Quarante cinq jours... oui, oui, c'est l'hypothétique temps qu'il me reste à attendre avant d'accoucher. Long et court à la fois.
Comme pour PetiteFleur, je me souviens très bien du moment où j'ai découvert ma grossesse, mais surtout de cette sensation d'avoir un temps immense à vivre avant LA rencontre. Alors, c'est juste, ça se vérifie. Les premiers mois nauséeux sont looooongs, et puis les autres aussi. Mais finalement arrivée à 45 jours, je pourrais même lâcher un "déjà", même si le "enfin" est aussi très présent.
PetiteFleur est née le jour de son terme, et je crois qu'inconsciemment, pour moi il ne peut pas en être autrement pour un autre bébé. Et sans même y penser, je traine pour tout. Je suis large comme dirait l'autre!!
Hier, j'ai ouvert les "paris" sur la date où bébé pointerait le bout de son petit nez. (je suis joueuse!!) Et j'ai eu des dates qui sont dans un mois. Jamais ça ne m'a effleuré l'esprit que bébé pourrait être en avance. Ni même en retard d'ailleurs!! (gloups)
Bon, alors un mois, j'ai encore largement le temps de prévoir, c'est sur, mais je prends vraiment conscience que par rapport à la préparation que j'avais pu mettre en œuvre pour PetiteFleur, je suis vraiment trèèèès en retard.
Je ne suis pas inquiète. Juste la comparaison est plutôt interessante. Se rendre compte qu'en faite, pour un premier bébé le besoin d'accumuler, de tout prévoir, préparer est vraiment très préssante.
Là je me dis, c'est bon j'ai son body, son pyj, son gilet, son bonnet et ses chaussettes pour la salle de naissance, c'est bon c'est prêt!! hahaha
Je me dis aussi, "mais c'est bon, quand t'auras des contractions t'auras le temps de la préparer ta valise! De toute façon t'es pas partie!!"
Et puis ce matin en faisant cette constatation toute bête, et je crois surtout en le disant à une copine/maman de l'école, je me suis dis que je manquais quand même un truc de l'ordre du plaisir de préparer, de "nidifier", et ce de manière concrète.
Les fameuses listes sont plus ou moins prêtes, les choses à acheter aussi, les petits papiers de "trucsàfaire" aussi, mais je ne fais pas vraiment. Pour PetiteFleur je passais des heures à vérifier que j'avais tout, il se rajoutait chaque jour un petit truc.
Je me suis même aperçu que j'avais complétement oublié la possibilité de la reconnaissance anticipée.
Avoir un second bébé, c'est finalement très différent, que ça soit dans l'anticipation ou dans les angoisses qui peuvent se créer. Oui, c'est vrai qu'en plus notre bébé a une particularité qui entraine dans d'autres réflexions. Mais, on arrive à ne pas y penser, et nous accueillerons de toute façon un bébé attendu comme PetiteFleur avec des besoins de bébé, avec un regard d'amour et un stress vis-à-vis de cette nouvelle vie à quatre. Comment PetiteFleur va vivre ce changement? Et nous comment allons nous gérer tout ça?
Arf, enfaite j’intellectualise beaucoup plus pour cette seconde grossesse, ce doit être ça qui m'empêche de "nidifier"...
Mais je vais me rattraper... Je vais réunir tout mes petits papiers, toutes mes listes et voir par où commencer!! Quoi??? C'est un bon début!!!!!!
vendredi 7 février 2014
lundi 3 février 2014
Aujourd'hui je vais bien!
Aujourd'hui, je vais bien!!Oui, oui, suffisamment pour en faire un article t'imagines ça?
Et oui, on pourrait imaginer que les derniers articles auraient plombés mon moral, m'auraient juste permis de sombrer un peu plus, mais non...
Comme je l'ai dis, j'ai déposé. J'ai lâché ce que j'avais en trop. Ce qui bouchait l'espace au reste.
Aujourd'hui, je vais bien...
