PetitFlocon a de trèèèèèès jolis yeux bleu!
Ils sont donc très sensibles au soleil.
Alors lorsque Maman Natur'elle m'a proposé de tester une paire de lunettes pour bébé j'ai tout de suite dit oui!
Nous avons eu le privilège de tester les lunettes Baby Banz.
Le modèle bleu turquoise, trop mignon!!
Pour ma petite paupiette, la taille 0-2 ans était trop petite, elles le serraient trop. Nous avons donc opté pour une taille 2. Parfaites!
Du coup elle vont aussi à PetiteFleur!
J'ai beaucoup aimé ces lunettes, à contrario, malgré leur qualité et leur confort de portage, mon PetitFlocon n'a quasi jamais voulu les garder sur le nez!! Petit coquin.
C'est fort dommage parce que vraiment, elles sont tops!
La bande élastique qui permet de les faire tenir est dans une matière toute douce qui ne serre ni trop ni pas assez. Elle ne laisse aucune trace. Elles sont bien couvrantes et ne laissent pas passer les rayons sur les bords. Il faut d'ailleurs faire bien attention de ne pas trop serrer sinon ça fait des marques sur la peau de bébé. Mais du coup, quand bébé est d'accord, elles tiennent bien!
Je veux aussi rajouter qu'elles sont incassables! Oui, parce que à défaut de ne les avoir jamais sur le nez, elles ont été sérieusement malmené par PetitFlocon. Saut de canapé, machouillage en régle, jetage au loin, vraiment elles ont subie et sont toujours en parfait état!
Côté esthétique, je suis séduite, elle donne un petit look surfeur rockeur à PetitFlocon, il est trop chou. Et il y a pas mal de couleurs et formes disponibles!!
PetiteFleur trouvent "qu'elles sont toutes douces à porter et qu'elles chatouillent un peu au début."
Elles arrivent très bien à les mettre seule et je trouve ça très bien en terme d'autonomie.
Je recommande donc vraiment ces lunettes!! Les yeux fermés...
jeudi 20 août 2015
lundi 3 août 2015
La vie en Sukkiri
Je te vois déjà te demander de quoi je peux bien parler.
Non pas toi, l'adepte du portage, qui sent déjà un petit air de vacances ensoleillée dans mon titre!
Oui, comme ça, le sukkiri, ça invoque plutôt tout un imaginaire asiatique. Et franchement, c'est plutôt au niveau gastronomique que dans mon petit cerveau ça résonne! (oui il est 8h, j'ai déjà pris mon ptit déj et j'ai déjà faim.. c'est surement un truc de femme enceinte.) mioum
Mais non, le sukkiri, c'est MA découverte de l'été!
Et c'est grâce à Babilol (et Maman Natur'elle) qui m'a fait la joie de m'en envoyer un, que j'ai la chance de pouvoir vous en parler. (merciiii ;) )
Je crois qu'il n'y aurait pas eu de meilleur été pour tester ce produit. Les températures ont fait exploser le thermomètre, et porter en été avec mon sling habituel, (un neobulle, tellement utilisé, qu'il est aussi doux qu'un lapin!) franchement c'est "chaud".
J'ai eu la chance de recevoir un sukkiri parme, avec un pli non cousu.
Je suis donc parti en Espagne avec mon sukkiri (qui ne prend pas de place) dans la poche de mon sac à dos.
Première (vrai) utilisation à la sortie de l'avion.
Sukkiri mon sauveur!
L'aéroport d'Alicante est juste enooooorme.
J'ai cru que je n'arriverai jamais à en sortir. Et avec Petit Flocon, Petite Fleur et nos bagages à main, je ne sais pas comment j'aurais fait sans mon sukkiri.
Et encore, je n'avais pas bien installé Petit Flocon du premier coup. Le tissus est plus glissant que celui que j'utilise d'hab et je n'avais pas bien positionné les anneaux. J'ai du m'arrêter en route et recommencer. Mais une fois bien positionné, plus de soucis, les mains libres et un bébé calme et détendu!
Le pli non cousu est très agréable. Surtout sur une durée de portage plus longue. Le poids se réparti mieux et donc ne scie pas du tout l'épaule.
J'ai l'habitude d'anneaux plus gros, c'est aussi ça qui a du me gêner pour la première installation. Mais finalement, je me suis très vite habituée au réglage.
