jeudi 20 juin 2013

Hâte

Pas mal de temps que je n'ai pas pris le temps de me poser pour écrire.
Je ne sais pas si ça me manque ou non. Mais j'avais tout de même envie de déposer quelques mots.

Ici c'est l'effervescence, le déménagement est proche et nous sommes loin d'avoir terminé. Je crois que nous allons camper quelques temps.
Mais j'ai lâché prise, je me suis faite à l'idée. rien ne sera près, mais nous serons chénou, enfin! et c'est bien cela qui compte!

Et puis, surtout, je suis déjà plongée dans mon nouveau projet.
Oui le top secret dont je te parlais il y a quelques mois.

Je commence une formation d'hypnothérapeute dans un peu plus d'une semaine et j'ai trop hâte d'y être!
Me lever chaque matin avec la perspective d'une journée enrichissante, pleine de nouveaux apprentissages, me réjouit plus que tout!
Et encore je ne parle même pas de l'idée de commencer à pratiquer!

Cette reconversion me tient tellement à cœur!
J'espère que je serais à la hauteur!
Accompagner des adultes fait parti de mes projets, mais j'aimerai me concentrer sur les enfants. J'aimerai vraiment trouver ma place dans ce secteur. Je vais faire tout pour!

Une autre chose qui me réjouit, c'est une semaine parents/enfants à laquelle je me suis inscrite cet été.
C'est une semaine sur la bienveillance éducative. Il y aura de nombreux ateliers, et des conférences proposées par des intervenants dont les noms ornent les livres de ma bibliothèque. Entre autre Catherine Dumonteil Kremer... wouhou!!!!!
Là aussi j'ai hâte!!
Tout pour me plaire. La vie en communauté, les échanges en groupe, et pour couronner le tout, une semaine totalement végétarienne!!!
Je ne vais jamais vouloir repartir!
J'y vais avec TiteFleur, et j'espère qu'elle aussi prendra du plaisir à cette vie ensemble, ces partages.

Il ne me reste plus qu'à patienter!
ça va être long..

TiteFleur ne s'arrête plus de grandir. Elle est très pressée de rentrer à l'école. Et malgré toutes mes réticences à l'y inscrire, j'ai finalement choisi de le faire. J'espère que tout s'y passera bien et que je parviendrai à déceler si quelque chose ne va pas.

J'espère que pour toi tout va bien!! ;)




lundi 18 mars 2013

Drôle d'odeur...

Ouh!! ça sent le renfermé ici!! C'est bien poussièreux me diras-tu!!
Tu as raison de râler... J'avoue, j'avoue, je suis coupable de délaissage blogguesque. Ce n'est pas bien, j'en ai concience, mais que veux-tu, le temps me manque. J'ai sans cesse l'impression de lui courir après.

Ma TiteFleur a eu troizans! Et je crois que le terrible two dont tout le monde parle c'est du pipi de chat à côté de terrible trois dont personne ne dit mot!
On tente de gérer comme on peut, on lis de nouveaux livres. Thomas Gordon, Faber et Mazslih, je relis mes Filliozat et mes Dumonteil Kremer...

Je crois que je ne suis pas prête de réussir à terminer Fifty Shade... (Le second roman dans lequel je me suis lancé en troizans..) snif, snouf...

Enfin, j'ai tout de même réussi à lire le livre de Marie des Mamans testent!! Un vrai bonheur!

Donc comme je te disais en gros, la vie suit son cours. Ma TiteFleur grandie. Depuis un peu plus d'une semaine ella décidé de ne plus mettre de couche. Depuis il y a eu trois accidents.. et de nombreuses victoires! Elle est très fière et moi je suis ravie d'avoir attendue qu'elle fasse le choix seule, sans que je la pousse, sans que je lui impose la fin des couches.

Elle est donc presque prête pour l'école.. Elle... Oui, parce que moi je ne le suis toujours pas. Et même si chaque jour elle me dit, "maman à la rentrée je vais aller à l'école", beh moi, je n'en ai pas du tout envie.

Pourtant, je vais l'y inscrire. C'est sa demande. Et malgré mon angoisse d'inadaptée scolaire, je pense qu'elle, elle sera adapté à ce système. Bien sur, le contexte m'angoisse. Mais je vais me faire violence pour elle. Je pense que pour moi, ce moment va être une étape difficile à passer.
Mon angoisse de la voir détruite par un système auquel je n'adhère pas est très difficile à traiter. Sans parler de mon besoin de contrôle permanent qu'il va falloir transcander.
Septembre s'annonce tendu!!

Pour le reste des news :

Une nouvelle maison en cours de réhabilitation, un projet -top secret- de formation (wéé top secret au cas ou ça foire hahaha), la mise en place d'un atelier Faber et Mazlish sur mon secteur (l'echange en groupe c'est plus formateur qu'un livre)...

Ah et j'oubliai j'ai aussi acheté un livre : "Lire à trois ans c'est tout naturel"... passionnant.. (enfin pas autant que Fifty shade) Je recommande...

