mercredi 16 janvier 2013

Le coucher à 18 mois


Aujourd'hui je vais tenter de répondre au mieux à Rachel. 
Voici ce qu'elle m'écrit :

"Jusqu'à présent ma fille qui a 18 mois dans 2 jours, s'endormait sur moi le soir après son biberon et je la posait ensuite dans son lit et elle dormait généralement toute la nuit. Or, il se trouve qu'elle ne veut plus de biberon le soir. Elle veut "participer" à table avec nous (mais ne mange presque rien et descend de table au bout de 5 min maxi). Cela ne me dérange pas du tout qu'elle veuille manger avec nous, au contraire ! Le problème c'est que maintenant ça devient TRÈS difficile de la coucher. Elle ne veut rien savoir de dormir dans son lit, hurle et comme je ne peux pas l'entendre hurler et pleurer, je cède et la sort de son lit...
Je la met donc entre mon mari et moi dans notre lit et là, elle lutte encore mais je la raisonne en lui disant que stop, c'est l'heure de dormir, qu'elle est fatiguée et que tout le monde fait dodo et elle fini par s'endormir ...
on la pose ensuite dans son lit mais elle fini toujours par se réveiller au milieu de la nuit en hurlant et on fini par la reprendre ...
Je viens de lire que 18 mois c'est la peur du noir et je crois bien qu'elle a peur du noir puisqu'elle nous dit "appuie" en nous montrant la lumière ... On allume donc la salle de bain qui est à coté notre chambre et là elle fini par s'endormir (en luttant souvent)
Je précise aussi qu'elle a dormi 1 semaine avec nous (jusqu'à hier) car elle a été bien malade (bronchiolite + otite en même temps)

Je sais bien que ma méthode n'est pas bonne mais je ne trouve vraiment pas de solutions !!! Je veux pas la voir hurler mais en même temps, il faut qu'elle ait des limites
Je me dis aussi que c'est pas bon pour elle de dormir avec nous ... J'entend tellement de "c'est de mauvaises habitudes"

Je ne veux pas la voir lutter mais j'ai l'impression d'être trop "laxiste"
enfin je me remet (trop) en question et je sais plus ce qui est bien ou pas ...
Des fois je me dis qu'il faut pas la forcer à dormir mais d'un autre coté il lui faut des limites et une heure de coucher raisonnable surtout que le lendemain le réveil est tôt ... (je dois l'amener chez sa mamie puisque je travaille à 8h ...)
En gros, je suis un peu perdue :(
Donc si vous pouvez m'aider, ça serait super !"

Merci Rachel pour la confiance que vous m'accordez encore une fois. Etre parent est un ajustement quotidien et lorsque l'enfant grandi ce qui fonctionnait la veille peut échouer le lendemain. 
A 18 mois beaucoup de changement ce sont opérés et le passage bébé/bambin est bien passé. 
Les habitudes s'en voit changées. 
Votre fille vous montre d'ailleurs qu'elle veut que cela evolue.
Vous vous adaptez déjà sans vous en rendre compte. Il manque très peu de chose pour aider votre fille à passer ce nouveau cap du coucher sans biberon.
Pour beaucoup de bébés/bambins, le coucher et parfois même l'endormissement se faire au sein ou avec un biberon de lait. Il n'y a d'ailleurs rien à dire là dessus à part que cela fonctionne très bien pour tout le  monde. 
Arrivé à un certain âge (différent pour tous les enfants), l'enfant demande à faire evoluer ces habitudes, en voulant autre chose pour le repas, en repoussant les anciennes habitudes de coucher. 
En écoutant le besoin de changement de votre fille pour les repas vous vous adaptez à son nouveau besoin, c'est parfait. Maintenant, il pourrait être interessant du faire evoluer le coucher et de lui proposer un autre "rituel" que le biberon. 

Le rituel est important pour l'enfant. Il doit être le même chaque soir. Il commence après le repas. 
Voilà à quoi il peut ressembler à 18 mois. 

- Repas
- lavage de mains et des dents
- changement de couche
- lecture d'un livre (le mieux est de trouver un livre et de lire le même chaque soir)
- une chanson
- un calin, des bercements, des bisous
- soit vous continuez l'endormissement sur vous si vous en avez l'envie, soit vous accompagnez votre fille dans le sommeil en vous allongeant à côté d'elle, en chantant, en lui carressant la joue ou le dos, vous pouvez aussi convenir qu'après le calin vous la laissé s'endormir seule.

Si vous souhaitez qu'elle s'endorme seule dans son lit, il est possible que cela prenne du temps. Il est important de ne pas en faire un conflit et un moment désagréable pour vous comme pour elle. 
Lorsque vous l'installez dans son lit et que vous quittez la pièce elle ne doit pas pleurer, elle peut "râler" un peu et vous dire qu'elle n'est pas d'accord, mais ça ne doit pas durer plus de deux minutes (montre en main).
pour que ce moment de séparation soit plus facile, il peut être iteressant que votre fille soit occupée dans son lit. qu'elle y trouve des jouets qu'elle ne voit pas la journée. Qu'elle aprenne à aimer y être. 
pour l'aider à apprécier ce lieu, vous pouvez la journée, créer des moments de jeux avec elle dans son lit. Jouer toutes les deux sans la quitter, sans qu'elle n'y dorme.  
Le soir lorsque vous la déposez dans son lit, tant que possible, essayez qu'elle ne pleure pas. Jouez, riez, "ohhhh mais regardes tu vas t'envoler jusque ton lit, ahhhh un monsieur lapin, bonjour monsieur lapin, comment allez -vous......" faites lui oubliez que l'objectif premier est le coucher. (ce doit être très théatral!!) 