Et malgré les 30 degrès dans l'aéroport, et ma course folle pour sortir, je n'ai pas eu (trop) chaud.
Première expérience validée.
Je n'ai pas eu l'impression que le tissus ai besoin d'un rodage, il est souple et doux et soutien parfaitement. Petit Flocon semble s'être senti comme d'habitude, parfaitement à l'aise dans son sling!
J'avais prévu de le tester dans l'eau, mais c'était sans compter sur Petit Flocon qui préférait bien plus plonger seul dans l'eau au risque de boire la tasse, que d'être dans mes bras.
(on fait pas toujours ce qu'on veut!)
Le sukkiri est vraiment un super moyen de portage d'appoint pour l'été.
Et je pense qu'avec un plus petit bébé, ou juste un bébé qui n'a pas envie de partir à l'aventure dans l'eau, le portage en piscine ou à la mer doit être super.
Petit Flocon s'est vraiment senti à l'aise et ce que je peux constater, c'est qu'au niveau du sling, il n'a pas transpiré. Le tissus a vraiment fait sensation au niveau de son côté aéré.
Je suis ravie de cette jolie découverte. Le sukkiri devient sans conteste le roi de l'été pour nous!
Non pas toi, l'adepte du portage, qui sent déjà un petit air de vacances ensoleillée dans mon titre!
Oui, comme ça, le sukkiri, ça invoque plutôt tout un imaginaire asiatique. Et franchement, c'est plutôt au niveau gastronomique que dans mon petit cerveau ça résonne! (oui il est 8h, j'ai déjà pris mon ptit déj et j'ai déjà faim.. c'est surement un truc de femme enceinte.) mioum
Mais non, le sukkiri, c'est MA découverte de l'été!
Et c'est grâce à Babilol (et Maman Natur'elle) qui m'a fait la joie de m'en envoyer un, que j'ai la chance de pouvoir vous en parler. (merciiii ;) )
Le sukkiri, c'est donc un sling. Mais pas n'importe quel sling. C'est sa matière qui fait toute sa particularité.
Une sorte de maille respirante, douce et légère. Et surtout il est utilisable dans l'eau!
Voici une photo pour que tu te rendes mieux compte de la matière aérée.
| Photo Maman Natur'elle |
J'ai eu la chance de recevoir un sukkiri parme, avec un pli non cousu.
Je suis donc parti en Espagne avec mon sukkiri (qui ne prend pas de place) dans la poche de mon sac à dos.
Première (vrai) utilisation à la sortie de l'avion.
Sukkiri mon sauveur!
L'aéroport d'Alicante est juste enooooorme.
J'ai cru que je n'arriverai jamais à en sortir. Et avec Petit Flocon, Petite Fleur et nos bagages à main, je ne sais pas comment j'aurais fait sans mon sukkiri.
Et encore, je n'avais pas bien installé Petit Flocon du premier coup. Le tissus est plus glissant que celui que j'utilise d'hab et je n'avais pas bien positionné les anneaux. J'ai du m'arrêter en route et recommencer. Mais une fois bien positionné, plus de soucis, les mains libres et un bébé calme et détendu!
Le pli non cousu est très agréable. Surtout sur une durée de portage plus longue. Le poids se réparti mieux et donc ne scie pas du tout l'épaule.
J'ai l'habitude d'anneaux plus gros, c'est aussi ça qui a du me gêner pour la première installation. Mais finalement, je me suis très vite habituée au réglage.
Et malgré les 30 degrès dans l'aéroport, et ma course folle pour sortir, je n'ai pas eu (trop) chaud.
Première expérience validée.
Je n'ai pas eu l'impression que le tissus ai besoin d'un rodage, il est souple et doux et soutien parfaitement. Petit Flocon semble s'être senti comme d'habitude, parfaitement à l'aise dans son sling!
J'avais prévu de le tester dans l'eau, mais c'était sans compter sur Petit Flocon qui préférait bien plus plonger seul dans l'eau au risque de boire la tasse, que d'être dans mes bras.
(on fait pas toujours ce qu'on veut!)
Le sukkiri est vraiment un super moyen de portage d'appoint pour l'été.