Et comme ça fait des mois que tu n'a pas vu ma TiteFleur, la voici, ma Grande :





mercredi 16 janvier 2013

Collaboration maison/école et accompagnement de l'enfant

Roblette m'a envoyé un mail il y a quelsues jours, je prend le temps de lui répondre aujourd'hui. 
Voici ce qu'elle m'écris : 

Nous avons 2 petits garçons, Enzo 4 ans et Ethan 10 mois, tous prématurés. J ai
surtout besoin de conseils par rapport à Enzo. Il est né à 33 sa et a fait une
entérocolite nécrosante à une semaine de vie. Nous avons failli le perdre
plusieurs fois en 4 mois, mais une fois rentré à la maison, nous avons essayé d
éviter de le mettre dans un cocon, faire comme ci tout allait bien. Il a évolué
très vite : à 9 mois, il avait ses premières dents, rampait, marchait à 4 pattes
et se tenait debout dans le parc. Il est entrée à l école l année dernière et a
des difficultés de langage (il est suivi par une orthophoniste). Cette année,
depuis le début jusqu au vacances de novembre, nous avons eu de grosses
difficultés avec les maitresses : Enzo bouge beaucoup, attrape les enfants par
le coup ou les pousse (c est le seul moyen qu il a pour avoir contact avec eux
puisqu il a du mal à se faire comprendre), n arrive pas du tout à travailler en
autonomie, et a apparemment besoin d etre absolument suivi par un pédopsy parce
qu il a un soucis, ce que réfute mon médecin. Elles ont demandé à la psychologue
scolaire de venir l observer début décembre et nous n avons eu aucune
nouvelle... Et pourtant, lorsque je parle avec d autres parents, Enzo est le
chouchou des filles, fait des câlins, et plus gentil que les autres garçons,
donc j ai du mal à comprendre. C est vrai qu il a du mal à comprendre lorsqu on
lui dit quelque chose, s énerve vite, nous hurle dessus en ce moment (jalousie
vis a vis de son frère !), fait pipi la culotte sans arrêt mais seulement quand
on est là... On s énerve tous à la maison pour la moindre chose parce que rien ne va et
je ne sais pas quoi faire... Je ne sais pas si je dois l envoyer vers un
pédopsy, je ne sais pas comment me comporter avec lui, quelles activités faire
avec lui sachant qu il ne reste pas en place, qu il boude facilement, et que j ai tellement de choses à faire à la maison que j ai tres peu de temps pour mes enfants, je suis pourtant en congé parental.

J espère que vous pourrez me guider un peu.


D'abord Roblette, merci de la confiance que vous m'accordez. Ce que vous vivez n'est pas simple. Partagée entre ce que vous connaissez de votre enfant chez vous, ce que les maitresses vous rapportent et donc les besoins de chacuns, vous pouvez difficilement vous positionner.
Ce que je comprend de votre questionnement, c'est qu'il est compliqué pour vous d'identifier réélement le besoin d'Enzo et ses difficultés à l'école. Mais surtout comment l'accompagner au mieux.

Travailler en collaboration avec l'école est souvent compliqué. Les instits n'ont que rarement les mêmes observations sur l'enfant que le parent. Il est donc parfois difficile de se comprendre.

Cependant pour Enzo, il pourrait être important de répondre à la demande des instits. Non pas parce que vous pensez qu'il a besoin d'un pédopsy mais pour satisfaire leur demande et qu'elles restent ouverte à la compréhension des besoins d'Enzo. Malheureusement la relation à Enzo est aussi dépendante de celle que vous entretenez avec les maîtresses.

La rencontre avec le pedopsy (en votre présence) devrait vous permettre d'évaluer si vous oui non Enzo a besoin d'un suivi. qu'il s'agisse d'un suivi psy ou autre. Un psychomotricien pourra par exemple l'accompagner dans ses mouvements, lui permettre de canaliser ses gestes, ralentir son rythme. Le pedo psy vous orientera peut-être dans une autre direction. A vous de juger ou non à ce moment si vous trouvez son raisonnement adapté. Vous pouvez toujours rencontrer un autre psy. Mais il est vrai que dans un premier temps pour aider Enzo à l'école, il serait judicieux de répondre aux demandes des maîtresses.

