vendredi 10 janvier 2014

Le vivre vraiment...

Il y a quelques semaines, je partageais avec toi mon attente. Celle que je vivais encore une fois à l'hôpital. Une amniocentèse qui faisait suite à la découverte de la fente Labio-maxillo-velo-palatine de notre bébé. 

Les résultats ont écarté d'autres malformations et handicaps.

Nous nous préparons donc à accueillir notre bébé et sa différence.
Je suis de plus en plus préssée de faire sa connaissance. J'ai envie d'être à ce moment, de gérer enfin tout ce qui doit être géré. Je me prépare depuis bientôt 7 mois aux possibles difficultés que nous allons rencontrer. Comme dans mes habitudes de maniaque du contrôle, j'ai tout prévu, tout anticipé. Toutes les situations possibles et inimaginables, toutes les réactions, réponses qui permettront d'aller là où je veux.

Depuis la découverte de la fente de notre bébé, le milieu médical nous rabâche que l'alimentation risque d'être compliquée, et surtout l'allaitement maternel. Je crois que la phrase que j'ai le plus entendu à ce sujet lorsque je parle de mon choix d'allaiter, c'est "mais vous savez, le plus important c'est que votre bébé mange"... Il y a aussi ceux qui disent, "mais si vous tirez votre lait pendant 6 mois ce sera déjà un très bel allaitement". Je vous explique pas la tête quand je leur répond que j'ai allaité ma PetiteFleur pendant 3 ans et demi...  

Finalement, ces affirmations, ces prévisions m'ont poussé à faire des recherches, à contacter des personnes compétentes et à cadrer d'ores et déjà le début de notre allaitement.
Ainsi, le dernier mois de grossesse, je vais commencer mes réserves de colostrum. J'ai obtenu le droit et la chance (oui, dans beaucoup d'autres lieux ce n'est pas toujours si facile) d'amener les seringues que j'aurais conservées au congélateur pour pouvoir compléter si besoin avant la montée de lait. Le lait artificiel ne passera pas la porte de notre chambre, ni un seul biberon n'entrera dans la bouche de notre bébé. C'est mon objectif! 

Dans leurs prévisions, nous serons de suite après la salle d'accouchement transférés en néonat. Dans la réalité, ça n'a pas de sens, ni d’intérêt, sauf celui bien sur de nous surveiller. J'avais commencé à me battre contre ce surplus de médicalisation, et puis, j'ai abandonné ce combat. J'en aurais d'autres à mener finalement. Je préfère me concentrer sur l'allaitement, sur la prise de poids de bébé et notre sortie la plus rapide possible. Ils parlent de dix jours minimum, mais je ne tiendrais pas si longtemps. C'est impossible. 
Je sais à quoi vont correspondre ces dix jours, et ce qu'ils peuvent créer. Les pesées, la pression pour la complémentation en LA. Mais je me suis blindée. Personne ne pèsera mon bébé avant et après chaque tétée. Personne ne lui fera de test de glycémie chaque jour. Personne n'introduira de complément dans son alimentation. Personne ne viendra tenter de le mettre au sein. Personne ne remettra en question ma compétence de maman allaitante. Je me battrais contre les protocoles, contre les habitudes hospitalières. Il est là mon premier combat. Et je suis prête à le mener de front. 

Lorsque nous serons sortis, rentrés dans notre Chénou, la simplicité ne sera pas forcément plus au rendez-vous, j'en ai bien conscience. Les tétées à rallonge, qui peuvent, pour en avoir discuté avec plusieurs mamans, durer une bonne heure, et le tirage de lait pour conserver une lactation correcte vont largement occuper mes journées. Mais il me faudra garder une grande place pour notre PetiteFleur. Pour être avec elle, prendre du temps pour jouer, parler, chanter, danser comme on l'a toujours fait. Et puis continuer de gérer le quotidien avec l'école.
J'avoue que la perspective de ce rythme m'angoisse un peu, même beaucoup. Nos nuits depuis la naissance de PetiteFleur n'ont jamais été complètes. Elle nous réveille encore minimum deux fois par nuit pour un doudou perdu, une soif, une peur, un pipi... (enfin je ne t'apprend rien sur les réveils nocturnes des enfants, je sais que tu connais!!) Actuellement nous gérons le sommeil comme on peux. Alors y ajouter, les réveils d'un bébé qui va téter plus longtemps, dans des positions moins confortables pour que je me rendorme, je crois que les nuits vont me paraîtrent très courtes.