Et je pense qu'avec un plus petit bébé, ou juste un bébé qui n'a pas envie de partir à l'aventure dans l'eau, le portage en piscine ou à la mer doit être super.
Petit Flocon s'est vraiment senti à l'aise et ce que je peux constater, c'est qu'au niveau du sling, il n'a pas transpiré. Le tissus a vraiment fait sensation au niveau de son côté aéré.
Je suis ravie de cette jolie découverte. Le sukkiri devient sans conteste le roi de l'été pour nous!
lundi 13 avril 2015
Chaque soir
Chaque soir, j'entrouve la porte pour voir si elle est bien endormie.
Chaque soir, j'embrasse son petit pied, qu'elle a sorti de dessous sa couette pour prendre le frais, puis je le recouvre.
Chaque soir, je dégage ses cheveux et j'embrasse son front en lui disant que je l'aime.
Chaque soir, je quitte sa chambre avec la conscience que demain elle aura encore grandie.
Chaque soir, lorsqu'il se laisse aller au sommeil dans mes bras, j'observe ses traits de bébé détendu, son front qui se lisse.
Chaque soir, je dépose un baiser sur le coin de ses lèvres. Puis un autre sur ses joues toutes douces.
Chaque soir, je passe ma main dans ses cheveux en lui disant que je l'aime.
Chaque soir, je le regarde attentivement avant de m'endormir pour tenter de mémoriser chaque détails de son visage de bébé.
Chaque soir est pour moi le signe que le temps passe. Même qu'il file à toute allure. Qu'il faut profiter, lâcher prise, ne pas se gâcher le quotidien avec des détails.
Que mes nuits entrecoupées de réveils, et que mes journées pleine de fatigue vont vite disparaître. Elles ne sont qu'un détail de notre histoire, et pourtant elles sont le signe que nous sommes ensemble.
Dans quelques années, je suis convaincue que tout ça me manquera.
Oui, même le 10 ème réveil de la nuit. Ou l’énième dispute de la journée à cause d'un chocolat refusé à PetiteFleur.
Un jour notre maison sera silencieuse, vide. Peut-être rangée et propre (ou pas). Je ne trouverai plus de pomme de pin sur le rebord du lavabo, ou du dentifrice sur le sol de la salle de bain, ni de cailloux dans mes gants, plus de collection de petit bâtons sur le meuble de l'entrée, ou de tas de copeaux de taillures de crayons de papier dans un coin de la chambre "parce que ça peut servir maman"... Je ne recevrai plus de petits cadeaux d'enfant plein de magie, leurs rires ne résonneront plus dans la maison. Plus de "je t'aime maman, tu es la plus belle des mamans du monde", ou de "je t'ai fais une tartelette à l'herbe, tu vas te régaler!"...
Alors je veux emmagasiner plein d'images, de souvenirs. Je veux profiter avec eux, faire des petits moments "l'important"...
Laisser passer les moments difficiles, ne pas les conserver, et m'emplir de tout les petits miracles du quotidien avec des enfants.
Chaque soir, j'embrasse son petit pied, qu'elle a sorti de dessous sa couette pour prendre le frais, puis je le recouvre.
Chaque soir, je dégage ses cheveux et j'embrasse son front en lui disant que je l'aime.
Chaque soir, je quitte sa chambre avec la conscience que demain elle aura encore grandie.
Chaque soir, lorsqu'il se laisse aller au sommeil dans mes bras, j'observe ses traits de bébé détendu, son front qui se lisse.
Chaque soir, je dépose un baiser sur le coin de ses lèvres. Puis un autre sur ses joues toutes douces.
Chaque soir, je passe ma main dans ses cheveux en lui disant que je l'aime.
Chaque soir, je le regarde attentivement avant de m'endormir pour tenter de mémoriser chaque détails de son visage de bébé.
Chaque soir est pour moi le signe que le temps passe. Même qu'il file à toute allure. Qu'il faut profiter, lâcher prise, ne pas se gâcher le quotidien avec des détails.
Que mes nuits entrecoupées de réveils, et que mes journées pleine de fatigue vont vite disparaître. Elles ne sont qu'un détail de notre histoire, et pourtant elles sont le signe que nous sommes ensemble.
Dans quelques années, je suis convaincue que tout ça me manquera.
Oui, même le 10 ème réveil de la nuit. Ou l’énième dispute de la journée à cause d'un chocolat refusé à PetiteFleur.
