mardi 28 juin 2011

ça n'a jamais fait de mal à personne...

Je savais que tôt ou tard viendrait le jour où j'écrirai à ce sujet. C'est en découvrant ce matin un article sur Psychonet qui dit, en gros, que, Les enfants qui reçoivent des fessées auraient des quotients intellectuels moins élevés que la moyenne, que l'envie m'est venue! D'abord, tu te doutes bien que je me suis empressée de relayer l'info sur facebook histoire de titiller l'esprit convaincu de nombreux parents fesseurs qui sont dans mes contacts. A cette heure peu de réponses suite à cette publication, mais cela ne m'étonne pas, je n'en suis pas à mon premier coup d'essai, j'ai déjà publié de nombreux liens sur le même sujet et les réponses ont déjà été virulentes, on peut dire que mes contacts ont déjà donnés!
J'ai eu les réponses habituelles, du genre une fessée n'a jamais fait de mal à personne, ou moi, j'en ai pris quand j'étais enfant j'en suis pas morte. J'ai aussi pu lire toutes les justifications de parents qui finalement consciemment ou non, se rendent bien compte qu'ils donnent, enfin devrais-je dire font subir des fessées à leurs enfants parce qu'ils ne savent pas comment faire autrement. Je ne suis pas là pour les juger, chacun fait comme il pense le mieux pour son enfant, juste ont ils toutes les clef en main pour faire leur choix?


Pour ma part donner une fessée (on va garder le terme générique pour discuter toi et moi) relève juste de la pulsion de l'adulte. Pulsion qu'il n'arrive pas à contenir face à son enfant qui l'excède.
Comme je te parlais plus haut, minimiser un acte violent en disant juste qu'il n'a pas donné la mort c'est avoir le même raisonnement que lorsque l'on dit : un enfant a été violé mais il n'en est pas mort. Je t'entend déjà pester devant ton ordi et dire, rien à voir, on ne parle pas de la même chose. Certe le sujet n'est pas le même, mais le raisonnement est identique, complétement stupide. Tout comme dire que ça ne fait pas de mal, c'est un non-sens. Physiquement, la douleur est là, plus ou moins forte selon le coup porté, puis psychologiquement, la douleur existe vraiment. Elle est présente et laissera une trace dans l'inconscient. Même si à l'âge adulte le souvenir de ces souffrances n'est pas présent consciemment, il fait, avec tout une multitudes d'autres expériences, ce que nous sommes. Parents fesseurs reproduisant ou non les gestes éducatifs de nos parents...

Ce que m'inspire la féssée, c'est un écœurement face à l'adulte qui démontre là encore une toute puissance malveillante. Avoir le pouvoir sur l'enfant, le pouvoir et le droit de lui faire mal pour qu'il s'arrête, s'arrête de crier, s'arrête de faire une bêtise.
Faire de la féssée un mode d'éducation, c'est choisir d'éduquer son enfant à la peur, à la douleur, sans explications, sans possibilité de rectifier un comportement. La féssée devient ce qu'attend l'enfant pour être arrêté, elle devient la limite obligatoire pour être stoppé. Jusqu'au jour ou la féssée ne fait plus peur et devient encore plus inutile et l'enfant se retrouve perdu sans limite ni repère.

Autre point qui me parait aberrant, comment apprendre à un enfant la non violence, lui apprendre à ne pas taper ses pairs alors que dès que l'adulte est en opposition avec son enfant, il le tape. Comment l'enfant ressent cette contradiction? Encore pire mais tellement fréquent, un enfant en tape un autre et en prend une parce qu'il ne faut pas taper... Là c'est vraiment de la connerie à l'état pur, personne ne peut le nier.