Pour aider Enzo dans son quotidien, verbaliser est très important. Vous entendre mettre des mots sur tout et rien va l'aider considérablement. Apprendre à reconnaitre ses emotions ect. Par exemple, lorsque vous reperez qu'il est en colère ou triste, signifiez lui ce qu'il peut ressentir. Faites lui répeter au maximum lorsque les mots ne sont pas prononcer  correctement. Si vous pouvez prendre un moment avec l'orthophoniste, elle pourrait vous donner quelques clefs pour soutenir Enzo au quotidien au niveau du langage et de la compréhension
.
Les livres sont aussi pour lui le moyen de se concentrer sur les mots lorsque vous les lui lisez, mais aussi un moyen de se concentrer calmement avec vous. apprendre à se poser.
Vous dites qu'il a besoin de "bouger". pourriez-vous lui trouver une activité extra scolaire? piscine, gym? foot? Quelques chose qui lui permette d'exprimer ce besoin? Avec vous, sans vous, comme vous le pouvez, le souhaitez.

le pedopsy pourra tout de même vous "servir" à vous aussi, dans le sens, où il vous permettra de saisir le niveau de compréhension d'Enzo et surtout de vous y adapter.
Il m'est difficile de vous eclairer plus précisémment sur le comprtement à adopter avec Enzo dan scertaine situation plus précises de conflit, ou d'opposition. si vous le souhaitez, nous pouvons échanger de manière plus pointu sur un comportement à adapté à une situation particulire qui vous questionne.
N'hésitez pas à me demander des précisions.

J'invite également les lectrices et lecteurs à donner leur soutien à Roblette dans les commentaires.

Bonne journée

(Je voudrais rajouter, qu'il est indispensable que vous ayez accès au compte rendu de la visite du psychologue scolaire... )

Le coucher à 18 mois


Aujourd'hui je vais tenter de répondre au mieux à Rachel. 
Voici ce qu'elle m'écrit :

"Jusqu'à présent ma fille qui a 18 mois dans 2 jours, s'endormait sur moi le soir après son biberon et je la posait ensuite dans son lit et elle dormait généralement toute la nuit. Or, il se trouve qu'elle ne veut plus de biberon le soir. Elle veut "participer" à table avec nous (mais ne mange presque rien et descend de table au bout de 5 min maxi). Cela ne me dérange pas du tout qu'elle veuille manger avec nous, au contraire ! Le problème c'est que maintenant ça devient TRÈS difficile de la coucher. Elle ne veut rien savoir de dormir dans son lit, hurle et comme je ne peux pas l'entendre hurler et pleurer, je cède et la sort de son lit...
Je la met donc entre mon mari et moi dans notre lit et là, elle lutte encore mais je la raisonne en lui disant que stop, c'est l'heure de dormir, qu'elle est fatiguée et que tout le monde fait dodo et elle fini par s'endormir ...
on la pose ensuite dans son lit mais elle fini toujours par se réveiller au milieu de la nuit en hurlant et on fini par la reprendre ...
Je viens de lire que 18 mois c'est la peur du noir et je crois bien qu'elle a peur du noir puisqu'elle nous dit "appuie" en nous montrant la lumière ... On allume donc la salle de bain qui est à coté notre chambre et là elle fini par s'endormir (en luttant souvent)
Je précise aussi qu'elle a dormi 1 semaine avec nous (jusqu'à hier) car elle a été bien malade (bronchiolite + otite en même temps)

Je sais bien que ma méthode n'est pas bonne mais je ne trouve vraiment pas de solutions !!! Je veux pas la voir hurler mais en même temps, il faut qu'elle ait des limites
Je me dis aussi que c'est pas bon pour elle de dormir avec nous ... J'entend tellement de "c'est de mauvaises habitudes"

Je ne veux pas la voir lutter mais j'ai l'impression d'être trop "laxiste"
enfin je me remet (trop) en question et je sais plus ce qui est bien ou pas ...
Des fois je me dis qu'il faut pas la forcer à dormir mais d'un autre coté il lui faut des limites et une heure de coucher raisonnable surtout que le lendemain le réveil est tôt ... (je dois l'amener chez sa mamie puisque je travaille à 8h ...)
En gros, je suis un peu perdue :(
Donc si vous pouvez m'aider, ça serait super !"

Merci Rachel pour la confiance que vous m'accordez encore une fois. Etre parent est un ajustement quotidien et lorsque l'enfant grandi ce qui fonctionnait la veille peut échouer le lendemain. 
A 18 mois beaucoup de changement ce sont opérés et le passage bébé/bambin est bien passé. 
Les habitudes s'en voit changées. 
Votre fille vous montre d'ailleurs qu'elle veut que cela evolue.
Vous vous adaptez déjà sans vous en rendre compte. Il manque très peu de chose pour aider votre fille à passer ce nouveau cap du coucher sans biberon.
Pour beaucoup de bébés/bambins, le coucher et parfois même l'endormissement se faire au sein ou avec un biberon de lait. Il n'y a d'ailleurs rien à dire là dessus à part que cela fonctionne très bien pour tout le  monde. 
Arrivé à un certain âge (différent pour tous les enfants), l'enfant demande à faire evoluer ces habitudes, en voulant autre chose pour le repas, en repoussant les anciennes habitudes de coucher. 
En écoutant le besoin de changement de votre fille pour les repas vous vous adaptez à son nouveau besoin, c'est parfait. Maintenant, il pourrait être interessant du faire evoluer le coucher et de lui proposer un autre "rituel" que le biberon. 