Pour la nuit, les reveils nocturnes sont très fréquent à son âge et ne sont pas préoccupants bien que fatiguant pour tout le monde. dormir avec vous, peut-être votre solution. "habitudes", "c'est mauvais pour elle", sont des jugements qu'il est important de ne pas intégrer. Vos solutions, sont vos solutions. vos réponses sont celles qui sont adaptées à votre fille. La laisser pleurer ne lui apportera aucunement un sentiment de sé&curité qui ets ce qu'elle réclame actuellement. Rituels, respect de son rythme, de ses demandes, sont des pistes bien plus interessante que d'essayer de la "forcer" à dormir. 
Vous pouvez cependant consulter un ostéopathe (à 18 mois, le corps de l'enfant à déjà subit de grand boulversements qui peuvent être à l'origine de blocages troublant le sommeil) et un homéopathe.
En attendant vous pouvez d'hors et déjà vous procurer "passiflora composé" 9 ch et lui donner 3 granules à au début du rituel et 3 granules au coucher. 

L'heure du coucher doit être adapté à ce que vous comprenez de sa fatigue. Sachant que le rituel doit durer au moins une vingtaine de minutes pour apaiser suffisemment votre fille, il est important de commencer au bon moment. Ne vous inquiètez pas vis-à-vis du lever du lendemain. Votre fille se rattrapera à la sièste si elle en a le besoin.

Pour la lumière, il se peut effectivement que votre fille commence à être troublée par le noir. Vous pouvez vous procurer une veilleuse qu'elle pourra avoir auprès d'elle dans son lit. Il en existe à tous les prix (chez ikea par exemple) une musicale peut être un atout pour l'aider à s'apaiser lorsqu'elle se reveille la nuit. 

si vous ne souhaitez plus la ramener dans votre lit la nuit lorsqu'elle se reveille la veilleuse musicale pourra vous y aider. tout en la mettant en marche, des petits calins sur le dos ou le visage pourront l'apaiser. 

J'espère vous avoir donné quelques pistes pour améliorer votre quotidien; J'invite les les lectrices et lecteurs du blog à apporter leur point de vue.
si vous avez d'autres questions n'hésitez pas à venir les poser. 

Bonne journée





jeudi 29 novembre 2012

Instantané

Quelques semaines, peut-être quelques mois que je n'ai pas déposé mes pensées ici. Non pas que je n'ai rien à raconter, mais j'avais, je pense, le besoin de prendre un peu de recul vis-à-vis de la bloggo. Un peu envahisante, elle commençait à empiéter sur le réél de manière déplaisante.
Mais me revoilà!
Rassures-toi, je ne vais pas te servir l'habituel "je t'ai manqué?" (même si tu as le droit de me dire que tu m'aimes, ça fait toujours du bien!)
Je poste aujourd'hui sans véritable objectif d'article. Pas de thème sur lequel débattre - ou se battre... ^^
Juste un petit partage d'instantané.

Ici la neige est bien arrivée. c'est joli, oui, je sais toi tu aimes! Pour moi c'est plus mitigé! Même si j'aime beaucoup aller faire de la luge avec ma TiteFleur, la neige qui recouvre les routes ne me ravie pas du tout. Les glissades c'est bien sur une piste, pas en voiture. Je garde un goût amer de notre premier hiver et de ma voiture écrasée dans la roche.. (Tu vois au premier plan à droite, oui, oui, c'est bien ce qu'il reste de ma roue... bien evidemment ma voiture est épave..)


J'aurais presque attendu 3 ans pour avoir une nouvelle voiture. Mais elle est là!! une 307 prune!

Ma TiteFleur va bientôt avoir 3 ans. Elle va vivre son troisième Noël. Elle est plutôt préssée! Je lui ai fabriquée une jolie robe. Et j'espère qu'elle pourra la porter le soir de Noël...



Elle a aussi fêté haloween avec bonheur!



Mes cheveux ont enfin repoussés.. Fini le trou de cheveux.. Tous mes cheveux font la même taille... et la cicatrice est bien cachée. Petite anecdote pourrie, quand il  y a des changements de pressions atmosphérique je les sens sur mon crâne..


J'ai de nouveaux projets professionnels que j'espère réussir à faire financer par Môssieur Paul Emploi.
Je ne t'en dis pas plus pour l'instant. Superstition de base!!^^

Enfin, je suis plutôt ravie d'avoir de nouveaux projets pro.

Bientôt nous allons déménager dans notre maison. Oui, NOTRE maison... j'ai hâte d'investir les lieux et de commencer les rénovations.. Premier objectif, salle de bain.. et ya du job!


