Parce que j'ai eu besoin de tout clarifier.
Parce que c'est un moyen pour moi de savoir ce que je souhaite, d'identifier ce que j'imagine, ce que je conçois, nous avons rédigé ce projet de naissance.
Personnel, mais se basant sur un déroulement habituel d'une naissance à la maternité, il se veut concret, respectueux des équipes, et de leur indéniable compétence.
Il est là pour poser la base de nos échanges futurs, de notre collaboration autour de ce bébé qui va naître.
S'il il peut-être utile à d'autres familles, libre à toi, à vous de vous en inspirer..
À toute l’équipe,
Nous avons
choisi la maternité de P... pour accueillir notre deuxième enfant
(le deuxième à naitre à vos côtés), un petit garçon porteur d’une fente
labio-maxillo-palatine unilatérale. Afin de vivre un accouchement qui
ressemble le plus possible à ce que nous souhaitons, nous avons rédigé
ce projet de naissance. Pour avoir accouché dans votre service pour
notre premier enfant, nous savons que certains points abordés dans ce
projet vous paraitront évidents, cependant, pour être sûres de que tout
soit clair, nous aborderons dans ce projet tout ce qui nous parait
important.
Nous vous remercions
d’ores et déjà de la disponibilité, le soutien, la présence que nous
savons que vous mettez en œuvre lors de chaque nouvel accouchement. Nous
en profitons également pour vous remercier pour l’accompagnement que
vous avez pu nous offrir pour la naissance de notre fille Capucine en
2010.
Pour cette nouvelle
aventure que nous nous apprêtons à partager avec vous, nous tenons
énormément à participer activement et naturellement à toutes les phases
de l’accouchement.
Nous comprenons bien que dans certaines circonstances, ce projet ne puisse pas être suivi à la lettre. Nous faisons bien
entendu confiance à l'équipe médicale si une décision contraire à ce
projet devait être prise, mais nous souhaitons qu'elle puisse nous
expliquer les raisons de son choix (si l'urgence ne l'en empêche pas) et
qu'elle ne pratique pas d'actes sur moi ou notre bébé sans d'abord nous
prévenir, nous expliquer et nous demander notre accord.
Pour
autant qu'aucune détresse maternelle ou fœtale ne se déclare, nous vous
demandons s’il vous plait le respect des points suivants et nous vous
remercions à l’avance de nous accompagner. Nous espérons que vous accepterez ce projet et que nous pourrons ensemble établir une relation de confiance.
Admission
Monitoring
Le moins souvent et le moins longtemps possible pour que je puisse être mobile en tout temps.
Examen du col.
Autant que possible, je souhaite que l’examen du col soit pratiqué toujours par la même personne lorsqu’il est vraiment nécessaire et réduit au strict minimum.
Le travail
Ambiance
Je désire accoucher dans un environnement calme et intime. J’aimerais
pouvoir baisser les lumières et qu’on parle doucement dans la pièce. Le
tout afin de créer une ambiance propice à un accouchement tout en
douceur et que seul le personnel essentiel soit présent lors de la naissance de notre bébé.
Boire et manger.
Je souhaite pouvoir boire et manger légèrement durant toute la durée du travail.
A moins d’indication
médicale pour des médicaments par intraveineuse, je ne désire pas qu’on
installe un soluté. Je préfère qu’on installe un cathéter plutôt qu’un
soluté.
Le père
Peu importe la situation, je souhaite avoir mon conjoint à mes côtés. Sa présence est très importante pour moi.
Déplacements
Je crois beaucoup aux bienfaits du mouvement et de la marche dans la
progression du travail. J’aimerais donc pouvoir marcher, bouger
librement, prendre bain ou douche lorsque je le souhaite
et que vous m’aidiez à trouver les mouvements adaptés pour réduire mes
douleurs et permettre la descente de bébé.
Rupture artificielle des membranes
Je
souhaite qu’on laisse mes membranes intactes le plus longtemps
possible, surtout si on soupçonne que la position du bébé n’est pas
optimale.
Stimulation artificielle du travail
Je
souhaite que le travail se fasse le plus naturellement possible. Je
souhaite éviter l’usage d’ocytocine synthétique et que vous
m’encouragiez à conserver force et courage pour supporter la phase de
latence qui peut parfois être longue.
Épisiotomie
Je souhaite éviter l’épisiotomie, préférant une déchirure. J’aimerais
qu’on me consulte avant d’effectuer l’épisiotomie si cela s’avère
nécessaire. J’aimerais que
mon périnée soit protégé par le massage et/ou des compresses humides et
chaudes entre les contractions et lors du couronnement de la tête du
bébé.