Le rituel est important pour l'enfant. Il doit être le même chaque soir. Il commence après le repas. 
Voilà à quoi il peut ressembler à 18 mois. 

- Repas
- lavage de mains et des dents
- changement de couche
- lecture d'un livre (le mieux est de trouver un livre et de lire le même chaque soir)
- une chanson
- un calin, des bercements, des bisous
- soit vous continuez l'endormissement sur vous si vous en avez l'envie, soit vous accompagnez votre fille dans le sommeil en vous allongeant à côté d'elle, en chantant, en lui carressant la joue ou le dos, vous pouvez aussi convenir qu'après le calin vous la laissé s'endormir seule.

Si vous souhaitez qu'elle s'endorme seule dans son lit, il est possible que cela prenne du temps. Il est important de ne pas en faire un conflit et un moment désagréable pour vous comme pour elle. 
Lorsque vous l'installez dans son lit et que vous quittez la pièce elle ne doit pas pleurer, elle peut "râler" un peu et vous dire qu'elle n'est pas d'accord, mais ça ne doit pas durer plus de deux minutes (montre en main).
pour que ce moment de séparation soit plus facile, il peut être iteressant que votre fille soit occupée dans son lit. qu'elle y trouve des jouets qu'elle ne voit pas la journée. Qu'elle aprenne à aimer y être. 
pour l'aider à apprécier ce lieu, vous pouvez la journée, créer des moments de jeux avec elle dans son lit. Jouer toutes les deux sans la quitter, sans qu'elle n'y dorme.  
Le soir lorsque vous la déposez dans son lit, tant que possible, essayez qu'elle ne pleure pas. Jouez, riez, "ohhhh mais regardes tu vas t'envoler jusque ton lit, ahhhh un monsieur lapin, bonjour monsieur lapin, comment allez -vous......" faites lui oubliez que l'objectif premier est le coucher. (ce doit être très théatral!!) 

Pour la nuit, les reveils nocturnes sont très fréquent à son âge et ne sont pas préoccupants bien que fatiguant pour tout le monde. dormir avec vous, peut-être votre solution. "habitudes", "c'est mauvais pour elle", sont des jugements qu'il est important de ne pas intégrer. Vos solutions, sont vos solutions. vos réponses sont celles qui sont adaptées à votre fille. La laisser pleurer ne lui apportera aucunement un sentiment de sé&curité qui ets ce qu'elle réclame actuellement. Rituels, respect de son rythme, de ses demandes, sont des pistes bien plus interessante que d'essayer de la "forcer" à dormir. 
Vous pouvez cependant consulter un ostéopathe (à 18 mois, le corps de l'enfant à déjà subit de grand boulversements qui peuvent être à l'origine de blocages troublant le sommeil) et un homéopathe.
En attendant vous pouvez d'hors et déjà vous procurer "passiflora composé" 9 ch et lui donner 3 granules à au début du rituel et 3 granules au coucher. 

L'heure du coucher doit être adapté à ce que vous comprenez de sa fatigue. Sachant que le rituel doit durer au moins une vingtaine de minutes pour apaiser suffisemment votre fille, il est important de commencer au bon moment. Ne vous inquiètez pas vis-à-vis du lever du lendemain. Votre fille se rattrapera à la sièste si elle en a le besoin.

Pour la lumière, il se peut effectivement que votre fille commence à être troublée par le noir. Vous pouvez vous procurer une veilleuse qu'elle pourra avoir auprès d'elle dans son lit. Il en existe à tous les prix (chez ikea par exemple) une musicale peut être un atout pour l'aider à s'apaiser lorsqu'elle se reveille la nuit. 

si vous ne souhaitez plus la ramener dans votre lit la nuit lorsqu'elle se reveille la veilleuse musicale pourra vous y aider. tout en la mettant en marche, des petits calins sur le dos ou le visage pourront l'apaiser. 

J'espère vous avoir donné quelques pistes pour améliorer votre quotidien; J'invite les les lectrices et lecteurs du blog à apporter leur point de vue.
si vous avez d'autres questions n'hésitez pas à venir les poser. 

Bonne journée





jeudi 29 novembre 2012

Instantané

Quelques semaines, peut-être quelques mois que je n'ai pas déposé mes pensées ici. Non pas que je n'ai rien à raconter, mais j'avais, je pense, le besoin de prendre un peu de recul vis-à-vis de la bloggo. Un peu envahisante, elle commençait à empiéter sur le réél de manière déplaisante.
Mais me revoilà!
Rassures-toi, je ne vais pas te servir l'habituel "je t'ai manqué?" (même si tu as le droit de me dire que tu m'aimes, ça fait toujours du bien!)
Je poste aujourd'hui sans véritable objectif d'article. Pas de thème sur lequel débattre - ou se battre... ^^
Juste un petit partage d'instantané.