Il m'arrive souvent d'avoir envie d'intervenir dans de nombreuses situations dans la rue ou dans les supermarchés. Des enfants qui prennent gifles, fessées parce qu'ils sont un peu trop agités, un peu trop bruyants, ou parce qu'ils demandent avec un peu trop d'insistance un paquet de carembar. Dans ces situations j'ai juste envie de coller une méga grosse honte à ces parents qui ne réussissent pas à gérer leurs pulsions face à leurs enfants, leur démontrer le ridicule et la violence de la situation, les mettre face à leur incapacité à eux de garder leur calme, leur incapacité à prévenir leur enfant, leur facilité à s'en prendre un enfant qui ne réagira pas à leur violence. Malgré tout, ça créait chez moi des élans de violence, l'envie de leur dire de s'attaquer à quelqu'un qui a la force de répondre, de leur dire d'essayer de me mettre à moi une gifle ou une fessée pour que j'ai le plaisir de leur en remettre une. Je te rassure, je me contrôle et ne le fais pas. Je me contente pour l'instant de ne pas devenir une maman fesseuse ou gifleuse. Je ferai de mon mieux pour résister à ces pulsions de violences qui sont en chacun de nous et ne ferais, en tout cas, jamais de la violence un accessoire de l'éducation. A l'heure actuelle, je fais déjà partie des exceptions.  Et oui, même à 17 mois, beaucoup d'enfants ont déjà pris fessées, petites tapes sur la mains (pour interdire de toucher par exemple), et tout ça dans une plus totale normalité, banalité...

lundi 27 juin 2011

oui, je le veux...

Aujourd'hui Menthe à l'eau répond à l'article de Caroline sur le mariage. Et au risque de faire encore des répétitions, moi aussi ça m'a donné envie d'en parler. T'inquiètes vais tout de même faire l'effort de pas bêtement répéter ce que disent les copines de blog!! Pour ma part, je suis plus d'accord avec ce qu'écrit Menthe à l'eau, même si ce que dit Caroline dit n'est pas faux...

Chénou, on forme un nous qui n'est pas marié. Pas qu'on en ai pas envie, mais l'occasion et surtout le budget n'est pas là. Bah oui un mariage comme le dit Caroline, ça coûte un rein!! Et nous c'est pas un rein de petit roumain qui nous paiera le mariage que l'on imagine!!
Enfin je vais de suite rectifier, parce qu'en faite, ce n'est pas d'un mariage dont nous avons envie, mais d'une cérémonie d'amour. Wééé le nom fait un peu niaiseux, je sais, mais tu sais que j'aime la niaiserie!! Les trucs fleur bleue c'est mon truc. Mais le mariage, c'est une institution à laquelle je n'adhère pas forcément. Jurer des machins à un maire, ou à un quelconque représentant de dieu, ça me fait pas envie. Moi, je veux m'unir à mon PoiluChéri, mais face à la terre, face à la nature, être liés ensemble à un tout qui fait sens.
Par contre tout ça n'exclut pas une mega superbe belle robe de ouf et une super soirée! Pour la robe, je ne veux pas d'un truc qui te donne l'air d'une meringue géante, hein tout de même,  j'imagine quelque chose de sobre qui rappelle la nature avec une jolie couronne de fleurs, peut-être du lierre...
Enfin je m'égare dans mes pensées de fille.

Depuis que MiniMinounette est née, nous avons déjà l'impression d'être bien plus unis qu'auparavant, d'ailleurs elle porte nos deux noms, et si un jour nous vivons un union plus officialisée, nous porterons tous les trois nos deux noms. Nous formerons ainsi cette nouvelle famille et créerons sa nouvelle identité au travers de ce nouveau nom.

Enfin pour le moment, ce n'est que paroles et imagination, je reste tout de même imprégné par de nombreux clichés comme la fameuse demande. Mais surtout je voudrais bien avoir retrouver ma ligne avant d'enfiler LA robe de ma vie!

Je me relie et je ricane toute seule devant mon ordi c'est vraiment un article de fille que je viens de pondre, manque pu que la photo de la robe.............................

vendredi 24 juin 2011

Tagguée par La fée Passie

Et oui, j'ai été tagguée! Tagguer en langage bloguial, c'est marquer une personne dans un article pour lui demander de répondre à une ou plusieurs questions. Une sorte de coutume de blogueuse à laquelle je participe pour la première fois. Merci à ma Fée Passie de m'offrir cette première fois!
Ma mission, si je l'accepte (et je l'accepte), faire parler mon PoiluChéri au sujet des blogs, de la blogosphère et d'imaginer avant de lui poser les questions, quelles pourraient être ses réponses. A la suite des questions les réponses données par mon PoiluChéri suivis par les réponses que j'avais imaginé qu'il donnerait.
  • As-tu toujours connu ta conjointe blogueuse? Cela a-t-il changé quelque chose? t'en a-t-elle parlé dès le début?   
PoiluChéri : Non quand je l'ai connue, nous n'avions pas internet, elle ne m'en a pas tout de suite parlé car je ne connaissais pas très bien la blogosphère et je n'en avais pas une très bonne opinion à ce moment là. Je pense que cela lui permet d'étendre de beaucoup ses relations sociales.