Comme tu peux le voir, notre petite vie continue doucement et paisiblement!!

vendredi 19 octobre 2012

Gestion du conflit chez la nounou

Aujourd'hui, je reçois Héloïse qui a une question au sujet de sa fille Marie-Lou 15 mois. 
Voici ce qu'elle m'écrit: 


"Bonjour, j'aurais 3 questions à vous poser.



J'ai de petits soucis avec ma petite puce Marie-Lou de 15 mois :
1) Hier la nounou m'a dit que Marie-Lou mettait la misère à Alice (l'autre petite que garde la nounou).
Elle est arrivée il y a 1 mois chez la nounou pour repmplacer une autre petite mais qui était + grande que Marie-Lou.

Elles ont le même age mais Alice est + petite et + fine que ML. Elle a un caractère très passif, elle se laisse faire et est très calme.

Du coup Marie-Lou est terrible avec elle. Elle lui pique sa tétine et la jette par terre, son doudou, elle lui tire les cheveux, etc..
D'un côté ça me fait super mal au coeur pour cette pauvre petite et je me met à la place des parents (ils ne sont pas trop au courant pour l'instant) et d'un autre côté j'ai du mal a réaliser que c'est mon "adorable" puce qui peux avoir un tel comportement..
Marie-Lou n'a jamais eu de problèmes particuliers. J'ai eu une belle grossesse, un super accouchement, elle pleure très peu, est très indépendante et bien (il me semble) dans ses baskets.

Que puis-je faire? Elle est seule à la maison donc impossible de lui dire de ne pas faire ci ou ça avec d'autres enfants...

2) Par ailleurs, j'ai beaucoup de mal a lui faire entendre raison lorsque je lui dit NON. Je lui explique beaucoup les choses, mais elle "n'obéit" pas, a tel point que je me demande si elle comprends vraiment le NON? (Elle ne le dit jamais et ne fais pas le signe de la tête).
Lorsque qu'elle fait de grosses bêtises, j'aimerais "marquer le coup" mais je ne sais pas quoi faire (biensur, hors de question de lui mettre une tape). Que puise-je faire??

3) C'est parfois la croix et la bannière pour la changer, elle se tortille et hurle dans tous les sens.. J'ai essayer de lui détourner l'attention ; ce qui fonctinnait, mais là, ça ne fonctionne plus. Avez-vous des petits trucs??!!

Merci beaucoup"



Héloïse, Merci pour votre confiance. Etre parent employeur n'est jamais simple et la question de l'éducation chez la "nounou" est souvent compliquée. 
Ici, si je comprend bien, vous vous posez la question de la relation que Marie-Lou peut avoir avec Alice. Tout d'abord pour vous rassurer, à son âge, ce que fait Marie-Lou est totalement normal. Ce type de comportement ne peux être enrayé et fait partie des apprentissages du "vivre ensemble". Cependant, la réponse qui est donnée est très importante. Comme vous le dites, vous n'avez pas vraiment la possibilité d'accompagner Marie-Lou dans ces moments malheureusement. C'est à la nounou de gérer. Selon sa réponse, le comportement va soit s'apaiser soit s'amplifier.

L'important est de ne pas stigmatiser ce comportement pour ne pas enfermer Marie-Lou et Alice dans ce type d'échanges. Ainsi, provoquer l'empathie chez Marie-Lou, "regardes Marie-Lou, Alice a eu mal, a eu peur, est triste parce que tu lui a pris sa tétine", "lorsque tu lui tapes sur la tête, ça fait mal", "JE ne veux pas que tu fasses mal à Alice" (le JE est très important dans la relation). Unbe fois l'empathie provoquée, permettre à Marie-Lou de réparer me semble indispensable. Ainsi, de lui demander de dire pardon, soit en parlant, soit en câlinant Alice. Bien évidemment réparer, en lui demandant de ramasser la tétine et de la rendre à Alice. 
C'est aussi possible que Marie-Lou refuse. il ne sert à rien de l'obliger. Se retourner vers l'enfant qui a eu mal et lui dire, Marie-Lou n'avait pas le droit de te faire mal, tu dois lui dire "non" quand elle essaie de te prendre ta tétine, ou de te taper, bien évidemment il faudrait passer plus de temps auprès de l'enfant qui vient d'être "embêté". Lui porter plus d'attention, de gestes.  
Dans la description, tout ça peut paraître long, mais au contraire, ceci doit se faire dans un temps assez court pour que la situation ne dure pas, et ne soit pas stigmatisée comme plus intéressante en terme d'attention qu'un jeu. Il est important d'enchaîner rapidement avec autre chose, un jeu, une histoire, quelque chose que l'on fait en commun. Ou chacun à sa place. 

Dire à l'enfant que c'est bien, ou pas bien, ne veut pas dire grand chose. Employer des mots du type, "Je ne suis pas d'accord", "je t'interdis de "...
Je pense qu'il est important de parler avec la nounou de la réponse qu'elle apporte lors des conflits. Et surtout lorsque vous récupéré votre fille et la nounou vous explique tout cela de ne pas en rajouter auprès de Marie-Lou à ce sujet. L'action est passée, ça ne prendra pas sens pour elle. 

