arrêter de se sentir flouée, ou fâchée.
J'ai tout de même l'impression qu'avec un second enfant, le choix n'est plus vraiment de mise!
Et ma santé mentale me recommande de me sortir les doigts des fesses!!!
Libellés :
Je pense donc je suis
mercredi 5 mars 2014
ZZZZzzzz
Dix neuf jours.. Outch
Si je pouvais me glisser dans un bain perpétuel jusqu'à ce que bébé soit là ce serait PAR-FAIT!
Ma baignoire c'est un peu le seul endroit où je ne me sens pas lourde.
J'avais pas ce souvenir pour PetitFleur, mais là, je me sens peser c'est fou!
Nan, ne ris pas, je ne penches pas encore en avant, mais on en est pas loin. Enfin, si ça se trouve je penche bien plus que ce que j'imagine, mais comme je ne vois plus du tout mes pieds, ou même mes jamb(ons)es je ne suis sure de rien!
Ce matin sur facebook, je disais : "On dit que quand bébé va arriver, les mamans se sentent prises d'une envie irrépressible de ranger, nettoyer, organiser, laver...
C'est bon: J'suis large!!!!"
Moi c'est plutôt : Se lever (enfin se faire tirer du lit par PetitFleur) : "mamannnnnnnnnnnn, il fait jour!!!!!!!!!!!" . Déjeuner (faut pas se laisser abattre tout de même) et puis s'allonger sur le canap, s'assoupir, tenter d'aller préparer deux trois trucs, s'assoupir de nouveau sur le lit, se faire secouer par PetiteFleur, retourner sur le canap, se re-assoupir, dormir, dormir, re-dormir et encore dormir. Aller faire la sièste avec PetiteFleur (qui elle ne dort pas bien sur). Au reveil aller au bain. S'endormir dedans... re-canap, re-s'assoupir, re-dormir, et hop au lit!!!!!
Je crois que je pourrais clairement me mettre en hibernation et attendre l'arrivée de bébé... "reveillez-moi quand il sera né!"..
Malgré mes supers listes pour les valises, je ne les ai toujours pas terminées. Je commence, et puis ça me fatigue, j'abandonne plutôt vite! Je gère bien mieux le rythme, dodo-bain-canap...
Finalement entre deux contractions c'est peut-être sympa comme occupation non?
Bon, sur ce, je retourne chauffer mon canapé!!!
Si je pouvais me glisser dans un bain perpétuel jusqu'à ce que bébé soit là ce serait PAR-FAIT!
Ma baignoire c'est un peu le seul endroit où je ne me sens pas lourde.
J'avais pas ce souvenir pour PetitFleur, mais là, je me sens peser c'est fou!
Nan, ne ris pas, je ne penches pas encore en avant, mais on en est pas loin. Enfin, si ça se trouve je penche bien plus que ce que j'imagine, mais comme je ne vois plus du tout mes pieds, ou même mes jamb
Ce matin sur facebook, je disais : "On dit que quand bébé va arriver, les mamans se sentent prises d'une envie irrépressible de ranger, nettoyer, organiser, laver...
C'est bon: J'suis large!!!!"
Moi c'est plutôt : Se lever (enfin se faire tirer du lit par PetitFleur) : "mamannnnnnnnnnnn, il fait jour!!!!!!!!!!!" . Déjeuner (faut pas se laisser abattre tout de même) et puis s'allonger sur le canap, s'assoupir, tenter d'aller préparer deux trois trucs, s'assoupir de nouveau sur le lit, se faire secouer par PetiteFleur, retourner sur le canap, se re-assoupir, dormir, dormir, re-dormir et encore dormir. Aller faire la sièste avec PetiteFleur (qui elle ne dort pas bien sur). Au reveil aller au bain. S'endormir dedans... re-canap, re-s'assoupir, re-dormir, et hop au lit!!!!!
Je crois que je pourrais clairement me mettre en hibernation et attendre l'arrivée de bébé... "reveillez-moi quand il sera né!"..
Malgré mes supers listes pour les valises, je ne les ai toujours pas terminées. Je commence, et puis ça me fatigue, j'abandonne plutôt vite! Je gère bien mieux le rythme, dodo-bain-canap...
Finalement entre deux contractions c'est peut-être sympa comme occupation non?
Bon, sur ce, je retourne chauffer mon canapé!!!
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Je pense donc je suis
vendredi 28 février 2014
Condensé de notre projet de naissance
Parce que notre projet de naissance semble tout de même un peu long. J'ai fais un petit résumé pour être sure que les choses essentielles soient vues. Je ne sais pas encore comment je vais amener les deux écrits. Mais au moins si l'on arrive en plein boom des naissances celui-ci sera plus accessible.
Résumé rapide de notre projet, au cas où le temps vous manque pour lire le plus long.
Il se concentre uniquement sur le travail, la délivrance et l’accueil du bébé.
D'abord merci pour votre présence, votre écoute, le partage de vos compétences, de vos connaissances, votre soutien, et votre professionnalisme dans l'accompagnement que vous nous avez d'ores et déjà offert.
Voici quelques points que nous souhaiterions partager avec vous au sujet de nos envies autour de la naissance de notre bébé, bien sur sous réserve que tout se passe pour le mieux.
Rappel : Bébé est notre deuxième enfant, c'est un petit garçon porteur d'une fente labio-maxillo-platine unilatérale droite.
Pendant le travail :
- Je souhaiterais rester mobile. Éviter trop de monito et les TV.
- Je préfère qu’on installe un cathéter plutôt qu’un soluté
- J’aimerais pouvoir marcher, bouger librement, prendre bain ou douche lorsque je le souhaite et que vous m’aidiez à trouver les mouvements adaptés pour réduire mes douleurs et permettre la descente de bébé
- Je souhaite qu’on laisse mes membranes intactes le plus longtemps possible
- Je souhaite éviter l’usage d’ocytocine synthétique et que vous m’encouragiez à conserver force et courage pour supporter la phase de latence qui peut parfois être longue
- Je souhaite éviter l’épisiotomie, préférant une déchirure
- J'aimerai que vous m'accompagniez dans la gestion de la douleur avec toutes les techniques que vous connaissez
- Je souhaite éviter la péridurale
- J'aimerai attendre mon réflexe de poussée
- Je souhaite être libre de prendre la position qui me paraît la plus efficace et la plus confortable pour faire sortir bébé
- Je souhaite pouvoir pratiquer une poussée non bloquée, en respirant en évitant la position gynéco
- J’aimerais que le cordon soit clampé seulement lorsqu’il aura cessé de pulser et lorsque les contractions reprendront pour l’expulsion du placenta
- En cas de césarienne, je souhaite que mon conjoint prenne le relais immédiatement
- Je souhaite accoucher naturellement du placenta et qu’il soit expulsé spontanément. Je ne désire aucune gestion active (ocytocine synthétique, traction, massage utérin...)