Un jour notre maison sera silencieuse, vide. Peut-être rangée et propre (ou pas). Je ne trouverai plus de pomme de pin sur le rebord du lavabo, ou du dentifrice sur le sol de la salle de bain, ni de cailloux dans mes gants, plus de collection de petit bâtons sur le meuble de l'entrée, ou de tas de copeaux de taillures de crayons de papier dans un coin de la chambre "parce que ça peut servir maman"... Je ne recevrai plus de petits cadeaux d'enfant plein de magie, leurs rires ne résonneront plus dans la maison. Plus de "je t'aime maman, tu es la plus belle des mamans du monde", ou de "je t'ai fais une tartelette à l'herbe, tu vas te régaler!"...
Alors je veux emmagasiner plein d'images, de souvenirs. Je veux profiter avec eux, faire des petits moments "l'important"...
Laisser passer les moments difficiles, ne pas les conserver, et m'emplir de tout les petits miracles du quotidien avec des enfants.
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Je pense donc je suis
vendredi 20 février 2015
J'abandonne
Parfois il faut savoir s'arrêter.
Et là je crois que face à une telle résistance au changement, une telle inertie, si je continue, je vais droit à l'ulcère.
Tenter de faire changer le regard des gens sur les enfants, sur leurs besoins, c'est à la limite du sacerdoce.
J'abandonne. Non sans regrets, sans culpabilité. Mais j'ai d'autres combats à mener pour ma propre vie.
Je ne peux plus entendre une fois de plus, "ça n'a jamais tué personne" comme validation à la violence éducative ordinaire sous peine de, moi même, ne plus être bienveillante du tout.
Tenter de m'investir en tant que parent d'élève pour tenter de porter la voix de ceux et celles qui en avaient besoin, ne peut pas fonctionner avec qui je suis, avec ce que je représente dans le regard des autres.
Mais oui voyons! Je ne suis qu'une mère libertaire qui ne donne aucune limite à ses enfants. C'est à cause de personne comme moi que la société va mal!
Je ne peux pas transmettre le regard d'un parent qui se questionne sur ce que vit son enfant à l'école, dès lors qu'il s'agit de remettre en question des pratiques éducatives ou des choix pédagogiques, sans que l'on s'imagine qu'ils sont dit de ma propre initiative.
Mais de toute manière dans l'absolue, je ne peux pas remettre en question des pratiques ou une pédagogie.
J'abandonne, je ne me fatiguerai plus. Je sais, c'est fort dommage de pas faire entendre cette petite voix, ce murmure, ce petit souffle de changement, de différent face au groupe.
L'école est un lieu saint. Personne ne peut y pénétrer mal chaussé.
La bienveillance éducative et l'éducation positive y sont persona non grata.
L'enfant doit se soumettre aux règles, au pouvoir de l'adulte, obéir! Ce sont des compétences de futur citoyen.
J'arrête de vouloir tenter de changer cela pour tous.
Je me concentre sur mes enfants. Sur comment gérer au mieux pour eux cette relation avec l'école. Sur comment faire avec.
Parce qu'il s'agit de ça, faire avec et s'en débrouiller.
J'aimerais tant trouver LE petit truc, celui qui me permettrait de transmettre, aux enseignants de l'école de ma fille, mon envie de voir toutes ces violences ordinaires faites aux enfants, disparaitre...
Partager des lectures, des idées. Les sentir s'engager sur le chemin de l'éducation positive avec autant d'engouement que celui qu'ils suivent aujourd'hui mais, qui est bien loin de tout ça. Pourquoi tant d’énergie gaspillée à punir, à récompenser, à vouloir formater les enfants à une obéissance aveugle?
Tout cela me touche trop, je sens que c'est un combat trop lourd pour moi. Sans un engagement plus fort, plus politique, je vois mal comment faire changer ce monde. Et ça me désole...
Pour plus d'informations sur les violences éducatives ordinaires : http://www.oveo.org
Je vous invite aussi à revoir ma petite bibliothèque de parent, vous y trouverez des ressources à ce sujet.
Et là je crois que face à une telle résistance au changement, une telle inertie, si je continue, je vais droit à l'ulcère.
