mercredi 13 juin 2012

Merci...

Le 25 Mars 2011, j'ai posté pour la première fois un article ici.

A l'époque, j'avais l'envie de partager mon quotidien, de m'ouvrir une nouvelle fenêtre sur le monde.

Quelques semaines auparavant, les médecins découvraient ma MAV. Et ma TiteFleur n'était encore que MiniMinounette. Elle n'avait que 14 mois.

Depuis, beaucoup de choses se sont passées.

Des hospitalisations, des opérations, de la souffrance, de l'espoir, de la fatigue, de la lassitude.
Tu m'as donné du soutien, de l'amitié, des idées.

Je suis donc ici pour te remercier.

Te remrcier pour ces jours passés à réfléchir à ce que j'allais pouvoir te raconter. Ces jours qui m'ont aidé à surmonter ces long mois. Les attentes entre les hospitalisations. Les hospitalisations en elles même. Les retour un peu paumée à la maison.

Le blog et facebook sont limite devenu le seul lien social auquel je me suis rattachée depuis notre arrivée dans le trou ful du monde...
Lors de mes séjours à l'hôpital, j'ai le souvenirs ta présence dès mon reveil. Et oui, bien avant l'heure du petit déj, bien avant le levé du jour, bien avant qu'une infirmière soit entrée dans ma chambre,  mon ordi était déjà allumé, j'avais déjà parcouru la blogo et facebook, je me sentais existé autrement qu'en tant que malade grâce à tes publications.

J'ai fait de merveilleuses rencontre grâce au net.

Dans le désordre, Gwen, Shariffa, ma Tite Fée, Laëti, Soph', Fiona, Anna, Papy Rus, Audrey, Vaness', Aurore, Nathalie C,  Mère Geek, Zhom et sa Madeleine, Maman Elfe, Une Maman créative, Jass'...
Sans oublier "Maternons, lait..." (elles se reconnaitront si elles me lisent)
Avec certaines de ces personnes, je communique au quotidien, avec d'autres, la relation est plus implicite mais bien réélle et à mes yeux a tout autant de valeur.

Mais j'en oublie certainement... et j'en suis désolée.

C'est beaucoup et peu à la fois surtout à l'echelle du net et de la blogo... Certaines personnes étaient là dès le début, m'ont soutenues dans toutes les épreuses surmédicalisées que j'ai vécu, d'autres sont arrivées après et me soutiennent dans mon quotidien d'aujourd'hui...

Alors, je voulais lancer un enorme MERCI. Pas seulement aux personnes que je viens de citer. Mais aussi à toi, mon lecteur de l'ombre, celui qui prend le temps de me lire. De partager avec moi dans les commentaires du blog, celui qui passe du temps sur la page facebook, celui qui n'écrit pas.. Oui toi là-bas!!

Je n'ai pas vraiment conscience de ma place dans la blogo, ni de ce que j'apporte dans le quotidien du lecteur blogosphérien. Est-ce que j'apporte quelque chose finalement? J'ai parfois l'impression d'être noyée dans un truc enorme qu'est la blogo de mamans... Il y a tellement de blog, chaque jour de nouveaux, chaque jour des mamans qui écrivent de super trucs. Et moi à côté, tellement prise dans mon quotidien, je ne me rappelle même plus le matin de ce que j'avais prévu de poster la veille au soir...

Pour qui je blog? Je me pose souvent la question...
Je suis un peu perdu et je pense qu'il va falloir que je me recentre...

En attendant...

Pour toi ,
Pour Vous:
"Je n'oublie pas d'où je viens,
Bien avant vous,
Je n'étais rien..."
Alors Merci...

lundi 4 juin 2012

BABI

Aujourd'hui, nous recevons AZ qui nous demande du soutien au sujet de sa fille de 19 mois qui serait un BABI. (Bébé Aux Besoins Intenses)

Voici le premier message qu'elle nous a fait parvenir : 

Bonsoir steff et a vous autres ....
Je vous ecrie aujourdhui dans le but d 'avoir vos conseils.
Voila , je suis la maman de deux petites filles une de 6 ans adorable depuis toute petite et ma « deuz » bebe et aujourdhui petite fille de 19 mois difficile, qui pleurait tous le temps qui ne dormait jamais, encore aujourdhui elle se reveille plusieurs fois la nuit.
Mon probleme fut dabord que jai eu du mal a etablir une relation avec elle , c triste a dire mais jai eu parfois des regrets de l avoir concu......
Vous imaginez l ambiance a la maison, un bebe qui est constament en demande , jetait et suis encore epuisee.
A l a toute les caracteristique dune BABI , je naime pas trop les « tampons » , mais bon c tout de meme le cas.
Aujourdhui ca va un peu mieux puisqu ' elle arrive a se faire comprendre , mais elle encore turbulante , crie beaucoup , le parc, la poussette c toujours un drame !
Comment faire pour rester une bonne maman quand on vit un quotidien aussi fatiguant ?
Comment faire pour garder« cette passion » pour nos enfants quand les journees sont dures?
Et puis comment un jour avoir a nouveau envie dun autre enfants quand on a vecu cela?
Mon recit va un peu ds tous les sens mais c difficile d expliquer une situation difficile de maniere concise.
Merci davance a.toutes.


Puis celui qui est arrivé peu de temps après :

Bonjour Steff et a vous toutes,
Jespere avoir rapidement quelques conseils concernant ma petite fille.
Aujourdhui encore je l ai emmene a la PMI , et elle ma fait une crise terrible car elle voulait jouer ds la salle dattente, dc evidement le medecin la regarde avec un air plutot inquiet , du genre enfant capricieux.
Donc elle ma pose plein de questions concernant son comportement a la maison et avec les autres... Vous imaginez qu elle detenait , dapres elle une enfant turbulant ,j avoue que jetais genee.
Et puis bien sur son conseil recurant etait : laissez la pleurer .
A vos conseils. 