Le soleil est là, PetiteFleur est en forme. Ce matin, grâce à notre voiture en panne, nous avons profité de notre matinée toutes les deux. Nous avons rangé le salon ensemble, elle m'a encouragé lorsqu'elle me sentait fatiguée. Elle m'a envoyé des tonnes de petites fleurs d'amour dans ses mots et ses gestes.
Le soleil traverse nos fenêtres au travers de toutes ces traces de truffes de chien, traces de doigts de petite fille, et la vie reprend ses droits. Sa force.
La neige est tombée tout le week-end, elle est toujours immaculée dans les champs et brille de mille feu.
Enfiler mes lunettes de soleil, mettre mon manteau, attraper un carré de chocolat (ok une demie tablette.. ) et aller sur la terrasse profiter de la brillance environnante.
Inspirer et se sentir envahie enfin de ce bien être un peu oublié ces derniers temps.
Les petits bonheurs qui ont toujours été pour moi indispensables tentent de reprendre leurs places, leurs fonctions.
L’enthousiasme est de retour, un peu, et c'est plaisant de le ressentir.
J'ai lâché tout ce qui devait l'être certainement. La colère doit encore être là, mais moins présente que l'envie.
Du coup, la fatigue et les douleurs sont plus supportables. Je leur trouve un caractère moins inutile. Je me sens reconnectée à cette grossesse qui depuis quelques semaines me semblait juste m'avoir été volée.
J'ai touché du pied le fond de la piscine. Heureusement, mon Papa m'a apprit à nager. J'ai donc tapé un grand coup du pied et je suis entrain de remonter...
Merci pour vos mots de soutien. Ils sont réels, ils sont vrais, ils sont forts, ils sont bien arrivés là où vous aviez visé...
samedi 1 février 2014
Qui compte vraiment...
Parce que je pense qu'attendre est devenu le light motiv de ces dernières années:
Je crois que j'attends juste que mon bébé soit enfin de mes bras. Le vivre pour de vrai, plonger mon regard dans le sien, et juste vivre notre rencontre d'amour. La seule qui compte vraiment...
C'est pô juste
Oui, plutôt fun comme titre, pourtant, je ne vais encore pas déposer ici des trucs funs.. Sorry.. On se lamente beaucoup ici depuis quelques temps. Mais après tout, m'en fou, c'est chez moi.
Et puis je suis fatiguée, lassée de tellement de choses que je ne peux plus faire de la rétention.
Parce que oui, ce n'est pas juste!!
C'est ma phrase du moment. Celle qui fait de moi cette fille aigrie par le sentiment d'injustice, presque à la limite de la jalousie.
Les naissances s'enchainent autour de moi, mais vraiment... Ce n'est pas juste une image. Je crois au moins une dizaine de bébés nés ces 6 derniers mois et autant à venir. Et je vais dire une saloperie, mais tous vont bien.
Dans l'absolu, une très bonne nouvelle pour mes amies et leurs bébés. Mais pour moi encore un coup de plus dans mon "c'est pô juste". Je sais il est malsain, il n'est pas acceptable socialement, pourtant il est là... Je ne souhaite pas de malheur aux autres. Mais c'est comme si leur bonheur me giclait au visage, leur chance de pouvoir faire comme ils veulent. Et puis je ne gère plus ma colère face à ces mères qui ont la chance d'avoir un bébé parfait et n'en font rien. Là encore, je suis loin du truc que normalement on a le droit de penser et encore moins de dire, mais merde c'est vrai. Ces mères que je ne me serais jamais permise de juger il y a quelques mois, et bien là je ne les supporte plus. Je ne supporte plus leurs excuses pour tout, pour rien, pour justifier ce qu'elles font par facilité. Alors que moi, je vais devoir lutter, combattre pour tout.
J'en ai marre des bons sentiments.
Je n'ai pas de bons sentiments en ce moment.
Je suis lassée.
Je suis fatiguée.
Je suis fâchée.
J'en ai marre.
Qu'on me foute la paix.