Et puis, arriverons les chirurgies réparatrices. 
La première, au mois de mai pour réparer sa lèvre. 
La seconde quand bébé fera huit kilos, soit vers 8-9 mois, pour réparer le palais et le voile du palais... 

Les opérations suivantes arriveront plus tard dans l'enfance et l'adolescance, pour réparer la gencive, greffer de l'os ou du corail, puis implanter une dent si elle est manquante, retoucher la lèvre, et faire une rhinoplastie.

Nouvelle épreuve hospitalière pour moi. Souvenirs de ma malformation à moi, d'hospitalisations, de douleurs, de séparations...
Là, il va falloir gérer la douleur de notre bébé. Je ne sais pas encore comment je vais y arriver. Mais je le sais, on a toujours plus de ressources que ce que l'on peux croire posséder..  

Il aura fallu rencontrer nombre de chirurgiens, s’intéresser aux techniques chirurgicales, devenir un peu spécialiste pour choisir le protocole chirurgical avec lequel nous sommes en accord. J'ai passé des heures à lire des cours de médecine imbuvables pour être au plus clair avec nos choix. Et puis, il a fallu choisir le chirurgien. Faire confiance. C'est finalement le plus compliqué. 
Nous avons choisi une chirurgienne maxillo-faciale et esthétique qui travaille sur Paris. Et même si, nous ne serons jamais certain de faire le bon choix, nous avons confiance en elle, et en ses compétences. 

Comme je te le disais au début, maintenant, j'aimerais que bébé soit là, que nous avancions. Que tout ça ne soit pas qu'hypothèse, objectif, projet (je ne sais pas trop comment définir tout ce qui nous attend). J'ai besoin de juste le vivre. De réajuster si besoin, mais de le vivre, non plus d'y penser et de tenter de me dés-angoisser, reprendre le contrôle...

Je me souviens que pour notre PetiteFleur, les placards étaient déjà plein, nous avions déjà réuni tout ce dont nous pensions avoir besoin. C'était notre moyen de repousser nos angoisses de futurs parents novices. Je me rends compte que tout ça était bien futile par rapport à nos angoisses actuelles. D'ailleurs, à ce jour, nous n'avons fait que très peu d'achat... Non pas que notre investissement soit moindre, mais nos besoins de sécurité ne se situent plus en terme d'objets de puériculture ou de vêtements. Et notre portefeuille nous en remercie!! ^^


La vie semble mener notre famille sur des chemins parfois semés d'embuches. Mais nous parvenons à continuer de regarder le paysage sur les bords de ce chemin. Les petits détails qui font le bonheur. Et puis ces rochers en plein milieu du chemin, sur lesquels on fini par grimper ensemble pour les dépasser et d'où l'on aperçoit un horizon magnifique parsemé de belles images font que, l'on continue d'avancer, de vivre ensemble cette belle histoire que nous avons débuté il y a 12 ans déjà... 



jeudi 2 janvier 2014

Quatre mois...

Quatre mois déjà que MaPetiteFleur a commencé l'école.

Quatre mois que je la vois changer de jour en jour.
Quatre mois que je la vois découvrir la vie en groupe.
Quatre mois que je la vois devenir quelqu'un d'autre. Parfois même quelqu'un que je ne reconnais pas.

Quatre mois à l'accompagner tant bien que mal dans sa nouvelle vie d'écolière.
Quatre mois à la regarder souffrir de la fatigue, souffrir des mots qu'elle subit, des punitions qu'elle vit.
Quatre mois à tenter de rattraper le manque d'écoute, la non-considération, la violence du groupe.

Quatre mois pour lui permettre enfin de changer de classe, et pouvoir arrêter l'ennui.
Quatre mois pour qu'elle aprenne à faire du chantage, à menacer, à se dévaloriser, à ne pas être écouté.
Quatre mois pour qu'elle apprenne la violence des autres, l'injustice, les mots qui font mal, le rejet, le regard des autres.

Quatre mois et l'école aura déjà abimée ma fille.