Bonjour AZ, merci de nous faire confiance et d' être venus jusqu'à nous pour trouver du soutien. Je vais faire de mon mieux pour vous aider.

Être maman, ça n'a rien de simple. C'est une perpétuelle remise en question. Ce sont des efforts quotidien pour offrir le meilleur à ses enfants. Et il est impossible de nier que parfois c'est épuisant.  De nombreuses mamans sont épuisées, se sentent dans l'incapacité de gérer diverses situations avec leur enfant. Pour autant elles ne sont ni mauvaises mères ni anormale. S'occuper des ses enfants EST fatiguant. Dans votre situation, ça l'est encore plus puisque votre seconde fille semblerait être effectivement un BABI.


J'ai envie de commencer par extrait du livre "vivre sa grossesse et son accouchement" d'Isabelle Brabant qui pour moi, même si elle ne solutionne pas les difficultés des parents de BABI a le mérite de souligner l'importance d'être entendu, soutenus, reconnu dans ce quotidien si compliqué. Mais surtout d'affirmer que ces enfants ne deviendront pas des enfants "moins bons" que les autres.
"Certains bébés ont des besoins accrus par rapport à tous les autres (qui en ont déjà beaucoup). Vivre avec l'un de ces bébés demande une patience et une endurance exceptionnelles ainsi qu'une compréhension de [la part de] l'entourage qui n'est pas toujours facile à obtenir. On croit souvent que c'est un comportement fautif des parents qui crée le comportement du bébé. Bien que des ajustements dans leur façon de répondre aux besoins de n'importe quel bébé soit parfois nécessaire, les parents d'un bébé à besoins accrus (en anglais high-need babies) souffrent du manque de compréhension de ce qu'ils vivent. Plusieurs de ces bébés hypersensibles souffrent de coliques importante et répétitives. Les solutions simplistes ne fonctionnent tout simplement pas avec ces bébés. Les laisser pleurer, ne pas "les gâter" et autres conseils bien intentionnés ne servent qu'à renforcer le sentiment d'isolement et d'inaptitude des parents qui luttent tous les jours pour trouver un façon juste et viable de répondre aux besoins de leur bébé. Certains parents ont trouvé un soulagement à l'hypersensibilité de leur bébé en ayant recours à l'homéopathie, l'ostéopathie ou la chiropratique. De bons livres existent au sujet des bébés aux besoins accrus et le seul fait de savoir qu'ils ne sont pas seuls aide plusieurs parents à traverser les périodes critiques, confiants qu'à la longue leur bébé "difficile" deviendra un enfant et un adolescent éveillé, curieux, sensible et attachant."
Lorsque que je regarde votre situation, d'après ce que vous me dites. Je ne suis pas sure que tout soit imputable au statut de BABI de votre fille.
A 19 mois, le fait de, par exemple, ne plus vouloir aller dans la poussette ou dans le parc est tout à fait normal. Votre fille vous signifie qu'elle a envie d'autre chose.  Marcher, courir, développer sa motricité, découvrir.

Il est compliqué de vous aiguiller sur des situations plus précisément, ce que vous décrivez sont des ressentis, non des observations.
Je lis surtout votre difficulté à accompagner votre plus petite fille. Le sentiment de ne l'avoir pas désiré, de ne pas vous être suffisamment attaché à elle. J'aurais plutôt l'envie de vous diriger vers une compréhension de vos propres sentiments. Mais, non pas en allant regarder pourquoi vous ne souhaitiez pas cette enfant, mais pourquoi à l'heure actuelle vous ne parvenez pas à l'accompagner de la même manière que votre première fille. Quelle enfance avez-vous vécue, quelle place aviez-vous dans votre fratrie, que vous rappelle votre seconde fille? Pour accompagner son enfant il faut comprendre celui que l'on été. 

Je vais tout de même vous recommander une lecture essentielle pour vous permettre d'alléger votre quotidien sous tenson avec votre fille. "J'ai tout essayé" d'Isabelle Filiozat". Ce livre devrait vous donner des idées, des solutions pour adapter votre comportement à celui de votre fille.

Je vous invite également à nous ré-écrire pour préciser les situations qui vous préoccupent plus précisément, il sera plus facile de vous apporter du soutien et des pistes de réflexions.

J'invite également les lecteurs et lectrices à donner avis, conseils, idées pour aider AZ.

mercredi 30 mai 2012

Ritualiser le quotidien

Il y a quelques jour est arrivée une question d'Emmanuelle.
N'ayant que peu de temps pour lui répondre à ce moment là, je lui ai demandé de préciser un peu sa situation. Voici l’échange qui s'en est suivi. 

Bonsoir Steff,
tout d'abord merci pour cette rubrique qui va peut-être m'éclairer ;0)
Je suis Maman de 4 Princesses (Cassandre et Lou-Anne auront 6ans fin Aout,Ninon aura 4 ans le 12 Juin et Louison 8 mois dans 2 jours).
Ma question concerne l'autorité ou plutôt mon absence totale d'autorité (quoique je n'aime pas ce mot). Je suis en congé parental depuis la naissance de mes premières puces et donc à la maison en permanence (j'adore ça!!!). Je suis anti-fessée mais je ne sais pas comment faire pour qu'elles m'écoutent et respectent ce qui est bien (je pense) pour elles. J'ai tendance à répéter 10 fois la même chose sans effet,du coup,je hausse la voix et rien n'y fait.
A l'inverse,mon Chéri pense que la fessée peut aider et là est notre seule divergence. Il me fait remarquer que ma méthode "douce" (comprendre,discuter,expliquer) est vaine!!!! Que faire?