Steff : Non elle n'a pas toujours blogué. Elle passe encore plus de temps sur son ordi. 
  • Comment juges-tu le fait qu'elle raconte sa vie (entre autre) sur le net? Et que des gens qui s'y intéressent et y répondent? 
PoiluChéri : Je trouve cela un peu bizarre parfois, je ne ferais pas cela moi même, mais ça ne me dérange pas dans la mesure où elle ne dévoile pas notre vie privée de façon excessive.

Steff : C'est un truc de fille. S'y intéresser et y répondre c'est encore plus un truc de fille.
    • Qu'est-ce qui t'énerve dans sa pratique du blog? A l'inverse qu'est-ce que tu apprécies? 
    PoiluChéri : Ce qui m'énerve, c'est parfois le temps que cela lui prend, en revanche j'apprécie particulièrement de voir le plaisir que cela lui procure, tout d'abord, d'écrire, ensuite de partager ce qu'elle écrit et surtout de voir que des personnes aiment sa façon d'écrire, son blog en général.

    Steff : Ça lui prend trop de temps, et quand elle écrit elle ne m'écoute pas. J'apprécie qu'elle prenne du temps pour elle, pour écrire, ça lui fait du bien.
      • Aimerais-tu participer à ce blog? Si oui, as-tu déjà eu le droit d'y écrire? 
      PoiluChéri : Je participe un peu en quelque sorte, notamment à la correction orthographique et grammaticale, et à la relecture en général, mais c'est la première fois, en répondant à ces quelques questions, que j'écris sur son blog, mais je n'en ressens pas particulièrement l'envie ou le besoin non plus.

      Steff : Non, pas spécialement, mais j'y participe tout de même en corrigeant les fautes d'orthographe!
      • As-tu un message à faire passer à des gens dans ta situation et veux-tu profiter de ce tag pour dire quelque chose à ta blogueuse. 
      PoiluChéri : Pas de message en particulier, chacun vit cela différemment et comme il l'entend, par contre j'en profite pour dire à ma blogueuse que j'aime beaucoup sa façon d'écrire et que je suis fière d'elle et de l'énergie qu'elle arrive a déployer pour faire de son blog ce qu'il est aujourd'hui.

      Steff : Bon courage à tous  les conjoints de blogueuses et à ma blogueuse : je t'aime!

      Finalement, je trouve que je prédis pas trop mal ce que mon PoiluChéri pense!! Et je trouve ses réponses parfaites!!! Sois pas jalouse, je suis sûre que le tien est presque aussi bien!! (presque...)

      jeudi 23 juin 2011

      Signer avec son bébé (LSF)

      Je t'en parle depuis la création de ce blog, je radote même parfois à ce sujet sans vraiment prendre le temps de développer. Alors je vais me lancer. (Merci les filles de m'avoir soufflé l'idée). Je vais te parler de la façon dont nous avons utilisé la langue des signes française (LSF) avec MiniMinounette.

      D'abord quelques petites bases pour comprendre cette idée qui peut sembler saugrenue lorsque l'on a un bébé qui entend parfaitement. Ces infos sont issues du site : signe avec moi

      Les enfants maîtrisent bien plus tôt et plus rapidement les muscles de leurs bras et de leurs mains que ceux de leur bouche. Ils sont capables de communiquer par gestes bien avant de pouvoir le faire oralement. L'utilisation de la langue des signes permet aux enfants “préverbaux” de disposer rapidement d'un large vocabulaire pour s'exprimer et être mieux compris de leur entourage en attendant que la parole se mette en place. 

      Comme ça, tu te dis, mouais... Pourtant, tu utilises déjà la langue des signes avec ton n'enfant quand tu lui dis au revoir par exemple, et avoues ça marche bien avant qu'il ne sache te parler! 