Tenter de faire changer le regard des gens sur les enfants, sur leurs besoins, c'est à la limite du sacerdoce.
J'abandonne. Non sans regrets, sans culpabilité. Mais j'ai d'autres combats à mener pour ma propre vie.
Je ne peux plus entendre une fois de plus, "ça n'a jamais tué personne" comme validation à la violence éducative ordinaire sous peine de, moi même, ne plus être bienveillante du tout.
Tenter de m'investir en tant que parent d'élève pour tenter de porter la voix de ceux et celles qui en avaient besoin, ne peut pas fonctionner avec qui je suis, avec ce que je représente dans le regard des autres.
Mais oui voyons! Je ne suis qu'une mère libertaire qui ne donne aucune limite à ses enfants. C'est à cause de personne comme moi que la société va mal!
Je ne peux pas transmettre le regard d'un parent qui se questionne sur ce que vit son enfant à l'école, dès lors qu'il s'agit de remettre en question des pratiques éducatives ou des choix pédagogiques, sans que l'on s'imagine qu'ils sont dit de ma propre initiative.
Mais de toute manière dans l'absolue, je ne peux pas remettre en question des pratiques ou une pédagogie.
J'abandonne, je ne me fatiguerai plus. Je sais, c'est fort dommage de pas faire entendre cette petite voix, ce murmure, ce petit souffle de changement, de différent face au groupe.
L'école est un lieu saint. Personne ne peut y pénétrer mal chaussé.
La bienveillance éducative et l'éducation positive y sont persona non grata.
L'enfant doit se soumettre aux règles, au pouvoir de l'adulte, obéir! Ce sont des compétences de futur citoyen.
J'arrête de vouloir tenter de changer cela pour tous.
Je me concentre sur mes enfants. Sur comment gérer au mieux pour eux cette relation avec l'école. Sur comment faire avec.
Parce qu'il s'agit de ça, faire avec et s'en débrouiller.
J'aimerais tant trouver LE petit truc, celui qui me permettrait de transmettre, aux enseignants de l'école de ma fille, mon envie de voir toutes ces violences ordinaires faites aux enfants, disparaitre...
Partager des lectures, des idées. Les sentir s'engager sur le chemin de l'éducation positive avec autant d'engouement que celui qu'ils suivent aujourd'hui mais, qui est bien loin de tout ça. Pourquoi tant d’énergie gaspillée à punir, à récompenser, à vouloir formater les enfants à une obéissance aveugle?
Tout cela me touche trop, je sens que c'est un combat trop lourd pour moi. Sans un engagement plus fort, plus politique, je vois mal comment faire changer ce monde. Et ça me désole...
Pour plus d'informations sur les violences éducatives ordinaires : http://www.oveo.org
Je vous invite aussi à revoir ma petite bibliothèque de parent, vous y trouverez des ressources à ce sujet.
Libellés :
Je pense donc je suis
mardi 10 février 2015
Je n'ai plus de super pouvoir
Avant j'avais un super pouvoir.
Je l'ai utilisé presque deux ans la nuit et un an de plus le jour, avec PetiteFleur. Je n'avais même pas conscience de ma chance!
Il me servait à la rassurer, à calmer ses pleurs, calmer une douleur, il me permettait aussi de la sortir de conflit avec les autres, d'apaiser sa faim, sa soif, n'importe où, n'importe quand.
Et surtout, il me permettait de dormir. Ooooooh oui, dormir. Ça me fait presque des frissons de l'écrire tellement j'en rêve!
Avant j'avais un super pouvoir, je pouvais mettre PetiteFleur au sein.
Elle se réveillait beaucoup, chaque nuit, de 3 à 20 fois. Et notre solution miraculeuse c'était le sein. Elle s'y blottissait et nous pouvions nous rendormir paisiblement. Bien sur, je trouvais ça difficile et laborieux tout ces réveils, mais rien à voir avec vivre ces nuits sans ce super pouvoir!
PetitFlocon ne s'accroche toujours pas. Et après 10 mois, j'ai peu d'espoir qu'il le fasse un jour. De toute façon, je suis lassée d'essayer. Lassée, fatiguée c'est un peu le leitmotiv du moment!
Cette nuit, en plus des reveils toutes les heures depuis 20h, j'ai passé trois heures à rendormir PetitFlocon, de 3h à 6h, coincée entre endormissements, réveils, et pleurs.