Sinon,une de mes grandes a tendance à s'isoler devant sa télé (limite elle zappe le repas ou le dessert) et si j'éteins la télé de force,c'est la crise! Elle dénigre son autre soeur en la rabaissant et se braque facilement,nous sommes désemparées face à son attitude! A l'école,c'est l'élève modèle . Que me conseillez vous?

Merci beaucoup de votre aide,bonne soirée.

Emmanuelle



Bonsoir Emmanuelle,

Merci pour votre message ,
Je prends le temps de vous répondre dès demain. J'avoue ce soir être bien au
bout de ma journée!
Pourriez-vous me préciser un peu la situation (d'autorité) s'il vous plait.
A quel moment avez-vous du mal à obtenir ce que vous souhaitez de vos
enfants?
Comment vous y prenez vous? (si possible avec un exemple.)
Dans le quotidien , où avez vous l'impression de manquer d'autorité?
N'hésitez pas à développer votre ressenti vis-à-vis de tout ça, ça pourrait
nous être utile pour réfléchir ensembles.


Merci
Steff




Bonjour Steff,

Alors, je dois avouer que ce n'est pas simple de donner mon ressenti. J'ai quand même remarqué que mes Princesses se sont quand même un peu calmées si je repars 1 an-2 ans en arrière ,période pendant laquelle j'étais vraiment plus que désemparée.
Mais,elles me connaissent bien et elles en jouent (j'ai l'impression). Cela est au quotidien.
Par exemple,il leur arrive de ne pas vouloir ranger leur chambre. Je vais leur redire plusieurs fois et finalement,au bout d'un moment,ça m'agace et je le fais avec ou sans elles.
Il leur arrive de me répondre ou de se faire mal entre elles,du coup,je les punis mais elles font comme si de rien n'était. En fait,je ne sais pas quoi faire pour les calmer (le coin:elles n'y vont pas,dans une pièce isolée:elles sortent direct),l'explication (dur quand elles crisent)...

Mais,en ce moment,le point fort,c'est l'avant-coucher:excitation maximale quand leur Papa travaille (il n'a que dimanche soir de repos!!!!).
Pour commencer,elles ne veulent pas monter,ensuite,elles courent-sautent,ne viennent pas se laver les dents,puis passent d'une chambre à l'autre. Quand la tempête est passée,qu'elles sont au lit,je dois remonter en moyenne 5-6 fois ou plus pour leur dire d'éteindre la lumière,de retourner au lit,d'arrêter de se lever...
Voilà,quelques exemples qui je l'espère sont assez clairs!

En général,je me sens dépassée,nulle et comme je m'énerve,je culpabilise un max!!!!

A cela s'ajoute le fait qu'étant à la maison,je rêverai de pouvoir donner à mon Chéri et mes Princesses le maximum de confort et de bien-être dans une maison nickel mais je n'arrive pas à faire tout ce que je souhaite. Je crois que je me mets (inconsciemment) une pression et du coup,je me sens (parfois) un peu bonne à rien. Je me dis que je n'ai pas le droit de me poser et quand je le fais ,je culpabilise. Je crois que j'ai peur de ce que les autres pensent de moi qui suis toujours en vacances dixit une "copine"!!!!

Désolée de la longueur mais j'aurai plein de choses à dire et je vous remercie d'avance!
Bonne journée,
Emmanuelle


Merci pour toutes ces précisions. Je vais maintenant tenter  de vous apporter pistes de réflexions et soutien.

Être maman au foyer, c'est un job à temps plein. Très enrichissant, mais aussi épuisant. Par rapport aux enfants, la personne qui reste à la maison devient la figure d'attachement principale, mais aussi celle à qui les enfants vont s'opposer le plus. Pas facile à vivre lorsque l'on a l'impression d'être celle ou celui qui donne le meilleur de soi au quotidien pour eux. Une sorte "d'ingratitude" qui peut pousser à baisser les bras, et à perdre pieds dans la relation à ses enfants.
Prenons le dans un tout autre sens, voyons le sous un autre angle. Celui de la confiance inconditionnelle que mettent vos enfants en votre amour. Oui, ils peuvent se permettre d'explorer, de s'exprimer, de s'opposer, de crier, de pleurer, se permettre de créer leurs propres identités, grâce à vous, parce qu'ils sont certains que, quoi qu'ils fassent, quoi qu'ils disent, vous serez là pour les soutenir, les accompagner et les aimer.
Parlons un peu de cette fameuse "autorité" dont on nous rabats les oreilles. Quelle est-elle? Celle dont tout le monde parle, celle qu'il faut avoir selon les critères de notre socièté, est celle de la violence, celle de la discipline bête et méchante, parce un enfant, doit obéir, un enfant doit suivre les consignes de son parent, parce qu'il n'est qu'un enfant. L'autorité est devenu le mot banalisé, pourtant dans la réalité du quotidien de nombreux enfants, il n'est qu'autoritarisme et soumission à des règles absolues dictées par la toute puissance de l'adulte.
Pour ma part, quand je parle d’éducation des enfants, je parle d'accompagnement, de soutien, de limites et de repères, mais surtout de respect de l'enfant.
Je pense que pour accompagner son enfant, il est important de ne pas viser l’obéissance, mais la confiance. La relation s'en verra totalement changée.
Bien sur, changer ses habitudes, même si l'on est convaincu du principe même de l’éducation non violente et respectueuse de l'enfant n'est pas simple. Il faut sans cesse lutter contre soi, contre des années d'habitudes culturelles. Mais je vous assure c'est possible!