Elle n'est plus la même. Sous couvert de la fameuse socialisation, elle subie tout ce dont je voulais la protéger. Elle subie et le fait subir aux autres. Comme une vengeance toute naturelle, un partage obligé dans le groupe d'enfant.

De retour à la maison, elle crie sa douleur, sa colère, ses peurs, sans que je n'en comprenne toujours la cause.

Quatre mois et elle a changé... Mais nous aussi.

Quatre mois que l'organisation tourne au rythme de l'école.
Quatre mois que je la presse le matin, que je la réveille, que je lui impose un rythme totalement en inadéquation avec ses besoins.
Quatre mois que je lutte pour laisser de la crédibilité à l'école afin que MaPetiteFleur garde confiance dans ces adultes.

Quatre mois qui, pour le moment ne nous ont offert, pour ainsi dire,aucun moment de bonheur...



jeudi 14 novembre 2013

Amniocentèse commence par Attendre...

J'ai encore attendu...

Oui, encore... Plus d'une heure et quart avant que le gynéco arrive pour mon amniocentèse. Une heure et quart dans une pièce froide, regardant défiler les mamans pour qui tout va bien, pour qui la visite est synonyme de joie, de bonheur. Les échographies de routines, les petits cœurs qui battent, l'extase devant l'image, les papas surexcités, les regards complices.

Et moi qui attend. Attend a boule au ventre, les images de tout ce que j'ai pu vivre dans ces hôpitaux que je ne connais que trop bien. Je suis encore et toujours un simple numéro qui doit, comme tout le monde, attendre, et surtout se taire.
Enfin, c'est mon tour, j'ai eu droit au protocole habituel que je ne supporte plus, blouse d'hôpital, chaussons, bonnet. J'ai refusé de me mettre nue sous cette blouse, tout ça n'a aucun sens.
Je ne supporte plus ces protocoles; cette uniformisation, cette prise en compte inexistante du sujet, de l'être humain. L'aide soignante n'a pas insisté, je crois qu'elle a vu que je ne changerai pas d'avis.

Arrivée dans la salle de prélèvement, qui est une banale salle de soin, j'attend que les médecins me regardent, se présentent (j'ai le petit espoir d'entendre le doc dire qu'il est désolé d'avoir plus d'une heure de retard... Tu parles..). Mais tant que je ne l'aurais pas demandé, je n'aurais aucune information à ce sujet. Mon PoiluChéri ne peut pas rester. Question d'hygiène. mouais, parlons en de l'hygiène, l'interne en chaussures de ville, la salle de soin qui est loin d'être aseptisée, le médecin qui se lave les mains à la solution hydro-alcoolique... Bref.. Je bouillonne.. Mais on s'en tape total autour de moi, forcément il faut suivre le protocole. C'est vrai qu'il y a besoin d'un interne et d'un externe en plus.. Nan mais voyons Steff, eux ils sont propres avec leurs blouses qui s'est déjà trimballée de salle en salle depuis ce matin. BREF
J'attend que le médecin me parle, qu'il me décrive l'acte qu'il va tout de même pratiquer sur mon ventre. Rien tant que je demande pas bien sur. ça m'aurait étonné. L'AS place le champ. Il recouvre ma tête. J'explique que pour moi ce n'est pas possible, la sensation d'étouffement est trop grande sachant qu'en plus tout le monde est de l'autre côté de ce morceau de tissus vert.
"ça va aller vite madame"... La première fois qu'il l'a dit, ça aurait pu passer.
Quand après avoir demandé plusieurs fois qu'on bouge le champ, il m'a donné la même réponse encore et encore, je dois dire que j'ai juste eu envie de le scalper.

J'ai inspiré, profondément, et j'ai attendu, laissant couler les larmes sans bruits ni mots, répondant au mieux à leur attente de n'être qu'un ventre au milieu d'un champ opératoire.
J'ai tiré comme j'ai pu sur ce bout de tissus pour avoir de l'air et pouvoir regarder le plafond. De l'autre main tenant la patère, j'ai finalement décidé de me concentrer sur la trotteuse de ma montre.

Je lui demande de me prévenir quand il va piquer. Il me dit que ça ne fera pas mal. Menteur...
J'inspire, encore, profondément.