Pour bébé :
- Nous souhaitons que notre enfant ne subisse pas d'aspiration nasale si il respire correctement, ni gastrique, et qu'il n'y ai pas de vérification de perméabilité anale etc.
- Nous souhaitons également que les pesées, mesures, soient reportées à plus tard
- Je souhaite allaiter mon bébé immédiatement après sa naissance
- Nous ne voulons pas qu’un onguent antibiotique ophtalmique soit administré à notre enfant.
- Nous souhaitons que la vitamine K soit donnée, par voie orale
- Nous souhaitons que notre bébé soit lavé à seulement quelques jours après l'accouchement
- Nous souhaitons que ses premiers vêtements soient mis par son papa
Merci pour votre écoute
Maxime et Stéphanie
Résumé rapide de notre projet, au cas où le temps vous manque pour lire le plus long.
Il se concentre uniquement sur le travail, la délivrance et l’accueil du bébé.
D'abord merci pour votre présence, votre écoute, le partage de vos compétences, de vos connaissances, votre soutien, et votre professionnalisme dans l'accompagnement que vous nous avez d'ores et déjà offert.
Voici quelques points que nous souhaiterions partager avec vous au sujet de nos envies autour de la naissance de notre bébé, bien sur sous réserve que tout se passe pour le mieux.
Rappel : Bébé est notre deuxième enfant, c'est un petit garçon porteur d'une fente labio-maxillo-platine unilatérale droite.
Pendant le travail :
- Je souhaiterais rester mobile. Éviter trop de monito et les TV.
- Je préfère qu’on installe un cathéter plutôt qu’un soluté
- J’aimerais pouvoir marcher, bouger librement, prendre bain ou douche lorsque je le souhaite et que vous m’aidiez à trouver les mouvements adaptés pour réduire mes douleurs et permettre la descente de bébé
- Je souhaite qu’on laisse mes membranes intactes le plus longtemps possible
- Je souhaite éviter l’usage d’ocytocine synthétique et que vous m’encouragiez à conserver force et courage pour supporter la phase de latence qui peut parfois être longue
- Je souhaite éviter l’épisiotomie, préférant une déchirure
- J'aimerai que vous m'accompagniez dans la gestion de la douleur avec toutes les techniques que vous connaissez
- Je souhaite éviter la péridurale
- J'aimerai attendre mon réflexe de poussée
- Je souhaite être libre de prendre la position qui me paraît la plus efficace et la plus confortable pour faire sortir bébé
- Je souhaite pouvoir pratiquer une poussée non bloquée, en respirant en évitant la position gynéco
- J’aimerais que le cordon soit clampé seulement lorsqu’il aura cessé de pulser et lorsque les contractions reprendront pour l’expulsion du placenta
- En cas de césarienne, je souhaite que mon conjoint prenne le relais immédiatement
- Je souhaite accoucher naturellement du placenta et qu’il soit expulsé spontanément. Je ne désire aucune gestion active (ocytocine synthétique, traction, massage utérin...)
Pour bébé :
- Nous souhaitons que notre enfant ne subisse pas d'aspiration nasale si il respire correctement, ni gastrique, et qu'il n'y ai pas de vérification de perméabilité anale etc.
- Nous souhaitons également que les pesées, mesures, soient reportées à plus tard
- Je souhaite allaiter mon bébé immédiatement après sa naissance
- Nous ne voulons pas qu’un onguent antibiotique ophtalmique soit administré à notre enfant.
- Nous souhaitons que la vitamine K soit donnée, par voie orale
- Nous souhaitons que notre bébé soit lavé à seulement quelques jours après l'accouchement
- Nous souhaitons que ses premiers vêtements soient mis par son papa
Merci pour votre écoute
Maxime et Stéphanie
lundi 17 février 2014
Son droit à lui
Jamais je ne me suis posé la question du droit à l'image de PetiteFleur. Non pas que je ne sois pas d'accord avec l'idée même de son droit à la vie privée, à son intimité, mais le bonheur de partager son evolution a toujours été bien plus fort!
Nous avons, pendant plus d'un an, fait chaque jour des photos d'elle, des vidéos et les avons partagé avec nos familles et nos amis. J'ai aussi très régulièrement posté sur les réseaux sociaux des photos d'elle, de ce qu'elle faisait. Tout ça, sans me demander si elle serait d'accord, ou si un jour elle me le reprocherait. Comme si, il était normal et tout à fait sain de vouloir montrer comme je l'aime, comme je la trouve belle! Une fierté de maman je suppose!
PetitFlocon va arriver avec sa petite différence. Elle va se voir sur son visage. Personnellement, je sais qu'elle ne me dérangera pas et que je le trouverai tout autant merveilleux que PetiteFleur avec l'envie d’emmagasiner mille millions de souvenirs photographiques de lui. Et aussi de les partager.
Mais là arrive LA question. Celle de son droit à lui. Parce que là, il ne s'agit pas juste de partager une évolution, mais aussi une différence.
On pourrait simplement se dire qu'elle fait partie de lui, mais non, je ne le vois pas comme ça. Elle fait certes partie de lui, mais elle n'est pas lui, et ne le constitue en rien. Dans 3 mois, elle ne se verra plus. Elle sera toujours là, dans sa bouche, toujours handicapante physiquement, mais elle ne sera plus visible.
De quel droit je peux choisir pour lui de montrer aux autres ce qui dans quelques mois ne sera qu'un souvenir. Après tout ne serait-ce pas à lui de choisir si il a envie ou non de montrer des images de lui avec ce visage un peu différent? Et si il préfère ne rien dire? Si il préfère dire qu'il s'est cogné sur une table et qu'on l'a recousu par exemple? Si moi j'ai déjà court-circuité tout ça avec mon partage d'images de lui comment lui sera t-il possible de choisir?
Cependant, j'ai envie de partager aussi! Envie de montrer au monde comme je l'aime ce PetitFlocon, comme je suis toute guimauve quand je m'imagine le regarder! Créer son faire part de naissance! Le prendre en photo sous toutes les coutures. Lui mettre ses jolies petite tenues de petit garçon.....
Je sais que tout cela peut paraître bien philosophique. Que je ne parle que de ça, ne pense qu'à ça. Que oui, ce sont des questions qui sont posées sur le sable prête à être effacées par le temps. Mais elle sont bien là.