      Nous avons découvert la LSF sur une brochure qui nous invitait à participer à une réunion d'information à ce sujet. C'est surtout moi que ça a d'emblée intéressée, mon PoiluChéri était relativement septique et s'est encore dit que c'était une de mes nouvelles lubies éducationnelle! L'organisation du quotidien a voulu que je ne puisse pas aller à cette fameuse réunion, j'y ai donc envoyé mon PoiluChéri qui y est allé vraiment, mais vraiment juste pour me faire plaisir.

      A mon retour le soir, mon PoiluChéri était enthousiaste, il avait découvert une nouvelle communication à mettre en œuvre avec MiniMinounette et était bien convaincu des bienfaits de celle-ci. Il y avait apprit une comptine avec des signes qu'il chantait joyeusement à MiniMinounette. Moi, pleine d'admiration, j'avais très envie de m'y mettre.
      Il y avait apprit plus concrètement les bienfaits de cette méthode qui permettait de mettre en place plus d'échanges. Ainsi d'éviter de nombreuses frustrations inutiles liées aux incompréhensions dans la communication. Mais aussi il était rentré convaincu que les bébés et les enfants, bien avant de savoir parler, peuvent signifier aux autres par exemple leurs besoins, comme la soif, la faim autrement qu'en pleurant.

      Forts de ces nouveaux apprentissages, nous nous sommes donc mis à causer LSF avec MiniMinounette. Nous avons commencé à peu près vers ses 4 mois il me semble. Aux mots, nous avons associés les signes de la langue des signes française. Signes trouvés sur des sites internet, puis dans un DVD que nous nous sommes offert. Nous en avons d'abord introduit quelques uns, ceux qui nous semblaient importants, comme téter, boire, manger, dodo, encore... Et puis sont venu s'y greffer s'il te plait, merci, je t'aime, caca, pipi, papa, maman, gâteau, aides-moi, au fur et à mesure des mois les signes se sont multiplier.
      La première fois que MiniMinounette a signé un mot, ce n'était pas chez nous, c'était chez sa MamieNounou. (Comme tu le sais tu ne récoltes jamais les fruits de ce que tu as semé, c'est toujours ailleurs que ton n'enfant marche pour la première fois par exemple..) C'est au moment du goûter, lorsqu'elle offrit généreusement son gâteau au chien, que MiniMinounette a regardé sa MamieNounou et lui a signé gâteau, du genre, je viens de donner le mien au chien, redonnes moi en un ste plait.. Sur le moment elle n'a pas vraiment saisi ce que voulait lui dire MiniMinounette. C'est lorsque mon PoiluChéri est allé la chercher à la fin de la journée et que MamieNounou lui a raconté que MiniMinounette se tapait la joue au moment du goûter qu'il a comprit. Pour signer gâteau, il faut serrer le poing et tapoter le bas de sa joue, MiniMinounette venait d'utiliser la LSF. Je t'avoue qu'on était fiers!!

      Pour le plaisir, voici une vidéo de MiniMinounette qui signe encore. C'est avec l'index qui tape au creux de la main que l'on signe encore. MiniMinounette a environ 10 mois sur cette vidéo. (Trop la classe mon ti bébé!)



      Progressivement, elle a commencé à utiliser d'autres signes, la communication s'en est vu grandie. Puis les sons sont venus accompagner les signes petit à petit. Aujourd'hui MiniMinounette signe et parle en même temps. Parfois elle associe le signe avec le mot, et parfois elle fait le signe sans le mot. Par exemple, il arrive qu'elle dise s'il te plait avec le signe et papa avec la voix pour dire s'il te plait papa, une sorte de mélange made in MiniMinounette. 

      Nous sommes vraiment très content d'avoir utilisé et d'utiliser encore cette méthode. MiniMinounette communique très bien, et utilise déjà un large vocabulaire pour se faire comprendre. Nous faisons face à très peu de moments d'incompréhension ou de frustration lié à un problème de communication. (Pour le reste des moments j'suis pas contente, la LSF ça sert à queudal!)