NTB : Remballez vos "courages", je n'en veux pas.
Ne me dites pas "je comprend", nan tu ne comprends pas c'est faux, totalement faux. Tu peux à peine effleurer l'idée de ce que je peux ressentir, vivre, penser, imaginer...
Quant au prochain con qui vient me dire, ça va aller, je le scalpe, sérieux.
Tout ceux qui tentent de me conseiller, je vous maudis. Si vous le faites, c'est que vous ne savez pas qui je suis... Imaginer un instant que je n'ai pas déjà toutes les réponses à mes questions, que je ne sais pas où je vais, c'est vraiment à la limite de l'insulte.
Et je m'en cogne de vos soit disant bonnes intentions pour justifier vos mots, vos façons de minimiser, de ne pas écouter... Je suis passé en mode pas sympa. Je n'ai plus envie de comprendre... Je ne fatiguerai plus pour les autres. Pour "l'image".
Et puis je suis fatiguée, lassée de tellement de choses que je ne peux plus faire de la rétention.
Parce que oui, ce n'est pas juste!!
C'est ma phrase du moment. Celle qui fait de moi cette fille aigrie par le sentiment d'injustice, presque à la limite de la jalousie.
Les naissances s'enchainent autour de moi, mais vraiment... Ce n'est pas juste une image. Je crois au moins une dizaine de bébés nés ces 6 derniers mois et autant à venir. Et je vais dire une saloperie, mais tous vont bien.
Dans l'absolu, une très bonne nouvelle pour mes amies et leurs bébés. Mais pour moi encore un coup de plus dans mon "c'est pô juste". Je sais il est malsain, il n'est pas acceptable socialement, pourtant il est là... Je ne souhaite pas de malheur aux autres. Mais c'est comme si leur bonheur me giclait au visage, leur chance de pouvoir faire comme ils veulent. Et puis je ne gère plus ma colère face à ces mères qui ont la chance d'avoir un bébé parfait et n'en font rien. Là encore, je suis loin du truc que normalement on a le droit de penser et encore moins de dire, mais merde c'est vrai. Ces mères que je ne me serais jamais permise de juger il y a quelques mois, et bien là je ne les supporte plus. Je ne supporte plus leurs excuses pour tout, pour rien, pour justifier ce qu'elles font par facilité. Alors que moi, je vais devoir lutter, combattre pour tout.
J'en ai marre des bons sentiments.
Je n'ai pas de bons sentiments en ce moment.
Je suis lassée.
Je suis fatiguée.
Je suis fâchée.
J'en ai marre.
Qu'on me foute la paix.
NTB : Remballez vos "courages", je n'en veux pas.
Ne me dites pas "je comprend", nan tu ne comprends pas c'est faux, totalement faux. Tu peux à peine effleurer l'idée de ce que je peux ressentir, vivre, penser, imaginer...
Quant au prochain con qui vient me dire, ça va aller, je le scalpe, sérieux.
Tout ceux qui tentent de me conseiller, je vous maudis. Si vous le faites, c'est que vous ne savez pas qui je suis... Imaginer un instant que je n'ai pas déjà toutes les réponses à mes questions, que je ne sais pas où je vais, c'est vraiment à la limite de l'insulte.
Et je m'en cogne de vos soit disant bonnes intentions pour justifier vos mots, vos façons de minimiser, de ne pas écouter... Je suis passé en mode pas sympa. Je n'ai plus envie de comprendre... Je ne fatiguerai plus pour les autres. Pour "l'image".
vendredi 10 janvier 2014
Le vivre vraiment...
Il y a quelques semaines, je partageais avec toi mon attente. Celle que je vivais encore une fois à l'hôpital. Une amniocentèse qui faisait suite à la découverte de la fente Labio-maxillo-velo-palatine de notre bébé.
Les résultats ont écarté d'autres malformations et handicaps.
Nous nous préparons donc à accueillir notre bébé et sa différence.