Peut-être futiles après tout. On m'a renvoyé (après la publication de "dans les yeux de PetitFlocon") que finalement, ce n'est pas si grave. Et c'est juste! J'en ai bien conscience. Il y a toujours pire que soi.
Quand j'ai fait mon hémorragie cérébrale et que j'ai du subir différentes chir et traitements, je me suis toujours raccroché à l'idée même que je n'avais pas de cancer pour minimiser et rendre plus acceptable ce que je vivais.
Mais là ce n'est pas moi, c'est mon bébé. Je crois que c'est pour ça que je ne parviens pas à me dire, "barf, ça ira quoi!". Même si encore une fois j'ai bien conscience que ça ira, que tout ça n'est qu'une épreuve de plus et que nombreux sont les enfants à vivre et subir des choses bien pires.
Et là me reviennent les mots de mon PoiluChéri qui, lorsque je parle de ce sentiment d'injustice face à tout ça, remet ça dans le cadre en me disant que justement, si, ça l'est. C'est plus juste que ce bébé naisse dans notre famille, en France, avec la possibilité de soin, et l'amour de tout ses proches...
(Il est chou hein??? jlelove )
Bon je me suis un peu égarée dans mes propos.
Mais finalement ils apportent tout de même un éclairage sur ce que je peux philosopher en lien toujours avec le regard des autres et le droit de PetitFlocon de ne pas parler de sa fente, un mélange un peu pêle-mêle de questions/réponses qui ne me mène encore pas très loin dans ma prise de décision, mais j'avance.
On m'a aussi parlé des curieux, ceux qui auraient des intentions malsaines. Ceux là ne me posent pas question finalement. Je crois que chacun a cette curiosité en soi. Elle n'est pas malsaine il me semble. Elle est naturelle. Voir l'autre, savoir ce qu'il a vraiment, s'offusquer ou non, être peiné ou pas. On a tous finalement une part de nous qui aime "voir".
Quand on regarde les photos de bébés avec des fentes sur le net, je trouve qu'on y voit vraiment de tout. Mais comme quand on regarde des photos de bébés sans fentes. Ils y a ceux que tu trouves meugnons et ceux que tu trouves bofs.
J'ai envie de partager cette image. Je trouve cette fente toute jolie, toute douce, loin des images de bébés tout rouge qui pleurent, bouche grande ouverte, parce qu'on les embête pour voir leur fente.
La fente de PetitFlocon sera sa peau, sa chaleur, sa douceur, j'ai déjà envie de l'embrasser, de passer mes doigts dessus, sur la finesse du trait, comme pour PetiteFleur...
La philo c'est beau, mais pour de vrai, j'ai juste envie de dire au monde comme je l'aime ce PetitFlocon, comme il va être beau, comme il va être doux, comme j'ai déjà envie de le sentir tout contre moi!!
Qu'est-ce qui me créait ces questionnements? Ce sentiment ambivalent d'avoir envie de le cacher aux yeux de tous pour le protéger, et l'envie de le montrer au monde, que tous sachent comme je l'aime, comme je le trouve parfaitement parfait??...
NTB : Je dépose mon lecteur, je dépose tout ce que je peux ici, parce que ça me libère, ça m'allège, pas pour t'embêter, pas pour en rajouter, ni me plaindre, mais parce que j'en ai besoin... Je comprend que tu puisses avoir l'impression que je tourne en boucle. Je te l'accorde. Mais en fin de grossesse, je crois que chaque future maman ne pense qu'à son bébé. Juste mes questionnements sont différents et inhérents à notre chemin de vie. Je ne t'en veux pas d'en avoir assez de lire mes préoccupations à ce sujet. J'avoue qu'on se marre moyen ici depuis quelques temps.
Nous avons, pendant plus d'un an, fait chaque jour des photos d'elle, des vidéos et les avons partagé avec nos familles et nos amis. J'ai aussi très régulièrement posté sur les réseaux sociaux des photos d'elle, de ce qu'elle faisait. Tout ça, sans me demander si elle serait d'accord, ou si un jour elle me le reprocherait. Comme si, il était normal et tout à fait sain de vouloir montrer comme je l'aime, comme je la trouve belle! Une fierté de maman je suppose!
PetitFlocon va arriver avec sa petite différence. Elle va se voir sur son visage. Personnellement, je sais qu'elle ne me dérangera pas et que je le trouverai tout autant merveilleux que PetiteFleur avec l'envie d’emmagasiner mille millions de souvenirs photographiques de lui. Et aussi de les partager.
Mais là arrive LA question. Celle de son droit à lui. Parce que là, il ne s'agit pas juste de partager une évolution, mais aussi une différence.
On pourrait simplement se dire qu'elle fait partie de lui, mais non, je ne le vois pas comme ça. Elle fait certes partie de lui, mais elle n'est pas lui, et ne le constitue en rien. Dans 3 mois, elle ne se verra plus. Elle sera toujours là, dans sa bouche, toujours handicapante physiquement, mais elle ne sera plus visible.
De quel droit je peux choisir pour lui de montrer aux autres ce qui dans quelques mois ne sera qu'un souvenir. Après tout ne serait-ce pas à lui de choisir si il a envie ou non de montrer des images de lui avec ce visage un peu différent? Et si il préfère ne rien dire? Si il préfère dire qu'il s'est cogné sur une table et qu'on l'a recousu par exemple? Si moi j'ai déjà court-circuité tout ça avec mon partage d'images de lui comment lui sera t-il possible de choisir?
Cependant, j'ai envie de partager aussi! Envie de montrer au monde comme je l'aime ce PetitFlocon, comme je suis toute guimauve quand je m'imagine le regarder! Créer son faire part de naissance! Le prendre en photo sous toutes les coutures. Lui mettre ses jolies petite tenues de petit garçon.....
Je sais que tout cela peut paraître bien philosophique. Que je ne parle que de ça, ne pense qu'à ça. Que oui, ce sont des questions qui sont posées sur le sable prête à être effacées par le temps. Mais elle sont bien là.
Peut-être futiles après tout. On m'a renvoyé (après la publication de "dans les yeux de PetitFlocon") que finalement, ce n'est pas si grave. Et c'est juste! J'en ai bien conscience. Il y a toujours pire que soi.
Quand j'ai fait mon hémorragie cérébrale et que j'ai du subir différentes chir et traitements, je me suis toujours raccroché à l'idée même que je n'avais pas de cancer pour minimiser et rendre plus acceptable ce que je vivais.
Mais là ce n'est pas moi, c'est mon bébé. Je crois que c'est pour ça que je ne parviens pas à me dire, "barf, ça ira quoi!". Même si encore une fois j'ai bien conscience que ça ira, que tout ça n'est qu'une épreuve de plus et que nombreux sont les enfants à vivre et subir des choses bien pires.