      Beaucoup de personnes avec qui j'en ai discuté ont comme angoisse que l'enfant ne se mette pas à parler puisqu'il utilise déjà les signes. Mais il n'y a aucune crainte a avoir à ce sujet, bien au contraire, l'enfant intègre mieux en associant des signes aux mots.

      Dans le cadre de mon travail d'éducatrice, j'ai utilisé cette méthode avec les enfants à la crèche. Comme le niveau d'acquisition est différent pour chacun, les enfants ont abordés ce nouvel apprentissage comme un jeu. J'ai tenté cette expérience chez les moyens comme on dit chez nous! Les enfants y ont plus de 18 mois. Pour ceux qui ne parlaient pas, en quelques jours les signes de bases ont été intégrés, et pour ceux qui parlaient, l'apprentissage s'est fait encore plus rapidement. Le moment du goûter est devenu un moment privilégié où nous échangions en langue des signes. J'ai beaucoup apprécié ces petits temps.
      Mais je n'ai rien inventé, dans certaine crèches c'est le quotidien, les équipes communiquent en LSF et en mots avec tous les enfants dès leurs plus jeunes âges. Les frustrations étant très fréquentes en crèche, la LSF permet souvent d'alléger certaines situations et d'aider chacun à se sentir mieux compris.

      Quand mon ChomduArrêtMaladie sera fini et que je pourrais de nouveau travailler j'espère convertir la future équipe dont je ferais partie à utiliser la LSF...
      Quant à mes futurs enfants, ils auront droit eux aussi à cette double communication avec deux parents plus que convaincus!!

      lundi 20 juin 2011

      news rapides

      Désolée de mon absence ces jours-ci, j'avoue que je n'arrive pas encore à me poser suffisamment longtemps pour écrire. Je passe un petit coup par ici pour te donner quelques nouvelles. Comme tu le sais, je suis rentrée chez moi Samedi. Depuis, le temps passe à une vitesse assez lente. J'ai l'impression d'être rentrée il y a bien plus longtemps que dans la réalité.
      J'ai encore beaucoup de douleurs au niveau de la tête et derrière les yeux. La pression intra-cranienne qui s'exerce depuis l'intervention diminue progressivement. Je suis, on peut le dire, fatiguée. J'ai pris le rythme que MiniMinounette avait lors de ses premiers mois de vie. Ainsi je dors la nuit, ça se prolonge le matin, et je fais une sieste d'au moins 3h l'après-midi. Et pour tout te dire, à cette heure j'entends déjà mon lit crier mon nom. Je déteste être dans cet état de fatigue, incapable de porter ma fille, de monter un escalier sans m'arrêter, à la limite du malaise lorsque je me lève ou me baisse trop vite.. Je déteste être une molasse. Mais ce que je déteste le plus, ce sont les angoisses qui vont avec mon états. Les douleurs sont angoissantes, la possibilité de revivre encore une fois ces sensations de paralysie me glace le sang. Je suis tellement fatiguée que parfois j'ai l'impression que mes membres mettent plus de temps à répondre et le temps d'un instant j'ai comme la sensation de paralysie qui arrive. Heureusement ça passe aussi vite que c'est venu. Aujourd'hui, j'ai tout de même hésité à retourné faire un scanner pour être sur que tout allait bien. Les douleurs sont encore très présentes et sont le premier signe de saignement, difficile de jauger le moment où la douleur évolue au point de devenir symptôme.

      Je commence à encaisser un peu plus l'idée que je vais devoir retourner me faire opérer en juillet. J'espère que cette fois ce sera la dernière fois, et que j'éviterais la chirurgie et les rayons.
      Enfin voilà pour les news, je ne m'étends pas, la fatigue me rappelle à ma réalité.
      J'espère que tout va bien pour toi.
      Je te rassure, je serais bientôt de retour, c'est promis!!!