Pour votre seconde question, effectivement vous avez raison, le "non" est très difficilement comprit par les enfants, il paraît plus pertinent d'utiliser le "stop" pour arrêter une action. Mais surtout de proposer une autre action de remplacement. De plus, il faut savoir que l'enfant de  mois, lorsque vous lui interdisez quelque chose, va vous signifier qu'il a comprit l'interdiction. par exemple, vous lui demander de ne  pas ouvrir le placard, dans la seconde il va ouvrir le placard. Les parents ont tendance à interprêter cela comme de la provocation lors que l'enfant montre qu'il a bien comprit l'interdiction, il dit par ce geste "oui, je ne dois pas ouvrir ce placard", c'est important de lui dire, oui tu as bien compris c'est cela que je ne veux pas que tu fasses.
pour ce qui est des "bêtises", je pense qu'à  mois, elle sont découverte. dans notre echange de mail vous m'ecrivez : "J'entends par bêtises : jeter par terre des objets fragiles, déranger la bibliothèque chez des amis, décoller des stickers au murs, toucher les prises, etc.."
Pour les objets fragiles, si vous y tenez, alors rangez les, vous les retrouverez dans quelques années. pour la bibliothèque, c'est super de la vider, c'est d'ailleur un très bel apprentissage, il est important de la féliciter "bravo tu as vidé la bibliothèque" et d'enchainer sur la réparation, "viens nous allons maintenant remettre tout ces livres ensembles".
Vider est une activité très prisée par les enfants de l'âge de Marie-Lou, offrez lui un placard avec des objets qui ne craignent rien avec une boite où vous mettrez d'autre boîtes...
Lorsque vous allez chez des amis, c'est pour elle un nouveau terrain de jeu, plein de nouveaux apprentissages possible. Vous ne pourrez pas l'empêcher, mais vous pourrez l'accompagner. Le regard des amis peut-être parfois pesant, il vous faudra vous en détacher un maximum pour vous concentrer sur Marie-Lou. emportez avec vous un sac de jeu à chaque sortie et jouez avec elle. 
Pour les prises, mettez des caches prises. Je sais la réponse semble bête, mais c'est aussi un moyen d'eviter des conflits inutiles et disproportionnés parce que la peur vous anime. Quand vous voyez votre fille essayé de toucher aux prise, dites un stop, et venez proposer autre chose à Marie-Lou.

J'ai beaucoup aimé cette phrase lu au cours de mes pérégrinations sur le net au sujet des bêtises:

"si dans  10 ans vous pourriez rire de la bêtises, alors prenez le parti d'en rire de suite..."

Pour le changement de couche, je vous rassure, tous les parents passent par là. il n'y a pas de solution miracle mais que des adaptations à chaque fois. De petites idées comme faire le change debout, comme mettre des couches qui s'enfilent, comme demander à l'enfant de participer. jouer en même temps, faire la course, détourner l'attention est bel et bien ce qu'il faut faire, juste il faut se renouveler! 
Je vais vous donner un petit exemple qui fonctionne très bien chez nous et que j'ai découvert un matin par hasard en riant avec ma fille. Je lui demande si elle a un petit lapin dans sa couche. Il nous faut donc aller vérifier.. ça fonctionne très bien.

N'allez pas au conflit, n'allez pas forcer votre enfant, jouez, amusez vous, vous aussi, même si je sais parfaitement que certain jour, on a besoin que le changement de couche se fasse simplement et s'enchaine. 

J'espère que ma réponse vous conviendra et vous aura aidé.
Si vous avez besoin de précision, n'hésitez pas.







samedi 29 septembre 2012

il y a un an... J'ai attendu...


J'attends.. Comme à chaque fois, j'attends. 

Pourtant à 6h30 elles sont venues me réveiller pour que j'aille prendre ma douche bétadinée. Pour une fois, j'y vais sans broncher, un peu déconnectée de la réalité. Je dois le faire, je n'ai pas le choix. Est-ce que j'ai perdu la force de râler? L'eau coule, sur ma tête, j'essaie de ne plus entendre le bruit des couloirs, j'essaie d'oublier où je suis. Mais impossible. Je dois y aller.Je retourne dans ma chambre, dans mon lit...J'attends, je passe de mon ordinateur à mon portable. l'heure tourne mais toujours rien. Je pensais que je serais la première à passer, mais non. 

J'attends, Jeanne est née, et moi je suis là... (Joyeux premier anniversaire ma Toute Belle)

La cadre infirmière vient me voir pour me dire que les neurochir ont du retard, que finalement, ils me feront passer après une urgence.J'attends. J'attends, j'attends...J'ai l'impression d'attendre depuis tellement longtemps, j'ai l'impression d'attendre depuis des mois que ma vie reprenne son cours. Là, c'est quitte ou double. Ou elle reprend son cours ou elle s'arrête. Pourquoi aujourd'hui, pourquoi demain ou dans 50 ans. Ce sont vraiment des questions sans réel sens qui me traverse l'esprit, au milieu d'autres que je tente de faire disparaître. Mais si ma vie s'arrête comment sera celle de notre fille. Comment on vit sans sa maman? Est-ce qu'elle va me remplacer? Et si je vis, mais que je suis paralysée? Et si je les oubliais...