Et là me reviennent les mots de mon PoiluChéri qui, lorsque je parle de ce sentiment d'injustice face à tout ça, remet ça dans le cadre en me disant que justement, si, ça l'est. C'est plus juste que ce bébé naisse dans notre famille, en France, avec la possibilité de soin, et l'amour de tout ses proches...
(Il est chou hein??? jlelove )
Bon je me suis un peu égarée dans mes propos.
Mais finalement ils apportent tout de même un éclairage sur ce que je peux philosopher en lien toujours avec le regard des autres et le droit de PetitFlocon de ne pas parler de sa fente, un mélange un peu pêle-mêle de questions/réponses qui ne me mène encore pas très loin dans ma prise de décision, mais j'avance.
On m'a aussi parlé des curieux, ceux qui auraient des intentions malsaines. Ceux là ne me posent pas question finalement. Je crois que chacun a cette curiosité en soi. Elle n'est pas malsaine il me semble. Elle est naturelle. Voir l'autre, savoir ce qu'il a vraiment, s'offusquer ou non, être peiné ou pas. On a tous finalement une part de nous qui aime "voir".
Quand on regarde les photos de bébés avec des fentes sur le net, je trouve qu'on y voit vraiment de tout. Mais comme quand on regarde des photos de bébés sans fentes. Ils y a ceux que tu trouves meugnons et ceux que tu trouves bofs.
J'ai envie de partager cette image. Je trouve cette fente toute jolie, toute douce, loin des images de bébés tout rouge qui pleurent, bouche grande ouverte, parce qu'on les embête pour voir leur fente.
La fente de PetitFlocon sera sa peau, sa chaleur, sa douceur, j'ai déjà envie de l'embrasser, de passer mes doigts dessus, sur la finesse du trait, comme pour PetiteFleur...
La philo c'est beau, mais pour de vrai, j'ai juste envie de dire au monde comme je l'aime ce PetitFlocon, comme il va être beau, comme il va être doux, comme j'ai déjà envie de le sentir tout contre moi!!
Qu'est-ce qui me créait ces questionnements? Ce sentiment ambivalent d'avoir envie de le cacher aux yeux de tous pour le protéger, et l'envie de le montrer au monde, que tous sachent comme je l'aime, comme je le trouve parfaitement parfait??...
NTB : Je dépose mon lecteur, je dépose tout ce que je peux ici, parce que ça me libère, ça m'allège, pas pour t'embêter, pas pour en rajouter, ni me plaindre, mais parce que j'en ai besoin... Je comprend que tu puisses avoir l'impression que je tourne en boucle. Je te l'accorde. Mais en fin de grossesse, je crois que chaque future maman ne pense qu'à son bébé. Juste mes questionnements sont différents et inhérents à notre chemin de vie. Je ne t'en veux pas d'en avoir assez de lire mes préoccupations à ce sujet. J'avoue qu'on se marre moyen ici depuis quelques temps.
Dans les yeux de PetitFlocon
Tellement concentrée sur les douleurs de grossesse, la peine, le sentiment d'injustice, la peur des chirurgies, de l'alimentation compliquée. D'avoir à gérer un quotidien différent, et bien, la question du regard des autres, je l'avais presque éludée.J'avais bien en tête qu'avoir un enfant porteur d'une différence entrainait forcément des regards différents, mais je l'avais intégré plutôt dans l'optique, "m'en fiche des autres", "peu importe les regards"...
Et puis à force d'anticiper, de gérer comme je peux l'organisation de l'arrivée de bébé, des chirurgies à venir, et être de plus en plus au clair, finalement, j'en viens à penser à du quotidien.
Bêtement, emmener sa grande sœur à l'école.
Je dis bêtement, parce que le cours des choses va reprendre naturellement. Plus ou moins vite, mais il va reprendre c'est sur.
Je vais devoir accompagner PetiteFleur à l'école.
La norme tu me diras.Rien de compliqué!
Et puis j'ai réfléchie simplement à quel mode de transport je vais choisir, voiture, poussette, écharpe de portage.. Un peu de tout selon le temps, l'envie, l'état de motivation ou de fatigue de PetiteFleur.
J'imagine chaque mode de déplacement et à chaque fois l'arrivée à l'école avec PetiteFleur qui veut montrer son petit frère à ses copains de classe, à sa maitresse. Les regards qui vont se poser sur lui. Mon PetitFlocon au chaud tout contre moi. (oui PetitFlocon, ce sera son petit nom bloguesque) Des questions d'enfants, peut-être des mots dit simplement à PetiteFleur sur le visage de son petit frère. La façon dont elle va recevoir ces mots... Et comment je vais vivre, moi aussi les mots simples des enfants? J'anticipe encore et toujours et j'imagine des "mais qu'est-ce qu'il a?", "il est moche ton petit frère", "c'est bizarre sa bouche et son nez", "ah c'est pas beau ce trou", "beurk"...
Là, des mots d'enfants, mais avec eux les parents, les adultes. Ceux qui seront simplement attirés par le berceau et le bébé qui s'y trouve, comme je peux l'être moi même. Et là, la surprise de la fente... Le regard qui change.. Les mots qui ne sont plus les mêmes. Certainement de la gène, mêlée à de la bienveillance (parce que oui, les gens vont être bienveillants je le sais, ils ne feront pas exprès de se sentir gênés), des questions maladroites, mon malaise... J'imagine des "Oh mais il est mignon quand même", "c'est un bec de lièvre c'est ça? ", "ça s'opère bien maintenant...", mais aussi les regards qui se détournent, les compatissants, les interloqués, les curieux. Je ne leur reproche rien, c'est humain! Mais je sais que je vais malheureusement le subir sans vraiment comprendre ce que ça va créer chez moi.
J'ai déjà eu droit à un commentaire d'une jeune maman qui trouvait que je ne m’intéressais pas suffisamment à sa fille nouvellement née. "Mais pourquoi tu m'en veux? C'est parce que ma fille est belle et en bonne santé? "
Je ne lui ai plus jamais répondue depuis, mais j'avoue que j'aurais eu envie de lui balancer un : "Bah non, c'est parce que mon fils va être moche et en mauvaise santé voyons!!!"
Aller, mieux vaut en rire !!! La maladresse des gens ne doit pas me toucher!! (j'y travaille t'as vu?!)
Mon bébé, si beau, si doux, tout aussi parfait que PetiteFleur l'était va vivre le regard des autres bien plus tôt qu'un autre bébé. Alors c'est vrai qu'à son âge ça va lui passer largement au dessus de la tête et tant mieux.