Ici la neige est bien arrivée. c'est joli, oui, je sais toi tu aimes! Pour moi c'est plus mitigé! Même si j'aime beaucoup aller faire de la luge avec ma TiteFleur, la neige qui recouvre les routes ne me ravie pas du tout. Les glissades c'est bien sur une piste, pas en voiture. Je garde un goût amer de notre premier hiver et de ma voiture écrasée dans la roche.. (Tu vois au premier plan à droite, oui, oui, c'est bien ce qu'il reste de ma roue... bien evidemment ma voiture est épave..)


J'aurais presque attendu 3 ans pour avoir une nouvelle voiture. Mais elle est là!! une 307 prune!

Ma TiteFleur va bientôt avoir 3 ans. Elle va vivre son troisième Noël. Elle est plutôt préssée! Je lui ai fabriquée une jolie robe. Et j'espère qu'elle pourra la porter le soir de Noël...



Elle a aussi fêté haloween avec bonheur!



Mes cheveux ont enfin repoussés.. Fini le trou de cheveux.. Tous mes cheveux font la même taille... et la cicatrice est bien cachée. Petite anecdote pourrie, quand il  y a des changements de pressions atmosphérique je les sens sur mon crâne..


J'ai de nouveaux projets professionnels que j'espère réussir à faire financer par Môssieur Paul Emploi.
Je ne t'en dis pas plus pour l'instant. Superstition de base!!^^

Enfin, je suis plutôt ravie d'avoir de nouveaux projets pro.

Bientôt nous allons déménager dans notre maison. Oui, NOTRE maison... j'ai hâte d'investir les lieux et de commencer les rénovations.. Premier objectif, salle de bain.. et ya du job!


Comme tu peux le voir, notre petite vie continue doucement et paisiblement!!

vendredi 19 octobre 2012

Gestion du conflit chez la nounou

Aujourd'hui, je reçois Héloïse qui a une question au sujet de sa fille Marie-Lou 15 mois. 
Voici ce qu'elle m'écrit: 


"Bonjour, j'aurais 3 questions à vous poser.



J'ai de petits soucis avec ma petite puce Marie-Lou de 15 mois :
1) Hier la nounou m'a dit que Marie-Lou mettait la misère à Alice (l'autre petite que garde la nounou).
Elle est arrivée il y a 1 mois chez la nounou pour repmplacer une autre petite mais qui était + grande que Marie-Lou.

Elles ont le même age mais Alice est + petite et + fine que ML. Elle a un caractère très passif, elle se laisse faire et est très calme.

Du coup Marie-Lou est terrible avec elle. Elle lui pique sa tétine et la jette par terre, son doudou, elle lui tire les cheveux, etc..
D'un côté ça me fait super mal au coeur pour cette pauvre petite et je me met à la place des parents (ils ne sont pas trop au courant pour l'instant) et d'un autre côté j'ai du mal a réaliser que c'est mon "adorable" puce qui peux avoir un tel comportement..
Marie-Lou n'a jamais eu de problèmes particuliers. J'ai eu une belle grossesse, un super accouchement, elle pleure très peu, est très indépendante et bien (il me semble) dans ses baskets.

Que puis-je faire? Elle est seule à la maison donc impossible de lui dire de ne pas faire ci ou ça avec d'autres enfants...

2) Par ailleurs, j'ai beaucoup de mal a lui faire entendre raison lorsque je lui dit NON. Je lui explique beaucoup les choses, mais elle "n'obéit" pas, a tel point que je me demande si elle comprends vraiment le NON? (Elle ne le dit jamais et ne fais pas le signe de la tête).
Lorsque qu'elle fait de grosses bêtises, j'aimerais "marquer le coup" mais je ne sais pas quoi faire (biensur, hors de question de lui mettre une tape). Que puise-je faire??

3) C'est parfois la croix et la bannière pour la changer, elle se tortille et hurle dans tous les sens.. J'ai essayer de lui détourner l'attention ; ce qui fonctinnait, mais là, ça ne fonctionne plus. Avez-vous des petits trucs??!!

Merci beaucoup"



Héloïse, Merci pour votre confiance. Etre parent employeur n'est jamais simple et la question de l'éducation chez la "nounou" est souvent compliquée. 
Ici, si je comprend bien, vous vous posez la question de la relation que Marie-Lou peut avoir avec Alice. Tout d'abord pour vous rassurer, à son âge, ce que fait Marie-Lou est totalement normal. Ce type de comportement ne peux être enrayé et fait partie des apprentissages du "vivre ensemble". Cependant, la réponse qui est donnée est très importante. Comme vous le dites, vous n'avez pas vraiment la possibilité d'accompagner Marie-Lou dans ces moments malheureusement. C'est à la nounou de gérer. Selon sa réponse, le comportement va soit s'apaiser soit s'amplifier.