Le brancardier arrive, j'envoie mon dernier texto de circonstance. J'enfile mes bas de contention et le brancard se met à rouler! Je plaisante avec l'infirmière que je croise sur mon retour ou non. Sur la possibilité du coma et mon hypothétique séjour en réa... Je tente de faire bonne figure même si à l'intérieur de moi, je me morcelle en mille milliard de petits morceaux qui cherche à fuir de mon corps.Les couloirs défilent, les lumières au plafond aussi, comme une frise m'indiquant le chemin que je dois suivre. C'est un peu hypnotisant.
Le brancardier ne parle pas, moi non plus. Il me demande juste si on se connaît. Il voit juste, il m'a déjà transporté lors d'un de mes séjours. Je passe près des salles de réveils que je connais bien. A côté de la neuroradio, que je connais bien aussi, j'attends d'ailleurs bêtement, comme par habitudes que le brancardier tourne dans la salle où je suis toujours allée avant une opération. mais aujourd'hui je vais en neurochir. Pas de salle où attendre, j'attends devant la porte du service à côté de plusieurs personnes. Et pour une fois, j'ai la sensation d'une force en moi, la sensation d'être là plus forte que ces deux hommes qui attendent. 
J'ai comme le besoin de le dire. Je leur demande pourquoi ils sont là. Ils attendent tout les deux pour de petites opérations (même si il n'y a pas de petites opérations, par rapport à ce que je m'apprête à subir, les leurs me paraissent futiles). 
L'un attends pour une opération de la main, qui devrait lui rendre de la mobilité, l'autre une opération d'un nerf dans le bas du dos. Deux opérations de moins de deux heures. Ils semblent tous les deux très angoissés. Je balance à mon tour ce pour quoi j'attends. Je minimise, "moi je suis là pour une opération du cerveau, on va me retirer une malformation". Je les voit se décomposer. Je rajoute un banal, "nan mais ne vous inquiétez pas, c'est la troisième fois que je monte sur la table. Le plus dur c'est d'y monter.. après ça va aller." L'un d'entre eux me demande si c'est une longue opération et si c'est risqué. Là encore, je minimise. Pour la durée on peut pas vraiment savoir tant que ce n'est pas ouvert ... et pour le risque, il y en a toujours. Finalement, je me retrouve face à eux avec un opération bien plus risqué et j'assure grave... Ils partent avant moi.
J'attends. 
Les infirmières arrivent, se succèdent, je suis devant leur vestiaire. Certaine me regardent, me disent bonjour. Pour d'autres je suis inexistante. Je pense à MiniMinounette. Elle doit être entrain de prendre son repas. L'infirmière de bloc vient me chercher. Me fait changer de brancard. Il est tout petit le repose tête est troué et la position que je dois prendre est plus que désagréable. j'attends. Elle revient, par habitude, je lui demande une sonde, j'ai toujours peur de ne pas pouvoir l'avoir, mais là, elle me dit que c'est dans le protocole. Elle est très gentille. Elle me couvre. Il fait froid dans ce couloir. 
J'attends.
Les portes du bloc s'ouvrent. J'apperçois l'horloge du bloc, il est 13h45. Cette fois c'est pour moi. Le bloc est plus petit que celui de neuroradio. Il est beaucoup moins angoissant. Les inf me parle calmement, doucement. Je suis beaucoup plus paisible que pour les autres opérations. L'anesthésiste arrive. il plaisante avec les infirmières, me fait "rire". je lui dit que la dernière anesthésie avait été très désagréable, que j'avais mis longtemps à m'endormir et que la sensation m'avait beaucoup déplu. il me dit qu'il va régler ça. pour une fois, pas d'aiguille dans l'artère. Pour lui il n'y en a pas besoin. Il me dit qu'on va faire ça vite. Je respire un peu d'oxygène. J'ai pris l'habitude de ces rituels hospitaliers. Pour autant ce masque est toujours étouffant. 
Je pense à quelque chose d'agréable. Enfin, j'essaie. 
Le souvenir de la dernière anesthésie est très puissant. 
Je tente de me concentrer sur le visage de Pucine. 
Je m'endort très vite et très confortablement.

Sept heures d'opération se sont écoulées, certainement quelques minutes de plus depuis mon arrivée en salle de réveil. Je suis dans un flou total. Ma vue est encore troublée par la pommade que j'ai sur les yeux, le bandage m'empêche de les ouvrir correctement. Les sons sont sourds, le bandage lui aussi ne laissant pas mes oreilles libres de pouvoir entendre. Finalement, c'est plutôt bien de ne pas entendre le bruit de la salle. Je me réveille un instant puis me rendort. J'ai mal. Et je ne sens rien. C'est très bizarre comme sensation.
J'attends,
J'attends que l'heure passe que la douleur passe, mais elle ne passe pas. Je ne suis bien que dans une seule position. La nuit est calme, les infirmiers sont là pour moi, je les sens présents et pour une fois, j'ai le sentiment d'exister à leur yeux, il m'appelle par mon prénom, je suppose qu'il est le seul auquel je dois répondre. Je me sens serrée dans ce pansement. La morphine me donne la nausée. Je dors avec un haricot à quelques centimètres de ma bouche. je n'ai pas de force.
MiniMinounette me manque. Je réalise que je ne suis pas dans le coma.
Mes souvenirs de ce moment sont très vagues. La morphine les troublent. La douleur peut-être aussi.
L'heure de remonter dans ma chambre est arrivée.
Je dis au revoir aux infirmiers et je prend le temps de les remercier, ils ont été parfaits!