Mais finalement, c'est pour moi que c'est le plus dur, le plus angoissant.
Comment le protéger pour moi même me protéger? Parce que c'est ça le soucis, c'est moi, ce que je vais ressentir et ce qui va retentir sur PetitFlocon.
Et comment protéger PetiteFleur des autres, mais aussi de moi, de mes ressentis qui ne seront certainement pas du tout les siens?
Depuis que je me questionne, je cherche des solutions concrètes (ça c'est mon truc de contrôle qui revient!!) mais rien ne semble être parfait sur tous les points...
Par exemple, le cacher dans mon cou, dans l’écharpe pendant les premiers mois? C'est une illusion, les gens viendront tout de même tenter d'apercevoir bébé. Les nouveaux nés font l'effet d'un aimant à mamans émerveillées!
Demander à mes amies de s'occuper du transport de PetiteFleur en attendant la première opération au mois de mai me semble être la meilleure des solutions même juste en terme d'organisation. Mais quelle culpabilité pour moi de ne plus l'accompagner dans sa classe...
Et si je l'accompagne à l'école avec PetitFlocon dans son landeau? Que dire à PetiteFleur pour qui la fente n'est vraiment pas un problème au sujet de ce que les autres pourraient lui dire? Est-ce que je lui demande de ne pas parler de la fente? Est-ce que je lui refuse la présentation à ses copains en lui expliquant que les autres vont peut-être avoir des difficultés à comprendre la fente de son petit frère?
Je pourrais aussi arriver en retard tous les jours quand tout le monde a quitté l'école. Mais le midi, ce n'est pas une solution viable, les parents attendent tous dans la cours devant la porte... Et comment PetiteFleur va comprendre que nous soyons toujours les dernières arrivées elle qui aime prendre son temps le matin?
A chaque solution son inconvénient, ses non dits, sa culpabilité liée...
Simplement, j'aurais envie de pouvoir dire, laisses parler les gens, ce que pensent les autres on s'en fiche. Mais je sens bien qu’intérieurement, il y a quelque chose qui se joue, qui travaille et que je ne parviens pas à résoudre.
J'aimerais nous éviter tout ça, c'est peut-être mon incapacité à le faire qui est dure à vivre. Comme une incompétence à la protection de ma propre famille. Même si je sais que je ne peux pas avoir de prise sur ce que les autres vont ressentir ou dire.
Même après avoir "déposé" tout ça ici, je ne sais pas quelle décision je vais prendre. Ni comment ces premiers mois vont s'organiser. Mais je vais commencer par les laisser arriver.
Tout sera peut-être clarifié, simplifié lorsque PetitFlocon sera là? Comme une évidence de ce que nous devons faire... Le regard des autres balayé par le regard de PetitFlocon, ses yeux dans les nôtres, tout l'amour bien plus fort que le reste...
Voici une vidéo sur la fente. Je ne l'avais pas encore publié, mais je trouve qu'elle est très bien faite. C'est la chir maxillo faciale qui va opérer PetitFlocon qui est l'invitée d'"AlloDocteur".
La vidéo est en deux parties
PARTIE 1 :
PARTIE 2 :
jeudi 13 février 2014
Projet de naissance
Parce que j'ai eu besoin de tout clarifier.
Parce que c'est un moyen pour moi de savoir ce que je souhaite, d'identifier ce que j'imagine, ce que je conçois, nous avons rédigé ce projet de naissance.
Personnel, mais se basant sur un déroulement habituel d'une naissance à la maternité, il se veut concret, respectueux des équipes, et de leur indéniable compétence.
Il est là pour poser la base de nos échanges futurs, de notre collaboration autour de ce bébé qui va naître.
S'il il peut-être utile à d'autres familles, libre à toi, à vous de vous en inspirer..
À toute l’équipe,
Nous avons choisi la maternité de P... pour accueillir notre deuxième enfant (le deuxième à naitre à vos côtés), un petit garçon porteur d’une fente labio-maxillo-palatine unilatérale. Afin de vivre un accouchement qui ressemble le plus possible à ce que nous souhaitons, nous avons rédigé ce projet de naissance. Pour avoir accouché dans votre service pour notre premier enfant, nous savons que certains points abordés dans ce projet vous paraitront évidents, cependant, pour être sûres de que tout soit clair, nous aborderons dans ce projet tout ce qui nous parait important.
Nous vous remercions d’ores et déjà de la disponibilité, le soutien, la présence que nous savons que vous mettez en œuvre lors de chaque nouvel accouchement. Nous en profitons également pour vous remercier pour l’accompagnement que vous avez pu nous offrir pour la naissance de notre fille Capucine en 2010.
Pour cette nouvelle aventure que nous nous apprêtons à partager avec vous, nous tenons énormément à participer activement et naturellement à toutes les phases de l’accouchement.
Nous comprenons bien que dans certaines circonstances, ce projet ne puisse pas être suivi à la lettre. Nous faisons bien entendu confiance à l'équipe médicale si une décision contraire à ce projet devait être prise, mais nous souhaitons qu'elle puisse nous expliquer les raisons de son choix (si l'urgence ne l'en empêche pas) et qu'elle ne pratique pas d'actes sur moi ou notre bébé sans d'abord nous prévenir, nous expliquer et nous demander notre accord.
Pour autant qu'aucune détresse maternelle ou fœtale ne se déclare, nous vous demandons s’il vous plait le respect des points suivants et nous vous remercions à l’avance de nous accompagner. Nous espérons que vous accepterez ce projet et que nous pourrons ensemble établir une relation de confiance.
Admission
Monitoring
Le moins souvent et le moins longtemps possible pour que je puisse être mobile en tout temps.
Examen du col.
Autant que possible, je souhaite que l’examen du col soit pratiqué toujours par la même personne lorsqu’il est vraiment nécessaire et réduit au strict minimum.
Le travail
Ambiance
Je désire accoucher dans un environnement calme et intime. J’aimerais pouvoir baisser les lumières et qu’on parle doucement dans la pièce. Le tout afin de créer une ambiance propice à un accouchement tout en douceur et que seul le personnel essentiel soit présent lors de la naissance de notre bébé.
Boire et manger.
Je souhaite pouvoir boire et manger légèrement durant toute la durée du travail.
A moins d’indication médicale pour des médicaments par intraveineuse, je ne désire pas qu’on installe un soluté. Je préfère qu’on installe un cathéter plutôt qu’un soluté.
Le père
Peu importe la situation, je souhaite avoir mon conjoint à mes côtés. Sa présence est très importante pour moi.