Je n'ai plus de super pouvoir. Mes bras ne sont pas aussi rassurants, aussi apaisants que pouvait l'être mon sein.
Je fais avec. J'avais même l'impression d'avoir accepter que PetitFlocon ne tète pas. Et puis, finalement, cette incapacité à le soulager fait remonter des sentiments d’échec, de culpabilité de tristesse tout simplement. J'accueille tout ça sans trop savoir quoi en faire à part le déposer ici.
Je me rassure en me disant que malgré tout il a encore mon lait, durement récolté, chaque jour, depuis presque un an.
Bientôt PetitFlocon sera aussi grand que sa sœur et tout ce manque de sommeil sera bien loin.
Je suis sure que ça me manquera et que je ne me rappellerai que de ce sentiment si doux qu'est celui de sentir son bébé s'endormir dans ses bras.
Je l'ai utilisé presque deux ans la nuit et un an de plus le jour, avec PetiteFleur. Je n'avais même pas conscience de ma chance!
Il me servait à la rassurer, à calmer ses pleurs, calmer une douleur, il me permettait aussi de la sortir de conflit avec les autres, d'apaiser sa faim, sa soif, n'importe où, n'importe quand.
Et surtout, il me permettait de dormir. Ooooooh oui, dormir. Ça me fait presque des frissons de l'écrire tellement j'en rêve!
Avant j'avais un super pouvoir, je pouvais mettre PetiteFleur au sein.
Elle se réveillait beaucoup, chaque nuit, de 3 à 20 fois. Et notre solution miraculeuse c'était le sein. Elle s'y blottissait et nous pouvions nous rendormir paisiblement. Bien sur, je trouvais ça difficile et laborieux tout ces réveils, mais rien à voir avec vivre ces nuits sans ce super pouvoir!
PetitFlocon ne s'accroche toujours pas. Et après 10 mois, j'ai peu d'espoir qu'il le fasse un jour. De toute façon, je suis lassée d'essayer. Lassée, fatiguée c'est un peu le leitmotiv du moment!
Cette nuit, en plus des reveils toutes les heures depuis 20h, j'ai passé trois heures à rendormir PetitFlocon, de 3h à 6h, coincée entre endormissements, réveils, et pleurs.
Je n'ai plus de super pouvoir. Mes bras ne sont pas aussi rassurants, aussi apaisants que pouvait l'être mon sein.
Je fais avec. J'avais même l'impression d'avoir accepter que PetitFlocon ne tète pas. Et puis, finalement, cette incapacité à le soulager fait remonter des sentiments d’échec, de culpabilité de tristesse tout simplement. J'accueille tout ça sans trop savoir quoi en faire à part le déposer ici.
Je me rassure en me disant que malgré tout il a encore mon lait, durement récolté, chaque jour, depuis presque un an.
Bientôt PetitFlocon sera aussi grand que sa sœur et tout ce manque de sommeil sera bien loin.
Je suis sure que ça me manquera et que je ne me rappellerai que de ce sentiment si doux qu'est celui de sentir son bébé s'endormir dans ses bras.
mardi 23 décembre 2014
La nuit et le jour...
Nous sommes aux portes de Noël. Et cette année, nous le fêterons juste nous quatre.
PetitFlocon passe encore de trop mauvaises nuits pour pouvoir prétendre à un Noël en dehors de notre maison.
Ces dernières semaines sont clairement estampillées "manque de sommeil".
PetitFlocon se réveille au minimum toutes les heures, ce peut-être tout les quarts d'heures pour certaines nuits. Il a d’énormes difficultés à trouver le sommeil la nuit. La peur, une douleur plus forte dans la position allongé, des tensions? Je ne sais pas vraiment.
L'ostéo dit qu'effectivement il a des tensions au niveau des membranes. Nous avons donc rendez-vous pour une séance vendredi. J'espère que ça va l'aider.
Personnellement, même si je ne comprend pas vraiment ce qu'il se passe lors de ces nuits de veille, je pense quand même que l'angoisse est une des sources du problème, se couplant sans doute à la douleur.
Je me souviens que lors de sa première chirurgie, il avait déjà été très fort insécurisé et que l'on avait mis du temps à l'apaiser.