Le temps est une notion dont je suis bien loin, date du jour, heures, moment de la journée, je n''en ai aucune idée. 

Je suis réveillée, c'est bien ça le principal. J'ai une impression de flottement et de douleur permanente comme coincée dans ma tête. Encore aujourd'hui je ne maîtrise absolument pas la chronologie des événements qui ont suivis mon séjour au bloc. Je sais que j'ai eu de la visite, que je pouvais me réveiller et m'endormir au cours d'une même phrase. Je sais que ma tête était enrubannée dans une grosse bande, je sais qu'il y avait un drain pour évacuer le sang. Je crois que j'ai passé deux ou trois jours avec ce pansement. Puis le jour est arrivé de le retirer et de découvrir la cicatrice. 
Je crois que le drain n'a été retiré que quelques jours plus tard, mais à part la douleur du retrait je ne me rappelle pas grand chose. Je pense vraiment que la morphine abruti. 
Mon inconscient fait et refait le tri, puisqu'on a beau me raconter et re-raconter les événement, je ne parvient pas à les intégrer.

Après quinze jours, les douleurs étaient encore là. 
Pendant ces jours, il m'a fallu tirer mon lait, il m'a fallut accepter que MiniMinounette aille à la crèche, il m'a fallut reconnaître que je n'étais pas capable de m'occuper d'elle, il m'a fallu vivre au rythme de l'hôpital, il m'a fallu apprendre à gérer la douleur...

Il y a un an aujourd'hui, je disait au revoir à ma MAV. 
Il y a un an aujourd'hui ma vie aurait pu s'interrompre. 
Il y a un an aujourd'hui, sont entrées dans ma vie des personnes au soutien infaillible.
Il y a un an aujourd'hui des personnes que je ne connaissaient pas m'ont chaque jours accompagné et je les en remercie sincèrement.
Il y a un an aujourd'hui, j'apprenais que j'étais bien plus forte que ce que je pouvais imaginer.
Il y a un an aujourd'hui, je croyais que tout allait enfin s'arrêter et que la vie allait reprendre normalement. 
Il y a un an aujourd'hui je me trompais, j'aurais d'autres épreuves à surmonter.

Il y a un an aujourd'hui, j'ai attendu.



WARNING : La vidéo peut heurter les personnes sensibles...





mardi 4 septembre 2012

L'autonomie à 14 mois.


J'ai reçu ce matin un mail de Rachel. 
Voici sa question :


[...]"Ma fille a beaucoup de mal à se détacher de moi et ce, même à la maison. Elle me suit partout ou je vais, délaissant ses activités pour me rejoindre, réclame que je joue tout le temps avec elle (elle joue seule mais ça ne dure que très peu de temps, 5 minutes maximum) et il m'est impossible de faire mon ménage en sa présence (elle me réclame encore ...)
Je me dis que c'est ma faute, puisque je l'ai habituée de toute petite à rester auprès d'elle et a jouer très longtemps avec elle.
J'agis comme ça parce que je travaille le matin, et elle est donc chez sa mamie toute la matinée et j'essaye donc de profiter d'elle l'après midi en restant avec elle mais je me demande si mon comportement ne l’empêche pas de devenir autonome ou si tout simplement elle est encore petite et a besoin de moi et que finalement elle va finir par devenir indépendante par elle même ?

Si vous pouvez apporter une réponse à ma question (ça m'inquiète un peu je l'avoue) ça serait génial !" [...]

"j’oubliais ! J'ai aussi une autre petite question :

Mon bébé n'arrive pas à s'endormir dans son lit seule, uniquement dans les bras, et ce depuis sa naissance

Est ce grave ? Que faut il faire ?"


Bonjour Rachel, merci pour mail et votre confiance.

Lorsque l'on est parents, de nombreuses questions habitent notre quotidien. Pas facile chaque jours d'accompagner son enfant tout en se sentant persuadé que l'on fait "bien". Finalement, il est parfois important de se détacher de cette idée de perfection tant rechercher. Isabelle Filiozat le dit très bien : "il n'y a pas de parents parfaits!" Cependant, il est très positif de réfléchir aux actions, aux gestes et mots que l'on adresse à ses enfants. Ils seront une part importante de l'education que vous saurez leur offrir.

Aujourd'hui, Rachel, vous me dites que votre fille "a du mal à se détacher de vous", quelle vous suit partout, joue très peu seule, semble inquiète lorsque vous vous eloignez. Vous attribuez  l'attitude de votre fille à votre absence du matin et votre "sur-présence" de l'après midi. Vous me parlez également de l'endormissement de votre fille.

A 14 mois, l'enfant s'est bien différencié de sa maman/de son parent. Il est maintenant capable de choisir, de vouloir des choses. Son autonomie s'accroit. Mais à son âge elle est tout de même restreinte. Jouer seule est encore un peu compliqué. Si des periodes de jeu solitaire commencent à apparaitrent, elles sont très courtes. Les 5 minutes dont vous parlez sont tout à fait acceptables!