      vendredi 17 juin 2011

      Come Back

      Après quelques jours sans le net, me revoilà!
      Je viens te faire un petit coucou, et un petit compte rendu de ce petit moment d'absence.
      Nous nous sommes quittés le matin de mon départ. J'étais plutôt tendue et stréssée.
      En début d'après-midi, j'ai endormi MiniMinounette, j'ai déposé un baiser sur son front, je lui ai chuchoté à l'oreille un doux je t'aime et nous sommes montés en voiture. Une bonne heure de route pour y arriver. A mon arrivée à l'hôpital, au niveau du stress ça ne s'est pas arrangé. Après toutes les formalités habituelles pour une entrée, j'ai eu droit à la pose du cathé, et puis mon PoiluChéri est parti. J'étais tendue, mais j'ai beaucoup interiorisé, même si, je ne vais pas te le cacher, quand j'ai vu mon PoiluChéri s'éloigner, les larmes ont coulé toutes seules.
      Passage obligé à la douche bétadinée, repas à 18h. La soirée fut longue, très longue. J'ai repoussé le plus longtemps et raisonnablemement la prise du fameux médoc qui devait me faire dormir. Pfff, pipi de chat, à 2h du mat', j'avais toujours pas réussi à fermer l'oeil.
      6h30 le lendemain, l'infirmière ouvre la porte : bonjour madame, il faut que vous alliez à la douche. Encore un coup de bétadine, j'avais presque l'air bronzée. Pas très délassante cette douche. Je tire mon lait une dernière fois avant de descendre au bloc, encore un ti médoc pour me détendre (toujours du pipi de chat qui détend pas, c'est pas faute de leur avoir dit que j'étais tendue...) Un ti tour sur facebook, un dernier message à mon PoiluChéri. Le brancardier est là. Là, j'ai le trouillomètre à zéro, mais j'y vais tout de même. Je propose à l'infirmière de prendre ma place, mais visiblement ça ne lui fait pas envie. On repassera pour le dévouvement, bravo!

      J'arrive dans la salle où le professeur qui va m'opérer, de cette fameuse malformation artéro-veineuse pariéto-temporale droite (ouais c'est la classse je sais, j'emploie des mots de docteur..), m'explique qu'elle va envoyer une colle biologique pour boucher les fistules de je sais pas quoi (eh, je suis pas médecin moi, je peux pas tout retenir!), et qu'il faut que je me détende. Elle m'explique aussi qu'elle ne pourra certainement pas tout boucher parce que ce serait trop risqué. Les changements des flux sanguins pourraient créer d'autres hémorragies sur les nouvelles veines et artères qui seront revascularisées. Pas top comme nouvelle à 2 minutes de l'opération. Je commence à plus gérer mon stress. L'infirmière m'emmène au bloc et me fait monter sur la table. Je vois arriver une nouvelle infirmière aux yeux bleus, très bleus, je ne vois que ses yeux avec le chapeau et le masque. Elle me dit que tout va bien se passer et m'explique la procédure avant l'endormissement, elle me dit je vais devoir respirer dans un masque à oxygène pour prendre des réserves, et puis l'anéstésiste injectera un produit pour m'endormir. Quand je dormirai, elle me posera une voie sur une artère. Le moment est venu. Mes yeux sont remplis de larmes. L'anéstésiste arrive et le voit tout de suite, elle prend ma main et me rassure. L'infirmière pose le masque, les larmes coulent toutes seules, j'ai du mal à respirer dans ce masque. Des souvenirs de l'accouchement remontent dans ma tête, je me sens oppréssée. Je repousse le masque et l'anéstésiste me laisse lui parler. Je lui parle de MiniMinounette, que je dois me réveiller. Quelques grands soupirs et elle repose le masque sur mon visage. L'anéstésiste tient ma main. L'infirmière me dit de penser à une chose agréable. Je visualise mon Poilu Chéri qui fait tournoyer MiniMinounette au dessus de lui, elle éclate de rire, et je me sens partir.