Je suis de plus en plus préssée de faire sa connaissance. J'ai envie d'être à ce moment, de gérer enfin tout ce qui doit être géré. Je me prépare depuis bientôt 7 mois aux possibles difficultés que nous allons rencontrer. Comme dans mes habitudes de maniaque du contrôle, j'ai tout prévu, tout anticipé. Toutes les situations possibles et inimaginables, toutes les réactions, réponses qui permettront d'aller là où je veux.
Depuis la découverte de la fente de notre bébé, le milieu médical nous rabâche que l'alimentation risque d'être compliquée, et surtout l'allaitement maternel. Je crois que la phrase que j'ai le plus entendu à ce sujet lorsque je parle de mon choix d'allaiter, c'est "mais vous savez, le plus important c'est que votre bébé mange"... Il y a aussi ceux qui disent, "mais si vous tirez votre lait pendant 6 mois ce sera déjà un très bel allaitement". Je vous explique pas la tête quand je leur répond que j'ai allaité ma PetiteFleur pendant 3 ans et demi...
Finalement, ces affirmations, ces prévisions m'ont poussé à faire des recherches, à contacter des personnes compétentes et à cadrer d'ores et déjà le début de notre allaitement.
Ainsi, le dernier mois de grossesse, je vais commencer mes réserves de colostrum. J'ai obtenu le droit et la chance (oui, dans beaucoup d'autres lieux ce n'est pas toujours si facile) d'amener les seringues que j'aurais conservées au congélateur pour pouvoir compléter si besoin avant la montée de lait. Le lait artificiel ne passera pas la porte de notre chambre, ni un seul biberon n'entrera dans la bouche de notre bébé. C'est mon objectif!
Dans leurs prévisions, nous serons de suite après la salle d'accouchement transférés en néonat. Dans la réalité, ça n'a pas de sens, ni d’intérêt, sauf celui bien sur de nous surveiller. J'avais commencé à me battre contre ce surplus de médicalisation, et puis, j'ai abandonné ce combat. J'en aurais d'autres à mener finalement. Je préfère me concentrer sur l'allaitement, sur la prise de poids de bébé et notre sortie la plus rapide possible. Ils parlent de dix jours minimum, mais je ne tiendrais pas si longtemps. C'est impossible.
Je sais à quoi vont correspondre ces dix jours, et ce qu'ils peuvent créer. Les pesées, la pression pour la complémentation en LA. Mais je me suis blindée. Personne ne pèsera mon bébé avant et après chaque tétée. Personne ne lui fera de test de glycémie chaque jour. Personne n'introduira de complément dans son alimentation. Personne ne viendra tenter de le mettre au sein. Personne ne remettra en question ma compétence de maman allaitante. Je me battrais contre les protocoles, contre les habitudes hospitalières. Il est là mon premier combat. Et je suis prête à le mener de front.
Lorsque nous serons sortis, rentrés dans notre Chénou, la simplicité ne sera pas forcément plus au rendez-vous, j'en ai bien conscience. Les tétées à rallonge, qui peuvent, pour en avoir discuté avec plusieurs mamans, durer une bonne heure, et le tirage de lait pour conserver une lactation correcte vont largement occuper mes journées. Mais il me faudra garder une grande place pour notre PetiteFleur. Pour être avec elle, prendre du temps pour jouer, parler, chanter, danser comme on l'a toujours fait. Et puis continuer de gérer le quotidien avec l'école.
J'avoue que la perspective de ce rythme m'angoisse un peu, même beaucoup. Nos nuits depuis la naissance de PetiteFleur n'ont jamais été complètes. Elle nous réveille encore minimum deux fois par nuit pour un doudou perdu, une soif, une peur, un pipi... (enfin je ne t'apprend rien sur les réveils nocturnes des enfants, je sais que tu connais!!) Actuellement nous gérons le sommeil comme on peux. Alors y ajouter, les réveils d'un bébé qui va téter plus longtemps, dans des positions moins confortables pour que je me rendorme, je crois que les nuits vont me paraîtrent très courtes.
Et puis, arriverons les chirurgies réparatrices.