Elle "réclame" votre présence, parfois un peu trop pour vous. C'est aussi normal. Elle vérifie que vous êtes là, mais surtout elle voudrait faire tout avec vous.

Si vous pouvez, à son niveau, essayez de l'impliquer dans ce que vous faite. Par exemple, vous faite à manger, vous pouvez l'installer dans sa chaise haute à vos côtés et lui expliquer ce que vous faite, ou vous pouvez lui donner deux bols avec une cuillère et quelques pâtes crues, elle pourra s'entrainer à vider et à remplir. Toujours juste à côté de vous. Vous pouvez donner lui une casserole et un chiffon pour qu'elle "frotte". Tant que c'est possible encouragez la à vous "aider". Elle est curieuse d'apprendre tout, à vos côté elle découvre, elle comprend, la vie quotidienne est le meilleur des apprentissage!

Mais si vous ne pouvez pas l'impliquer, alors (et si vous le pouvez), reporter votre séance de nettoyage ou faites la en plusieurs fois! 

Rassurez-vous en jouant avec elle vous ne l'empêcher pas d'être autonome. Vous l'aidez à grandir, vous lui apprenez de nombreuses choses, elle remplie au contraire son "reservoir" d'autonomie. "L'indépendance" dont vous parlez arrivera bien plus tard. Progressivement, son temps de jeu,seule, va augmenter. Mais il ne faut pas imaginer que cela puisse durer des heures même à 2 ans.

Vous me parlez également de son endormissement.
Plusieurs écoles s'affrontent à ce sujet. Pour ma part je fais partie de ceux et celles qui pensent qu'il est normal de s'endormir dans les bras de ses parents. Que c'est d'ailleurs le meilleur endroit pour pouvoir être suffisamment rassuré et "lâcher prise" pour s'endormir.

Vous n'êtes pas la seule à vivre cela au quotidien.

Je ne le fais pas d'habitude, mais pour exemple rassurant je vais vous parlez de notre experience. Nous avons endormis notre fille jusqu'à ses 15 mois dans nos bras, puis progressivement dans son petit lit en restant à côté d'elle, et aujourd'hui elle s'endort seule dans son lit de grande. Parfois il lui arrive de me dire, "maman, je suis trop fatiguée, je voudrais m'endormir dans tes bras", je l'endors alors avec bonheur tout contre moi.

Si pour le moment cela vous convient, il n'y a pas de raison de vouloir faire évoluer la situation. Elle va progressivement changer. Si par contre vous trouvez la situation pesante, il est possible d'engager un changement progressif.  Nous pourrons en discuter ensembles si vous le souhaitez.

Si vous avez d'autres questions n'hésitez pas à les poser. Je suis disponible pour y répondre. J'invite également toutes les personnes qui liront ce post à compléter mon point de vue pour aider au mieux Rachel. 

TiteFleur 13 mois... Je nettoie comme papa et maman!

lundi 3 septembre 2012

Tout gris

Pour beaucoup d'entre vous, aujourd'hui, c'est la rentrée. Adultes ou enfants, le retour au rythme normal est arrivé.

Comme si la terre voulait vous signifier que les vacances sont bien terminées, le temps est passé d'un coup de la canicule à un début d'automne pluvieux. Chez nous il a neigé à 2000 mètres ce week end, l'hiver approche à grand pas, je ne suis pas pressé de revoir tout ce blanc.

Mais, tout ce gris, toute cette pluie, je ne sais pas pourquoi, comme à chaque rentrée, ça me fait un truc. Ca me ramène à des souvenirs d'enfance.
L'école primaire, ce départ à l'école sous la pluie, les flaques dans la cours de récré, les feuilles qui commencent à tomber, cette odeur de pluie, cette humidité permanente, une sorte de madeleine de proust odorante toujours inscrite en moi et qui se reveille chaque année.

La cloche de l'école qui retentie, tous les enfants qui se mettent en rang et se taisent laissant comme seul bruit de l'eau qui dégouline de la goutière perçée.
Ces nouvelles chaussures que je porte fièrement, choisi avec soin l'été avec ma grand-mère.
Et puis l'arrivée dans cette nouvelle classe, cette nouvelle maitresse. Va t'elle me laisser une chance?
Les pieds trempés, les chaussures qui couinent sur le sol glissant, mon casier est encore vide, mais plus pour longtemps, il va vite déborder de choses mal rangées, pour finir par être vidé sur le sol sans ménagment par une maitresse agacée par ce désordre.
Mathématiques, français histoire,..., je suis bien loin de tout ça, par la fenêtre la pluie tombe, les gouttes virevoltent et c'est bien plus interessant. Au loin, j'apperçois les arbres et leurs branches qui sont malmenées par le vent.
Mon voisin semble préoccupé, que lui arrive t'il? Pourquoi a t'il l'air si triste?
Dans la bibliothèque, j'apperçois des livres que je n'ai jamais vu.
J'entends des bruits de pas dans le couloirs, qui est-ce?
Je pars dans mon imagination. je suis en classe, mais je n'y suis pas. Je suis bien mieux là-bas...