Mais passons au concret et à ce que vous vivez. Je vais m’intéresser aux situations que vous avez évoquées et tenter de réfléchir avec vous à ce qu'il est possible de faire pour que vous viviez au mieux la relation avec vos enfants. Trouver des petites astuces pour ces situations vous permettra sans doute d'en trouver d'autres pour adapter votre comportement lors de nouvelles situations qui vous paraissent compliquées.

Dans votre premier mail, vous parlez de rangement de chambres. "Par exemple,il leur arrive de ne pas vouloir ranger leur chambre. Je vais leur redire plusieurs fois et finalement, au bout d'un moment,ça m'agace et je le fais avec ou sans elles. " A l'âge de Lou-Anne et Ninon, ces moments peuvent être ritualisés. Ainsi, être prévus, comme une habitude. Avec elles, vous pouvez tout d'abord définir d'un jour de rangement, et faire, par exemple du mercredi matin le jour du rangement. Vous pourrait grâce à cela anticiper auprès elles le mardi soir par exemple. Demain, c'est le jour du rangement de vos chambres. Elles sont prévenues et peuvent anticiper ce chamboulement dans leur univers. Parce qu'il est aussi important de comprendre qu'il s'agit là d'un bouleversement dans leur lieu de vie, leur lieu à elles. Il est aussi important de le respecter et de ne pas tenter de leur imposer un rangement quotidien complet et obligatoire. Si certain jouet ou jeux trainent au sol. Ils sont peut-être encore là pour être utilisé le lendemain. Peut-être pouvez vous négocier de ranger tels ou tels jeux qui risquent d'être abimés, ou que vous ne supportez pas de voir trainer. Ainsi, demander à votre enfant de vous aider (en premier lieu) à ranger un jeu bien précis. Il est important d'accompagner son enfant dans le rangement. Pas seulement en rangeant avec lui, mais en lui indiquant la marche à suivre. "Tu ramasses ce morceau et le mets ici. Il reste encore un morceau ici.." Il peut être déroutant pour l'enfant et abstrait de devoir "ranger". Pour entrevoir tout le sens de ce mot, il faut pratiquer et comprendre que le rangement est différent pour chaque jeux ou jouet. Il faut aussi imaginer que pour l'enfant ranger toute une chambre peut être un objectif bien trop grand et très angoissant. Face à l'immensité de la tâche, il ne sait ni par où commencer ni si il va y parvenir. Face à un possible echec, il tentera puis se découragera.
Le rangement peut aussi être ludique, et amusant. En musique par exemple. Proposer ainsi de ranger pendant 3 chansons et quand la troisième chanson sera terminée, peu importe où en est le rangement, il devra s'arrêter. Une grand course peut s'engager. "Je ramasse tous les jouets de ta cuisine et toi tous les vêtements de tes poupées, c'est toi ou c'est moi qui vais avoir fini en premier? attention, feu-prêt-partez!!! ". Vous pouvez aussi créer une "carte du rangement" avec vos enfants. Un dessin de la chambre, en leur expliquant que vous allez commencer par telle ou telle partie de la pièce. Puis revenir à la carte et leur demander de choisir une autre partie de la pièce. Objectifs par objectifs, ce devrait être plus simple. Si vous êtes dans un moment où vous n'avez pas envie d'accompagner vos enfants (vous avez le droit d'être fatiguée, de ne pas avoir envie) alors rangez la chambre si pour vous c'est important. Si ça ne l'est pas cela peut attendre... Ne forcez pas vos enfants à ranger si c'est juste parce que le désordre vous agace.

De manière pratique. Pour permettre à vos enfants de vous satisfaire, il leur faut également des lieux faciles pour ranger, ainsi de grosses caisses qui se fermes et où ils peuvent sans soucis de tri mettre leurs jouets et ranger de manière rapide et efficace en refermant les caisses. Le vide se faisant rapidement, la satisfaction de l'enfant est là. Progressivement les caisses pourront être estampillées plus précisément pour permettre un tri par objets ou type d'objets.


L'avant coucher de vos filles semble aussi vous poser un soucis. Là encore, les rituels et habitudes peuvent vous aider à faire évoluer la situation.
Dans la journée, Il s'agira pour vous de prendre un temps avec vos filles autour de la table. D'apporter une grande feuille et des feutres. Une fois installées, vous allez leur proposer de créer une liste des habitudes du soir. Elle peut prendre la forme que vous souhaitez, photos de vos filles dans l'action, dessins, découpage d'images dans les magasines. Ce qui est incontournable, c'est l'écrit qui est la base de tout.
Introduire avec vos filles, que chaque soir il se passe les mêmes choses et que vous allez les écrire pour pouvoir se le rappeler chaque soir.

Exemple de liste :

  1. Lou-Anne, Cassandre et Ninon prennent leur bain à 18 h
  2. Lou-Anne, Cassandre et Ninon, font des dessins avant le repas
  3. 19h Lou-Anne, Cassandre et Ninon prennent leur repas
  4. 19h30 Lou-Anne, Cassandre et Ninon se lavent les dents
  5. Papa rentre
  6. Papa lit une histoire à Ninon, puis à Lou-Anne, puis à Cassandre dans leurs lits
  7. Maman vient faire des bisous et des câlins à Ninon puis à Lou-Anne, puis à Cassandre
  8. Ninon, Cassandre et Lou-Anne restent dans leurs lits 
N'hésitez pas à ajouter Louison dans ces rituels.
    Faire cette liste leur permettra d'anticiper, de moins s’énerver au retour de leur papa puisqu'un temps privilégié sera déterminé et fixe pour elles avec lui. Mais surtout elle vous permettra de vous appuyer sur elle. Ainsi avant chaque début de liste d'aller devant celle ci et de demander à vos filles quelle action se prépare. De revenir entra chaque action à la feuille si le besoin se fait sentir. Elle pourra être en plusieurs exemplaires et plusieurs formats pour se retrouver dans le salon, dans la cuisine dans la salle de bain et dans leur chambre. Bien sur le plus important et de s'habituer à votre quotidien.