Soulagement de la douleur
Méthodes naturelles
J’aimerais
utiliser des méthodes naturelles telles que le massage, bain et/ou
douche, ballon, mouvements, accupressions, hypnose, méthode de Gasquet
ou Bonapace. J’aimerais que vous m’accompagniez pour me rappeler au
mieux des positions apprises pendant la préparation à l’accouchement.
J’ai toute confiance en vous pour me guider. Au besoin, vous pouvez m’en
proposer d’autres. J’aimerais que mon conjoint soit vraiment associé à
ces moments, il est lui aussi ouvert à toutes propositions permettant de
m’aider et de me soulager. Se rendant disponible et à l’écoute de vos
conseils.
Analgésiques
Je désire avoir recours aux analgésiques uniquement si j’en ressens le
besoin préférant les méthodes naturelles. J’en ferai moi-même la
demande.
Péridurale
Au premier abord, je ne
souhaite pas de péridurale cependant selon les circonstances et ma
réaction face à la douleur je pourrais en faire la demande. Je
préfèrerais que vous ne me la proposiez pas et m’encouragiez dans ma
volonté de vivre cet accouchement sans.
Césarienne
Si je dois
avoir une césarienne, je souhaite être consciente et avoir mon conjoint
à mes côtés. Lors d’une césarienne, j’aimerais que mon conjoint puisse
suivre mon bébé si vous devez le sortir de la salle d’opération après la
naissance.
Nous souhaiterions que
notre bébé soit mis en contact peau à peau (méthode kangourou) avec son
papa en attendant que je sorte de la salle de réveil sans que soit fait
les premiers examens habituels (poids, marche auto, ainsi que le bain
ect..).
Si je devais subir une
césarienne, je souhaiterais que la mise au sein se fasse le plus
rapidement possible et qu’aucun complément de lait artificiel ne soit
donné à mon bébé. Seul un complément de mon colostrum pourra être
envisagé et ce à la seringue, à la tasse, au doigt ou toutes autres
méthodes excluant le biberon.
La poussée
Réflexe de poussée
Je souhaite respecter mon rythme. Même
si la dilatation est complète, j’aimerais attendre l’envie naturelle
avant de commencer la phase de poussée, à moins de signes de détresse
nécessitant une approche différente.
Position
Je souhaite être libre de prendre la position qui me paraît la plus
efficace et la plus confortable. Si cette position ne donne aucun
résultat, j’aimerais qu’on m’en propose d’autres en acceptant qu’il est
possible que je ne sois pas à l’aise avec cette nouvelle position. Je
compte sur vos connaissances et vos expériences pour que tout se passe
au mieux pour nous et éviter la position gynécologique habituelle.
La naissance
L’expulsion du bébé
J’aimerais,
si c’est envisageable dans le contexte que ce soit le papa qui
accueille notre bébé une fois les épaules dégagées et qu’il le dépose dans mes bras, en contact peau à peau, ou pouvoir attraper moi-même mon
bébé si la position me le permet.
Je souhaite pouvoir pratiquer une poussée non
bloquée, en respirant. J’aimerais que vous m’accompagniez dans ces
poussées, la fatigue et le stress empêchant souvent de se souvenir de
toutes les techniques de respirations apprises pendant la grossesse.
Premier contact mère/enfant
Je
souhaite qu’on dépose mon bébé immédiatement sur moi, peau à peau, afin
de faire connaissance et de le réchauffer moi-même sans avoir recours à
la lampe chauffante.
Pendant au moins une heure.
Le cordon
J’aimerais
que le cordon soit clampé seulement lorsqu’il aura cessé de pulser et
lorsque les contractions reprendront pour l’expulsion du placenta.
La première tétée
Je souhaite allaiter mon bébé immédiatement après sa naissance.
Examens et interventions
Nous souhaitons que notre enfant ne subisse pas d'aspiration nasale si il respire correctement, ni gastrique. Nous
préférerions que sa bouche soit éventuellement dégagée délicatement au
doigt, et que le liquide avalé reste dans son estomac. Nous souhaitons
que la perméabilité anale de notre bébé ne soit pas vérifier à l’aide
d’une sonde, mais plutôt vérifier lorsque les premières selles feront
leur apparition.
La pesée et les mesures
Nous souhaitons que la pesée et les mesures, soient remises à plus tard. Pas de prise de température rectale.
Soins des yeux
Nous ne voulons pas qu’un onguent antibiotique ophtalmique soit administré à notre enfant.
Vitamine K
Nous
ne voulons pas que la vitamine K soit administrée par intra musculaire à
notre bébé. Nous souhaitons que la vitamine K soit donnée, par voie
orale.
Examen du nouveau-né
Je
désire ne pas être séparée de mon bébé, ainsi, que tous les soins ou
examens soit faits alors que bébé est posé sur moi ou qu’ils se fassent plus tard dans la chambre et dans tous les cas en présence d’un des deux parents.