      Après presque 5 heures, je refais surface en salle de reveil. Et tout le monde y saura que je suis reveillée. Je suis si tonique qu'ils ont du mal à retirer le tube et m'explosent les lèvres. Peu-importe, lorsqu'on me demande si je vais bien, je me redresse, et dit que oui tout va bien, je me suis reveillée. J'ai répété, même claironné pendant quelques minutes que j'étais reveillée. Je me suis revéillée, je me suis reveillée!!!
      Une heure plus tard, j'étais beaucoup moins bien. Vomissements, douleurs à la tête, engourdissements, tétanie, perte de vision, et paralysie du côté gauche. La paralysie, c'est vraiment un truc bizarre et flippant. C'est très progressif, ce qui m'a le plus frappé, c'est qu'on a l'impression de bouger, mais que ça ne bouge pas. (CQFD) Une partie de mon visage et de ma bouche, donc ma langue ont été paralysés, je ne pouvais plus parler correctement. J'ai tout de même eu un peu peur que ça ne parte pas. Finalement grâce à des corticoïdes, un médoc pour baisser la tension, un autre pour les nausées, de la morphine pour les douleurs et des anti-coagulants, tout est revenu progressivement. J'ai souffert pendant 20 bonnes heures, et puis j'ai pu me reposer un peu. Je dis bien un peu parce qu'en salle de réveil c'est pas simple pour se reposer. A peu près vingt lits espacés de quelques mètres, des machines qui prennent les constantes des patients en temps réel, des bips, des cris, des "réveillez vous", des "ça va?", des vomissements, des portes qui claquent, des infirmiers qui sifflent, d'autres qui rient, la lumière en pemanence, et j'en oublie c'est sur. L'heure compte peu dans cette salle, et le calme ne fait pas partie des priorités. Je te passe les détails un peu trop glauques et angoissants, je te laisse imaginer...
      Je suis finalement remonter dans ma chambre. Quel bonheur de ne plus entendre tous ces bips, toutes ces portes, tous ces cris.

      Comme le professeur l'avait prédit, elle n'a finalement pu boucher que 80% de la malformation. Je devrais donc y retourner mi-juillet pour une seconde embolisation. J'avoue que de retour dans ma chambre, quand elle m'a dit ça, j'ai eu du mal à encaisser. Dur de se dire qu'il faut y retourner alors que j'étais à peine remise. Après la visite de mon PoiluChéri et de mon père, un petit coup de fil à ma mère et MiniMinounette, je me suis retrouvé seule dans ma chambre. Toujours nauséeuse et pleine de douleurs. Fini la morphine, ça fait trop gerbouiller. Besoin de dormir, mais je n'y arrive pas. Toujours sondée, pleine de produit anéstésiant, un pansement compressif pour éviter les saignements, je ne peux ni m'assoir ni me lever. J'ai eu un petit moment de flottement, de déprime passagère. L'infirmière et l'aide soignante ce soir là ont pris pour toutes celles qui n'avaient pas été sympas. En même temps, comme elles en faisaient partie c'était mérité. J'étais à bout, je demandais un peu de soutien, d'écoute et elles, elles n'ont su me dire que si je ne dormais pas il faudrait d'abord commencer par penser à autre chose, et ensuite étéindre la télé.. blablabla, et j'en passe.
      Enfin, je les ai plus ou moins virées de ma chambre pas gentiment.

      Le lendemain, j'ai repris un peu plus de force, et MiniMinounette est venue me voir.
      Hier soir, je suis même allée faire un tour en fauteuil roulant pour aller prendre l'air. Au final pour l'air on repassera, je me suis plutôt tapé toute la fumée de clope qui pue des intoxiqués à la nicotine. J'ai vraiment de plus en plus de mal à supporter ces odeurs, elles sont partout, elles s'infiltrent partout. Et désolé de le dire, mais les fumeurs n'ont aucune concience de la pollution qu'ils imposent aux autres. Ils allument leurs clopes à peine après avoir passé la porte, soufflent leur dernière bouffée de fumée après être rentrés et squattent tout près des seuls endroits accessibles en fauteuils. Bref je n'ai pas vraiment trouvé cette sortie très agréable. Méa culpa, d'avoir pollué autrefois l'air des non fumeurs!

      Aujourd'hui MiniMinounette est revenue me voir, c'est une vraie bouffée d'oxygène de la voir quelques heures. C'est aussi un déchirement de la laisser partir. Mais il ne reste plus très longtemps. Même si à l'hosto les journée sont longues, je vais prendre mon mal en patience... Et surtout essayer de ne pas me cogner partout, (c'est pas gagné vu comme je suis maladroite) parce qu'avec les anti-coagulants un petit choc et paf ça fait un bleu de ouf!

      Ah et une nouvelle bof de bof est arrivée cette après midi, je vais certainement perdre une touffe de cheveux à l'endroit où se croisent les rayons pendant l'opération. Arf ça repoussera!