Il termine sa ponction. Retire le champ. Et ajoute un "l'acte en lui même ce n'est rien du tout c'est tout le spectacle autour qui est impressionnant".

Je me relève. Il me fait signer un consentement pour l'envoi du liquide au labo. Me précisant que si c'est une trisomie 21 ou le mongolisme, l'IMG sera possible. (comment on peut encore utiliser "mongolisme" en 2013??) ...
Je sors le plus vite possible.

Je ne supporte plus ces lieux.
Je ne supporte plus les hôpitaux.
Je ne supporte plus les blouses blanches.
Je ne supporte plus leurs protocoles qui n'ont aucuns sens.
Je ne supporte plus leur vanité.

Je ne veux plus y aller.
Je ne veux plus les supporter.
Je ne veux plus être un objet médicalisé.
Je ne veux pas que notre bébé devienne leur objet.
Je ne veux pas accoucher dans ce milieu médicalisé.
Je ne veux plus d'aiguille, de blouse, de champ, de perf, de cathé, de détachement de la part des soignants.

Aujourd'hui j'ai encore attendu et ce que nous offre l'avenir, ce sont encore de longs moments d'attente dont je ne veux pas..



NTB: Merci de ne pas répondre en utilisant des "courages", vraiment je ne supporte plus ce mot. Je risque de mordre..



vendredi 18 octobre 2013

Mon petit frère a un petit trou dans la lèvre...

C'est de cette façon que Capucine parle de la malformation de son petit frère.
D'un simple petit trou qui ne fait pas mal.
Elle a découvert comme nous, il y a quelques jours déjà, que son petit frère avait une malformation faciale.
De ses yeux d'enfant, je crois qu'elle ne comprend pas bien l'inquiétude qui a envahie notre maison.

De tout façon, "si bébé a mal, je lui prêterai mon doliprane".

Ici, on travaille le deuil de notre enfant imaginé, phase par phase. Personnellement, je suis dans un mélange colère/dépression. Du coup, je ne supporte plus les tentatives de soutien de l'extérieur.

Les "courages" (merci j'en ai déjà),
Les "la chirurgie a fait de gros progrès, tu sais" (oui, j'ai aussi Google merci), 
Les "ça aurait pu être pire" (oui c'est vrai, mais ça aurait pu être moins pire aussi),
Les "ah dans quelques années ce ne seront que de mauvais souvenirs!" (oui, je me passerai bien moi de mauvais souvenirs, pas vous?) 
Les "mais ils se sont peut-être trompés, c'est un peu tôt non?" (C'est vrai, ces médecins, tous des cons..)
Les "ah!!! c'est un bec de lièvre, c'est ça? Le voisin du mari de mon collègue de travail a eu le chien de son perroquet qui a rencontré un jour un enfant qui avait eu ça... " (sans commentaire, ça parle tout seul, on sent le respect,...  nan parce que, au passage, bec de lièvre, ça fait le même effet que mongolien pour le parent de l'enfant en question.)
Les "tu verras ce sera le plus beau bébé du monde" (pourquoi tu as besoin de me le dire, tu en doutes? moi pas.. jamais )

Alors comme je le disais plus haut, je suis colère, du coup, malgré toute la bienveillance qu'il peut y avoir dans ces messages de tentative de soutien, je ne vois que des gens qui n'écoutent pas, qui tentent de se rassurer eux mêmes, de supprimer la douleur, ou au moins de la minimiser. Un peu comme beaucoup d'adultes disent à un enfant qui vient de tomber et de se faire mal, "c'est rien, c'est pas grave"... C'est tout fait le même ressenti.

Quand j'ai vécu mes premières douleurs lié à mon cerveau, j'ai compris que la douleur, ou la peine ne peuvent être quantifiées et surtout  ne doivent pas être minimisée, puisqu'elles sont là, bien présentes.

J'ai mal quoi, j'ai mal de savoir que mon bébé va avoir mal, je n'ai pas besoin qu'on me dise que je vais l'aimer tout de même, ou que sa malformation ne me généra pas, je le sais, il est dans mon ventre ce bébé.
Mon tout petit va subir des interventions chirurgicales pendant la première année de sa vie, et je le sais déjà, il va subir la douleur... Une douleur que la plupart de ces adultes compatissants qui m'adressent leur messages ne vivront jamais.