    Les disputes entre sœurs.
    Ces disputes sont inévitables, tout comme la violence qui peut s'en suivre. Votre rôle est de permettre à chacune d'être reconnues tant dans sa violence que dans sa douleur. De proposer à celle qui a "taper" de réparer et à celle qui a été tapée de pardonner. Plus clairement de demander à celle qui a taper de s'excuser, et de faire un bisous ou une caresse par exemple tout en disant je suis désolée de t'avoir fait mal. Et de demander à celle qui a été taper de dire, oui je te pardonne. Il est aussi important de demander à celle qui a été dans la violence d'exprimer le pourquoi de cette violence. De l'encourager à verbaliser pour lui permettre de remplacer les coups par des mots. "tu sais, plutôt que de taper ta sœur, il faut utiliser des mots, dire que tu n'es pas d'accord, expliquer ce que tu souhaites."


    Pour finir, votre ressentie de maman est tout à fait compréhensible. Être la responsable de tout à la maison vous donnes l'envie d'être irréprochable. Il va vous falloir lâcher prise pour être plus détendue. Vous consacrer à certaines choses que vous ferez à fond, et d'autres que vous pourrez laisser couler et reprendre plus tard.
    Ne lâchez pas prise sur l'idée d'un éducation sans violence auprès de votre conjoint. Pour vous aider, des extraits de livres peuvent vous aider à appuyer votre propos auprès de lui.


    Je vous recommande aussi plusieurs livre qui pourront vous aider dans votre quotidien de maman.
    • "J'ai tout essayé" d'Isabelle Filiation
    • "Au cœur de émotions de l'enfant" et "il n'y a pas de parents parfait" du même auteur
    • "Parents efficaces : Une autre écoute de l'enfant" de Thomas Gordon
    • "Poser des limites à son enfant et le respecter" de Catherine Dumonteil-Kremer
    J'espère que vous aurez trouver dans ma réponse quelques pistes de réflexions qui pourront vous être utiles.
    Si vous avez besoin de précisions, ou que vous avez d'autres questions n'hésitez pas.

    J'invite les lecteurs ou lectrice du blog à partager avec nous leurs quotidien, leurs astuces, leurs idées!

    jeudi 24 mai 2012

    Mayoparasol

    L'année dernière, je te parlais d'une découverte que je venais de faire en farfouillant sur le net!
    Mayoparasol, le maillot de bain anti-UV! Voici le dit article.

    Cette année je réitère!! Et recommande toujours autant!!
    Et comme Mayo Parasol me donne l'opportunité de tester une nouvelle fois une combi pour plus grand je saute sur l'occasion.
    Alors, je ne vais pas te refaire tout le topo sur la protection anti UV, même si c'est quand même le plus important ici.
    Je vais te parler qualité, couleurs, trucs de fille!!

    Mayoparasol m'a fait parvenir un très joli modèle, le "framboisine", ça tombe bien, TiteFleur adoooooooore les framboises!!

    Le voici :


    Trop Chou, hein??

    Les couleurs sont vives et douces à la fois. Les dessins sont ombrés et je les trouve particulièrement délicats. Les détails sont soignés et j'apprécie beaucoup. Petit détail d'ailleurs qui fait la différence, la tirette sur la fermeture éclair. C'est bête, mais les doigts mouillés, fripés par une baignade, il faut y aller pour réussir à attraper la minuscule tirette en ferraille qui rentre dans la peau et se coince dans le tissus. Là, on peut aisément saisir la tirette en lycra (qui ne s'arrache pas bien sur!) pour remonter sans soucis la fermeture éclair.

    Oui tu lis bien, du Lycra. Comme tes fuseaux que tu mettais plus jeune.. haha, oui oui, les fuseaux!! #remember!!

    super dur de trouver une photo de fuseau
    à croire que quelqu'un à voulu effacer cette période du souvenir commun!


    Tu en as porté toi ???

    Bref, du Lycra, si tu te rappelles (je sais que tu t'en rappelles!!) , c'est une matière douce et très agréable sur la peau. Mais le principal, c'est que c'est une matière élastique, qui laisse respirer la peau, et qui sèche vite. Parfait pour un bébé ou un enfant qui va courir sur la plage faire des roulades sur les dunes, ou plonger dans son bain ou sa piscine à boudin!! (quoi??? tout le monde n'a pas la chance de pouvoir aller à la mer!!)

    Mais attends, je m'arrête, je t'entend douter, quoi du Lycra? Mais je vois pas comment c'est anti UV...
    Je vais t'expliquer!
    Mayoparasol propose un tissus composé de Lycra mais pas que. La composition du tissus offre une protection solaire 50+ (UPF50+), mouillé ou sec, soit 98% des UV stoppés. Et c'est bien ça qu'il faut retenir!
    Un peu de crème sur les parties non couvertes, un chapeau (il y en a aussi sur le site, des anti-UV assortis aux combi pour un total look!) et hop direction plages ou piscine à boudins! ou même ton jardin pour jouer en toute tranquillité!

    Comme tu as déjà lu tout ça dans mon article précédent (si ce n'est pas fait files ici! ) Je vais t'offrir ma sélection Boys and Girls vacation 2012

    Let's go!


    TiteFleur est une fan des Pirates, je ne pouvais pas passer à côté de ce modèle. Il se décline en plusieurs couleurs pour filles et garçon!! (un ti clic sur le maillot de tes rêves et tu seras directement rediriger sur la page du dit modèle!)