Déplacements
Je crois beaucoup aux bienfaits du mouvement et de la marche dans la progression du travail. J’aimerais donc pouvoir marcher, bouger librement, prendre bain ou douche lorsque je le souhaite et que vous m’aidiez à trouver les mouvements adaptés pour réduire mes douleurs et permettre la descente de bébé.
Rupture artificielle des membranes
Je souhaite qu’on laisse mes membranes intactes le plus longtemps possible, surtout si on soupçonne que la position du bébé n’est pas optimale.
Stimulation artificielle du travail
Je souhaite que le travail se fasse le plus naturellement possible. Je souhaite éviter l’usage d’ocytocine synthétique et que vous m’encouragiez à conserver force et courage pour supporter la phase de latence qui peut parfois être longue.
Épisiotomie
Je souhaite éviter l’épisiotomie, préférant une déchirure. J’aimerais qu’on me consulte avant d’effectuer l’épisiotomie si cela s’avère nécessaire. J’aimerais que mon périnée soit protégé par le massage et/ou des compresses humides et chaudes entre les contractions et lors du couronnement de la tête du bébé.
Soulagement de la douleur
Méthodes naturelles
J’aimerais utiliser des méthodes naturelles telles que le massage, bain et/ou douche, ballon, mouvements, accupressions, hypnose, méthode de Gasquet ou Bonapace. J’aimerais que vous m’accompagniez pour me rappeler au mieux des positions apprises pendant la préparation à l’accouchement. J’ai toute confiance en vous pour me guider. Au besoin, vous pouvez m’en proposer d’autres. J’aimerais que mon conjoint soit vraiment associé à ces moments, il est lui aussi ouvert à toutes propositions permettant de m’aider et de me soulager. Se rendant disponible et à l’écoute de vos conseils.
Analgésiques
Je désire avoir recours aux analgésiques uniquement si j’en ressens le besoin préférant les méthodes naturelles. J’en ferai moi-même la demande.
Péridurale
Au premier abord, je ne souhaite pas de péridurale cependant selon les circonstances et ma réaction face à la douleur je pourrais en faire la demande. Je préfèrerais que vous ne me la proposiez pas et m’encouragiez dans ma volonté de vivre cet accouchement sans.
Césarienne
Si je dois avoir une césarienne, je souhaite être consciente et avoir mon conjoint à mes côtés. Lors d’une césarienne, j’aimerais que mon conjoint puisse suivre mon bébé si vous devez le sortir de la salle d’opération après la naissance.
Nous souhaiterions que notre bébé soit mis en contact peau à peau (méthode kangourou) avec son papa en attendant que je sorte de la salle de réveil sans que soit fait les premiers examens habituels (poids, marche auto, ainsi que le bain ect..).
Si je devais subir une césarienne, je souhaiterais que la mise au sein se fasse le plus rapidement possible et qu’aucun complément de lait artificiel ne soit donné à mon bébé. Seul un complément de mon colostrum pourra être envisagé et ce à la seringue, à la tasse, au doigt ou toutes autres méthodes excluant le biberon.
La poussée
Réflexe de poussée
Je souhaite respecter mon rythme. Même si la dilatation est complète, j’aimerais attendre l’envie naturelle avant de commencer la phase de poussée, à moins de signes de détresse nécessitant une approche différente.
Position
Je souhaite être libre de prendre la position qui me paraît la plus efficace et la plus confortable. Si cette position ne donne aucun résultat, j’aimerais qu’on m’en propose d’autres en acceptant qu’il est possible que je ne sois pas à l’aise avec cette nouvelle position. Je compte sur vos connaissances et vos expériences pour que tout se passe au mieux pour nous et éviter la position gynécologique habituelle.
La naissance
L’expulsion du bébé
J’aimerais, si c’est envisageable dans le contexte que ce soit le papa qui accueille notre bébé une fois les épaules dégagées et qu’il le dépose dans mes bras, en contact peau à peau, ou pouvoir attraper moi-même mon bébé si la position me le permet.
Je souhaite pouvoir pratiquer une poussée non bloquée, en respirant. J’aimerais que vous m’accompagniez dans ces poussées, la fatigue et le stress empêchant souvent de se souvenir de toutes les techniques de respirations apprises pendant la grossesse.
Premier contact mère/enfant
Je souhaite qu’on dépose mon bébé immédiatement sur moi, peau à peau, afin de faire connaissance et de le réchauffer moi-même sans avoir recours à la lampe chauffante.
Pendant au moins une heure.
Le cordon
J’aimerais que le cordon soit clampé seulement lorsqu’il aura cessé de pulser et lorsque les contractions reprendront pour l’expulsion du placenta.
La première tétée
Je souhaite allaiter mon bébé immédiatement après sa naissance.
Examens et interventions
Nous souhaitons que notre enfant ne subisse pas d'aspiration nasale si il respire correctement, ni gastrique. Nous préférerions que sa bouche soit éventuellement dégagée délicatement au doigt, et que le liquide avalé reste dans son estomac. Nous souhaitons que la perméabilité anale de notre bébé ne soit pas vérifier à l’aide d’une sonde, mais plutôt vérifier lorsque les premières selles feront leur apparition.
La pesée et les mesures
Nous souhaitons que la pesée et les mesures, soient remises à plus tard. Pas de prise de température rectale.
Soins des yeux
Nous ne voulons pas qu’un onguent antibiotique ophtalmique soit administré à notre enfant.
Vitamine K
Nous ne voulons pas que la vitamine K soit administrée par intra musculaire à notre bébé. Nous souhaitons que la vitamine K soit donnée, par voie orale.
Examen du nouveau-né
Je désire ne pas être séparée de mon bébé, ainsi, que tous les soins ou examens soit faits alors que bébé est posé sur moi ou qu’ils se fassent plus tard dans la chambre et dans tous les cas en présence d’un des deux parents.
Bain
Nous souhaitons que notre bébé ne soit pas baigné et lavé à la naissance mais seulement quelques jours plus tard. Nous aimerions qu’on lui passe seulement un linge sur la peau pour retirer "ce qui doit l'être", afin que le vernix reste en place, jusqu'à desquamation naturelle. Nous souhaitons que ses premiers vêtements soient mis par son papa.
Placenta
Je souhaite accoucher naturellement du placenta et qu’il soit expulsé spontanément. Je ne désire aucune gestion active (ocytocine synthétique, traction, massage utérin...) L’allaitement et le temps devraient être suffisant à son expulsion. Je voudrais tenir mon bébé pendant l’expulsion du placenta et s’il y a lieu, pendant qu’on fait les réparations nécessaires au périnée ou que ce soit mon conjoint qui porte bébé en peau à peau durant l’expulsion si cela s’avère plus compliqué ou douloureux que prévu.