Là, c'est encore pire. Il refuse même de manger liquide la nuit. Lui qui buvait encore plusieurs fois, n'accepte plus du tout de lait. Mais il a faim. Me voilà donc contrainte à lui donner à manger à la cuillère la nuit. J'ose dire que ça pique, franchement!!!
Et puis les réveils sont suivis d'endormissements chaotiques, de pleurs interminables, de bercements longs et parfois inefficaces pendant parfois plusieurs heures.
Il pleure dans mes bras, pleure dans son lit, pleure dans les bras de son Papa, pleure couché, pleure debout et assis. La nuit réveille quelque chose en lui, c'est indéniable.
Nous, on est épuisés. Le manque de sommeil ça te ruine un cerveau trèèèèès rapidement. Je n'en suis pas encore à ce stade, mais je comprend aisément comment une mère, ou un père au bout du bout peut secouer son enfant juste pour le faire taire. Partagé entre l'envie de soutenir son enfant et celui de dormir. La limite à franchir lorsque l'on a dormi à peine 5 heures en trois jours, est très fine, vraiment.
Heureusement les vacances sont là et nous offrent un peu de calme dans le rythme de la journée. On retrouve du plaisir, et du bonheur, on se remplie d’énergie d'amour, toutes simples, sans pression aucune liée au quotidien! Même si ça ne remplace pas le sommeil, ça comble tout de même.
Et puis, il ne faut pas oublier que même si nous avons perdu quelques beaucoup d'heures de sommeil, PetitFlocon a gagné un palais.
Et ce n'est pas rien!!!
Depuis il mange! plus de fausse route, plus d'aliment coincé dans le nez.
Il croque, mâchouille, goute à tout, et en redemande!
C'est merveilleux de le voir pouvoir vivre ces instants à presque 9 mois (déjà).
Et puis il a la chance d'être le deuxième (on lâche bien prise pour le deuxième, tu verras!) et surtout d'être autorisé à manger comme il veut, ce qu'il veut, le principal étant qu'il mange!
Du coup, danette, biscotte, fromage, brioche au chocolat sont au menu, il se fait plaisir!! Laissant de côté les légumes et même parfois les compotes, préférant clairement les morceaux de bananes ou de pommes.
C'est une nouvelle étape dans sa petite vie, et pas des moindres, certainement tout aussi importante que les autres.
Reste maintenant à l'aider à se réassurer, à se sentir apaisé. Je n'ai pas encore le mode d'emploi, mais je ne perds pas le courage, le plus dur est derrière nous. Et même si, comme j'ai l'habitude de dire, rien ne doit être minimisé par une comparaison, ça fait parfois du bien de relativiser de cette manière!
Joyeux Noël à toi!!
Plein de douceurs...
Libellés :
fente labio palatine
mardi 16 décembre 2014
9 mois fois deux...
Il a grandi neuf mois dans mon ventre,
protégé, attendu, imaginé, projeté dans ce qu'il pourrait être
alors que nous savions déjà qu'il aurait ce petit truc en plus, ou
en moins.
Il a suffit d'une visite prénatale
pour comprendre que rien ne se passerait normalement.
"Il a une fente labio palatine"...
C'est tombé, comme ça. Surement de la
meilleure façon qu'il soit. Simplement.
Dans l'instant, un peu abasourdie, mais
totalement dans la concience, j'acceuille, je reçois l'information,
je m'en détache presque. Remonte à moi le souvenir de mes cours à
ce sujet.
Et puis nous rentrons chez nous.
Neuf mois vont s'écouler lentement. Je
vais chercher, penser, construire tout un projet autour de lui, de
notre allaitement, des soins de cette malformation.
Mon corps se prépare à le découvrir.
Mais mon inconscient repousse cette rencontre. Je ne lâche pas
prise. Quatre jours s'écoulent après terme avant que l'on choisisse
de déclencher l'accouchement. En moins d'une heure les contractions
arrivent. J'accepte enfin son arrivée. Chaque contraction me
rapproche de lui. De ce nouveau "nous" à quatre. Je
marche, je gravie les marches de la maternité, je fais du ballon, je
l'aide, je veux l'aider.