La première, au mois de mai pour réparer sa lèvre.
La seconde quand bébé fera huit kilos, soit vers 8-9 mois, pour réparer le palais et le voile du palais...
Les opérations suivantes arriveront plus tard dans l'enfance et l'adolescance, pour réparer la gencive, greffer de l'os ou du corail, puis implanter une dent si elle est manquante, retoucher la lèvre, et faire une rhinoplastie.
Nouvelle épreuve hospitalière pour moi. Souvenirs de ma malformation à moi, d'hospitalisations, de douleurs, de séparations...
Là, il va falloir gérer la douleur de notre bébé. Je ne sais pas encore comment je vais y arriver. Mais je le sais, on a toujours plus de ressources que ce que l'on peux croire posséder..
Il aura fallu rencontrer nombre de chirurgiens, s’intéresser aux techniques chirurgicales, devenir un peu spécialiste pour choisir le protocole chirurgical avec lequel nous sommes en accord. J'ai passé des heures à lire des cours de médecine imbuvables pour être au plus clair avec nos choix. Et puis, il a fallu choisir le chirurgien. Faire confiance. C'est finalement le plus compliqué.
Nous avons choisi une chirurgienne maxillo-faciale et esthétique qui travaille sur Paris. Et même si, nous ne serons jamais certain de faire le bon choix, nous avons confiance en elle, et en ses compétences.
Comme je te le disais au début, maintenant, j'aimerais que bébé soit là, que nous avancions. Que tout ça ne soit pas qu'hypothèse, objectif, projet (je ne sais pas trop comment définir tout ce qui nous attend). J'ai besoin de juste le vivre. De réajuster si besoin, mais de le vivre, non plus d'y penser et de tenter de me dés-angoisser, reprendre le contrôle...
Je me souviens que pour notre PetiteFleur, les placards étaient déjà plein, nous avions déjà réuni tout ce dont nous pensions avoir besoin. C'était notre moyen de repousser nos angoisses de futurs parents novices. Je me rends compte que tout ça était bien futile par rapport à nos angoisses actuelles. D'ailleurs, à ce jour, nous n'avons fait que très peu d'achat... Non pas que notre investissement soit moindre, mais nos besoins de sécurité ne se situent plus en terme d'objets de puériculture ou de vêtements. Et notre portefeuille nous en remercie!! ^^
La vie semble mener notre famille sur des chemins parfois semés d'embuches. Mais nous parvenons à continuer de regarder le paysage sur les bords de ce chemin. Les petits détails qui font le bonheur. Et puis ces rochers en plein milieu du chemin, sur lesquels on fini par grimper ensemble pour les dépasser et d'où l'on aperçoit un horizon magnifique parsemé de belles images font que, l'on continue d'avancer, de vivre ensemble cette belle histoire que nous avons débuté il y a 12 ans déjà... jeudi 2 janvier 2014
Quatre mois...
Quatre mois déjà que MaPetiteFleur a commencé l'école.
Quatre mois que je la vois changer de jour en jour.
Quatre mois que je la vois découvrir la vie en groupe.
Quatre mois que je la vois devenir quelqu'un d'autre. Parfois même quelqu'un que je ne reconnais pas.
Quatre mois à l'accompagner tant bien que mal dans sa nouvelle vie d'écolière.
Quatre mois à la regarder souffrir de la fatigue, souffrir des mots qu'elle subit, des punitions qu'elle vit.
Quatre mois à tenter de rattraper le manque d'écoute, la non-considération, la violence du groupe.
Quatre mois pour lui permettre enfin de changer de classe, et pouvoir arrêter l'ennui.
Quatre mois pour qu'elle aprenne à faire du chantage, à menacer, à se dévaloriser, à ne pas être écouté.
Quatre mois pour qu'elle apprenne la violence des autres, l'injustice, les mots qui font mal, le rejet, le regard des autres.
Quatre mois et l'école aura déjà abimée ma fille.