Séjour à la maternité
Retour à la maison
Nous souhaitons rentrer à notre domicile le plus tôt possible, c’est une sage femme libérale qui s’occupera de notre suivi à notre domicile.
L’allaitement
Notre bébé bénéficiera de l’allaitement maternel exclusivement. Aucun biberon. Aucun supplément en lait artificiel. Notre bébé étant atteint d’une fente maxillo-labio-palatine unilatérale, nous tenterons différentes techniques pour lui permettre de téter au mieux. Avant l’accouchement j’aurais tiré du colostrum que j’aurais conservé dans de petites seringues. Il a été convenu avec le docteur D. que ces seringues seraient conservées dans le service et utilisées au besoin ce à l’aide d’un DAL, ou d’une seringue souple ou tout autre moyen excluant le biberon.
Soins au bébé
Si le séjour à la maternité devait se prolonger, nous aimerions, mon conjoint et moi, gérer les soins quotidiens à apporter à notre enfant.
Notre fille Capucine (4 ans) fera partie de cette aventure, nous souhaiterions qu’elle puisse rencontrer son petit frère le plus rapidement possible en salle d’accouchement si le moment est opportun.
Pour conclure, nous souhaitons être consultés pour toutes les décisions prises à notre égard. Aucune décision ne devra être prise sans notre accord et sans qu’on sache en quoi cela consiste. Nous souhaitons également qu’à aucun moment notre bébé soit séparé de nous et qu’à lui aussi tout lui soit expliqué, verbalisé.
Merci beaucoup de nous avoir lu et nous espérons que nous vivrons une belle expérience avec votre équipe.
Stéphanie et Maxime
Parce que c'est un moyen pour moi de savoir ce que je souhaite, d'identifier ce que j'imagine, ce que je conçois, nous avons rédigé ce projet de naissance.
Personnel, mais se basant sur un déroulement habituel d'une naissance à la maternité, il se veut concret, respectueux des équipes, et de leur indéniable compétence.
Il est là pour poser la base de nos échanges futurs, de notre collaboration autour de ce bébé qui va naître.
S'il il peut-être utile à d'autres familles, libre à toi, à vous de vous en inspirer..
À toute l’équipe,
Nous avons choisi la maternité de P... pour accueillir notre deuxième enfant (le deuxième à naitre à vos côtés), un petit garçon porteur d’une fente labio-maxillo-palatine unilatérale. Afin de vivre un accouchement qui ressemble le plus possible à ce que nous souhaitons, nous avons rédigé ce projet de naissance. Pour avoir accouché dans votre service pour notre premier enfant, nous savons que certains points abordés dans ce projet vous paraitront évidents, cependant, pour être sûres de que tout soit clair, nous aborderons dans ce projet tout ce qui nous parait important.
Nous vous remercions d’ores et déjà de la disponibilité, le soutien, la présence que nous savons que vous mettez en œuvre lors de chaque nouvel accouchement. Nous en profitons également pour vous remercier pour l’accompagnement que vous avez pu nous offrir pour la naissance de notre fille Capucine en 2010.
Pour cette nouvelle aventure que nous nous apprêtons à partager avec vous, nous tenons énormément à participer activement et naturellement à toutes les phases de l’accouchement.
Nous comprenons bien que dans certaines circonstances, ce projet ne puisse pas être suivi à la lettre. Nous faisons bien entendu confiance à l'équipe médicale si une décision contraire à ce projet devait être prise, mais nous souhaitons qu'elle puisse nous expliquer les raisons de son choix (si l'urgence ne l'en empêche pas) et qu'elle ne pratique pas d'actes sur moi ou notre bébé sans d'abord nous prévenir, nous expliquer et nous demander notre accord.
Pour autant qu'aucune détresse maternelle ou fœtale ne se déclare, nous vous demandons s’il vous plait le respect des points suivants et nous vous remercions à l’avance de nous accompagner. Nous espérons que vous accepterez ce projet et que nous pourrons ensemble établir une relation de confiance.
Admission
Monitoring
Le moins souvent et le moins longtemps possible pour que je puisse être mobile en tout temps.
Examen du col.
Autant que possible, je souhaite que l’examen du col soit pratiqué toujours par la même personne lorsqu’il est vraiment nécessaire et réduit au strict minimum.
Le travail
Ambiance
Je désire accoucher dans un environnement calme et intime. J’aimerais pouvoir baisser les lumières et qu’on parle doucement dans la pièce. Le tout afin de créer une ambiance propice à un accouchement tout en douceur et que seul le personnel essentiel soit présent lors de la naissance de notre bébé.
Boire et manger.
Je souhaite pouvoir boire et manger légèrement durant toute la durée du travail.
A moins d’indication médicale pour des médicaments par intraveineuse, je ne désire pas qu’on installe un soluté. Je préfère qu’on installe un cathéter plutôt qu’un soluté.
Le père
Peu importe la situation, je souhaite avoir mon conjoint à mes côtés. Sa présence est très importante pour moi.
Déplacements
Je crois beaucoup aux bienfaits du mouvement et de la marche dans la progression du travail. J’aimerais donc pouvoir marcher, bouger librement, prendre bain ou douche lorsque je le souhaite et que vous m’aidiez à trouver les mouvements adaptés pour réduire mes douleurs et permettre la descente de bébé.
Rupture artificielle des membranes
Je souhaite qu’on laisse mes membranes intactes le plus longtemps possible, surtout si on soupçonne que la position du bébé n’est pas optimale.
Stimulation artificielle du travail
Je souhaite que le travail se fasse le plus naturellement possible. Je souhaite éviter l’usage d’ocytocine synthétique et que vous m’encouragiez à conserver force et courage pour supporter la phase de latence qui peut parfois être longue.
Épisiotomie
Je souhaite éviter l’épisiotomie, préférant une déchirure. J’aimerais qu’on me consulte avant d’effectuer l’épisiotomie si cela s’avère nécessaire. J’aimerais que mon périnée soit protégé par le massage et/ou des compresses humides et chaudes entre les contractions et lors du couronnement de la tête du bébé.
Soulagement de la douleur
Méthodes naturelles
J’aimerais utiliser des méthodes naturelles telles que le massage, bain et/ou douche, ballon, mouvements, accupressions, hypnose, méthode de Gasquet ou Bonapace. J’aimerais que vous m’accompagniez pour me rappeler au mieux des positions apprises pendant la préparation à l’accouchement. J’ai toute confiance en vous pour me guider. Au besoin, vous pouvez m’en proposer d’autres. J’aimerais que mon conjoint soit vraiment associé à ces moments, il est lui aussi ouvert à toutes propositions permettant de m’aider et de me soulager. Se rendant disponible et à l’écoute de vos conseils.