    La combi grafifik.. j'adooore, les couleurs, les motifs!! (et tu vois la petite tirette dont je parlais???)


    Même pas peur du soleil!!! Cro mignon!!!


    Nouvelle collection hyper craquante : Sophie la girafe!!! Je suis fan, elle est trop choupinou!!






    Alors si tu as envie de passer une commande, Mayoparasol t'offre les frais de port rien que parce que tu m'aimes!!
    Tu tapes le code L0512 lors de ta commande et hop tu seras livré gratuitement!!

    mardi 22 mai 2012

    Reveils nocturnes et allaitement

    Voici la question d'Aline :


    "Je suis l heureuse maman d un ptit loup de 9 mois qui est allaité il est adorable sauf qu il ne fait pas ses nuits mais pas du tout ses nuits et c est de pire en pire il se reveille presque chaque heure et se rendort qu en tètant .En fait il s endort qu en tètant ou en promenade .Comment faire pour qu il se rendorme tout seul ?En sachant que je ne veux pas le laisser pleurer comme on me la suggérer.Merci par avance de votre aide"

    Merci Aline pour ton message. Je te remercie également de me donner ta confiance, je vais faire de mon mieux pour t'apporter soutien et réflexions autour de ta question. 
    Nombreux sont les bébés de l'âge de ton fils à ne pas "faire leurs nuits". 
    Mais qu'entend t-on par "faire ses nuits".  Il est important, je pense, pour toutes les mamans qui nous lirons, de faire ce petit écart vis-à-vis de ta question pour le préciser et ainsi rassurer de nombreux parents. Effectivement on considère qu'un bébé "fait ses nuits" quand il dort jusqu'à 5 heures d'affilée au moins 4 nuits par semaine. On est très loin de toutes les réflexions que l'on peut entendre quotidiennement sur l'idée même qu'un enfant doit dormir au moins 10h de suite pour être considéré comme un enfant qui fait ses nuits! 
    (Retournons à nos moutons.) A l'âge de 9 mois il est plutôt habituel et normal de ne pas dormir la nuit et de se réveiller surtout si les nuits n'ont jamais été complètes. 
    Quand je te lis, ce qui semble te déranger c'est le nombre de tétées et donc de réveils qui ont clairement augmentés. Et à son âge c'est aussi tout à fait normal. 
    Neuf mois chez un bébé peut-être significatif :   

    • L'angoisse du huitième mois (angoisse de séparation) : Il se peut qu'elle ne soit  pas totalement évacuée. Ton fils a besoin d'être rassuré sur ta présence et se réveille pour vérifier que tu es là. La tétée le rassure. Il est important de répondre à sa demande comme tu le fais. 
    •  Pics de croissance : Chez l'enfant, on peut repérer des pics de croissance qui se font largement plus remarquer chez les enfants allaités. Ainsi les bébés augmentent les tétées à 10 jours, 3 semaines, 6 semaines, 3 mois, 6 mois, 9 mois et un an pour obtenir plus de lait.  Ils se réveillent donc beaucoup plus pour téter. Il est important de répondre à ce besoin pour augmenter la quantité de lait, vérifier aussi les quantité alimentaire en journée, elles ont peut-être besoin d'être augmentées.

    •  Poussées dentaires : Il est aussi important de dire qu'à ces pics de croissance peuvent s'ajouter des poussées dentaires qui sont largement soulagées par les tétées. La tétée déclenche chez le bébé une sécrétion d'hormones qui soulage sa douleur. Il peut donc multiplier les tétées pour apaiser ses douleurs. Cela peut durer quelques temps.. Jusqu'à la fin des poussées dentaires. J'avoue, ce n'est pas très rassurant!!

        • Apport alimentaire en journée : Il m'apparait aussi important de regarder comment ton fils mange la journée. Téte t-il autant? Les apports de la nuits sont peut-être indispensables pour lui, rattrapant ce qu'il n'a pas absorbé la journée.  Avoir donc, si il mange et tète suffisamment. 
        S'endormir en tétant dans les bras de sa maman est aussi tout à fait normal!! Quoi de mieux??
        Cependant, il est vrai que parfois, c'est compliqué à gérer. Il y a effectivement d'autres solutions que de laisser son enfant pleurer pour qu'il s'endorme autrement qu'au sein.

        Accompagner son enfant dans le sommeil peut se faire d'une autre manière. Ainsi en s'installant à côté de ton enfant, lui proposer dans un premier temps des tétées allongées, puis avant qu'il ne s'endorme, le décaler juste à côté pour qu'il s'endorme seul à tes côtés.
        Progressivement, la tétée se fera assis et tu poseras ton fils à tes côtés et tu t'allongeras avec lui pour qu'il s'endorme.Ton conjoint pourra aussi le faire.

        En side ou dans son lit à lui, il est aussi important de faire de ce lieu, un lieu agréable. Donc de passer du temps et des moments de partages ensemble dans ces endroits. Ainsi,le jour d'aller jouer avec ton fils à cet endroit, lui lire une histoire, chanter, se câliner et puis repartir ensuite ensemble.

        • A 9 mois les fameux "rituels du coucher" peuvent être mis en œuvre. Ils permettront à l'enfant de vivre de nouveaux instants repèrex autres que la tétée. La tétée pouvant toujours en faire partie. Mais étant disposée entre une lecture et une chanson par exemple. Il est très important dans un rituel de créer une suite d'événements se répétant de jour en jour, créant chez l'enfant sécurité. Par exemple. Le bain, un massage, une lecture, une tétée, une chanson dans son lit et l'endormissement avec une petite musique de nounours musical.
        • Le doudou peut aussi aider. Tu peux l'aider à découvrir qu'un objet de ce type peut-être rassurant lors de son endormissement. En prévision vous pouvez dormir avec un doudou dans votre tee-shirt et lui proposer à la sieste par exemple de le câliner.
        Pour la nuit, j'ai un très grand conseil. Après 28 mois de réveils nocturnes, il m'est très précieux. Et parfois plus simple et plus efficace pour tout le monde.
        Ne plus compter les heures, ne pas se dire, "encore un réveil". Ne plus regarder son réveil! Viser un seul objectif : se rendormir. Lâcher prise. Un jour "mon enfant fera ses nuits, pour le moment, je répond à sa demande.. ça ne durera pas."