Bain
Nous
souhaitons que notre bébé ne soit pas baigné et lavé à la naissance
mais seulement quelques jours plus tard. Nous aimerions qu’on lui passe
seulement un linge sur la peau pour retirer "ce qui doit l'être", afin
que le vernix reste en place, jusqu'à desquamation naturelle. Nous
souhaitons que ses premiers vêtements soient mis par son papa.
Placenta
Je souhaite accoucher naturellement du placenta et qu’il soit expulsé spontanément. Je ne désire aucune gestion active (ocytocine synthétique, traction, massage utérin...) L’allaitement et le temps devraient être suffisant à son expulsion. Je
voudrais tenir mon bébé pendant l’expulsion du placenta et s’il y a
lieu, pendant qu’on fait les réparations nécessaires au périnée ou que
ce soit mon conjoint qui porte bébé en peau à peau durant l’expulsion si
cela s’avère plus compliqué ou douloureux que prévu.
Séjour à la maternité
Retour à la maison
Nous
souhaitons rentrer à notre domicile le plus tôt possible, c’est une
sage femme libérale qui s’occupera de notre suivi à notre domicile.
L’allaitement
Notre bébé bénéficiera de l’allaitement maternel exclusivement. Aucun
biberon. Aucun supplément en lait artificiel. Notre bébé étant atteint
d’une fente maxillo-labio-palatine unilatérale, nous tenterons
différentes techniques pour lui permettre de téter au mieux. Avant
l’accouchement j’aurais tiré du colostrum que j’aurais conservé dans de
petites seringues. Il a été convenu avec le docteur D. que ces
seringues seraient conservées dans le service et utilisées au besoin ce à
l’aide d’un DAL, ou d’une seringue souple ou tout autre moyen excluant
le biberon.
Soins au bébé
Si
le séjour à la maternité devait se prolonger, nous aimerions, mon
conjoint et moi, gérer les soins quotidiens à apporter à notre enfant.
Notre
fille Capucine (4 ans) fera partie de cette aventure, nous
souhaiterions qu’elle puisse rencontrer son petit frère le plus
rapidement possible en salle d’accouchement si le moment est opportun.
Pour conclure, nous souhaitons être consultés pour toutes les décisions
prises à notre égard. Aucune décision ne devra être prise sans notre
accord et sans qu’on sache en quoi cela consiste. Nous souhaitons
également qu’à aucun moment notre bébé soit séparé de nous et qu’à lui
aussi tout lui soit expliqué, verbalisé.
Merci beaucoup de nous avoir lu et nous espérons que nous vivrons une belle expérience avec votre équipe.
Stéphanie et Maxime
jeudi 13 février 2014
vendredi 7 février 2014
Quarante cinq jours...
Quarante cinq jours... oui, oui, c'est l'hypothétique temps qu'il me reste à attendre avant d'accoucher. Long et court à la fois.
Comme pour PetiteFleur, je me souviens très bien du moment où j'ai découvert ma grossesse, mais surtout de cette sensation d'avoir un temps immense à vivre avant LA rencontre. Alors, c'est juste, ça se vérifie. Les premiers mois nauséeux sont looooongs, et puis les autres aussi. Mais finalement arrivée à 45 jours, je pourrais même lâcher un "déjà", même si le "enfin" est aussi très présent.
PetiteFleur est née le jour de son terme, et je crois qu'inconsciemment, pour moi il ne peut pas en être autrement pour un autre bébé. Et sans même y penser, je traine pour tout. Je suis large comme dirait l'autre!!
Hier, j'ai ouvert les "paris" sur la date où bébé pointerait le bout de son petit nez. (je suis joueuse!!) Et j'ai eu des dates qui sont dans un mois. Jamais ça ne m'a effleuré l'esprit que bébé pourrait être en avance. Ni même en retard d'ailleurs!! (gloups)
Bon, alors un mois, j'ai encore largement le temps de prévoir, c'est sur, mais je prends vraiment conscience que par rapport à la préparation que j'avais pu mettre en œuvre pour PetiteFleur, je suis vraiment trèèèès en retard.
Je ne suis pas inquiète. Juste la comparaison est plutôt interessante. Se rendre compte qu'en faite, pour un premier bébé le besoin d'accumuler, de tout prévoir, préparer est vraiment très préssante.
Là je me dis, c'est bon j'ai son body, son pyj, son gilet, son bonnet et ses chaussettes pour la salle de naissance, c'est bon c'est prêt!! hahaha
Je me dis aussi, "mais c'est bon, quand t'auras des contractions t'auras le temps de la préparer ta valise! De toute façon t'es pas partie!!"