Le gel qui doit déclencher
l'accouchement est posé depuis 3h, mais mon col bouge peu... Puis en
une heure, après cette phase de désespérance, il se dilate
complétement en moins d'une heure, bébé s'engage. Quelques
poussées et nous le découvrons. En une minute nous avons déjà
oublié son visage si particulier.
C'est aussi le début des angoisses au
sujet des chirurgies.
Jour après jour, semaine après
semaine. Pris dans "le faire", je ne vois pas qu'il grandi.
Je ne profite pas vraiment. L'attente des chirurgies m'empêche de
lâcher prise. Le rythme des tirages de lait me tient dans ce
quotidien, il est l'objectif de chaque jour.
Première chirurgie en mai. Il a mal,
il ne mange pas mieux. L'allaitement est toujours impossible.
Il a fallu que je le laisse, que
j'arrive à faire confiance à ce monde médical si austère. Son
petit corps me crit sa douleur, ses peurs. Je culpabilise, je ne
supporte plus mon impuissance, mon incapacité à contrôler. Je tire
mon lait, c'est tout ce qui me réassure sur mes compétences.
L'été passe, dans un rythme quotidien
de tirage de lait toutes les deux ou trois heures, puis les bib
toutes les deux heures. Le nez dans le guidon, je ne pense qu'à ça,
je ne vis que ça. Le prochaine chirurgie va arriver tellement vite.
Chaque jour je le met au sein, chaque jour je vis cet échec, chaque
jour je vis son rejet. A la fin de l'été je décide de ne plus lui
proposer quotidiennement, d'arrêter de me faire du mal. Je lui
propose uniquement une fois par semaine. Puis doucement j'oublie.
Il sourit. Il rit. Il commence le
quatre pattes, à se mettre debout.
Je le remet au sein. Il ne me rejette
plus. Il ne tète pas non plus. Une petite victoire. Un peu d'espoir.
Mais je suis fatiguée. Je n'ai plus la
force de tenter, de ressortir mes accessoires.
La neige est là.
Sa seconde chirurgie a lieu en
décembre. Il a huit mois.
Ça y est son palais est reconstruit.
Mais lui, il va mal. Il pleure
beaucoup. Toute sa sécurité est ébranlée. Et mon sein qui ne peut
être un refuge. Je n'ai pas réussi à l'allaiter. Comme on me
l'avait prédit. Cette déception est si forte. Il refuse parfois
même de boire mon lait que je peine à tirer. La nuit, avant la chirurgie il buvait plusieurs fois, et depuis notre retour, il refuse
son biberon, il accepte uniquement de manger un petit suisse à la
cuillère en pleine nuit, plusieurs fois. J'ai presque oublié la
sensation de s'endormir avec son bébé au sein. Comme si cet
allaitement avait recouvert celui que j'ai vécu avec sa sœur.
Pourtant il avait duré 4 ans...
Il va avoir 9 mois. Et je me rends
compte que j'ai beaucoup subit mon impuissance face à tout ça.
Dix huit mois. C'est ce qu'il aura
fallu comme temps pour reconnaitre que je dois accepter. Tenter de
vivre simplement. Oublier ce petit morceau de vie qui ne définira
jamais ce qu'il est et ce que nous sommes.
Faire le deuil de ce bébé attendu, de
cette grossesse rêvée, de ce second allaitement qui n'est qu'un piètre ersatz d'allaitement me laissant un goût amer.
Arrêter de tenter, sans avoir le
sentiment de renoncer. Je dois être fière de tenir ce tire
allaitement et parvenir à me contenter de ça.
Notre tout petit est arrivé chez nous
avec sa différence, ce petit truc en plus ou en moins.
J'ai choisi l'action, j'ai choisi
l'immersion, et puis j'en ai oublié de juste le regarder. De juste
profiter, m’émerveiller. Cependant, j'oublie les regrets. J'ai fais
comme je pouvais. C'est ce qui m'a, sans nul doute, permis d'avancer
et de continuer à ses côtés.
Aujourd'hui, j'ai envie de profiter, de
prendre le temps de le regarder. De vivre notre vie de famille le
plus normalement possible. De prendre le temps de le voir grandir,
changer, découvrir, apprendre. Je veux retrouver le bonheur de notre
famille. Comme avant.
Je n'ai rien à réparer, mais tout à
construire autrement.
Je suis cette mère qui, 9 mois fois
deux après, est enfin prête à lâcher prise...
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