Elle n'est plus la même. Sous couvert de la fameuse socialisation, elle subie tout ce dont je voulais la protéger. Elle subie et le fait subir aux autres. Comme une vengeance toute naturelle, un partage obligé dans le groupe d'enfant.
De retour à la maison, elle crie sa douleur, sa colère, ses peurs, sans que je n'en comprenne toujours la cause.
Quatre mois et elle a changé... Mais nous aussi.
Quatre mois que l'organisation tourne au rythme de l'école.
Quatre mois que je la presse le matin, que je la réveille, que je lui impose un rythme totalement en inadéquation avec ses besoins.
Quatre mois que je lutte pour laisser de la crédibilité à l'école afin que MaPetiteFleur garde confiance dans ces adultes.
Quatre mois qui, pour le moment ne nous ont offert, pour ainsi dire,aucun moment de bonheur...
Quatre mois que je la vois changer de jour en jour.
Quatre mois que je la vois découvrir la vie en groupe.
Quatre mois que je la vois devenir quelqu'un d'autre. Parfois même quelqu'un que je ne reconnais pas.
Quatre mois à l'accompagner tant bien que mal dans sa nouvelle vie d'écolière.
Quatre mois à la regarder souffrir de la fatigue, souffrir des mots qu'elle subit, des punitions qu'elle vit.
Quatre mois à tenter de rattraper le manque d'écoute, la non-considération, la violence du groupe.
Quatre mois pour lui permettre enfin de changer de classe, et pouvoir arrêter l'ennui.
Quatre mois pour qu'elle aprenne à faire du chantage, à menacer, à se dévaloriser, à ne pas être écouté.
Quatre mois pour qu'elle apprenne la violence des autres, l'injustice, les mots qui font mal, le rejet, le regard des autres.
Quatre mois et l'école aura déjà abimée ma fille.
Elle n'est plus la même. Sous couvert de la fameuse socialisation, elle subie tout ce dont je voulais la protéger. Elle subie et le fait subir aux autres. Comme une vengeance toute naturelle, un partage obligé dans le groupe d'enfant.
De retour à la maison, elle crie sa douleur, sa colère, ses peurs, sans que je n'en comprenne toujours la cause.
Quatre mois et elle a changé... Mais nous aussi.
Quatre mois que l'organisation tourne au rythme de l'école.
Quatre mois que je la presse le matin, que je la réveille, que je lui impose un rythme totalement en inadéquation avec ses besoins.
Quatre mois que je lutte pour laisser de la crédibilité à l'école afin que MaPetiteFleur garde confiance dans ces adultes.
Quatre mois qui, pour le moment ne nous ont offert, pour ainsi dire,aucun moment de bonheur...
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Je pense donc je suis
jeudi 14 novembre 2013
Amniocentèse commence par Attendre...
J'ai encore attendu...
Oui, encore... Plus d'une heure et quart avant que le gynéco arrive pour mon amniocentèse. Une heure et quart dans une pièce froide, regardant défiler les mamans pour qui tout va bien, pour qui la visite est synonyme de joie, de bonheur. Les échographies de routines, les petits cœurs qui battent, l'extase devant l'image, les papas surexcités, les regards complices.
Et moi qui attend. Attend a boule au ventre, les images de tout ce que j'ai pu vivre dans ces hôpitaux que je ne connais que trop bien. Je suis encore et toujours un simple numéro qui doit, comme tout le monde, attendre, et surtout se taire.
Enfin, c'est mon tour, j'ai eu droit au protocole habituel que je ne supporte plus, blouse d'hôpital, chaussons, bonnet. J'ai refusé de me mettre nue sous cette blouse, tout ça n'a aucun sens.
Je ne supporte plus ces protocoles; cette uniformisation, cette prise en compte inexistante du sujet, de l'être humain. L'aide soignante n'a pas insisté, je crois qu'elle a vu que je ne changerai pas d'avis.