Et puis ce matin en faisant cette constatation toute bête, et je crois surtout en le disant à une copine/maman de l'école, je me suis dis que je manquais quand même un truc de l'ordre du plaisir de préparer, de "nidifier", et ce de manière concrète.
Les fameuses listes sont plus ou moins prêtes, les choses à acheter aussi, les petits papiers de "trucsàfaire" aussi, mais je ne fais pas vraiment. Pour PetiteFleur je passais des heures à vérifier que j'avais tout, il se rajoutait chaque jour un petit truc.
Je me suis même aperçu que j'avais complétement oublié la possibilité de la reconnaissance anticipée.
Avoir un second bébé, c'est finalement très différent, que ça soit dans l'anticipation ou dans les angoisses qui peuvent se créer. Oui, c'est vrai qu'en plus notre bébé a une particularité qui entraine dans d'autres réflexions. Mais, on arrive à ne pas y penser, et nous accueillerons de toute façon un bébé attendu comme PetiteFleur avec des besoins de bébé, avec un regard d'amour et un stress vis-à-vis de cette nouvelle vie à quatre. Comment PetiteFleur va vivre ce changement? Et nous comment allons nous gérer tout ça?
Arf, enfaite j’intellectualise beaucoup plus pour cette seconde grossesse, ce doit être ça qui m'empêche de "nidifier"...
Mais je vais me rattraper... Je vais réunir tout mes petits papiers, toutes mes listes et voir par où commencer!! Quoi??? C'est un bon début!!!!!!
Comme pour PetiteFleur, je me souviens très bien du moment où j'ai découvert ma grossesse, mais surtout de cette sensation d'avoir un temps immense à vivre avant LA rencontre. Alors, c'est juste, ça se vérifie. Les premiers mois nauséeux sont looooongs, et puis les autres aussi. Mais finalement arrivée à 45 jours, je pourrais même lâcher un "déjà", même si le "enfin" est aussi très présent.
PetiteFleur est née le jour de son terme, et je crois qu'inconsciemment, pour moi il ne peut pas en être autrement pour un autre bébé. Et sans même y penser, je traine pour tout. Je suis large comme dirait l'autre!!
Hier, j'ai ouvert les "paris" sur la date où bébé pointerait le bout de son petit nez. (je suis joueuse!!) Et j'ai eu des dates qui sont dans un mois. Jamais ça ne m'a effleuré l'esprit que bébé pourrait être en avance. Ni même en retard d'ailleurs!! (gloups)
Bon, alors un mois, j'ai encore largement le temps de prévoir, c'est sur, mais je prends vraiment conscience que par rapport à la préparation que j'avais pu mettre en œuvre pour PetiteFleur, je suis vraiment trèèèès en retard.
Je ne suis pas inquiète. Juste la comparaison est plutôt interessante. Se rendre compte qu'en faite, pour un premier bébé le besoin d'accumuler, de tout prévoir, préparer est vraiment très préssante.
Là je me dis, c'est bon j'ai son body, son pyj, son gilet, son bonnet et ses chaussettes pour la salle de naissance, c'est bon c'est prêt!! hahaha
Je me dis aussi, "mais c'est bon, quand t'auras des contractions t'auras le temps de la préparer ta valise! De toute façon t'es pas partie!!"
Et puis ce matin en faisant cette constatation toute bête, et je crois surtout en le disant à une copine/maman de l'école, je me suis dis que je manquais quand même un truc de l'ordre du plaisir de préparer, de "nidifier", et ce de manière concrète.
Les fameuses listes sont plus ou moins prêtes, les choses à acheter aussi, les petits papiers de "trucsàfaire" aussi, mais je ne fais pas vraiment. Pour PetiteFleur je passais des heures à vérifier que j'avais tout, il se rajoutait chaque jour un petit truc.
Je me suis même aperçu que j'avais complétement oublié la possibilité de la reconnaissance anticipée.
Avoir un second bébé, c'est finalement très différent, que ça soit dans l'anticipation ou dans les angoisses qui peuvent se créer. Oui, c'est vrai qu'en plus notre bébé a une particularité qui entraine dans d'autres réflexions. Mais, on arrive à ne pas y penser, et nous accueillerons de toute façon un bébé attendu comme PetiteFleur avec des besoins de bébé, avec un regard d'amour et un stress vis-à-vis de cette nouvelle vie à quatre. Comment PetiteFleur va vivre ce changement? Et nous comment allons nous gérer tout ça?
Arf, enfaite j’intellectualise beaucoup plus pour cette seconde grossesse, ce doit être ça qui m'empêche de "nidifier"...
Mais je vais me rattraper... Je vais réunir tout mes petits papiers, toutes mes listes et voir par où commencer!! Quoi??? C'est un bon début!!!!!!
lundi 3 février 2014
Aujourd'hui je vais bien!