Je ne peux pas relativiser, en tout cas pas pour le moment.
Mon bébé va avoir un "petit trou" au milieu du visage avec tout le package de vie qui s'en suit.
Orthophonie, orthodontie, autres chirurgies dans l'enfance, greffes, etc..

Je ne peux pas penser à autre chose, je ne peux pas rester immobile. Je lis, je téléphone, j'échange, j'anticipe. J'ai pu avoir au téléphone une maman qui vit près de chez moi et qui a un bébé déjà opéré. Je comprend mieux tout le chemin qu'il nous reste à parcourir, tout ce qu'il y a à organiser, à prévoir à choisir. Ainsi, trouver le bon protocole chirurgical semble un vrai parcours du combattant. Je découvre peu à peu qu'il existe un protocole par chirurgien. Les appels s'enchainent et ne se ressemblent pas, chacun semble avoir décidé de faire comme il pense le mieux. Me disant à chaque fois, mais venez me rencontrer! Toulouse, Lyon, Nantes, Tours, Paris, Nancy, Besançon.. Un petit tour de France semble s'offrir à nous...

Petite précision : Ici, j'exprime juste mon ressenti du moment, je n'attaque, ni ne vise personne, juste ce lieu est mon lieu, celui où je peux dire ce que je veux. Merci de ne pas venir y laisser de messages remplis de fausse bienveillance, de conseils que je ne demande pas et de comprendre que déposer ici ce que j'ai besoin de déposer, me fait du bien.

EDIT : Merci donc (pour ceux pour qui ce n'est pas clair) de ne pas m'envoyer de message avec des "courages", "des conseils" etc, c'est bon j'ai ce qu'il faut... 

jeudi 20 juin 2013

Hâte

Pas mal de temps que je n'ai pas pris le temps de me poser pour écrire.
Je ne sais pas si ça me manque ou non. Mais j'avais tout de même envie de déposer quelques mots.

Ici c'est l'effervescence, le déménagement est proche et nous sommes loin d'avoir terminé. Je crois que nous allons camper quelques temps.
Mais j'ai lâché prise, je me suis faite à l'idée. rien ne sera près, mais nous serons chénou, enfin! et c'est bien cela qui compte!

Et puis, surtout, je suis déjà plongée dans mon nouveau projet.
Oui le top secret dont je te parlais il y a quelques mois.

Je commence une formation d'hypnothérapeute dans un peu plus d'une semaine et j'ai trop hâte d'y être!
Me lever chaque matin avec la perspective d'une journée enrichissante, pleine de nouveaux apprentissages, me réjouit plus que tout!
Et encore je ne parle même pas de l'idée de commencer à pratiquer!

Cette reconversion me tient tellement à cœur!
J'espère que je serais à la hauteur!
Accompagner des adultes fait parti de mes projets, mais j'aimerai me concentrer sur les enfants. J'aimerai vraiment trouver ma place dans ce secteur. Je vais faire tout pour!

Une autre chose qui me réjouit, c'est une semaine parents/enfants à laquelle je me suis inscrite cet été.
C'est une semaine sur la bienveillance éducative. Il y aura de nombreux ateliers, et des conférences proposées par des intervenants dont les noms ornent les livres de ma bibliothèque. Entre autre Catherine Dumonteil Kremer... wouhou!!!!!
Là aussi j'ai hâte!!
Tout pour me plaire. La vie en communauté, les échanges en groupe, et pour couronner le tout, une semaine totalement végétarienne!!!
Je ne vais jamais vouloir repartir!
J'y vais avec TiteFleur, et j'espère qu'elle aussi prendra du plaisir à cette vie ensemble, ces partages.

Il ne me reste plus qu'à patienter!
ça va être long..

TiteFleur ne s'arrête plus de grandir. Elle est très pressée de rentrer à l'école. Et malgré toutes mes réticences à l'y inscrire, j'ai finalement choisi de le faire. J'espère que tout s'y passera bien et que je parviendrai à déceler si quelque chose ne va pas.

J'espère que pour toi tout va bien!! ;)




lundi 18 mars 2013

Drôle d'odeur...