      Voilà pour ces derniers jours. Oui, j'avoue rien de très fun, mais ça fait du bien de t'en parler. Merci pour ton soutien, j'ai bien reçu tous tes messages... Et t'inquiètes d'ici quelques jours, je devrais de nouveau pondre des articles un peu plus fun... en prévision couches lavables et noix de lavage en test, et petit concours qui fait du bien!!

      lundi 13 juin 2011

      Départ

      Aujourd'hui, c'est le grand départ pour l'hôpital. Après une nuit plutôt reposante malgré les quatre reveils de MiniMinounette, le moment de se préparer est arrivé.
      A l'heure qu'il est, mon sac est prêt. Dedans j'y ai mis quelques fringues, mon pyjama tout doux, mon réveil, un paquet de mouchoir, des bouquins et surtout ma trousse de toilette. Indispensable la trousse de toilette, et surtout il faut y mettre des produits qui sentent bon et qui te réveille tes sens. La toilette, c'est LE petit plaisir de la journée. Déjà que je devrais la faire dans mon lit allongée avec deux bassines d'eau, alors j'ai intérêt à sentir bon après. Sérieusement, c'est vraiment un agréable moment. Ca ne remplace certes pas une bonne douche, mais c'est déjà au top pour se sentir une autre personne.

      J'attend le début d'après-midi pour négocier mon entrée plus tard qu'elle n'est prévue. 15h, je trouve ça tout de même un peu tôt pour m'enfermer dans ma chambre d'hôpital. Je vais aussi essayer de souffler l'hypothétique chambre simple, qu'il reste peut-être dans le service, aux autres personnes qui rentrent dans le service en même temps que moi.
      C'est vrai que je préfèrerai être seule dans ma chambre. Ou si je ne suis pas seule, au moins avoir le lit côté fenêtre. C'est bête, mais j'ai besoin de cette petite ouverture vers l'extérieure pour ne pas me sentir trop enfermée.

      Voilà, le jour est arrivé, je l'attend depuis le mois de février, je me trouve plutôt détendue à cette heure par rapport à l'angoisse qui montait depuis les dernières semaines. Bien sur je n'ai pas envie d'y aller. C'est vraiment particulier d'aller à l'hôpital alors que je vais bien. Les douleurs à la tête sont beaucoup plus espacées, et j'ai l'impression que je pourrais vivre avec. Je pense que j'aurais préféré qu'ils m'opèrent lors de ma dernière hospitalisation, au moins ce serait fait, sous le choc, je l'aurais mieux accepté... Là, j'ai comme l'impression d'aller prendre un risque alors que tout va bien...

      Mais ne t'inquiètes pas, je vais y aller, je vais prendre mon courage à deux mains, donner sa dernière tétée à MiniMinounette, déposer un doux baiser sur son front et monter en voiture direction la neurochir!

      Demain dans la matinée, je descendrai au bloc, normalement je devrais être shooté par des médocs comme je l'ai demandé. Ensuite environ deux heures sur la table. Une injection de ciment dans la malformation, et la fameuse embolisation sera faite. Après ces 2 heures, je vais rester entre 10 et 12 heures en salle de réveil pour qu'ils surveillent que rien ne bouge dans mon cerveau. Et enfin je serais de retour dans ma chambre. Ce ne sera pas les meilleurs jours de ma vie qui suivront, je ne pourrai pas bouger pendant 48h, pas moyen de m'assoir. Et puis pas de MiniMinounette, ni d'allaitement, il me faudra tirer mon lait pour le jeter ensuite.

      Enfin, me voilà prête.. Je vais la jouer à la Chandler le jour de son mariage, comme Ross le lui conseille, je vais y aller petit à petit, si tu ne connais pas Friends, tu ne saisiras pas la référence. Mais, il s'agira pour moi de ne pas m'angoisser et prendre les choses comme elles viennent, d'y aller étapes par étapes. Finalement monter en voiture ne me fait pas peur, et puis prendre l'ascenseur pour monter dans le service non plus, ainsi que de m'installer dans ma chambre..etc Et ce jusqu'au moment de monter sur cette fameuse table........

      A bientôt mon lecteur!