Aujourd'hui, je vais bien!!Oui, oui, suffisamment pour en faire un article t'imagines ça?
Et oui, on pourrait imaginer que les derniers articles auraient plombés mon moral, m'auraient juste permis de sombrer un peu plus, mais non...
Comme je l'ai dis, j'ai déposé. J'ai lâché ce que j'avais en trop. Ce qui bouchait l'espace au reste.
Aujourd'hui, je vais bien...
Le soleil est là, PetiteFleur est en forme. Ce matin, grâce à notre voiture en panne, nous avons profité de notre matinée toutes les deux. Nous avons rangé le salon ensemble, elle m'a encouragé lorsqu'elle me sentait fatiguée. Elle m'a envoyé des tonnes de petites fleurs d'amour dans ses mots et ses gestes.
Le soleil traverse nos fenêtres au travers de toutes ces traces de truffes de chien, traces de doigts de petite fille, et la vie reprend ses droits. Sa force.
La neige est tombée tout le week-end, elle est toujours immaculée dans les champs et brille de mille feu.
Enfiler mes lunettes de soleil, mettre mon manteau, attraper un carré de chocolat (ok une demie tablette.. ) et aller sur la terrasse profiter de la brillance environnante.
Inspirer et se sentir envahie enfin de ce bien être un peu oublié ces derniers temps.
Les petits bonheurs qui ont toujours été pour moi indispensables tentent de reprendre leurs places, leurs fonctions.
L’enthousiasme est de retour, un peu, et c'est plaisant de le ressentir.
J'ai lâché tout ce qui devait l'être certainement. La colère doit encore être là, mais moins présente que l'envie.
Du coup, la fatigue et les douleurs sont plus supportables. Je leur trouve un caractère moins inutile. Je me sens reconnectée à cette grossesse qui depuis quelques semaines me semblait juste m'avoir été volée.
J'ai touché du pied le fond de la piscine. Heureusement, mon Papa m'a apprit à nager. J'ai donc tapé un grand coup du pied et je suis entrain de remonter...
Merci pour vos mots de soutien. Ils sont réels, ils sont vrais, ils sont forts, ils sont bien arrivés là où vous aviez visé...
samedi 1 février 2014
Qui compte vraiment...
Parce que je pense qu'attendre est devenu le light motiv de ces dernières années:
Je crois que j'attends juste que mon bébé soit enfin de mes bras. Le vivre pour de vrai, plonger mon regard dans le sien, et juste vivre notre rencontre d'amour. La seule qui compte vraiment...
C'est pô juste
Oui, plutôt fun comme titre, pourtant, je ne vais encore pas déposer ici des trucs funs.. Sorry.. On se lamente beaucoup ici depuis quelques temps. Mais après tout, m'en fou, c'est chez moi.
Et puis je suis fatiguée, lassée de tellement de choses que je ne peux plus faire de la rétention.
Parce que oui, ce n'est pas juste!!
C'est ma phrase du moment. Celle qui fait de moi cette fille aigrie par le sentiment d'injustice, presque à la limite de la jalousie.
Les naissances s'enchainent autour de moi, mais vraiment... Ce n'est pas juste une image. Je crois au moins une dizaine de bébés nés ces 6 derniers mois et autant à venir. Et je vais dire une saloperie, mais tous vont bien.
Dans l'absolu, une très bonne nouvelle pour mes amies et leurs bébés. Mais pour moi encore un coup de plus dans mon "c'est pô juste". Je sais il est malsain, il n'est pas acceptable socialement, pourtant il est là... Je ne souhaite pas de malheur aux autres. Mais c'est comme si leur bonheur me giclait au visage, leur chance de pouvoir faire comme ils veulent. Et puis je ne gère plus ma colère face à ces mères qui ont la chance d'avoir un bébé parfait et n'en font rien. Là encore, je suis loin du truc que normalement on a le droit de penser et encore moins de dire, mais merde c'est vrai. Ces mères que je ne me serais jamais permise de juger il y a quelques mois, et bien là je ne les supporte plus. Je ne supporte plus leurs excuses pour tout, pour rien, pour justifier ce qu'elles font par facilité. Alors que moi, je vais devoir lutter, combattre pour tout.
J'en ai marre des bons sentiments.
Je n'ai pas de bons sentiments en ce moment.
Je suis lassée.
Je suis fatiguée.
Je suis fâchée.
J'en ai marre.
Qu'on me foute la paix.
NTB : Remballez vos "courages", je n'en veux pas.
Ne me dites pas "je comprend", nan tu ne comprends pas c'est faux, totalement faux. Tu peux à peine effleurer l'idée de ce que je peux ressentir, vivre, penser, imaginer...
Quant au prochain con qui vient me dire, ça va aller, je le scalpe, sérieux.