Ouh!! ça sent le renfermé ici!! C'est bien poussièreux me diras-tu!!
Tu as raison de râler... J'avoue, j'avoue, je suis coupable de délaissage blogguesque. Ce n'est pas bien, j'en ai concience, mais que veux-tu, le temps me manque. J'ai sans cesse l'impression de lui courir après.

Ma TiteFleur a eu troizans! Et je crois que le terrible two dont tout le monde parle c'est du pipi de chat à côté de terrible trois dont personne ne dit mot!
On tente de gérer comme on peut, on lis de nouveaux livres. Thomas Gordon, Faber et Mazslih, je relis mes Filliozat et mes Dumonteil Kremer...

Je crois que je ne suis pas prête de réussir à terminer Fifty Shade... (Le second roman dans lequel je me suis lancé en troizans..) snif, snouf...

Enfin, j'ai tout de même réussi à lire le livre de Marie des Mamans testent!! Un vrai bonheur!

Donc comme je te disais en gros, la vie suit son cours. Ma TiteFleur grandie. Depuis un peu plus d'une semaine ella décidé de ne plus mettre de couche. Depuis il y a eu trois accidents.. et de nombreuses victoires! Elle est très fière et moi je suis ravie d'avoir attendue qu'elle fasse le choix seule, sans que je la pousse, sans que je lui impose la fin des couches.

Elle est donc presque prête pour l'école.. Elle... Oui, parce que moi je ne le suis toujours pas. Et même si chaque jour elle me dit, "maman à la rentrée je vais aller à l'école", beh moi, je n'en ai pas du tout envie.

Pourtant, je vais l'y inscrire. C'est sa demande. Et malgré mon angoisse d'inadaptée scolaire, je pense qu'elle, elle sera adapté à ce système. Bien sur, le contexte m'angoisse. Mais je vais me faire violence pour elle. Je pense que pour moi, ce moment va être une étape difficile à passer.
Mon angoisse de la voir détruite par un système auquel je n'adhère pas est très difficile à traiter. Sans parler de mon besoin de contrôle permanent qu'il va falloir transcander.
Septembre s'annonce tendu!!

Pour le reste des news :

Une nouvelle maison en cours de réhabilitation, un projet -top secret- de formation (wéé top secret au cas ou ça foire hahaha), la mise en place d'un atelier Faber et Mazlish sur mon secteur (l'echange en groupe c'est plus formateur qu'un livre)...

Ah et j'oubliai j'ai aussi acheté un livre : "Lire à trois ans c'est tout naturel"... passionnant.. (enfin pas autant que Fifty shade) Je recommande...

Et comme ça fait des mois que tu n'a pas vu ma TiteFleur, la voici, ma Grande :





mercredi 16 janvier 2013

Collaboration maison/école et accompagnement de l'enfant

Roblette m'a envoyé un mail il y a quelsues jours, je prend le temps de lui répondre aujourd'hui. 
Voici ce qu'elle m'écris : 

Nous avons 2 petits garçons, Enzo 4 ans et Ethan 10 mois, tous prématurés. J ai
surtout besoin de conseils par rapport à Enzo. Il est né à 33 sa et a fait une
entérocolite nécrosante à une semaine de vie. Nous avons failli le perdre
plusieurs fois en 4 mois, mais une fois rentré à la maison, nous avons essayé d
éviter de le mettre dans un cocon, faire comme ci tout allait bien. Il a évolué
très vite : à 9 mois, il avait ses premières dents, rampait, marchait à 4 pattes
et se tenait debout dans le parc. Il est entrée à l école l année dernière et a
des difficultés de langage (il est suivi par une orthophoniste). Cette année,
depuis le début jusqu au vacances de novembre, nous avons eu de grosses
difficultés avec les maitresses : Enzo bouge beaucoup, attrape les enfants par
le coup ou les pousse (c est le seul moyen qu il a pour avoir contact avec eux
puisqu il a du mal à se faire comprendre), n arrive pas du tout à travailler en
autonomie, et a apparemment besoin d etre absolument suivi par un pédopsy parce
qu il a un soucis, ce que réfute mon médecin. Elles ont demandé à la psychologue
scolaire de venir l observer début décembre et nous n avons eu aucune
nouvelle... Et pourtant, lorsque je parle avec d autres parents, Enzo est le
chouchou des filles, fait des câlins, et plus gentil que les autres garçons,
donc j ai du mal à comprendre. C est vrai qu il a du mal à comprendre lorsqu on
lui dit quelque chose, s énerve vite, nous hurle dessus en ce moment (jalousie
vis a vis de son frère !), fait pipi la culotte sans arrêt mais seulement quand
on est là... On s énerve tous à la maison pour la moindre chose parce que rien ne va et
je ne sais pas quoi faire... Je ne sais pas si je dois l envoyer vers un
pédopsy, je ne sais pas comment me comporter avec lui, quelles activités faire
avec lui sachant qu il ne reste pas en place, qu il boude facilement, et que j ai tellement de choses à faire à la maison que j ai tres peu de temps pour mes enfants, je suis pourtant en congé parental.