Analgésiques
Je désire avoir recours aux analgésiques uniquement si j’en ressens le besoin préférant les méthodes naturelles. J’en ferai moi-même la demande.
Péridurale
Au premier abord, je ne souhaite pas de péridurale cependant selon les circonstances et ma réaction face à la douleur je pourrais en faire la demande. Je préfèrerais que vous ne me la proposiez pas et m’encouragiez dans ma volonté de vivre cet accouchement sans.
Césarienne
Si je dois avoir une césarienne, je souhaite être consciente et avoir mon conjoint à mes côtés. Lors d’une césarienne, j’aimerais que mon conjoint puisse suivre mon bébé si vous devez le sortir de la salle d’opération après la naissance.
Nous souhaiterions que notre bébé soit mis en contact peau à peau (méthode kangourou) avec son papa en attendant que je sorte de la salle de réveil sans que soit fait les premiers examens habituels (poids, marche auto, ainsi que le bain ect..).
Si je devais subir une césarienne, je souhaiterais que la mise au sein se fasse le plus rapidement possible et qu’aucun complément de lait artificiel ne soit donné à mon bébé. Seul un complément de mon colostrum pourra être envisagé et ce à la seringue, à la tasse, au doigt ou toutes autres méthodes excluant le biberon.
La poussée
Réflexe de poussée
Je souhaite respecter mon rythme. Même si la dilatation est complète, j’aimerais attendre l’envie naturelle avant de commencer la phase de poussée, à moins de signes de détresse nécessitant une approche différente.
Position
Je souhaite être libre de prendre la position qui me paraît la plus efficace et la plus confortable. Si cette position ne donne aucun résultat, j’aimerais qu’on m’en propose d’autres en acceptant qu’il est possible que je ne sois pas à l’aise avec cette nouvelle position. Je compte sur vos connaissances et vos expériences pour que tout se passe au mieux pour nous et éviter la position gynécologique habituelle.
La naissance
L’expulsion du bébé
J’aimerais, si c’est envisageable dans le contexte que ce soit le papa qui accueille notre bébé une fois les épaules dégagées et qu’il le dépose dans mes bras, en contact peau à peau, ou pouvoir attraper moi-même mon bébé si la position me le permet.
Je souhaite pouvoir pratiquer une poussée non bloquée, en respirant. J’aimerais que vous m’accompagniez dans ces poussées, la fatigue et le stress empêchant souvent de se souvenir de toutes les techniques de respirations apprises pendant la grossesse.
Premier contact mère/enfant
Je souhaite qu’on dépose mon bébé immédiatement sur moi, peau à peau, afin de faire connaissance et de le réchauffer moi-même sans avoir recours à la lampe chauffante.
Pendant au moins une heure.
Le cordon
J’aimerais que le cordon soit clampé seulement lorsqu’il aura cessé de pulser et lorsque les contractions reprendront pour l’expulsion du placenta.
La première tétée
Je souhaite allaiter mon bébé immédiatement après sa naissance.
Examens et interventions
Nous souhaitons que notre enfant ne subisse pas d'aspiration nasale si il respire correctement, ni gastrique. Nous préférerions que sa bouche soit éventuellement dégagée délicatement au doigt, et que le liquide avalé reste dans son estomac. Nous souhaitons que la perméabilité anale de notre bébé ne soit pas vérifier à l’aide d’une sonde, mais plutôt vérifier lorsque les premières selles feront leur apparition.
La pesée et les mesures
Nous souhaitons que la pesée et les mesures, soient remises à plus tard. Pas de prise de température rectale.
Soins des yeux
Nous ne voulons pas qu’un onguent antibiotique ophtalmique soit administré à notre enfant.
Vitamine K
Nous ne voulons pas que la vitamine K soit administrée par intra musculaire à notre bébé. Nous souhaitons que la vitamine K soit donnée, par voie orale.
Examen du nouveau-né
Je désire ne pas être séparée de mon bébé, ainsi, que tous les soins ou examens soit faits alors que bébé est posé sur moi ou qu’ils se fassent plus tard dans la chambre et dans tous les cas en présence d’un des deux parents.
Bain
Nous souhaitons que notre bébé ne soit pas baigné et lavé à la naissance mais seulement quelques jours plus tard. Nous aimerions qu’on lui passe seulement un linge sur la peau pour retirer "ce qui doit l'être", afin que le vernix reste en place, jusqu'à desquamation naturelle. Nous souhaitons que ses premiers vêtements soient mis par son papa.
Placenta
Je souhaite accoucher naturellement du placenta et qu’il soit expulsé spontanément. Je ne désire aucune gestion active (ocytocine synthétique, traction, massage utérin...) L’allaitement et le temps devraient être suffisant à son expulsion. Je voudrais tenir mon bébé pendant l’expulsion du placenta et s’il y a lieu, pendant qu’on fait les réparations nécessaires au périnée ou que ce soit mon conjoint qui porte bébé en peau à peau durant l’expulsion si cela s’avère plus compliqué ou douloureux que prévu.
Séjour à la maternité
Retour à la maison
Nous souhaitons rentrer à notre domicile le plus tôt possible, c’est une sage femme libérale qui s’occupera de notre suivi à notre domicile.
L’allaitement
Notre bébé bénéficiera de l’allaitement maternel exclusivement. Aucun biberon. Aucun supplément en lait artificiel. Notre bébé étant atteint d’une fente maxillo-labio-palatine unilatérale, nous tenterons différentes techniques pour lui permettre de téter au mieux. Avant l’accouchement j’aurais tiré du colostrum que j’aurais conservé dans de petites seringues. Il a été convenu avec le docteur D. que ces seringues seraient conservées dans le service et utilisées au besoin ce à l’aide d’un DAL, ou d’une seringue souple ou tout autre moyen excluant le biberon.
Soins au bébé
Si le séjour à la maternité devait se prolonger, nous aimerions, mon conjoint et moi, gérer les soins quotidiens à apporter à notre enfant.
Notre fille Capucine (4 ans) fera partie de cette aventure, nous souhaiterions qu’elle puisse rencontrer son petit frère le plus rapidement possible en salle d’accouchement si le moment est opportun.
Pour conclure, nous souhaitons être consultés pour toutes les décisions prises à notre égard. Aucune décision ne devra être prise sans notre accord et sans qu’on sache en quoi cela consiste. Nous souhaitons également qu’à aucun moment notre bébé soit séparé de nous et qu’à lui aussi tout lui soit expliqué, verbalisé.
Merci beaucoup de nous avoir lu et nous espérons que nous vivrons une belle expérience avec votre équipe.
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