Tout ceux qui tentent de me conseiller, je vous maudis. Si vous le faites, c'est que vous ne savez pas qui je suis... Imaginer un instant que je n'ai pas déjà toutes les réponses à mes questions, que je ne sais pas où je vais, c'est vraiment à la limite de l'insulte.
Et je m'en cogne de vos soit disant bonnes intentions pour justifier vos mots, vos façons de minimiser, de ne pas écouter... Je suis passé en mode pas sympa. Je n'ai plus envie de comprendre... Je ne fatiguerai plus pour les autres. Pour "l'image".
Et puis je suis fatiguée, lassée de tellement de choses que je ne peux plus faire de la rétention.
Parce que oui, ce n'est pas juste!!
C'est ma phrase du moment. Celle qui fait de moi cette fille aigrie par le sentiment d'injustice, presque à la limite de la jalousie.
Les naissances s'enchainent autour de moi, mais vraiment... Ce n'est pas juste une image. Je crois au moins une dizaine de bébés nés ces 6 derniers mois et autant à venir. Et je vais dire une saloperie, mais tous vont bien.
Dans l'absolu, une très bonne nouvelle pour mes amies et leurs bébés. Mais pour moi encore un coup de plus dans mon "c'est pô juste". Je sais il est malsain, il n'est pas acceptable socialement, pourtant il est là... Je ne souhaite pas de malheur aux autres. Mais c'est comme si leur bonheur me giclait au visage, leur chance de pouvoir faire comme ils veulent. Et puis je ne gère plus ma colère face à ces mères qui ont la chance d'avoir un bébé parfait et n'en font rien. Là encore, je suis loin du truc que normalement on a le droit de penser et encore moins de dire, mais merde c'est vrai. Ces mères que je ne me serais jamais permise de juger il y a quelques mois, et bien là je ne les supporte plus. Je ne supporte plus leurs excuses pour tout, pour rien, pour justifier ce qu'elles font par facilité. Alors que moi, je vais devoir lutter, combattre pour tout.
J'en ai marre des bons sentiments.
Je n'ai pas de bons sentiments en ce moment.
Je suis lassée.
Je suis fatiguée.
Je suis fâchée.
J'en ai marre.
Qu'on me foute la paix.
NTB : Remballez vos "courages", je n'en veux pas.
Ne me dites pas "je comprend", nan tu ne comprends pas c'est faux, totalement faux. Tu peux à peine effleurer l'idée de ce que je peux ressentir, vivre, penser, imaginer...
Quant au prochain con qui vient me dire, ça va aller, je le scalpe, sérieux.
Tout ceux qui tentent de me conseiller, je vous maudis. Si vous le faites, c'est que vous ne savez pas qui je suis... Imaginer un instant que je n'ai pas déjà toutes les réponses à mes questions, que je ne sais pas où je vais, c'est vraiment à la limite de l'insulte.
Et je m'en cogne de vos soit disant bonnes intentions pour justifier vos mots, vos façons de minimiser, de ne pas écouter... Je suis passé en mode pas sympa. Je n'ai plus envie de comprendre... Je ne fatiguerai plus pour les autres. Pour "l'image".
vendredi 10 janvier 2014
Le vivre vraiment...
Il y a quelques semaines, je partageais avec toi mon attente. Celle que je vivais encore une fois à l'hôpital. Une amniocentèse qui faisait suite à la découverte de la fente Labio-maxillo-velo-palatine de notre bébé.
Les résultats ont écarté d'autres malformations et handicaps.
Nous nous préparons donc à accueillir notre bébé et sa différence.
Je suis de plus en plus préssée de faire sa connaissance. J'ai envie d'être à ce moment, de gérer enfin tout ce qui doit être géré. Je me prépare depuis bientôt 7 mois aux possibles difficultés que nous allons rencontrer. Comme dans mes habitudes de maniaque du contrôle, j'ai tout prévu, tout anticipé. Toutes les situations possibles et inimaginables, toutes les réactions, réponses qui permettront d'aller là où je veux.
Depuis la découverte de la fente de notre bébé, le milieu médical nous rabâche que l'alimentation risque d'être compliquée, et surtout l'allaitement maternel. Je crois que la phrase que j'ai le plus entendu à ce sujet lorsque je parle de mon choix d'allaiter, c'est "mais vous savez, le plus important c'est que votre bébé mange"... Il y a aussi ceux qui disent, "mais si vous tirez votre lait pendant 6 mois ce sera déjà un très bel allaitement". Je vous explique pas la tête quand je leur répond que j'ai allaité ma PetiteFleur pendant 3 ans et demi...
Finalement, ces affirmations, ces prévisions m'ont poussé à faire des recherches, à contacter des personnes compétentes et à cadrer d'ores et déjà le début de notre allaitement.