L'important est de ne pas stigmatiser ce comportement pour ne pas enfermer Marie-Lou et Alice dans ce type d'échanges. Ainsi, provoquer l'empathie chez Marie-Lou, "regardes Marie-Lou, Alice a eu mal, a eu peur, est triste parce que tu lui a pris sa tétine", "lorsque tu lui tapes sur la tête, ça fait mal", "JE ne veux pas que tu fasses mal à Alice" (le JE est très important dans la relation). Unbe fois l'empathie provoquée, permettre à Marie-Lou de réparer me semble indispensable. Ainsi, de lui demander de dire pardon, soit en parlant, soit en câlinant Alice. Bien évidemment réparer, en lui demandant de ramasser la tétine et de la rendre à Alice. 
C'est aussi possible que Marie-Lou refuse. il ne sert à rien de l'obliger. Se retourner vers l'enfant qui a eu mal et lui dire, Marie-Lou n'avait pas le droit de te faire mal, tu dois lui dire "non" quand elle essaie de te prendre ta tétine, ou de te taper, bien évidemment il faudrait passer plus de temps auprès de l'enfant qui vient d'être "embêté". Lui porter plus d'attention, de gestes.  
Dans la description, tout ça peut paraître long, mais au contraire, ceci doit se faire dans un temps assez court pour que la situation ne dure pas, et ne soit pas stigmatisée comme plus intéressante en terme d'attention qu'un jeu. Il est important d'enchaîner rapidement avec autre chose, un jeu, une histoire, quelque chose que l'on fait en commun. Ou chacun à sa place. 

Dire à l'enfant que c'est bien, ou pas bien, ne veut pas dire grand chose. Employer des mots du type, "Je ne suis pas d'accord", "je t'interdis de "...
Je pense qu'il est important de parler avec la nounou de la réponse qu'elle apporte lors des conflits. Et surtout lorsque vous récupéré votre fille et la nounou vous explique tout cela de ne pas en rajouter auprès de Marie-Lou à ce sujet. L'action est passée, ça ne prendra pas sens pour elle. 

Pour votre seconde question, effectivement vous avez raison, le "non" est très difficilement comprit par les enfants, il paraît plus pertinent d'utiliser le "stop" pour arrêter une action. Mais surtout de proposer une autre action de remplacement. De plus, il faut savoir que l'enfant de  mois, lorsque vous lui interdisez quelque chose, va vous signifier qu'il a comprit l'interdiction. par exemple, vous lui demander de ne  pas ouvrir le placard, dans la seconde il va ouvrir le placard. Les parents ont tendance à interprêter cela comme de la provocation lors que l'enfant montre qu'il a bien comprit l'interdiction, il dit par ce geste "oui, je ne dois pas ouvrir ce placard", c'est important de lui dire, oui tu as bien compris c'est cela que je ne veux pas que tu fasses.
pour ce qui est des "bêtises", je pense qu'à  mois, elle sont découverte. dans notre echange de mail vous m'ecrivez : "J'entends par bêtises : jeter par terre des objets fragiles, déranger la bibliothèque chez des amis, décoller des stickers au murs, toucher les prises, etc.."
Pour les objets fragiles, si vous y tenez, alors rangez les, vous les retrouverez dans quelques années. pour la bibliothèque, c'est super de la vider, c'est d'ailleur un très bel apprentissage, il est important de la féliciter "bravo tu as vidé la bibliothèque" et d'enchainer sur la réparation, "viens nous allons maintenant remettre tout ces livres ensembles".
Vider est une activité très prisée par les enfants de l'âge de Marie-Lou, offrez lui un placard avec des objets qui ne craignent rien avec une boite où vous mettrez d'autre boîtes...
Lorsque vous allez chez des amis, c'est pour elle un nouveau terrain de jeu, plein de nouveaux apprentissages possible. Vous ne pourrez pas l'empêcher, mais vous pourrez l'accompagner. Le regard des amis peut-être parfois pesant, il vous faudra vous en détacher un maximum pour vous concentrer sur Marie-Lou. emportez avec vous un sac de jeu à chaque sortie et jouez avec elle. 
Pour les prises, mettez des caches prises. Je sais la réponse semble bête, mais c'est aussi un moyen d'eviter des conflits inutiles et disproportionnés parce que la peur vous anime. Quand vous voyez votre fille essayé de toucher aux prise, dites un stop, et venez proposer autre chose à Marie-Lou.

J'ai beaucoup aimé cette phrase lu au cours de mes pérégrinations sur le net au sujet des bêtises:

"si dans  10 ans vous pourriez rire de la bêtises, alors prenez le parti d'en rire de suite..."

Pour le changement de couche, je vous rassure, tous les parents passent par là. il n'y a pas de solution miracle mais que des adaptations à chaque fois. De petites idées comme faire le change debout, comme mettre des couches qui s'enfilent, comme demander à l'enfant de participer. jouer en même temps, faire la course, détourner l'attention est bel et bien ce qu'il faut faire, juste il faut se renouveler! 
Je vais vous donner un petit exemple qui fonctionne très bien chez nous et que j'ai découvert un matin par hasard en riant avec ma fille. Je lui demande si elle a un petit lapin dans sa couche. Il nous faut donc aller vérifier.. ça fonctionne très bien.