        Je ne connais pas la configuration de votre sommeil à tous les deux. Sommeil séparé ou partagé? Mais je rajouterais que si ce n'est déjà fait, le sommeil partagé peut être très réparateur et rassurant pour l'enfant.
        Ainsi installer un lit en side pourraient vous permettre de faire de meilleures nuits. 

        Dernières pistes :
        • Rencontrer ou contacter une consultante en lactation
        • Lire le livre D'Elizabeth Pantley : "un sommeil paisible et sans pleurs" 
        EDIT : Ajout après commentaire : 
        • Lire le livre  "Etre parent le jour... et la nuit aussi" que l'on peut trouver auprès des groupes LLL ou sur amazon

          J'espère avoir pu t'aider un peu.
          N'hésites pas à poser d'autres questions.

          Lecteurs et lectrices,vos commentaires, avis, idées sont les bienvenus.

          Si tu as une question déposes là en commentaire de la rubrique ou envoie moi un mail à washou@free.fr



          Lætitia vient de m'envoyer une question. La voici : 
           
          "J'ai un bébé Manon de 8 mois, un grand Thibault de 5 ans et une grande Mathilde de 7 ans. Depuis la naissance de Manon,Thibault était super affectueux, mais depuis que Manon se met debout (c'est à dire depuis ses 6 mois et ...demi), Thibault est devenu insupportable, il colle sans arrêt Mathilde, Manon et moi même...se montre réfractaire à toute autorité, même avec sa maitresse...Je n'en peux plus j'ai l'impression de revivre sa période des 2/3 ans ou il disait non à tout bout de champs...Avant je tolérais car il n'avait pas totalement conscience de la portée de ses mots, mais ça devient du "tu es vilaine" "tu es un caca" "t'es méchante" et bien d'autres...C'est très dur d'entre ça constamment! Je ne sais pas quoi faire j'ai utilisé la méthode je l'ignore : mais il se met à me pousser voir me taper, la méthode je puni : il claque la porte de sa chambre et hurle à tout bout de champ, la méthode douce : il n'écoutes pas quand je lui parle, et quand je lui demande pourquoi il est comme ça il me dit des méchancetés..."
           
          Lætitia, merci pour ton message et la confiance que tu me donnes en te confiant à moi, à nous.

          Vivre en famille s'avère être chaque jour un réajustement de chacun, rien n'est simple, rien n'est acquis. A chaque nouveau membre qui s'ajoute, l'équilibre familial est remis en jeu.

          Dans ce que tu écris, je lis plusieurs choses. Je vais tenter de reformuler pour y voir plus clair. Tu me diras si c'est juste. Il convient je pense de traiter chaque partie séparément avant de les relier. Et de bien comprendre votre situation en essayant de clarifier chaque point.
           
          Je lis que Thibault est "insupportable" parce qu'il "vous colle". Et ce depuis que Manon se met debout. C'est donc le lien que tu établie. Pour autant est-ce le seul lien que tu puisses faire à cette époque? (autre changement de situation, dans la famille, dans le quotidien, à l'école).
          Quand tu dit qu'il vous "colle", peux tu préciser un peu. Dans quel moment tu l'observe, quand tu es occupé? Le soir, le matin , la journée? Repérer si ce sont des moments bien précis pourra aussi aider à s'adapter à sa demande ou même à l'anticiper. 
          As-tu changer des choses dans leur quotidien lorsque Manon a commencé à se dresser pour marcher? 

          Tu parles également de refus de l'autorité. Qu'entends tu par là? et par autorité? Je lis qu'il serait de retour dans sa phase d'opposition ou d'affirmation, est-ce que tu as l'impression qu'il te dit non par principe? Il y at'il de la violence sur toi, tes filles??
           
          Que dit Mathilde de tout ça, et comment réagi Manon face à son frère? Et leur Papa/ou seconde maman (les configurations peuvent être très différentes selon les familles..) tient quelle place dans tout ça.
           
          Pour le moment, je vais attendre les précisions que tu auras à m'apporter, puis je te proposerai quelques petites choses à essayer à mettre en œuvre avec Thibault ou peut-être en famille.

          Gérer la frustration du départ

          Bonjour mon lecteur.
          Une question est arrivée ce matin dans la rubrique soutien à la parentalité. Cynthia nous confie une difficulté qu'elle rencontre avec sa fille Lara de 22 mois. Voici ce qu'elle m'écrit : 


          "Bonjour,

          Je suis la maman de Lara, 22 mois. Je l’emmène tous les jour au parc près de chez moi. Et tous les soir c'est pareil pour repartir c'est la crise. Elle hurle se roule par terre me tape. J'ai beau lui expliqué elle n'écoute rien. Je sais plus quoi faire parce qu'en plus maintenant elle commence à me faire ça aussi quand on va chez ma mère. Est-ce que vous avez des conseils à me donner?

          Merci

          Cynthia"


          Bonjour Cynthia et merci de la confiance que vous m'accordez. Je vais tenter au mieux de répondre à votre question. J'espère que les lecteurs ou lectrices du blog compléteront si le besoin s'en fait sentir.