Ainsi, le dernier mois de grossesse, je vais commencer mes réserves de colostrum. J'ai obtenu le droit et la chance (oui, dans beaucoup d'autres lieux ce n'est pas toujours si facile) d'amener les seringues que j'aurais conservées au congélateur pour pouvoir compléter si besoin avant la montée de lait. Le lait artificiel ne passera pas la porte de notre chambre, ni un seul biberon n'entrera dans la bouche de notre bébé. C'est mon objectif!
Dans leurs prévisions, nous serons de suite après la salle d'accouchement transférés en néonat. Dans la réalité, ça n'a pas de sens, ni d’intérêt, sauf celui bien sur de nous surveiller. J'avais commencé à me battre contre ce surplus de médicalisation, et puis, j'ai abandonné ce combat. J'en aurais d'autres à mener finalement. Je préfère me concentrer sur l'allaitement, sur la prise de poids de bébé et notre sortie la plus rapide possible. Ils parlent de dix jours minimum, mais je ne tiendrais pas si longtemps. C'est impossible.
Je sais à quoi vont correspondre ces dix jours, et ce qu'ils peuvent créer. Les pesées, la pression pour la complémentation en LA. Mais je me suis blindée. Personne ne pèsera mon bébé avant et après chaque tétée. Personne ne lui fera de test de glycémie chaque jour. Personne n'introduira de complément dans son alimentation. Personne ne viendra tenter de le mettre au sein. Personne ne remettra en question ma compétence de maman allaitante. Je me battrais contre les protocoles, contre les habitudes hospitalières. Il est là mon premier combat. Et je suis prête à le mener de front.
Lorsque nous serons sortis, rentrés dans notre Chénou, la simplicité ne sera pas forcément plus au rendez-vous, j'en ai bien conscience. Les tétées à rallonge, qui peuvent, pour en avoir discuté avec plusieurs mamans, durer une bonne heure, et le tirage de lait pour conserver une lactation correcte vont largement occuper mes journées. Mais il me faudra garder une grande place pour notre PetiteFleur. Pour être avec elle, prendre du temps pour jouer, parler, chanter, danser comme on l'a toujours fait. Et puis continuer de gérer le quotidien avec l'école.
J'avoue que la perspective de ce rythme m'angoisse un peu, même beaucoup. Nos nuits depuis la naissance de PetiteFleur n'ont jamais été complètes. Elle nous réveille encore minimum deux fois par nuit pour un doudou perdu, une soif, une peur, un pipi... (enfin je ne t'apprend rien sur les réveils nocturnes des enfants, je sais que tu connais!!) Actuellement nous gérons le sommeil comme on peux. Alors y ajouter, les réveils d'un bébé qui va téter plus longtemps, dans des positions moins confortables pour que je me rendorme, je crois que les nuits vont me paraîtrent très courtes.
Et puis, arriverons les chirurgies réparatrices.
La première, au mois de mai pour réparer sa lèvre.
La seconde quand bébé fera huit kilos, soit vers 8-9 mois, pour réparer le palais et le voile du palais...
Les opérations suivantes arriveront plus tard dans l'enfance et l'adolescance, pour réparer la gencive, greffer de l'os ou du corail, puis implanter une dent si elle est manquante, retoucher la lèvre, et faire une rhinoplastie.
Nouvelle épreuve hospitalière pour moi. Souvenirs de ma malformation à moi, d'hospitalisations, de douleurs, de séparations...
Là, il va falloir gérer la douleur de notre bébé. Je ne sais pas encore comment je vais y arriver. Mais je le sais, on a toujours plus de ressources que ce que l'on peux croire posséder..
Il aura fallu rencontrer nombre de chirurgiens, s’intéresser aux techniques chirurgicales, devenir un peu spécialiste pour choisir le protocole chirurgical avec lequel nous sommes en accord. J'ai passé des heures à lire des cours de médecine imbuvables pour être au plus clair avec nos choix. Et puis, il a fallu choisir le chirurgien. Faire confiance. C'est finalement le plus compliqué.
Nous avons choisi une chirurgienne maxillo-faciale et esthétique qui travaille sur Paris. Et même si, nous ne serons jamais certain de faire le bon choix, nous avons confiance en elle, et en ses compétences.
Comme je te le disais au début, maintenant, j'aimerais que bébé soit là, que nous avancions. Que tout ça ne soit pas qu'hypothèse, objectif, projet (je ne sais pas trop comment définir tout ce qui nous attend). J'ai besoin de juste le vivre. De réajuster si besoin, mais de le vivre, non plus d'y penser et de tenter de me dés-angoisser, reprendre le contrôle...