N'allez pas au conflit, n'allez pas forcer votre enfant, jouez, amusez vous, vous aussi, même si je sais parfaitement que certain jour, on a besoin que le changement de couche se fasse simplement et s'enchaine. 

J'espère que ma réponse vous conviendra et vous aura aidé.
Si vous avez besoin de précision, n'hésitez pas.







samedi 29 septembre 2012

il y a un an... J'ai attendu...


J'attends.. Comme à chaque fois, j'attends. 

Pourtant à 6h30 elles sont venues me réveiller pour que j'aille prendre ma douche bétadinée. Pour une fois, j'y vais sans broncher, un peu déconnectée de la réalité. Je dois le faire, je n'ai pas le choix. Est-ce que j'ai perdu la force de râler? L'eau coule, sur ma tête, j'essaie de ne plus entendre le bruit des couloirs, j'essaie d'oublier où je suis. Mais impossible. Je dois y aller.Je retourne dans ma chambre, dans mon lit...J'attends, je passe de mon ordinateur à mon portable. l'heure tourne mais toujours rien. Je pensais que je serais la première à passer, mais non. 

J'attends, Jeanne est née, et moi je suis là... (Joyeux premier anniversaire ma Toute Belle)

La cadre infirmière vient me voir pour me dire que les neurochir ont du retard, que finalement, ils me feront passer après une urgence.J'attends. J'attends, j'attends...J'ai l'impression d'attendre depuis tellement longtemps, j'ai l'impression d'attendre depuis des mois que ma vie reprenne son cours. Là, c'est quitte ou double. Ou elle reprend son cours ou elle s'arrête. Pourquoi aujourd'hui, pourquoi demain ou dans 50 ans. Ce sont vraiment des questions sans réel sens qui me traverse l'esprit, au milieu d'autres que je tente de faire disparaître. Mais si ma vie s'arrête comment sera celle de notre fille. Comment on vit sans sa maman? Est-ce qu'elle va me remplacer? Et si je vis, mais que je suis paralysée? Et si je les oubliais...

Le brancardier arrive, j'envoie mon dernier texto de circonstance. J'enfile mes bas de contention et le brancard se met à rouler! Je plaisante avec l'infirmière que je croise sur mon retour ou non. Sur la possibilité du coma et mon hypothétique séjour en réa... Je tente de faire bonne figure même si à l'intérieur de moi, je me morcelle en mille milliard de petits morceaux qui cherche à fuir de mon corps.Les couloirs défilent, les lumières au plafond aussi, comme une frise m'indiquant le chemin que je dois suivre. C'est un peu hypnotisant.
Le brancardier ne parle pas, moi non plus. Il me demande juste si on se connaît. Il voit juste, il m'a déjà transporté lors d'un de mes séjours. Je passe près des salles de réveils que je connais bien. A côté de la neuroradio, que je connais bien aussi, j'attends d'ailleurs bêtement, comme par habitudes que le brancardier tourne dans la salle où je suis toujours allée avant une opération. mais aujourd'hui je vais en neurochir. Pas de salle où attendre, j'attends devant la porte du service à côté de plusieurs personnes. Et pour une fois, j'ai la sensation d'une force en moi, la sensation d'être là plus forte que ces deux hommes qui attendent. 
J'ai comme le besoin de le dire. Je leur demande pourquoi ils sont là. Ils attendent tout les deux pour de petites opérations (même si il n'y a pas de petites opérations, par rapport à ce que je m'apprête à subir, les leurs me paraissent futiles). 
L'un attends pour une opération de la main, qui devrait lui rendre de la mobilité, l'autre une opération d'un nerf dans le bas du dos. Deux opérations de moins de deux heures. Ils semblent tous les deux très angoissés. Je balance à mon tour ce pour quoi j'attends. Je minimise, "moi je suis là pour une opération du cerveau, on va me retirer une malformation". Je les voit se décomposer. Je rajoute un banal, "nan mais ne vous inquiétez pas, c'est la troisième fois que je monte sur la table. Le plus dur c'est d'y monter.. après ça va aller." L'un d'entre eux me demande si c'est une longue opération et si c'est risqué. Là encore, je minimise. Pour la durée on peut pas vraiment savoir tant que ce n'est pas ouvert ... et pour le risque, il y en a toujours. Finalement, je me retrouve face à eux avec un opération bien plus risqué et j'assure grave... Ils partent avant moi.
J'attends. 
Les infirmières arrivent, se succèdent, je suis devant leur vestiaire. Certaine me regardent, me disent bonjour. Pour d'autres je suis inexistante. Je pense à MiniMinounette. Elle doit être entrain de prendre son repas. L'infirmière de bloc vient me chercher. Me fait changer de brancard. Il est tout petit le repose tête est troué et la position que je dois prendre est plus que désagréable. j'attends. Elle revient, par habitude, je lui demande une sonde, j'ai toujours peur de ne pas pouvoir l'avoir, mais là, elle me dit que c'est dans le protocole. Elle est très gentille. Elle me couvre. Il fait froid dans ce couloir. 
J'attends.
Les portes du bloc s'ouvrent. J'apperçois l'horloge du bloc, il est 13h45. Cette fois c'est pour moi. Le bloc est plus petit que celui de neuroradio. Il est beaucoup moins angoissant. Les inf me parle calmement, doucement. Je suis beaucoup plus paisible que pour les autres opérations. L'anesthésiste arrive. il plaisante avec les infirmières, me fait "rire". je lui dit que la dernière anesthésie avait été très désagréable, que j'avais mis longtemps à m'endormir et que la sensation m'avait beaucoup déplu. il me dit qu'il va régler ça. pour une fois, pas d'aiguille dans l'artère. Pour lui il n'y en a pas besoin. Il me dit qu'on va faire ça vite. Je respire un peu d'oxygène. J'ai pris l'habitude de ces rituels hospitaliers. Pour autant ce masque est toujours étouffant. 
Je pense à quelque chose d'agréable. Enfin, j'essaie. 
Le souvenir de la dernière anesthésie est très puissant. 
Je tente de me concentrer sur le visage de Pucine. 
Je m'endort très vite et très confortablement.