Il ne pleut plus, l'heure de la récré a sonnée, enfin!! J'attrape ma banane pleine de billes, des trous plein la cours, c'est parti ! Je gagne, je perds. Je ne joue pas les billes que ma grand-mère m'a offert, je ne veux pas les perdre, il parait que ce sont celles de mon papa et de mes oncles, leur valeur est inestimable. La défaite est dure  pour certain, je leur rend leur bille. L'important c'est de jouer!

La journée s'écoule, la cloche sonne, l'heure de l'étude, le gouter dans la cours. Maman m'a préparé une boite avec dedans du pain avec de la confiture. Je remonte en classe. Pour echapper à mes devoirs, je propose au maitre de nettoyer le tableau. J'y passe un bon moment. Je me fais toute petite. Avec un peu de chance il ne viendra pas voir ce que je fais. Il ne verra pas mes dessins, mes collages, mes découpages.  Bien plus interessant que tous ces exercices que je dois faire pour le lendemain.

L'heure de retourner à la maison est arrivé. Il fait nuit. J'attrape mon ciré à pression mon cartable et je suis la première à la porte.

Je suis enfin libre. La journée est enfin finie. Mon esprit est libéré!

Apprendre à lire, apprendre à compter, apprendre, apprendre, apprendre, l'envie n'est pas là. Moi, je veux danser, chanter, m'envoler, rire, crier, sauter, jouer,....,  mon enfance est à peine commencée qu'on veut déjà me la voler... C'est décidé, je me débattrais, je continuerai à exister même dans cette imensité formatée. Je fournirai le minimum pour pouvoir y arriver sans être empéchée. Tant bien que mal, j'y arriverai.

Nordine, Sophie, Manu, Sylvain, Nicolas, Thibault, Damien, Jérome, Fatima, Aminata... Entre autres, je les vois comme si ils étaient toujours là... Comme si je pouvais reprendre ma place d'enfant à chaque instant.

Les rentrées en primaire se sont enchainées, comme une habitude prise avec le temps.

Aujourd'hui, à chaque rentrée, ce sont toujours les même odeurs, mais avec de nouvelles images.

Toujours cette pluie, la part d'enfance en moins...

mercredi 29 août 2012

Ce que tu as manqué...

Plus d'un mois que je ne t'ai pas donné de nouvelles et que je n'en ai pas pris. De l'espace, des vacances, un peu de recul sur la blogo. Il faut avouer, ça fait du bien!

Il s'est passé pas mal de choses! Bon rien de super mega interessant mais mon quotidien a encore évolué! TiteFleur a grandie, encore changée... Mon tout petit bébé est bien loin aujourd'hui!

Enfin voici ce que tu as manqué :

  • J'ai le grand honneur de t'annoncer que je peux enfin faire des couettes à TiteFleur ou une queue de cheval!! ouiiiii!! Il aura juste fallu attendre deux ans et demi! Et qu'en plus ça lui va super bien!!!
  • TiteFleur a fait son premier tour de manège seule.
  • Bien sur j'ai subi son premier tour de manège? Tu imagines bien que je me suis retenue de pleurer de joie et de peur à la fois. 
  • Nous avons passé nos premières vacances à trois en Vendée et nous avons passé de supers moments!
  • J'ai lu un bouquin qui ne parlait ni de parentalité, ni d'education, ni d'enfant et ça mérite d'être souligné!
  • J'ai eu 29 ans.. outch
  • TiteFleur a passé ses premières nuits toute seule dans son lit de grande qu'elle avait au préalable décorée. Et oui, tu te doute, j'ai pleuré... 
(Dédicasse à ma Mémé qui lui a transmis ce lit et à mon Papé qui aura offert la laine de ses moutons pour son matelas! Big up!!)
  • Nous avons signé un compromis de vente pour une maison dans notre village. Nous devrions avoir la maison en décembre ou en janvier si tout se passe comme prévu.
  • J'ai été délésté de quelques cheveux grâce à mon coup de ciseau légendaire.
  • J'ai grâce à cette nouvelle coupe une tête de "pas malade" puisqu'on ne voit plus du tout que j'ai perdu beaucoup de cheveux à cause des rayons. 
  • La clio a enfin redémarrée, je suis donc mobile, même si j'ai l'impression de rouler en tracteur!
  • La rubrique soutien à la parentalité serait vouée à évoluer???????????? suspens... 
Voilà, c'est, en gros ce que tu as manqué. Mais le mieux c'est de te laisser avec les images qui suivent...


Une vraie petite fille...

Goooooal!
Premier carosse...
Bye bye Chérie!
Les pieds dans le sable! Rien de mieux!

Chaque soir un petit tour à la plage pour profiter de la fraicheur!


Le roman de l'année/de l'été! héhé!! Merci Julie pour ce cadeau!!! 
quoi il manque des bougies?? meuh non!!!

Mais où est mon bébé????
cut, cut, cut!!


TiteFleur se sent déjà chez elle dans le jardin de la nouvelle maison...

Smack!!!!
J'ai failli oublié!! Joyeux anniversaire P'pa!!