Je me souviens que pour notre PetiteFleur, les placards étaient déjà plein, nous avions déjà réuni tout ce dont nous pensions avoir besoin. C'était notre moyen de repousser nos angoisses de futurs parents novices. Je me rends compte que tout ça était bien futile par rapport à nos angoisses actuelles. D'ailleurs, à ce jour, nous n'avons fait que très peu d'achat... Non pas que notre investissement soit moindre, mais nos besoins de sécurité ne se situent plus en terme d'objets de puériculture ou de vêtements. Et notre portefeuille nous en remercie!! ^^
La vie semble mener notre famille sur des chemins parfois semés d'embuches. Mais nous parvenons à continuer de regarder le paysage sur les bords de ce chemin. Les petits détails qui font le bonheur. Et puis ces rochers en plein milieu du chemin, sur lesquels on fini par grimper ensemble pour les dépasser et d'où l'on aperçoit un horizon magnifique parsemé de belles images font que, l'on continue d'avancer, de vivre ensemble cette belle histoire que nous avons débuté il y a 12 ans déjà... jeudi 2 janvier 2014
Quatre mois...
Quatre mois déjà que MaPetiteFleur a commencé l'école.
Quatre mois que je la vois changer de jour en jour.
Quatre mois que je la vois découvrir la vie en groupe.
Quatre mois que je la vois devenir quelqu'un d'autre. Parfois même quelqu'un que je ne reconnais pas.
Quatre mois à l'accompagner tant bien que mal dans sa nouvelle vie d'écolière.
Quatre mois à la regarder souffrir de la fatigue, souffrir des mots qu'elle subit, des punitions qu'elle vit.
Quatre mois à tenter de rattraper le manque d'écoute, la non-considération, la violence du groupe.
Quatre mois pour lui permettre enfin de changer de classe, et pouvoir arrêter l'ennui.
Quatre mois pour qu'elle aprenne à faire du chantage, à menacer, à se dévaloriser, à ne pas être écouté.
Quatre mois pour qu'elle apprenne la violence des autres, l'injustice, les mots qui font mal, le rejet, le regard des autres.
Quatre mois et l'école aura déjà abimée ma fille.
Elle n'est plus la même. Sous couvert de la fameuse socialisation, elle subie tout ce dont je voulais la protéger. Elle subie et le fait subir aux autres. Comme une vengeance toute naturelle, un partage obligé dans le groupe d'enfant.
De retour à la maison, elle crie sa douleur, sa colère, ses peurs, sans que je n'en comprenne toujours la cause.
Quatre mois et elle a changé... Mais nous aussi.
Quatre mois que l'organisation tourne au rythme de l'école.
Quatre mois que je la presse le matin, que je la réveille, que je lui impose un rythme totalement en inadéquation avec ses besoins.
Quatre mois que je lutte pour laisser de la crédibilité à l'école afin que MaPetiteFleur garde confiance dans ces adultes.
Quatre mois qui, pour le moment ne nous ont offert, pour ainsi dire,aucun moment de bonheur...
Quatre mois que je la vois changer de jour en jour.
Quatre mois que je la vois découvrir la vie en groupe.
Quatre mois que je la vois devenir quelqu'un d'autre. Parfois même quelqu'un que je ne reconnais pas.
Quatre mois à l'accompagner tant bien que mal dans sa nouvelle vie d'écolière.
Quatre mois à la regarder souffrir de la fatigue, souffrir des mots qu'elle subit, des punitions qu'elle vit.
Quatre mois à tenter de rattraper le manque d'écoute, la non-considération, la violence du groupe.
Quatre mois pour lui permettre enfin de changer de classe, et pouvoir arrêter l'ennui.
Quatre mois pour qu'elle aprenne à faire du chantage, à menacer, à se dévaloriser, à ne pas être écouté.
Quatre mois pour qu'elle apprenne la violence des autres, l'injustice, les mots qui font mal, le rejet, le regard des autres.
Quatre mois et l'école aura déjà abimée ma fille.
Elle n'est plus la même. Sous couvert de la fameuse socialisation, elle subie tout ce dont je voulais la protéger. Elle subie et le fait subir aux autres. Comme une vengeance toute naturelle, un partage obligé dans le groupe d'enfant.
De retour à la maison, elle crie sa douleur, sa colère, ses peurs, sans que je n'en comprenne toujours la cause.
Quatre mois et elle a changé... Mais nous aussi.
Quatre mois que l'organisation tourne au rythme de l'école.
Quatre mois que je la presse le matin, que je la réveille, que je lui impose un rythme totalement en inadéquation avec ses besoins.
Quatre mois que je lutte pour laisser de la crédibilité à l'école afin que MaPetiteFleur garde confiance dans ces adultes.
Quatre mois qui, pour le moment ne nous ont offert, pour ainsi dire,aucun moment de bonheur...
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