Sept heures d'opération se sont écoulées, certainement quelques minutes de plus depuis mon arrivée en salle de réveil. Je suis dans un flou total. Ma vue est encore troublée par la pommade que j'ai sur les yeux, le bandage m'empêche de les ouvrir correctement. Les sons sont sourds, le bandage lui aussi ne laissant pas mes oreilles libres de pouvoir entendre. Finalement, c'est plutôt bien de ne pas entendre le bruit de la salle. Je me réveille un instant puis me rendort. J'ai mal. Et je ne sens rien. C'est très bizarre comme sensation.
J'attends,
J'attends que l'heure passe que la douleur passe, mais elle ne passe pas. Je ne suis bien que dans une seule position. La nuit est calme, les infirmiers sont là pour moi, je les sens présents et pour une fois, j'ai le sentiment d'exister à leur yeux, il m'appelle par mon prénom, je suppose qu'il est le seul auquel je dois répondre. Je me sens serrée dans ce pansement. La morphine me donne la nausée. Je dors avec un haricot à quelques centimètres de ma bouche. je n'ai pas de force.
MiniMinounette me manque. Je réalise que je ne suis pas dans le coma.
Mes souvenirs de ce moment sont très vagues. La morphine les troublent. La douleur peut-être aussi.
L'heure de remonter dans ma chambre est arrivée.
Je dis au revoir aux infirmiers et je prend le temps de les remercier, ils ont été parfaits!

Le temps est une notion dont je suis bien loin, date du jour, heures, moment de la journée, je n''en ai aucune idée. 

Je suis réveillée, c'est bien ça le principal. J'ai une impression de flottement et de douleur permanente comme coincée dans ma tête. Encore aujourd'hui je ne maîtrise absolument pas la chronologie des événements qui ont suivis mon séjour au bloc. Je sais que j'ai eu de la visite, que je pouvais me réveiller et m'endormir au cours d'une même phrase. Je sais que ma tête était enrubannée dans une grosse bande, je sais qu'il y avait un drain pour évacuer le sang. Je crois que j'ai passé deux ou trois jours avec ce pansement. Puis le jour est arrivé de le retirer et de découvrir la cicatrice. 
Je crois que le drain n'a été retiré que quelques jours plus tard, mais à part la douleur du retrait je ne me rappelle pas grand chose. Je pense vraiment que la morphine abruti. 
Mon inconscient fait et refait le tri, puisqu'on a beau me raconter et re-raconter les événement, je ne parvient pas à les intégrer.

Après quinze jours, les douleurs étaient encore là. 
Pendant ces jours, il m'a fallu tirer mon lait, il m'a fallut accepter que MiniMinounette aille à la crèche, il m'a fallut reconnaître que je n'étais pas capable de m'occuper d'elle, il m'a fallu vivre au rythme de l'hôpital, il m'a fallu apprendre à gérer la douleur...

Il y a un an aujourd'hui, je disait au revoir à ma MAV. 
Il y a un an aujourd'hui ma vie aurait pu s'interrompre. 
Il y a un an aujourd'hui, sont entrées dans ma vie des personnes au soutien infaillible.
Il y a un an aujourd'hui des personnes que je ne connaissaient pas m'ont chaque jours accompagné et je les en remercie sincèrement.
Il y a un an aujourd'hui, j'apprenais que j'étais bien plus forte que ce que je pouvais imaginer.
Il y a un an aujourd'hui, je croyais que tout allait enfin s'arrêter et que la vie allait reprendre normalement. 
Il y a un an aujourd'hui je me trompais, j'aurais d'autres épreuves à surmonter.

Il y a un an aujourd'hui, j'ai attendu.



WARNING : La vidéo peut heurter les personnes sensibles...