Arrivée dans la salle de prélèvement, qui est une banale salle de soin, j'attend que les médecins me regardent, se présentent (j'ai le petit espoir d'entendre le doc dire qu'il est désolé d'avoir plus d'une heure de retard... Tu parles..). Mais tant que je ne l'aurais pas demandé, je n'aurais aucune information à ce sujet. Mon PoiluChéri ne peut pas rester. Question d'hygiène. mouais, parlons en de l'hygiène, l'interne en chaussures de ville, la salle de soin qui est loin d'être aseptisée, le médecin qui se lave les mains à la solution hydro-alcoolique... Bref.. Je bouillonne.. Mais on s'en tape total autour de moi, forcément il faut suivre le protocole. C'est vrai qu'il y a besoin d'un interne et d'un externe en plus.. Nan mais voyons Steff, eux ils sont propres avec leurs blouses qui s'est déjà trimballée de salle en salle depuis ce matin. BREF
J'attend que le médecin me parle, qu'il me décrive l'acte qu'il va tout de même pratiquer sur mon ventre. Rien tant que je demande pas bien sur. ça m'aurait étonné. L'AS place le champ. Il recouvre ma tête. J'explique que pour moi ce n'est pas possible, la sensation d'étouffement est trop grande sachant qu'en plus tout le monde est de l'autre côté de ce morceau de tissus vert.
"ça va aller vite madame"... La première fois qu'il l'a dit, ça aurait pu passer.
Quand après avoir demandé plusieurs fois qu'on bouge le champ, il m'a donné la même réponse encore et encore, je dois dire que j'ai juste eu envie de le scalper.
J'ai inspiré, profondément, et j'ai attendu, laissant couler les larmes sans bruits ni mots, répondant au mieux à leur attente de n'être qu'un ventre au milieu d'un champ opératoire.
J'ai tiré comme j'ai pu sur ce bout de tissus pour avoir de l'air et pouvoir regarder le plafond. De l'autre main tenant la patère, j'ai finalement décidé de me concentrer sur la trotteuse de ma montre.
Je lui demande de me prévenir quand il va piquer. Il me dit que ça ne fera pas mal. Menteur...
J'inspire, encore, profondément.
Il termine sa ponction. Retire le champ. Et ajoute un "l'acte en lui même ce n'est rien du tout c'est tout le spectacle autour qui est impressionnant".
Je me relève. Il me fait signer un consentement pour l'envoi du liquide au labo. Me précisant que si c'est une trisomie 21 ou le mongolisme, l'IMG sera possible. (comment on peut encore utiliser "mongolisme" en 2013??) ...
Je sors le plus vite possible.
Je ne supporte plus ces lieux.
Je ne supporte plus les hôpitaux.
Je ne supporte plus les blouses blanches.
Je ne supporte plus leurs protocoles qui n'ont aucuns sens.
Je ne supporte plus leur vanité.
Je ne veux plus y aller.
Je ne veux plus les supporter.
Je ne veux plus être un objet médicalisé.
Je ne veux pas que notre bébé devienne leur objet.
Je ne veux pas accoucher dans ce milieu médicalisé.
Je ne veux plus d'aiguille, de blouse, de champ, de perf, de cathé, de détachement de la part des soignants.
Aujourd'hui j'ai encore attendu et ce que nous offre l'avenir, ce sont encore de longs moments d'attente dont je ne veux pas..
NTB: Merci de ne pas répondre en utilisant des "courages", vraiment je ne supporte plus ce mot. Je risque de mordre..
Oui, encore... Plus d'une heure et quart avant que le gynéco arrive pour mon amniocentèse. Une heure et quart dans une pièce froide, regardant défiler les mamans pour qui tout va bien, pour qui la visite est synonyme de joie, de bonheur. Les échographies de routines, les petits cœurs qui battent, l'extase devant l'image, les papas surexcités, les regards complices.
Et moi qui attend. Attend a boule au ventre, les images de tout ce que j'ai pu vivre dans ces hôpitaux que je ne connais que trop bien. Je suis encore et toujours un simple numéro qui doit, comme tout le monde, attendre, et surtout se taire.