          Lara a beaucoup de chance de pouvoir aller se dépenser au parc. Ce sont des moments très importants pour son développement, tant du point de vue moteur que du point du vue social. Les découvertes et les rencontres qu'elle peut y faire sont chargés d'apprentissages et sont pour elles des instants très agréables.

          Il va de soit qu'il est très difficile pour l'adulte comme pour l'enfant de stopper une activité agréable.

          La différence entre l'adulte et l'enfant se jouant dans la capacité à gérer la frustration de l'arrêt de cette dite activité.

          L'adulte a appris à gérer et à se projeter dans l'idée que ce moment pourra être reproduit plus tard. L'enfant de 22 mois ne peut se projeter aussi loin et se "raisonner".
          Passer de l'état d'actif dans une activité intéressante, plaisante, à celui de passif qui subit le choix de son parent est très difficile à vivre pour l'enfant qui l'exprime très souvent au travers de cri, pleurs.. La frustration pour un enfant de cet âge est très dure à gérer, elle ne peut être contenu par l'enfant.

          Pour le parent, ces cris, pleurs, gestes "violents" sont souvent compliqués à accepter, il paraissent en premier lieu totalement disproportionnés, inadaptés, exagérés. Ces comportements sont pourtant un moyen d’extérioriser pour l'enfant, et ils sont très importants. Cependant, ils peuvent être diminués, supprimés, mais surtout entendus et compris.

          Voici des petites astuces pour aider votre enfant à vivre au mieux ces situations.
          • Anticiper : L'enfant vivra beaucoup mieux l'arrêt de l'activité qu'il est entrain de vivre si il est prévenu avant. Par exemple, si il est entrain de jouer au bac à sable, lui dire : "tu renverses encore trois fois ton seau et nous rentrerons à la maison", si elle est au toboggan, "encore 4 descentes et nous rentrons à la maison" ... L'anticipation, permet à l'enfant de se projeter dans l'action suivante tout en profitant de ses derniers instants. Parfois anticiper n'est pas suffisant. Mais il reste, je pense indispensable de le faire et d'y ajouter d'autres astuces pour compléter.
          Même en ayant anticipé, la frustration est toujours là, et elle est normale et logique. Il convient de l’accueillir et de reconnaitre à l'enfant le droit de l'exprimer. "Je comprends que tu aie envie de rester. Jouer au toboggan c'est super marrant. " C'est là qu'il peut être intéressant de transformer la situation en jeu.
          • Jouer : L'enfant est un joueur né, il regorge d'une imagination sans faille. A 22 mois, même si il ne l'exprime pas forcément. Il entre très facilement dans des petits jeux en situation. Par exemple : "oh, est-ce que tu vas réussir à m'attraper??" "Regardes, là-bas, une pomme de pin, est-ce que tu vas réussir à la ramasser?"
          • Lui donner une responsabilité peut également le pousser à "avancer". par exemple : "Je te donne les clefs de la voiture, ou de la maison, c'est toi qui va ouvrir la porte, appuyer sur le bouton de l'ascenseur?" "ohlala, je suis très fière de toi!".
          • Viser des objectifs intermédiaires :  Rentrer à la maison, c'est parfois un objectif lointain. Pas forcément bien représenté dans la tête de l'enfant. Lui proposer d'atteindre la grille du parc, puis le poteau à côté de la voiture rouge, puis l'endroit où l'on aperçoit le chien, ........... pour enfin viser la boite aux lettres de la maison, peut être un moyen d'avancer progressivement.
          Même avec toutes ces astuces, il peut arriver que l'enfant soit toujours aussi "triste" et qu'il ne parvienne pas à gérer la frustration du départ. Encore une fois, le plus important et de lui reconnaitre ce droit. Pourquoi ne pas s'assoir à côté de lui, le prendre dans vos bras, lui dire que vous le comprenez. Si il vous repousse  ( c'est très fréquent) faire preuve de patience, quand il aura exprimé suffisamment sa "peine", il saura se réfugier dans vos bras.
          Si il vous "tape", il est important d’intégrer qu'il ne vise absolument pas votre douleur, qu'il n'est pas entrain de vous provoquer. Il est seulement entrain de décharger sur vous sa frustration de manière physique et si il le fait c'est qu'il sait qu'en vous il trouvera toujours amour et sécurité affective malgré ses gestes "violents". Il convient de lui proposer un moyen d'exprimer sa frustration, cette décharge physique dont il a besoin, en tapant dans le sac à langer par exemple, en criant, en tapant dans ses mains, en tapant des pieds par terre. Ces comportements qui vous paraissent inappropriés et exagérés sont plutôt bénéfiques pour l'enfant qui extériorise sa difficulté. Une fois cette décharge physique effectuée, il saura trouver tout votre amour dans vos bras.

          On peut penser que tout cela prend du temps, qu'il est l'heure de rentrer un point c'est tout, que ce n'est que caprice et colère. Je ne pense pas. Je pense qu'il s'agit plutôt d'offrir à son enfant la possibilité d'exister, d'être reconnu et entendu et que c'est bien le plus important.

          Ces moments construisent son avenir. Sa capacité future à gérer frustrations et difficultés, à se sentir exister en tant qu'individu.  Il est, je pense indispensable, que votre enfant reconnaisse en vous la personne qui est toujours là pour lui, à son écoute, respectueuse de sa personne, de son individualité.

          J'espère avoir pu vous apporter un peu de soutien. Cynthia, si vous avez d'autres questions n'hésitez pas.
          J'invite toutes les personnes qui auraient d'autre réflexions à apporter à les écrire en commentaires! Merci! 

          Et si toi aussi tu as une question, je t'invite à m'écrire un mail à washou@free.fr ou à me laisser un commentaire sous la page "soutien à la parentalité "