J espère que vous pourrez me guider un peu.


D'abord Roblette, merci de la confiance que vous m'accordez. Ce que vous vivez n'est pas simple. Partagée entre ce que vous connaissez de votre enfant chez vous, ce que les maitresses vous rapportent et donc les besoins de chacuns, vous pouvez difficilement vous positionner.
Ce que je comprend de votre questionnement, c'est qu'il est compliqué pour vous d'identifier réélement le besoin d'Enzo et ses difficultés à l'école. Mais surtout comment l'accompagner au mieux.

Travailler en collaboration avec l'école est souvent compliqué. Les instits n'ont que rarement les mêmes observations sur l'enfant que le parent. Il est donc parfois difficile de se comprendre.

Cependant pour Enzo, il pourrait être important de répondre à la demande des instits. Non pas parce que vous pensez qu'il a besoin d'un pédopsy mais pour satisfaire leur demande et qu'elles restent ouverte à la compréhension des besoins d'Enzo. Malheureusement la relation à Enzo est aussi dépendante de celle que vous entretenez avec les maîtresses.

La rencontre avec le pedopsy (en votre présence) devrait vous permettre d'évaluer si vous oui non Enzo a besoin d'un suivi. qu'il s'agisse d'un suivi psy ou autre. Un psychomotricien pourra par exemple l'accompagner dans ses mouvements, lui permettre de canaliser ses gestes, ralentir son rythme. Le pedo psy vous orientera peut-être dans une autre direction. A vous de juger ou non à ce moment si vous trouvez son raisonnement adapté. Vous pouvez toujours rencontrer un autre psy. Mais il est vrai que dans un premier temps pour aider Enzo à l'école, il serait judicieux de répondre aux demandes des maîtresses.

Pour aider Enzo dans son quotidien, verbaliser est très important. Vous entendre mettre des mots sur tout et rien va l'aider considérablement. Apprendre à reconnaitre ses emotions ect. Par exemple, lorsque vous reperez qu'il est en colère ou triste, signifiez lui ce qu'il peut ressentir. Faites lui répeter au maximum lorsque les mots ne sont pas prononcer  correctement. Si vous pouvez prendre un moment avec l'orthophoniste, elle pourrait vous donner quelques clefs pour soutenir Enzo au quotidien au niveau du langage et de la compréhension
.
Les livres sont aussi pour lui le moyen de se concentrer sur les mots lorsque vous les lui lisez, mais aussi un moyen de se concentrer calmement avec vous. apprendre à se poser.
Vous dites qu'il a besoin de "bouger". pourriez-vous lui trouver une activité extra scolaire? piscine, gym? foot? Quelques chose qui lui permette d'exprimer ce besoin? Avec vous, sans vous, comme vous le pouvez, le souhaitez.

le pedopsy pourra tout de même vous "servir" à vous aussi, dans le sens, où il vous permettra de saisir le niveau de compréhension d'Enzo et surtout de vous y adapter.
Il m'est difficile de vous eclairer plus précisémment sur le comprtement à adopter avec Enzo dan scertaine situation plus précises de conflit, ou d'opposition. si vous le souhaitez, nous pouvons échanger de manière plus pointu sur un comportement à adapté à une situation particulire qui vous questionne.
N'hésitez pas à me demander des précisions.

J'invite également les lectrices et lecteurs à donner leur soutien à Roblette dans les commentaires.

Bonne journée

(Je voudrais rajouter, qu'il est indispensable que vous ayez accès au compte rendu de la visite du psychologue scolaire... )