Enfin, c'est mon tour, j'ai eu droit au protocole habituel que je ne supporte plus, blouse d'hôpital, chaussons, bonnet. J'ai refusé de me mettre nue sous cette blouse, tout ça n'a aucun sens.
Je ne supporte plus ces protocoles; cette uniformisation, cette prise en compte inexistante du sujet, de l'être humain. L'aide soignante n'a pas insisté, je crois qu'elle a vu que je ne changerai pas d'avis.
Arrivée dans la salle de prélèvement, qui est une banale salle de soin, j'attend que les médecins me regardent, se présentent (j'ai le petit espoir d'entendre le doc dire qu'il est désolé d'avoir plus d'une heure de retard... Tu parles..). Mais tant que je ne l'aurais pas demandé, je n'aurais aucune information à ce sujet. Mon PoiluChéri ne peut pas rester. Question d'hygiène. mouais, parlons en de l'hygiène, l'interne en chaussures de ville, la salle de soin qui est loin d'être aseptisée, le médecin qui se lave les mains à la solution hydro-alcoolique... Bref.. Je bouillonne.. Mais on s'en tape total autour de moi, forcément il faut suivre le protocole. C'est vrai qu'il y a besoin d'un interne et d'un externe en plus.. Nan mais voyons Steff, eux ils sont propres avec leurs blouses qui s'est déjà trimballée de salle en salle depuis ce matin. BREF
J'attend que le médecin me parle, qu'il me décrive l'acte qu'il va tout de même pratiquer sur mon ventre. Rien tant que je demande pas bien sur. ça m'aurait étonné. L'AS place le champ. Il recouvre ma tête. J'explique que pour moi ce n'est pas possible, la sensation d'étouffement est trop grande sachant qu'en plus tout le monde est de l'autre côté de ce morceau de tissus vert.
"ça va aller vite madame"... La première fois qu'il l'a dit, ça aurait pu passer.
Quand après avoir demandé plusieurs fois qu'on bouge le champ, il m'a donné la même réponse encore et encore, je dois dire que j'ai juste eu envie de le scalper.
J'ai inspiré, profondément, et j'ai attendu, laissant couler les larmes sans bruits ni mots, répondant au mieux à leur attente de n'être qu'un ventre au milieu d'un champ opératoire.
J'ai tiré comme j'ai pu sur ce bout de tissus pour avoir de l'air et pouvoir regarder le plafond. De l'autre main tenant la patère, j'ai finalement décidé de me concentrer sur la trotteuse de ma montre.
Je lui demande de me prévenir quand il va piquer. Il me dit que ça ne fera pas mal. Menteur...
J'inspire, encore, profondément.
Il termine sa ponction. Retire le champ. Et ajoute un "l'acte en lui même ce n'est rien du tout c'est tout le spectacle autour qui est impressionnant".
Je me relève. Il me fait signer un consentement pour l'envoi du liquide au labo. Me précisant que si c'est une trisomie 21 ou le mongolisme, l'IMG sera possible. (comment on peut encore utiliser "mongolisme" en 2013??) ...
Je sors le plus vite possible.
Je ne supporte plus ces lieux.
Je ne supporte plus les hôpitaux.
Je ne supporte plus les blouses blanches.
Je ne supporte plus leurs protocoles qui n'ont aucuns sens.
Je ne supporte plus leur vanité.
Je ne veux plus y aller.
Je ne veux plus les supporter.
Je ne veux plus être un objet médicalisé.
Je ne veux pas que notre bébé devienne leur objet.
Je ne veux pas accoucher dans ce milieu médicalisé.
Je ne veux plus d'aiguille, de blouse, de champ, de perf, de cathé, de détachement de la part des soignants.
Aujourd'hui j'ai encore attendu et ce que nous offre l'avenir, ce sont encore de longs moments d'attente dont je ne veux pas..
NTB: Merci de ne pas répondre en utilisant des "courages", vraiment je ne supporte plus ce mot. Je risque de mordre..
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